dimanche 10 octobre 2010

[FRAGMENTS] The Texas Chainsaw Massacre – Chap. II: The Grind

THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE

CHAPITRE II
The Grind

 
Après un épisode spécial réintroduisant les personnages, c'est un arc en trois épisodes que lance Avatar Press pour débuter la série. Le seul hélas, puisque l'éditeur va perdre la licence New Line Cinema's House of Horror quelques temps plus tard. Chez Freddy et Jason, l'épisode en trois numéros poursuit l'histoire mise en place avec l'épisode spécial. Pour The Texas Chainsaw Massacre, c'est une toute nouvelle intrigue sans aucun rapport avec la précédente qui commence.

Ce qui pouvait être un moyen de se montrer un tant soit peu original est malheureusement gâché par un traitement simpliste et sans nouveauté. The Grind reprend le schéma habituel du groupe traqué par le clan tronçonneuse, meurtres et scène du repas inclus, jusqu'à ce qu'une survivante parvienne (plus ou moins) à s'en sortir. Et si le récit peut ici s'étirer sur trois numéros, ce n'est qu'en raison de la multiplication de personnages, toutes victimes désignées.

Bref aucune surprise et c'est bien dommage car le média comic-book était parfait pour orienter la saga au-delà de son concept habituel.

THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE
THE GRIND


La BD s'ouvre sur un monologue à la manière des voix-off introduisant les différents films de la série. Rien de particulier à signaler si ce n'est que nous sommes prévenus que l'histoire qui va nous être raconté ici aurait pu être l'une des plus grandes affaires criminelles des États-Unis si toute la vérité était connue.

Les premières images sont en fait un aperçu du destin de l'héroïne après sa confrontation avec les Hewitt. Pour plus de suspense, nous allons reporter ces premières images à la toute fin et conserver un suivi chronologique de toute l'histoire. Non pas que cela change quoique ce soit à l'intrigue mais c'est beaucoup plus simple pour commencer.



Commençons donc sur l'arrivée à Fuller d'un bus transportant un petit groupe de jeunes femmes, chanteuses de chorales, en route pour un concert qui à lieu dans une ville voisine. Elles sont cinq et accompagnée de leur professeur de chant, ainsi que de la famille de celle-ci.


 

 

 

(...)

Chronique vite abandonnée, car il est vrai que le format était extrêmement rébarbatif, peu constructif et finalement trop révélateur quant au contenu de l'oeuvre étudié. Ca et le fait que la mise en page prenait beaucoup trop de temps vu le nombre d'images utilisées...

vendredi 30 juillet 2010

[FRAGMENTS] The Arsenal of Freedom – Chap. 2

De nouveaux achats pour l'arsenal. Tout d'abord, dans le cadre de tenues Steampunk, deux répliques de pistolets antiques du XVIIème ou XVIIIème siècles, semblables à ceux des pirates. Lady A. s'est choisie un canon octogonal avec une poignée finalement assez féminine puisque fine et donnant à l'arme des formes discrètes. En revanche, j'ai moi opté pour un canon évasé avec une poignée plutôt ovoïde, pour évoquer une arme ancienne et grossière...

samedi 9 janvier 2010

[FRAGMENTS] I Am Omega (2007)


I AM OMEGA
(2007)

The Asylum. Inutile de s'étendre là-dessus, le connaisseur sait déjà qu'il touche au gros lot. La firme a succédé à Nu Image dans le cœur du petit nanarophile depuis que cette dernière s'est prise la grosse tête en participant à de grosses productions comme Rambo.
Point de Shark Attack IV ni de Octopus 3 ici, mais bien heureusement à grand renfort de Mega Shark vs. Giant Octopus, de Terminators ou autre 2012: Doomsday, cette petite société s'est bien vite faite une place de choix dans le milieu de la SF cheapos et mal foutue, ramenant en tête de son public un vieux dicton bien connu des joueurs de Pogs: "Méfiez-vous des imitations !".

Méfiez-vous des imitations !

L'imitation du jour, c'est celle de Je Suis une Légende, avec Will Smith, troisième adaptation officielle du célèbre bouquin de Richard Matheson, où après une catastrophe apocalyptique, le monde se retrouve entièrement peuplé de vampires à l'exception d'un dernier survivant humain.
Comme toujours chez Asylum, le gag commence dans le titre de son produit. Après deux Transmorphers qui fonctionnent à l'illusion d'optique, et deux War of the Worlds qui ne s’embarrassent même pas d'un tel stratagème, voici que les responsables marketing nous font un cadavre exquis via les titres des œuvres précédemment réalisées sur le même sujet.
Le film s'octroie le "I Am" du livre / dernière adaptation en date, avant de le coller au "Omega" de la seconde adaptation: The Omega Man avec Charlton Heston (chez nous: Le Survivant). Nous obtenons ainsi I Am Omega, c'est-à-dire "Je Suis le Dernier", ce qui fait référence au personnage principal de l'intrigue, mais aussi à Last Man on Earth avec Vincent Price... Une subtilité assez impressionnante de la part des gars a qui l'on doit The Day the Earth Stopped...



De la subtilité, le film par contre n'en fera pas preuve. Il n'y a qu'à observer un des visuels d'affiches disponibles pour s'en rendre compte: un monde en ruine, des zombies et un Mark Dacascos armé d'une mitraillette. On sait le bonhomme déjà adepte des coups de tatanes, mais là les choses sont claires: ça va chier.


Rien de bien surprenant de la part des responsables d'Universal Soldiers (avec un "s"), à savoir le réalisateur Griff Furst et l'acteur / scénariste Geoff Meed qui s'octroie tout naturellement un des rôles principaux. Son talent d'acteur, déjà prouvé via quelques œuvres comme Leprechaun 4 où le méchant lutin revenait à la vie en sortant de son sexe, est parfaitement à la hauteur de ses dons d'écrivains.
Et comme pour bien montrer à quel point nous sommes dans un film 100% testostérones, il est amusant de noter que Geoff Meed et Mark Dacascos se partageaient déjà l'affiche en 1995 dans rien de moins que Kickboxer 5.

Geoff Meed, scénariste du bouzin et artiste martial,
il planque des lutins dans son slip !

Partant donc sur un postulat que l'on connait tous, le film s'ouvre sur le départ en catastrophe d'une femme et de son enfant, probablement suite à la contamination de la ville la plus proche. Mais ce qui devrait être simple à suivre en ces premières minutes prend immédiatement des proportions surréalistes via la présence de flashes forward de quelques secondes, qui nous aiguillent déjà sur le destin de ces personnages !
Nous sommes donc témoins par deux fois de la même scène: quelques zombies mutants interviennent durant cette tentative de fuite, tuent la mère et attrapent l'enfant...
Mais tout cela n'était qu'un souvenir / cauchemar de notre héros, qui se réveil en sursaut, arme à la main.


Nous avons là le choix entre deux clichés du héros torturé, concernant ses origines:
1) L'enfance du personnage, qui a perdu sa mère et survécu in extremis à une mort affreuse.
2) La perte de sa famille, qu'il n'a pas vu mais dont il se rappel le moindre détail (syndrome Jaws 4)

La réponse n'est pas pour tout de suite et le film nous laisse complètement dans le fou à ce sujet. Un petit problème d'écriture qui pourrait être ignoré s'il ne revenait pas sans cesse durant toute la durée du métrage.
Quel est l'origine de l'épidémie ? Depuis combien de temps le monde a t-il sombré ? Comment les survivants ont échappés aux mutations ? Pourquoi les contaminés ressemblent-ils tant à des morts-vivants nouvelle génération ?
Ne cherchez pas les réponses, il n'y en a AUCUNE. I Am Omega ne s’embarrasse pas de contexte ni d'explications.


A l'exception évidente de la nature des créatures, puisque si l'on observe la filmographie du scénariste on peut constater sa participation en tant qu'acteur au troisième Resident Evil tout juste avant la confection du présent film. Voilà donc la provenance du design général, le look des monstres et cette ambiance "à la Mad Max" avec désert en option !
Mais poursuivons. Alors que nous devinons l'histoire plus qu'autre chose, bien aidé par le résumé du film à la lecture / vision d'une version de Je Suis une Légende, nous prenons tout de même connaissance du quotidien de notre héros, vivant dans une belle maison et protégé par des alarmes et des pièges.


La première véritable scène du film nous montre Mark, en peignoir et machette, dessouder sans aucune peine deux-trois monstres trainant autour de son domicile avant de brûler leurs corps. Jusque là rien de mauvais, hormis la sale habitude de l'acteur à constamment faire tournoyer sa lame comme un bâton de majorette, mais la suite va très vite désamorcer cette mise en bouche.

Hommage au toutou, grand absent du film,
sur un plan d'une bonne longue seconde.

S'ensuit une longue errance pour notre ami, celui-ci ayant perdu sa femme et fils en début de film, et visiblement son berger allemand aussi, la vie étant cruelle. Vivant reclus, celui-ci tente de survivre avec les moyens du bord.

Alors qu'il se concentre sur de nombreux plans de la ville environnante, et qu'il explore Internet en quête – on le suppose – d'informations sur d'éventuels survivants, il fini par recevoir un mail vidéo qu'il... refuse de regarder ! Confus, le spectateur ne peut que supposer une raison éventuelle, s'imaginant qu'il puisse s'agir d'une hallucination au même titre que celle vu un peu plus tôt où une radio émet un message. En 15 minutes de film, I Am Omega semble volontairement laisser le flou quant à son histoire, peut-être bien embarrassé par ses emprunts, et se focalise plus sur des détails anodins (Mark prend un café, Mark se rase, Mark se lave les dents, Mark s'entraine au kung-fu). Certains diront qu'il s'agit d'une façon de complexifier le caractère psychologique du héros...
Je penche personnellement pour la "technique de montage Nu Image ©" (également connue sous le nom de "technique de montage DeCoteau ©"), qui consiste à gonfler artificiellement habilement la durée du métrage par utilisation de ralentis ou de plans inutiles tout au long du métrage pour faire remplissage. En dispersant ces petits trucs sur tout le film, le public n'y voit que du feu et le produit atteint une durée exploitable pour la vente.

Une hygiène de vie impeccable, même après l'Apocalypse,
c'est une règle essentielle de la survie humaine

Après quelques souvenirs de balançoire en Super 8 pendant un entrainement aux arts-martiaux, nous passons enfin aux choses sérieuses: une petite balade en ville.

(...)

Chronique abandonnée, à l'origine prévue pour le site Nanarland et écrite dans un format similaire à ce qui se fait chez eux. L'une des raisons pour lesquelles j'ai décidé d'arrêter est que cette façon de faire est beaucoup trop longue, obligeant à suivre chronologiquement le film et donnant un texte interminable.

jeudi 14 mai 2009

Gypsy Witch – Première Sortie en Ville (Vampire's Kingdom)

Première Sortie en Ville
[Sujet RP Libre]



De tous temps, Alice ne s'était jamais sentie "à sa place". Métis, elle avait toujours eu une place à part chez les Roms, la "fille de l'anglais", la "jumelle sans sœur". En Angleterre, elle était mise à part, car issue d'un peuple pauvre et apportant la peur dans le cœur de la bonne société. Était-elle voleuse et menteuse, comme les autres de sa race ? Ou bien peut-être une prostituée immigrée, liée à la mafia ? Il fallait s'en méfier... Puis vinrent les vampires. Là, elle n'était qu'une humaine, une proie. Intéressante, peut-être désirable pour diverses raisons, mais sans valeur et inférieure. Et lorsque pourtant le Baiser lui fut offert, rien ne changea. Vampire, elle était jeune, débutante et inexpérimentée. Un "chiot" parmi pleins d'autres, et dont les anciens se seraient probablement bien passé...

Ouais. Elle n'avait su trouver un endroit bien à elle, sans jugement ni classement. En arrivant à Vampire's Kingdom – nom Ô combien prétentieux et auquel elle s'imaginait être attaché un monde tout aussi égocentrique et égoïste, Alice n'aurait jamais imaginée un seul instant y trouver cette fameuse "Terre Promise". Il fallait pourtant se rendre à l'évidence: ici, elle était noyée dans la masse. Invisible mais intouchable. C'était ce qu'elle avait toujours voulu. Entrer dans un endroit sans se faire rejeter ou regarder... Et pourtant, peut-être par manque d'habitude, la vampire se trouvait des plus mal à l'aise en ces lieux. Ici, dans ce bar, assise seule au comptoir avec sa petite boisson devant elle, Alice éprouvait ce qui devait être le Spleen du vampire. Cet état de déprime lié à la nostalgie et propre à tous les suceurs de sang. Quelle ironie... Elle qui était pourtant de nature enjouée, là voilà qui devenait rabat-joie en pleine boîte de nuit !

Dommage, elle s'était préparée à profiter d'une si belle soirée pourtant. Son installation était enfin terminée, l'appartement dans le plus parfait état, et elle avait voulu marquer le coup pour sa première nuit libre dans cette ville. Elle s'était vêtue en conséquence, disposant de gants de velours la couvrant jusqu'à mi-bras et laissant nue ses épaules blanches. Le noir ravivait le teint pâle de sa peau et était devenu une couleur de choix dans sa garde-robe. Sa jupe, fendue haut sur les côtés des cuisses, laissait ainsi entrevoir de belles et longues jambes, ses pieds se retrouvant emprisonné dans les multiples lanières croisées de petites sandalettes. Sa poitrine, elle, était couverte par un haut minuscule directement emprunté à une robe de danse orientale, ne couvrant que ses seins et laissant visible son petit ventre et son buste, quelques piécettes d'argent venant donner au vêtement une allure improbable de ciel étoilé... Sur ses genoux, un très long manteau de cuir, semblable à ceux de la culture Goth. Il était très confortable mais une fois à l'intérieur, Alice n'avait pas cherché à camoufler son corps. Dans l'idée, elle était venue s'amuser et attirer quelqu'un. Pourquoi pas un homme, pourquoi pas une femme...

Mais maintenant, après être rentrée et avoir passé sa commande avec une facilité déconcertante, elle n'avait plus la tête à la fête. Elle avait été servie sans la moindre remarque, ce qui ne lui avait pratiquement jamais été arrivé. Troublée, elle n'arrivait pas à se dire que enfin, c'était bon. Qu'elle ne serait plus jamais une étrangère ni une indésirable et qu'elle avait trouvé sa place... Broyer du noir n'était probablement pas la solution adaptée, et en temps normal elle aurait plus qu'apprécier cette découverte, mais son esprit semblait trop soucieux. Une expérience intéressante cependant, car encore jamais elle n'avait ressentie cette fameuse déprime dont pouvait être victime ceux de sa race, ayant toujours imaginait qu'il s'agissait d'un état d'esprit dont souffrait uniquement les vieux immortels incapable de renouveler leurs centres d'intérêt, ou trop coincés pour s'adapter à leurs époque et savoir s'éclater un minimum.

Le Bloody Velvet avait en effet tout ce qu'il fallait pour passer du bon temps. De la boisson à profusion, de la musique intéressante
– même si les goûts et les couleurs ne se discutent pas – et surtout une faune locale très intéressante. De nombreux corps, masculin et féminin, humains comme vampire, à regarder et, pourquoi pas, à toucher. De nombreux hommes très séduisants n'attendaient que la compagnie d'une femme et il ne fallait pas attendre bien longtemps pour se trouver un partenaire. Possédant des goûts moins conventionnels, Alice avait cependant les yeux plutôt rivés sur les courbes féminines gracieuses des environs, et là encore il n'y avait pas de quoi être déçue. Nombreuses étaient celles qui pouvait attiser son désir et en d'autres occasions, son principal dilemme aurait été de faire un choix. Il y avait tellement de quoi choisir, c'était à s'en tourner la tête. Pourtant elle resta là, plantée sur son tabouret comme si un quelconque sort magique l'y retenait prisonnière, la main sur son verre qu'elle ne portait que rarement à ces lèvres. Même l'idée de danser, une occasion qu'elle ne manquait jamais, ne la tirait pas hors de sa torpeur. C'était, au fond, peut-être ce qui la choquait le plus...

La vampire poussa un profond soupire, qu'elle identifia en décalage comme une preuve d'ennui, ou d'insatisfaction. Elle ne voyait pourtant pas ce qu'il lui fallait de plus et cela l'agaça profondément. En colère contre elle-même, elle s'estima ingrate envers le "destin" ou le "hasard" ou peu importe ce qui lui avait valu le fait d'atterrir ici. Plus que tout autre, c'était elle qui aurait dû apprécier Vampire's Kingdom à sa juste valeur et pourtant... Avec un nouveau soupire, elle se joua l'avocat du Diable, supposant qu'elle était simplement en manque de repères...

"Ouais", murmura t-elle. "Ça c'est clair..."


jeudi 7 mai 2009

[NOTES DE TEXTE] Gypsy Witch – Plume d'Encens

Notes de Texte


Voilà une histoire de chatouilles, parce qu'il en fallait bien une un jour ou l'autre, n'est-ce pas ?
Elle introduit donc la plus grande peur / faiblesse du personnage d'Alice, ici par le biais de Cheshire, un démon du rire. On ne va pas nécessairement reparler de ce personnage puisque nous l'avons déjà fait, mais il s'agit bien, à notre façon, d'un hommage à Alice aux Pays des Merveilles...

L'histoire ne raconte finalement pas grand chose et n'est qu'un prétexte pour torturer Alice de façon "magique". L'idée était surtout de montrer comment la sensibilité de la jeune femme peut être une véritable malédiction pour elle, en transformant la scène apparemment "innocente" en une véritable torture. L'atmosphère érotique n'était pas prévue au début, moins l'aspect déshabillé d'Alice pour les chatouilles, mais cela permettait une conclusion à la séance de Cheshire tout en avançant d'un pas dans l'ambiance. Les fétichistes des chatouilles ne voient généralement dans cet acte aucun aspect sexuel en soit, mais il faut avouer que, bien utilisées et au moment voulu, celles-ci peuvent être très stimulantes ! Tout est une question de dosage et de savoir-faire dirons-nous, et de la part d'un démon il paraissait normal que celui-ci en vienne à ce point !

Et pour parler chatouilles, le personnage est surtout agressé au niveau supérieur de son corps. N'étant pas spécialement fétichiste des pieds je ne me voyais pas trop d'écrire une exposition relativement longue pour une action sur une zone que je n'arriverai pas nécessairement à bien décrire. En revanche dès qu'il s'agit de toucher à son petit ventre (et son si sensible petit nombril !), c'était déjà bien plus simple. Le torse permettait une plus grande variété de zones à torturer et semblait plus logique pour donner un côté "sexué" à la scène.

Si cette Plume d'Encens est avant tout une histoire prétexte, à caractère érotique, elle possède cependant un minimum de construction sur son sujet. Pas d'histoire à proprement parler, mais j'aime bien sa conclusion, son placement dans la vie d'Alice (une période pas top pour la miss,) et la richesse de l'objet magique (la boîte aux plumes) possède quelque chose d'original et de joli qui s'accorde bien avec le côté "antiquaire mystique" du personnage.

Bref si c'est loin d'être du grand art (la toute première partie jusqu'à la découverte de la boîte me semble très mal écrite, notamment dans l'utilisation du temps), je trouve ça pas si mal comme scénario prétexte...


mercredi 6 mai 2009

Gypsy Witch – Plume d'Encens

PLUME D'ENCENS

Alice passe sa première année à l’Université Miskatonic d’Arkham, aux USA. En tout début d’année, elle n’y connaît personne et doit se familiariser avec la langue anglaise et la civilisation. Elle réside seule dans un appartement d’étudiant sur le campus…


    C’était la fin de l’été et avec elle, la fin des illusions. Jeune étudiante fraîchement débarquée, Alice avait encore du mal à se faire à l’idée d’être séparée de sa famille. Jusqu’ici elle s’était contentée d’écouter les conseils de son père et de se dire qu’il suffisait d’attendre les vacances, mais en ce jour de rentrée elle réalisait maintenant à quel point elle était seule. Et que ce serait difficile à supporter.
    Le constat s’était lourdement imposé a elle au réveil, et quant bien même la réunion de la rentrée avait pu lui permettre de s’en évader, le retour à sa chambre la renvoyait à sa condition. Son père était absent, comme toujours, sa mère, sa grand-mère et ses amis se trouvaient à des centaines de kilomètres de là dans un autre pays, et elle n’avait personne pour la familiariser avec son nouvel environnement. Pas évident de créer des liens avec d’autres dès la première matinée de cours, et encore moins lorsque les trois-quarts de ses camarades n’étaient que des pétasses superficielles et populaires, des fils à papa prétentieux ou des armoires à glace ne pensant qu’au football, à la bière et à mater. Une chose était sûre, c’est qu’elle ne devrait jamais mentionner ses origines sous peine d’être perçue comme une pestiférée…
    Las, déprimée et complètement dépassée par toute la paperasserie à gérer en ce début d’année, la jeune femme n’aspirait qu’à se détendre et oublier. Une idée qui lui plaisait bien mais qui lui paraissait impossible ne serait-ce qu’en raison de l’emménagement et rangement a faire dans sa chambre. A peine était-elle rentrée que la vue des cratons à déballer la rendit malade. Elle ne s’en sentait ni la force, ni le courage… A contrecœur pourtant, et en traînant les pieds, elle se laissa à bouger quelques petits paquets.

    Déballant sans motivation divers objets, c’est avec surprise qu’elle aperçue une petite boîte qu’elle ne connaissait pas, glissée entre deux bibelots et avec une étiquette portant son nom. Un cadeau ?
    Délaissant son travail, Alice récupéra délicatement le petit coffret d’acajou. De la taille d’une boîte à chaussures, son bois (rouge) était finement décoré de gravures diverses représentant, dans un art primitif, d’antiques divinités: le Serpent à Plumes, le Phœnix, l’oiseau Roc… Un véritable travail d’orfèvre qui lui donna le sourire. La fatigue et la morosité étaient déjà loin derrière elle et c’était de véritables frissons d’excitation qui faisaient bondir son cœur à présent !
    L’étiquette était écrite d’une main inconnue, sans aucune signature. Cet anonymat ne faisait que renforcer le plaisir de cette découverte et Alice ouvrit la boîte en grand, impatiente. Celle-ci contenait un petit message griffonné à la main sur une feuille de papyrus, ainsi qu’un objet totalement enveloppé dans un carré de soie bordeaux. Une bouffée d’odeur exotique et fruitée s’en dégagea, donnant une légère ivresse à l’adolescente qui fut comme prise de palpitations. Quelle odeur magique ! C’était comme respirer une myriade d’arômes de fruits et de fleurs et d’être prit d’un agréable vertige de plénitude plutôt que d’un éventuel écœurement. Sur un petit nuage, la jeune femme récupéra le parchemin pour en lire le message. « Je suis avec toi. » Puis au verso: « Ne pleure pas. Ris. » Quelle touchante attention. Était-ce son père ? Ou sa mère ? Sa grand-mère peut-être ? Alice était incapable de deviner, mais elle était ravie et se sentait flotter, comme débarrassée de tout son stress. Presque droguée.
    Avec toute la douceur du monde, elle entreprit de défaire l’emballage de tissu pour libérer le présent. Elle sentait la fragilité de la chose à travers le foulard et retint son souffle durant l’opération. Ce qu’elle mit à jour lui sembla d’abord être une multitude de plumes colorées, longues et belles, mais un examen plus approfondit lui apprit qu’il s’agissait en fait de bâtonnets d’encens ! Ce qui expliquait cette agréable odeur dont été imprégné le coffret. Voilà qui n’était pas commun. Jamais elle n’avait vu d’encens avec une forme aussi élaborée, si précise. L’idée même de les allumer la révolta tant qu’ils étaient beaux. Mais à la vu du stock dont elle disposait, elle pouvait bien se permettre quelques exceptions…
    Prenant note de découvrir l’identité de l’expéditeur pour le remercier, l’étudiante rangea précieusement la boîte, récupérant au passage une magnifique plume cramoisie au parfum de framboise, puis se mit en quête d’allumettes et d’un petit support. Nul doute qu’une bonne petite bouffée d’encens lui permettrait de se détendre parfaitement.

    Se mettant à l’aise, l’adolescente retira ses chaussures et chaussettes, testant un instant le confort de la moquette épaisse de ses pieds nus. Sensation délicieuse qui la conforta dans l’idée de se laisser aller. L’hiver n’était pas encore là et il faisait doux. Fermant les volets mais laissant la fenêtre ouverte, Alice ôta son débardeur pour se retrouver en soutien-gorge. Elle était chez elle après tout, et elle s’était toujours bien sentie dans son corps. Après quelques mouvements pour apprécier cette nouvelle forme de liberté, exercices d’assouplissement pour se délier le dos et chasser les mauvaises courbatures matinales, la jeune femme déposa la plume d’encens sur sa table de nuit, allumant l’embout et libérant alors un mince filet de fumée blanche qui se dissipa vite en volutes. Inhalant celle-ci, l’étudiante sourit. La douce odeur lui montait à la tête, semblant l’envelopper comme un cocon protecteur. Chancelante, elle s’allongea tranquillement sur son lit douillé et ferma les yeux pour accéder à une certaine forme de torpeur.
    Somnolente mais consciente, elle en vain à réaliser que la fumée dégageait une sorte de fraîcheur, faible mais provoquant une sensation suffisante pour lui donner quelques frissons. Elle sourit encore plus, sentant sa peau se hérisser légèrement au contact des caresses intangibles. C’était presque comme si quelqu’un soufflait doucement sur son corps, sélectionnant certaines zones plutôt que d’autres… Les plantes de ses pieds, son nombril, sur les côtés de son ventre… Les muscles de celui-ci se contractèrent même involontairement lorsque l’effet provoqué par l’encens sembla se décupler un peu plus. Alice étouffa un petit rire. Elle avait presque eut l’impression qu’on la chatouillait !…
    Levant les bras au-dessus de la tête, l’étudiante se tortilla sur sa couette pour se trouver une position encore plus appréciable. Elle se sentait dans un état second et n’avait plus envie de bouger, amorphe. Un parfum exaltant flottait dans l’air et elle frémit de plaisir plusieurs fois. Comment diable un bâton d’encens pouvait la plonger à ce point dans un tel état de béatitude ? Elle qui avait souhaité de la relaxation, c’était réussi ! Elle se serait presque endormit s’il n’y avait pas un petit quelque chose pour la garder consciente et la retenir du sommeil… Une impression étrange contre sa peau, la titillant. De très petits courants d’air semblant se glisser contre elle, altérant leur température et leur vitesse, comme s’ils possédaient de quelconques propriétés tactiles.
    Ils se faufilaient contre ses pieds, entre ses doigts, se glissaient insidieusement dans son petit nombril, tournoyant sur son ventre pour remonter maintenant sous ses bras. A ce moment précis, Alice ressentit réellement une pression sur ses aisselles et lâcha un petit piaillement de surprise, sursautant. Très sensible, la jeune femme se serait entièrement redressée en temps normal car ne pouvant pas endurer les chatouilles, mais à sa grande surprise elle demeura dans la position qu’elle avait prise un peu plus tôt. Était-elle si détendue que cela pour ne même plus réagir ?
    Intriguée, elle ouvrit les yeux et resta ébahie devant le spectacle qui s’offrait à elle. Un véritable petit nuage s’était formé juste au-dessus d’elle, s’étendant sur toute la surface de son lit. Stagnant dans l’air, comme animé d’une vie propre, il était toujours relié au bâtonnet d’encens par un mince filament. Ses volutes donnaient naissances à de multiples fils intangibles qui descendaient vers elle, se déposant sur son corps. Un simple regard suffit a lui faire comprendre que les sensations ressenties étaient à attribuer à ses tentacules de fumée, lesquelles touchaient aux parties vulnérables, car dénudées, de son corps.
    Impressionnée, et ne sachant comment considérer ce phénomène, Alice voulu se relever et étudier le nuage. Ses membres ne réagir pas, encore une fois, totalement engourdis. Perturbée et paniquant légèrement, l’adolescente tenta de venir à bout de la paralysie en se débattant. Sans succès: elle pouvait juste tordre la tête et bouger ses doigts. Puis, comme pour la distraire, un nouveau spasme la secoua. Ses muscles abdominaux venaient de subir un contact physique certain, comme des doigts traçant des sillons sur sa peau. Des chatouilles !

    L’assaut prit de l’ampleur et les caresses s’intensifièrent sur la peau lisse de son ventre. Se crispant, Alice retint son rire autant que possible en espérant naïvement que cela arrêterait ses tourments. Bandant les muscles pour se protéger, elle comprit bien vite qu’elle était sans défenses. La sensation lui brouillait l’esprit et toutes ses interrogations s’envolèrent lorsque la salve de chatouilles redoubla d’intensité. La jeune femme éclata de rire, incapable de se contrôler plus longtemps. Cette partie de son corps était la plus sensible et l’attaque subite venait tout juste d’anéantir sa volonté de résister. Il ne lui restait que la possibilité de se concentrer sur la sensation pour intimer à son corps de se calmer. Si cela n’arrêterait pas la torture, ça pouvait toujours la rendre un peu plus supportable. Serrant les dents et cherchant un rythme de respiration, elle cru même l’espace d’un instant que son esprit serait trop occupé pour se laisser aller aux chatouillements. Hélas son beau plan tomba à l’eau quand, sans prévenir, ses pieds furent victimes à leur tour des effets de l’encens. Des courants d’air soufflèrent sur le milieu de la surface intérieur, région ici la plus sensible pour Alice. Décontenancée, elle n’arriva plus à gérer les choses mentalement et perdit le peu de contenance qui lui restait. Une violente crise d’hilarité la secoua tandis qu’elle était impuissante à ignorer l’une ou l’autre partie attaquée de son corps . Rejetant la tête en arrière, elle ne put que rire et subir durant un temps qui lui paru éternel.
    Des larmes naquirent aux coins de ses yeux tandis que de petites gouttes de sueurs se formèrent sur sa peau, glissant doucement et en rajoutant à la sensation de chatouille. Le cœur battant, Alice protesta et supplia une entité invisible, responsable de son supplice. Une prière inutile qui ne fit qu’empirer les choses puisque les volutes de fumée gagnèrent ses flancs. Remontant très doucement le long des côtes, celles-ci infligèrent a leur petite victime une nouvelle dose de caresses sadiques.
    Les yeux d’Alice pleurèrent, sa voix hurla. Mais son esprit comme son corps ne faisait que rire, tous deux mit à l’épreuve sans relâche. Des courbatures et échauffements se déclenchèrent, tant l’adolescente contractait ses muscles. Sa douce peau devenait luisante mais jamais elle ne s’insensibilisait aux attaques fantômes. N’en pouvant plus, le cœur sur le point d’exploser et la tête lourde, Alice cru perdre conscience. Un moyen comme un autre de se libérer. Les chatouilles cessèrent alors, subitement, ne laissant plus qu’une jeune femme épuisée allongée sur le lit. Peinant à retrouver son souffle et gênée par les larmes qui lui piquaient les yeux, celle-ci demeurant immobile. A bout de force.

    Vêtue de son seul blue jean et d’un soutien-gorge noir, l’étudiante commençait à réaliser a quel point elle était vulnérable dans cette tenue. Tous ses points sensibles étaient exposés. Cette idée remit un peu d’ordre dans son esprit et lui donna une vigueur nouvelle. Il lui fallait absolument se lever, enfiler un vêtement. De cette façon elle serait plus a-même de se défendre qu’ainsi, à demi nue et entravée ! Mue par toute sa bonne volonté, Alice tenta de se soustraire à l’engourdissement qui la rendait prisonnière et lutta pour se libérer. Elle n’y arriva pas vraiment, et le nuage d’encens n’était visiblement pas disposé à la laisser partir ! Pour son plus grand malheur, elle vit une langue de fumée toucher l’une de ses aisselles. Le début d’une nouvelle longue séance de torture…

    Devenant presque hystérique lorsqu’elle fut chatouillée sous les bras, l’adolescente perdit immédiatement toute combativité, réduite a l’état d’esclave hurlante et privée de pensées. Tantôt rapides, tantôt lents, les tentacules gazeux se faisaient irrégulier dans leur rythme afin d’éviter toute tentative d’anticipation, d’accoutumance et de résistance. Alice n’était qu’un jouet dont ils disposaient comme d’ils le voulaient et le but était visiblement de la rendre folle.
    Sans pouvoir cesser de rire, la pauvre suppliciée en vint a souhaiter la mort. Sa conscience se perdait progressivement dans un grand brouillard et un faible espoir naquit de cette perte de cohérence mentale. Peut-être allait-elle s’évanouir ? Suffocante, des points noirs envahissants son champ de vision, Alice se sentie presque heureuse d’être ainsi libérée de cette horrible situation. Elle ferma ses yeux embués de larmes pour se laisser aller, mais le mystérieux pouvoir lui refusa sa grâce. Comme doté d’une conscience, l’encens changea de tactique pour mieux éterniser son agonie: il cessa ses agressions et souffla une bouffée de fumée au visage de la jeune femme. Prise d’une légère toux, celle-ci se réveilla et par réflexe fit douloureusement travailler ses poumons. Pouvant de nouveau respirer, la pauvre redevint suffisamment maîtresse d’elle-même pour ne pas perdre conscience. Exténuée, elle céda à la panique et se débattit violemment durant sa crise. Elle n’en pouvait plus.
    De nouvelles caresses, très douces, se firent ressentir sur son ventre. De petits chatouillements très légers mais agaçants, tout juste à la limite du supportable. Ceux-ci se propagèrent sur tout le reste de son corps, sur les côtés, ses aisselles, sous ses pieds… Alice serra les dents et gémit, incapable d’endurer les attaques plus longtemps, physiquement comme émotionnellement.
    Ses muscles la faisait souffrir, sa gorge la brûlait et ses yeux piquaient. D’une voix faible, elle supplia que tout s’arrête. Un rire amusé lui répondit, suivit d’un bref accentuation des chatouilles sous ses pieds. L’adolescente poussa un glapissement et ouvrit les yeux, découvrant alors avec stupeur que le nuage d’encens prenait forme devant elle. Une grande bouche, un sourire. Puis peu après une paire d’yeux. Alice blêmit en reconnaissant l’apparition. Cheshire, le démon du rire, une créature qu’elle avait invoquée il y a des années et qui s’était lié à elle contre son gré, la rendant extrêmement chatouilleuse et la persécutant autant qu’il le pouvait ! Le démon était tombé amoureux de son rire et s’en nourrissait. Alice portait sa marque: une sensibilité extrêmes de la peau pour les caresses. Il n’était donc pas difficile de lui arracher un gloussement et cela était devenu une véritable malédiction pour la jeune femme.
    Furieuse de se faire une nouvelle fois harceler, elle l’insulta avant de lui intimer l’ordre de la laisser tranquille. Peu enclin à obéir a la demoiselle, Cheshire s’appliqua à l’offusquer encore plus, amusé par ses réactions. Sa bouche intangible glissa jusqu’au petit ventre de sa proie et son souffle libéra un mince filet de fumée qui se logea dans le creux de son nombril. L’humaine se tendit, oubliant ses crampes, puis se confondit en excuse. Car le démon l’attaquait à son point sensible et tous les deux savaient ce qui allait se passer ensuite. Aussi détestable qu’étaient les chatouilles, elles n’en demeuraient pas moins stimulantes pour le corps et sur certaines zones érogènes, l’effet pouvait prendre des proportions plutôt extrême. Se mordant sauvagement la lèvre inférieur, Alice tenta un très bref instant de supporter la sensation qu’on lui infligeait. Des petits rires remontaient du fond de sa gorge tandis que des frissons parcoururent son ventre. Des frissons de plaisir décuplés par la frustration de son immobilité et de sa vulnérabilité aux caresses. Bientôt elle perdit le contrôle et poussa une série de gémissements, entrecoupés de crises d’hilarité. Si les chatouilles avaient été une torture simple et énervante, cela devenait quelque chose de plus ambiguë désormais. Sa peau la brûlait et elle ressentait un désir physique de plus en plus grandissant à chacune des touches fantomatiques sur elle.
    Alice tenta de refouler ce sentiment, bien aidée par le contact insupportable de l’encens, mais Cheshire poursuivit son travail. Elle sentie une incroyable vague de plaisir naître depuis son petit nombril pour déferler en elle. Elle tressailli, prise de picotements dans le bas ventre, puis se sentie submergée. Elle explosa quand la sensation se transforma en jouissance incontrôlée, toujours prisonnière du sadisme de la torture par les chatouilles. La jeune femme poussa un long gémissement mêlé a un rire hystérique. Toutes pensées cohérentes quitta son esprit tandis qu’elle fut sous l’emprise de l’orgasme et du démon. Son corps s’arqua durement avant de se détendre, épuisé.

    L’adolescente respirait bruyamment, le cœur douloureux. Sa tête était comme prise dans un étau tandis qu’elle dégrisait progressivement. Que son corps lui faisait mal… Elle avait l’impression d’avoir été écartelée…
    Après quelques secondes pour pleinement revenir a elle, l’étudiante jeta un regard noir à son démon. Rouge de honte, même si ce n’était pas la première fois qu’elle se lâchait ainsi une fois chatouillée, elle lui en voulait d’avoir profité d’elle jusqu’à ce point et détestait se sentir si impuissante lorsque cela arrivait. Elle avait beau haïr d’être chatouillée, il pouvait très simplement l’en faire jouir. Elle n’était qu’un jouet entre ses mains et ce salopard en était fier !
    Cheshire, en effet, la fixait de ses yeux brumeux et de son sourire, satisfait. Aucun d’entre eux ne parla. En sueur et considérablement fatiguée, Alice ne trouva même pas le courage de l’insulter. Elle se sentait si faible…

    Peinant à reprendre une respiration normal, elle s’accorda quelques secondes et ferma les yeux. Se détendre n’était plus un problème: elle pouvait bien s’endormir sur l’instant désormais !
    Un spasme musculaire au ventre la fit grimacer. Des doigts semblaient passer doucement sur ses côtes, zigzagant avant de tracer une série d’arabesques compliquées sous ses bras. Alice protesta, sursauta et lâcha un petit cri. Pas encore ?!
    Le sourire du démon s’agrandit, ses yeux disparurent. Un vague courant d’air fit virevolter quelques volutes de fumée plus loin, au-delà du lit. Les suivant du regard, Alice croisa la lueur de l’incandescente braise qui consumait la plume d’encens et, en un éclaire, elle compris. Cette torture, son supplice, durerait aussi longtemps que subsisterait la plume: elle avait elle-même invoquée Cheshire et devait en subir les conséquences. Son regard se glaça d’effroi alors qu’elle réalisa que l’objet n’était entamé qu’à son premier tiers…
    Affolée, elle senti naître un nouveau rire au fond de sa gorge, au moment même où son tortionnaire s’occupa de ses petits pieds nus. La jeune femme céda, hystérique. Durant les longues minutes qui suivirent, sa conscience s’évapora progressivement…

    A son réveil, Alice poussa un grognement de douleur et se redressa avec peine. Elle était en nage et ses muscles la faisait souffrir. Encore hagard, elle demeura un moment immobile a fixer le petit tas de cendre qui se trouvait près d’elle. Dans celui-ci avait été tracé un symbole à son intention. Un petit cœur. Alice pesta et frappa dans l’amas poussiéreux qui s’éparpilla en un nuage moqueur. Ce petit démon la provoquait une fois de plus ! Furieuse et honteuse, l’adolescente récupéra bien vite son débardeur qu’elle plaqua contre son corps. Un geste inutile qui ne la fit que se sentir encore plus ridicule.
    Enfilant le vêtement, elle grimaça et conclue qu’un bon bain chaud serait la le bienvenu pour chasser ses courbatures et sa sueur. Mais la simple idée de se déshabiller raviva en elle le souvenir des chatouilles sur sa peau nue et elle frissonna.
    Méfiante, elle regarda craintivement tout autour d’elle, s’attendant à tout instant à voir réapparaître ce sourire détestable. Tout ce qu’elle aperçue fut sa chambre, vide et, étonnement, parfaitement rangée. Les cartons avaient disparus et chaque objets avaient trouvés une place adéquate dans l’appartement. Surprise, elle explora les lieux et découvrit qu’elle n’avait plus à se donner la peine de déballer et ranger ses affaires ! Tout était exactement comme elle l’avait voulu. De la magie ?
    Prise d’un doute, l’étudiante s’approcha de la belle boîte à plumes qui lui avait été offerte. Un présent qui, à son avis, avait plus été pour Cheshire que pour elle ! Mais… Toute chose à un prix. Un bien pour un rendu. Au moins, le démon savait respecter ce code… Alice récupéra la boîte qu’elle rangea bien à l’abri dans un recoin de sa chambre. Elle l’avait scellé avec une épaisse cordelette de tissu rouge, pour que jamais une telle chose ne se reproduise. Cheshire ne la posséderait plus de cette façon, elle se le promis.

    Quelques minutes plus tard, la jeune femme se détendait dans l’eau chaude. Seule avec sa rancœur, elle passa en revu des centaines de moyens de faire payer au démon l’affront dont il l’avait rendu victime. Des pensées plaisantes qui, elle ne s’en rendit pas compte, avaient chassées ses angoisses et sa solitude.
    Et dans un coin traînait un petit bout de papier qu’Alice avait oublié. « Je suis avec toi », disait-il.

« Ne pleure pas. Ris. »


FIN

lundi 13 avril 2009

Gypsy Witch – Masque & Dante


Pas d'inspiration pour ce soir. En résulte donc ce machin franchement bâclé et pas très original. Il représente Alice, dans la forme du Masque, conservant Dante sous sa forme gazeuse à l'intérieur d'une sorte de globe. La scène provient d'un jeu de rôles durant lequel Alice sauve la créature des griffes de Damaskinos en faisant croire à sa mort...

J'ai repris le Masque tel que je l'avais représenté la première fois, avec une légère variation sur son visage. Des yeux rougeoyant, pour lui donner une apparence plus impressionnante / menaçante, ainsi que des dessins d'arabesques sur le masque. Pas très visible ici, la petite taille du dessin ne permettant pas à mon pinceau de faire des miracles. J'ai donc fais un petit dessin de l'objet, de face, pour donner une meilleure impression de l'effet (voir l'article pour plus de détails).



La cape demeure, mais la coloration est atroce. Je me débrouille encore moyennement avec l'aquarelle et peindre des grandes surfaces est une horreur. On voit des altérations de tons, des blancs par-ci par-là et surtout les marques de l'eau et du pinceau, puisque je n'ai pas réussi à rendre le tout harmonieux. Faut dire que pour obtenir une couleur vive, j'ai passé plusieurs couches à la suite...

L'orbe est plutôt bof. J'ai constitué une sphère très noire, renfermant le sort du Masque pour sceller Dante sous cette forme, et j'ai rajouté des volutes un peu plus claire pour reproduire l'aspect gazeux du démon. Autant dire que si la coloration passe très bien, le tracé est brouillon au possible...

J'ai vraiment besoin d'inspiration pour réaliser quelque chose de concret je crois...

mercredi 8 avril 2009

Gypsy Witch – Time to Say Goodbye

Un dessin d'Alice et d'Oberon, lors de leur dernière rencontre. Sur la tombe de "Rebecca", ils se disent adieu et cessent d'être le couple qu'ils formaient des années en arrière, chacun devant suivre un chemin différent. Le destin d'Alice est de s'occuper de leur fille Natasha, celui d'Oberon de disparaître pour la troisième fois...

J'avais de grand espoir sur ce dessin en commençant avec Oberon, plutôt pas mal de tête et malgré les disproportions et erreurs de perspectives avec le reste de son corps. Son visage exprimait une émotion difficile à identifier convenant parfaitement à cette scène d'adieu. J'ai malheureusement très vite déchanté avec le reste. Dès lors que je me suis mis à tracer la pierre tombale, j'ai su que je n'allais rien réussir d'autre.
Passons la tombe, qui ne ressemble à rien, Alice est franchement raté. Plus petite qu'Oberon, je n'ai pas réussie à faire rencontrer son regard avec celui de son ancien compagnon. Son corps est longiforme et complètement disproportionné et sa tenue a été improvisé à partir de son ancien accoutrement (voir ici). On distingue la jupe fendue habituelle, le foulard et les New Rocks, mais son mini top est nouveau et elle possède des gants comme ceux de Tao. Sa chevelure, comme souvent, est ignoble.

Tout comme le dessin d'Alice, la coloration est très grossière. C'est parce que je n'ai plus perdu de temps à m'appliquer dès que j'ai fais le visage d'Alice, réalisant que le reste ne serait pas terrible au final. Mon matériel à pas cher rend l'âme au fur et à mesure que je dessine, ce qui ne me facilite pas la tâche cependant.
Je trouve que la scène manque de détail. Du vent, une pluie de feuilles ou de fleurs, quelque chose pour mettre en scène... La main d'Alice devait être posé sur le cœur d'Oberon en un geste intime mais je suis allé trop vite et on dirait plus qu'elle lui tapote le bras. Elle-même ne témoigne pas la mélancolie qu'elle ressent, de toute façon.
En plus il manque le bouquet de fleurs sur la tombe. C'est volontaire puisque je me suis dis que je n'y arriverai jamais...


jeudi 2 avril 2009

Gypsy Witch – Le Dernier Hommage d'Oberon


Un dessin illustrant une scène construite à la vision du magnifique épilogue de Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots, le fameux débriefing mettant en scène Snake et son "père", intitulé Naked Son. Ce passage très touchant, signant la fin de "l'ère des serpents", évoquait de nombreux aspects d'un de mes anciens textes, écrit il y a longtemps, sur le personnage de Natasha d'Ambre ainsi qu'une relation établie entre Alice et un autre personnage, le Roi Oberon...

Naked Son se déroule dans un cimetière ressemblant énormément à celui où commence le tout premier écrit sur Natasha. Le même endroit, face à une tombe pratiquement identique. Dans ce décors, une orpheline rend un hommage à la mère qu'elle n'a jamais connu, qu'elle vient tout juste de découvrir. Alors arrive un homme, celui qui pensait être le seul à venir fleurir cette tombe. Il est Oberon, Roi d'Ambre, venu comme tous les ans présenter ses hommages à sa femme décédée...



L'histoire de Natasha débute sur cette rencontre. Elle découvre ses parents, devient une Princesse d'Ambre, et s'ensuit toute une série d'aventure qui n'évoquèrent
plus jamais le personnage de la mère. Bien plus tard, vient le personnage d'Alice Cooper. Née bien après Natasha, celle-ci est une jeune sorcière établissant d'énorme point commun avec l'Ambrienne cependant. Un amour pour la danse, un physique semblable, des yeux incroyables et quantité de combats contre des monstruosités venus d'autres mondes...

Dans l'histoire que l'on connaît, Alice utilise sa machine à voyager dans le temps. Célibataire un très long moment, sa vie va pourtant changer le jour où elle rencontrera un homme étrange. Voyageur également, cachant comme elle bon nombre de secret et utilisant un faux nom pour se cacher... Une relation amoureuse va progressivement attacher la Sorcière au Roi. Des points communs, la puissance et la capacité de changer les mondes... Et des ennuis qu'ils laissent derrière eux.

La suite est évidente, un enfant va naître de leur union. Mais peu avant que la femme n'accouche, le passé refait surface... La mère – Alice – va sauver son enfant en utilisant ses dernières forces pour la mettre au monde. Ses blessures l'épuiseront et elle décèdera peu après. Oberon va alors quitter ce monde pour protéger cette fille qu'il ne connaîtra pas avant une vingtaine d'année...

Mais Alice n'est t-elle pas immortelle ? Puissante sorcière des mondes, chargée d'en surveiller l'équilibre, descendante de Dracula lui-même et capable de devenir vampire ou hybride ? Loup-garou, scientifique experte en génétique et haute technologie... Et surtout, Alice ne connaît-elle pas le passé, le présent et l'avenir ? Sachant depuis longtemps qu'elle aura une fille dont elle ne partagera pas la vie, au risque d'un paradoxe temporel, Alice partira aussi, laissant sa fille, Natasha, orpheline...

Des dizaines et des dizaines d'année plus tard... Natasha a grandit, connaît son identité et est devenue mère à son tour. Oberon a vieilli et se fait passer pour mort une nouvelle fois, vivant dans le secret. Il vient toujours fleurir la tombe de son dernier amour, même s'il n'est pas toujours seul à le faire...

La scène née de la vision de Naked Son en est la suite logique. Natasha, mère et heureuse, reviendra un jour rendre hommage à sa mère qu'elle a longtemps mise de côté durant son histoire. Oberon l'y rencontrera une nouvelle fois, comme lors de leur première rencontre, mais se cachera à sa vu. Il sera lui-même surpris par quelqu'un d'autre. Une jeune femme, la même que dans ses souvenirs et n'ayant pas changée. Elle utilise une machine pour voyager dans le temps, et après quelques temps à suivre la vie de sa fille en cachette, elle retourne à sa véritable ligne temporelle. En ce jour bien précis, où elle retrouve Oberon...

Une longue conversation va s'en suivre. Les paroles prononcée durant Naked Son, bien que narrant une histoire fondamentalement différente, s'en rapprochent pourtant énormément... C'est également la raison qui m'a fait dessiner Oberon en Big Boss. Les deux personnages ont beaucoup en commun, tant dans le physique que dans l'histoire. Après tout, Big Boss ne s'est-il pas fait passer pour-mort deux fois de suite ? Ne possède t-il pas une vie de famille très particulière, ses enfants étant des êtres supérieurs ?

Peu importe les dessous de cette scène spéciale ici, peu importe les révélations pourtant énorme. Nous avons encore beaucoup à travailler dessus. Voilà simplement Oberon, le "Big Boss", en fin de vie, venu porter un dernier hommage à sa femme avant de la quitter pour de bon... Pas de date ni d'épitaphe sur la tombe, c'est ce qu'aurait voulu Alice. Afin de rester cachée. Un simple symbole, celui de l'Ouroboros, le Recommencement. Encore un élément à rapprocher de Naked Son. Et le nom, "Rebecca". La nom de la sœur jumelle d'Alice, utilisé comme fausse identité...

De dos, Oberon est entièrement reprit à la version vieillie de Big Boss dans Metal Gear Solid. Il est raté bien sûr. Le dessin n'est pas terrible de toute façon, peu détaillé, peu précis, passablement colorié... Mais en première représentation de cette grande scène, il est très important.


mercredi 1 avril 2009

Gypsy Witch – Poisson d'Avril 09


Grossièrement il s'agit simplement du poisson mutant à trois yeux que pêche Bart Simpson près de la centrale de Springfield. On voit la bête plusieurs fois durant la série après cet épisode... Comme il est plutôt simple à dessiner je me disais qu'il ferait un bon spécimen pour ce premier Poisson d'Avril.


Le rapport avec Alice ? Ben comme on le sait, la demoiselle collectionne les bizarreries et possède une "Little Petshop of Horrors" où elle vend plusieurs créatures étranges, comprenez donc qu'elle puisse posséder en aquarium des poissons radioactifs  !


Voilà voilà. Le dessin est pas très ressemblant, je sais... Et la couleur tire plus sur le rouge que le orange parce que je me suis planté de crayon !