vendredi 20 mai 2011

Cassandra, Laura & Zatanna


Retour aux choses sérieuses pour Zatanna puisque ce treizième numéro marque la réapparition sur le devant de la scène de son ennemi Brother Night, qui était introduit dans la première story-arc de la série. L'épisode de ce mois-ci, portant le joli titre de The Cat with the Crystal Ball Eye (le chat avec un œil de cristal) ne fonctionne pas comme un filler et fait avancer le fil rouge. Le récit se divise donc en deux partie, l'une pour la belle magicienne et l'autre pour son adversaire.


Pour Zatanna, tout commence par un joli rêve où elle séduit "gay Paree" avant de se réveiller à cause de l'irruption d'un chat assez spécial. Celui-ci possède un œil de cristal qui permet soit d'y voir l'avenir, soit de transmettre un message d'ordre magique.



La jeune femme va y sentir la présence de Brother Night, qu'elle s'attendait bien à revoir un jour, et plus mystérieusement celle du Spectre, un autre personnage occulte du DC Universe.


Pensant que ce dernier cherche à la contacter, elle va le rejoindre dans son plan astral pour être témoin de son activité habituelle: répandre la colère de Dieu. Un pauvre erre en fait d'ailleurs les frais malgré l'intervention de Zatanna...


You cosmic douche!

La discussion ne va cependant mener nulle part puisque le Spectre n'a strictement rien à déclarer à la magicienne, au point que l'on se demande s'il s'agit d'un élément en suspens pour la suite où d'un caméo inutile. Quoiqu'il en soit, les prises de bec entre les deux demeurent plutôt drôle.




Brother Night, de son côté, se retrouve en prison où il pose un tatouage magique aux détenus pour en faire ses esclaves. Sans plus attendre, il en laisse certains derrière lui avec visiblement le projet de faire appel à eux pour plus tard, et utilise les autres afin de s'évader: au grand jour, il les désintègre et utilise leurs os comme une échelle pour faire le mur !




Une fois dehors, l'entité manipule plusieurs personnes pour retourner dans son antre qu'il découvre alors transformée en bar goth ! Ne le prenant pas trop mal, il se contente d'envoyer brûler vifs le patron de la salle et de garder comme esclave la jolie serveuse en bikini.



Cette partie marque le retour de l'inspecteur Colton sur qui on va en apprendre de belles. Car finalement, l'homme ne semble plus seulement être là pour faire office de futur petit ami à l'héroïne et fait désormais partit intégrante de l'intrigue: nous découvrons qu'il n'est nul autre que le fils de Brother Night, et qu'un peu de pouvoir occulte réside en lui.

Conclusion, comme nous n'avons pas vraiment d'histoire à lire, porter un jugement est plutôt difficile. Mais entre les nombreuses touches d'humour réussie et le graphisme plaisant, c'est un bilan très positif pour ces quelques pages malheureusement trop courte. Vivement la suite !

Restons dans le DC Universe pour une surprise de taille ce mois-ci (pour moi en tout cas) car il s'agit ni plus ni moins que le retour de Cassandra Cain sur le devant de la scène. L'ancienne Batgirl revient officiellement après sa brève réintroduction dans Red Robin d'il y a plusieurs mois et se voit même offrir un rôle important (semble t-il) pour une nouvelle mini-série.

Personnellement, ne me renseignant pas trop sur DC et Batman, je n'attendais le retour de Cassie que pour encore quelques mois, dans les pages de Red Robin où elle doit venir en guest pour une petite story-arc. Autant dire que je suis très heureux de la revoir plus tôt que prévue ce mois-ci, avec sa double apparition dans Batman Incorporated et de Gates of Gotham.



Ne commençons pas chronologiquement avec les nouvelles sorties et reprenons ma découverte. Alors que plusieurs titres liés à la famille Batman paraissent tous les mois (Batman & Robin, Batman Incorporated, Red Robin et Batgirl entres autres), voilà que débarque une mini-série du nom de Gates of Gotham, dont la couverture évoque des éléments steampunk très plaisant. Une nouvelle histoire qui comptera un total de cinq numéros dont sort tout juste le n°1.



Le récit évoque trois ponts servant d'entrée vers Gotham City, qui furent construit vers la fin du XIXème Siècle. A l'origine de ces monuments, trois familles que dont nous découvrirons progressivement les identités: Wayne, Cobblepot et Elliot. Respectivement les ancêtres de Batman, du Pingouin et de Hush, qui semblent avoir un projet très particulier en tête pour redonner forme à la célèbre ville...



Ce flashback sera bien entendu complété par la suite et ne dévoile ici que le strict minimum pour introduire l'histoire. Le récit démarre lorsque ces ponts sont dynamités par un terroriste inconnu sur lequel enquête Tim (Red Robin), et Dick (le nouveau Batman) avec l'aide du Commissaire Gordon. Un attentat qui fait plusieurs morts et soulève des questions. Pourquoi détruire des constructions finalement sans importance ? Pourquoi cette note, indiquant "les familles tomberont par les Portes de Gotham" ?

Dick et Tim sont bientôt rejoint par Damian et... Par Cassandra, tout juste débarquée de Hong Kong. Un retour que laissait entrevoir quelques indices (un mystérieux contact venant de Hong Kong a mis Tim sur la piste des explosifs, et on peut noter une référence à l'évènement No Man's Land, où Cassie faisait sa première apparition).



Malheureusement celle-ci précise bien que non, elle n'est pas de retour puisque étant le contact d'Asie pour Batman Inc. Une manière de montrer que non, elle ne reviendra jamais en temps que Batgirl et qu'elle n'aura pas de rôle régulier. Et merde ! Espérons que tout cela change avec le temps... Gates of Gotham laisse toutefois entrevoir le trio travailler ensemble, la jeune femme n'ayant pas d'autres raison pour revenir à Gotham.



Et d'ailleurs, voilà enfin l'heure de la première rencontre entre Cassandra et Damian. Celui-ci n'avait-il pas dit il y a plusieurs mois qu'il désirait la rencontrer ? Hélas!  Rien du tout ! Pendant toute la scène, Damian boude dans son coin et ne l'ouvre presque pas. Une seule case cependant évoque un regard entre les deux, mais c'est tout. Il semblerait que l'évènement se soit déroulé en-dehors des pages du comic-book, ce qui est tout de même dommage. Comptons sur la série pour nous montrer l'ex-Batgirl et Robin travailler en équipe et enfin apprendre à se connaître.



Ce premier numéro se conclut à Gotham City où un étrange personnage tout droit sortit d'un récit de Mike Mignola vient chercher Hush à l'Asile d'Arkham...

Il vaut certes mieux ne pas attendre de trop grandes choses de Gates of Gotham, sous peine d'être déçu, mais l'implication de Cassie me donne forcément envie de connaître la suite.

En revenant quelques jours en arrière, on pouvait déjà apercevoir la jeune femme dans Batman Incorporated #16, un numéro qui se focalise sur l'importance que prend Batman Inc. à travers le monde et nous montre comment Batman travaille avec ses différents agents. 



Cassandra y apparaît brièvement, en tant qu'agent basé à Hong Kong, et sa nouvelle tenue est bien utilisée. Comme aperçu dans la preview de Red Robin, il s'agit donc de son ancien costume révisé, sans masque (dommage), remplacé par un simple loup, et doté d'une incroyable cape déchirée qui n'est pas sans rappeler celle de Spawn ! Pas mal du tout.



Nous l'y voyons simplement participer à une enquête en se jetant depuis le toit d'un building DANS un hélicoptère pour l'intercepter. Une dernière image bonus nous la montre également faire ce qu'elle sait faire de mieux: taper dans le tas.


Enfin concluons ce tour d'horizon un peu spécial (je ne ferais pas ça tous les mois) par un petit aperçu de X-23 dans ce dernier numéro. Le crossover avec Daken, son frère/fils/neveu, s'étant terminé il y a quelques jours dans Dark Wolverine, la série repart sur ses bases et nous montre une pauvre Laura totalement perdue.




Se tailladant toujours les bras avec ses griffes, elle panique lorsque Gambit réalise son état et se replie sur elle même. De quoi offrir des scènes très touchantes où le X-Man tente de calmer l'adolescente en lui lisant de vieux compte et en veillant sur elle.



Craignant pour la jeune femme, le cajun fait alors appel à Wolverine qui débarque au bon moment pour empêcher son clone de fuguer. Maintenant comment a t-il pu faire le trajet USA / Paris aussi vite, voilà une bonne question.





Si Logan est toujours aussi peu doué pour rassurer Laura (leur conversation peut presque être décevante tant il ne semble pas vraiment s'impliquer), ceci est heureusement contrebalancé grâce aux remarques de Gambit, lequel accuse son partenaire de se montrer plus paternel avec quelqu'un comme Jubilee qu'avec celle qui partage son ADN.



Le récit rejoint ensuite cette dernière et ses relations difficiles avec Laura, d'autant plus que suite à des évènements récents, elle est désormais une vampire qui tente de se contrôler. X-23 sent le prédateur en elle et ne semble pas vraiment lui faire confiance (peut-on également y voir une forme de jalousie dans le sens où Logan semble préférer cette dernière ? Cela été déjà évoqué dans un one-shot antérieur à la série actuelle).



Alors que les jeunes femmes se promène dans les rues de Paris, se faisant draguer par une bande de branleurs, Laura semble se résigner à se laisser faire (souvenons-nous qu'elle fut contrainte à devenir une prostituée il fut un temps) avant que Jubilee n'intervienne.




Le numéro se termine par une dernière image nous montrant la clone se couper volontairement le cou, éveillant les sens de Jubilee qui fond sur elle... Autant dire que sur 4chan, tout le monde souhaite une évolution des personnages dans l'esprit d'une relation lesbienne !


Évoquons au passage les graphismes sublimes de Sana Takeda qui n'en est pas à son premier essaie sur la série. Le crossover Laura / Daken étant une parenthèse, c'était déjà elle qui était au charge du dernier numéro. Pourrais t-on espérer un run régulier de l'artiste ?



Bref, du très très bon ce mois-ci qui laisse en plus présager le meilleur pour la suite. Zatanna va enfin trouver un adversaire plein de ressources, Laura est toute choupie et Cassandra va peut-être revenir pour quelques temps. Vivement le mois prochain pour voir tout ça !



jeudi 19 mai 2011

BloodRayne: The Third Reich


Enfin le troisième volet de BloodRayne fait son apparition, toujours sous la caméra du très discuté Uwe Boll. Depuis son annonce, le film (alors appelé BloodRayne 3: Warhammer) éveillait l'attention car se déroulant durant la Seconde Guerre Mondiale comme dans le jeu original, et annonçait au casting la présence des deux actrices ayant interprétées Rayne: la Terminatrix Kristanna Loken et la magnifique Natassia Malthe. De quoi intriguer et laisser place aux idées les plus folles: y aurait-il deux Rayne ? S'agit-il d'une histoire de voyage dans le temps, de clonage ou d'alter-ego maléfique ?


Malheureusement il n'en sera rien car Kristanna Loken quitte bel et bien le projet sans que l'on ne sache vraiment pourquoi. L'annonce était-elle une intox depuis le début ? Double déception: pour raison de budget, le film n'est absolument pas une adaptation du jeu mais un équivalent de l'opus précédent chez les Nazis. Un métrage prévu pour le marché vidéo qui n'a donc aucunement l'ampleur du premier film...

A l'arrivé BloodRayne: The Third Reich rappel énormément son prédécesseur sur la forme et se heurte aux mêmes problèmes (intrigue plutôt mince, peu de décors et baisse de rythme ici et là). La durée du métrage est ridiculement courte (le compteur affiche 75min mais le film n'en fait que 69 seulement), les effets spéciaux sont très limités et les scènes d'action maladroites, exposant surtout la mollesse des acteurs et des chorégraphies. Et les quelques giclées de sang sont loin de valoir les débordements d'Olaf Ittenbach.


Ce nouveau volet des aventures de la Dhampir se montre tout de même de meilleure facture que BloodRayne: Deliverance car moins porté sur les dialogues et plus généreux en à peu près tout. Plus de sang, plus de combats, plus de vampires et plus de nudité. Car oui, si Natassia restait très sagement vêtue dans le dernier film malgré son corps de rêve, elle n'hésite plus à montrer ses seins et à s'envoyer en l'air dès que l'occasion se présente !

L'histoire se déroule donc durant le règne des Nazis, des monstres que Rayne combat comme s'il s'agissait de créatures de la nuit. Elle rejoint un petit groupe de Résistants après les avoir aidé à décimer les troupes d'un convoi pour camp d'extermination, mais va sans le vouloir provoquer la naissance d'un adversaire bien plus terrible: un autre Dhampir.


Blessée, son sang s'est en effet mélangé à celui de sa victime, provoquant une mutation qui va lui permettre de revenir à la vie sans craindre la lumière du soleil. Grisé par ses nouveaux pouvoirs et la gloire qu'il peut apporter au Reich, celui-ci s'adjoint l'aide d'un savant fou étudiant les vampires afin de découvrir le secret de l'immortalité, et compte capturer Rayne pour fabriquer toute une armée de Dhampirs...

Du très classique qui ne brille ni par son originalité (il n'y a aucune surprise dans le déroulement de l'histoire), ni par son traitement (si Rayne se sent responsable de la situation, cela n'a guère d'impact dans le film et jamais les Nazis ne semblent vraiment expérimenter pour créer de nouveaux Dhampirs). Il est regrettable que Uwe Boll n'est pas soigné son récit pour y inclure plus d'éléments délirants, comme ce Hitler vampire qui n'apparaît que dans un rêve !
 
  
Heureusement on peut compter sur un casting sympa, allant du has-been Michael Paré en vampire Nazi à Clint Howard, ici en scientifique obsédé par les vampires et qui plus est dans un rôle très présent à l'écran. On retrouve également Brendan Fletcher, qui était déjà le rôle principal de l'excellent Rampage de Uwe Boll, en leader de la Résistance et amant-éclair de Rayne.


A ce propos, autant ne plus tourner autour du pot: le film semble essentiellement se focaliser sur la (superbe) poitrine de son actrice principale. Toujours vêtue d'une combinaison moulante noire et rouge, Rayne est ici pourvue d'un décolleté impressionnant qu'elle exhibe à longueur de temps. A ce titre la moindre apparition du personnage semble donner au caméraman un air de gros voyeur. Quelques exemples:



A cela se rajoute deux scènes de sexe totalement gratuites dans lesquelles la belle Rayne exprime sa bisexualité. Ne jouons pas les prudes et soyons plutôt heureux de voir qu'on peut enfin permettre à la sexualité libre de s'exprimer pleinement. Lorsqu'elle ne traîne pas avec les Résistants, notre Dhampir semble passer son temps dans un bordel pour se faire masser (de quoi faire une référence à Salon Kitty ?). Lorsqu'elle découvre un salopard de Nazi cogner l'une des prostituées, elle n'hésite pas à intervenir et lui broyer les couilles. En guise de récompense, elle a alors droit à une séance de massage très particulière et plutôt érotique.


Beaucoup plus sage quant à elle, la scène hétérosexuelle de service se limite à quelques plans fugaces où notre héroïne se fait prendre en levrette par son partenaire à l'arrière du camion où ils sont retenu prisonniers. Une séquence qui évoque un porno soft de fin de soirée à la télévision... Voilà véritablement ce que l'on peut retenir de BloodRayne: The Third Reich, ce qui en dit long sur le niveau du film.

On peut cependant retenir encore quelques scènes, comme cette bataille entre Rayne et un couple de vampires en pleine rue qui évoque directement l'intro du premier jeu, ou Clint Howard disséquant un Nosferatu encore vivant. Sans parler de cette fin particulièrement frustrante puisque nous montrant la Dhampyr et ses alliés prendre d'assaut un camp d'extermination. Pour mieux conclure avec un arrêt sur image au moment des festivités !


Bref, ce troisième BloodRayne n'est absolument pas un bon film et ne se rapproche toujours pas des jeux vidéos dont la série est issue. Le film tient techniquement la route pour un DTV mais se retrouve trop limité par son budget et la mise en scène de Uwe Boll n'est ni aussi délirante qu'un Postal, ni aussi efficace que Rampage et encore moins nanarde comme House of the Dead.

On pourrait toujours espérer un BloodRayne 4 mais mieux vaut que Uwe Boll se reprenne un peu.

vendredi 6 mai 2011

[FRAGMENTS] The Evil Dead Retrospective – Shop till you Drop Dead


THE EVIL DEAD RETROSPECTIVE
– ARMY OF DARKNESS –

Shop till you Drop Dead


Quelques mois après la publication de la mini-série Ashes 2 Ashes, Army of Darkness lance son second story-arc. Comme son prédécesseur, le titre est divisé en quatre épisodes et reprend là où l'histoire s'était arrêtée. Cependant, plutôt que de poursuivre l'intrigue à base de paradoxes temporels laissés en plan à la fin du dernier numéro, le récit va choisir de revenir à un concept plus simple quitte à foutre en l'air sa propre continuité ce faisant.

Il faut dire que le scénariste en charge de Ashes 2 Ashes laisse sa place à quelqu'un d'autre, James Kuhoric (que l'on retrouve sur Friday the 13th et A Nightmare on Elm Street), lequel va s'employer à nous offrir un remake futuriste de L'Armée des Ténèbres sans résoudre la problématique générale de l'histoire. Tout en nous offrant quelques bons délires dans la ligné de Ashes 2 Ashes, ce Shop till you Drop Dead se contente surtout de balancer une multitude de références à son lecteur tout en sacrifiant ses personnages secondaires pourtant intéressant.

Allez comprendre, Kuhoric aura tout de même été récompensé pour son travail en recevant un Spike TV Award pour la catégorie ''Best Movie to Comic Book''. Autant le dire, ce prix il le doit surtout à une concurrence raplapla plutôt qu'à un véritable boulot d'écriture...


SHOP TILL YOU DROP DEAD


Et puisque la série a décidée de foutre en l'air sa propre chronologie, autant faire de même ! Au lieu de commencer par le début, avançons de quelques pages jusqu'à ce flashback nous montrant ce qu'il est advenu du Necronomicon après avoir été oublié dans le désert, et plus précisément au Caire.


Et bien celui-ci parvient à dévorer un scorpion de passage et à utiliser son enveloppe charnelle afin de se déplacer, quittant les ruines pour rejoindre l'hôtel touristique le plus proche où il va se glisser dans un les affaires d'un visiteur avant de le piquer, et par conséquent le posséder...


Qui est cette nouvelle victime susceptible d'aider le grimoire à rependre le Mal sur le reste du monde ? Un peu de patience, nous allons bien voir. Faisons maintenant un petit bon en avant, probablement de quelques jours après les évènements de Ashes 2 Ashes.


Nous retrouvons Ash à son travail, dans le magasin S-Mart (chez Priba pour la version française) où son patron demande à le voir. C'est là que notre héros lui fait ouvertement le résumé de ses grandes aventures, ce qui permet au nouveau lecteur de se familiariser avec le background de la série. Oh, et ne vous posez pas de questions sur ce qui pousse l’Élu à dévoiler son histoire au grand jour: après tout il avait déjà prévenu ses collègues plus tôt, avant qu'un démon ne fasse son apparition devant tout le monde.
Nous voilà avec deux pages de résumé très amusantes grâce au vocabulaire employé (il traite son double maléfique de Dildo-Ho-Tep, que l'on peut traduire par Godemichet-Ho-Tep, amusante référence à Bubba-Ho-Tep) mais qui déjà va chambouler la continuité de la série. Car nous apprenons qu'après sa dernière bataille, Ash a finalement pu être réuni avec sa bien-aimée Sheila, laquelle travaille maintenant avec lui au supermarché.


… Hein, quoi ? Mais non, elle était repartie avec les autres ! Et je me moque de l'image qui nous la montre ici se tenir à ses côtés, je sais ce que je dis puisque j'ai déjà chroniqué l'histoire ! Oh ? Que nous dit l'éditeur ?
Que c'est une histoire pour une prochaine fois? Donc entre-temps Sheila à trouvée un moyen de revenir dans le futur ? Et le scénariste suppose qu'on va gober ça sans avoir la moindre explication ?! De plus sa présence dans le récit est totalement incohérente puisque c'est justement elle qui a essayée de prévenir Ash qu'il oubliait le Necronomicon à la fin ! Si elle a découvert un moyen de revenir, elle lui aurait expliqué la situation pour corriger le paradoxe, et le grimoire ne pourrait pas revenir ici pour ce scénario !!
A vrai dire, le comment de son retour sera bien raconté des mois plus tard dans le one-shot Tales From Army of Darkness. Des mois plus tard ! Alors certes, maintenant tout ça semble anodin, le lecteur se disant qu'il n'a plus qu'à se procurer le comic-book en question pour faire le pont entre les deux histoire... Mais quand bien même cela ne règle pas le soucis du paradoxe temporel concluant Ashes 2 Ashes !


Bref passons. M. Smart semble très bien accepter le rapport de son employé et le ramène immédiatement à son travail, non sans lui annoncer qu'il devra rembourser les dégâts causés par son altercation avec la cliente Deadite de la fin de L'Armée des Ténèbres. Mais, qu'est-ce que... Ne serait-ce pas le Necronomicon sur son bureau ?
Oui autant vendre la mèche, le client possédé par le livre est bien M. Smart, ce qui est une coïncidence tout de même énorme. Le Necronomicon aura fait tout le chemin jusqu'ici pour se venger de Ash, planifiant de l'attaquer sur son terrain à lui pour changer. Moi je me demande: savait-il d'avance que M. Smart prenait ses vacances justement en Égypte ou est-ce qu'il a découvert cela en cours de route ? Et pourquoi n'a t-il pas simplement contaminé tout le continent pour fabriquer une nouvelle armée des Ténèbres ? Ça aurait tout de même été un peu plus simple...


Enfin bon, sitôt son employé parti que le bonhomme se transforme en Deadite. Le grimoire semble alors déployer sa mauvaise influence sur tout le magasin puisque nous pouvons voir fréquemment des créatures démoniaques tourner autour de Ash, sans qu'il en ait conscience, attendant le bon moment pour frapper.


C'est durant ce lap de temps que nous faisons la connaissance des personnages secondaires qui vont accompagner notre héros durant cet épisode. Nous avons tout d'abord Mindy, la femme que Ash embrassait à la fin d'Evil Dead III. Celle-ci semble complètement amoureuse de son collègue et se retrouve très jalouse de la présence de Sheila.


Puis nous avons Iggy et Buck. Le premier n'est autre que le personnage de Ted Raimi visible dans le film tandis que l'autre est adepte du survivalisme et de l'autodéfense. Deux personnages que nous n'allons pas à tarder à connaître un peu plus.


Et alors qu'Ash est séparé de Sheila suite à une malheureuse tentative de drague de la part de Mindy, le Necronomicon frappe enfin. La force invisible aperçu dans les films en vue subjective fait soudainement son apparition dans les rayonnages de S-Mart et s'en va posséder une jolie cliente.


Comme tout démon, celle-ci agresse Ash et ses compagnons d'infortunes. Durant la lutte c'est finalement Buck qui la dégomme car ne se déplaçant jamais sans arme, juste au cas où, tandis qu'Iggy se coupe avec un morceau de verre brisé où apparaissait le visage d'une créature quelques instants plus tôt. Évidemment, il est infecté sans le savoir...


L'épisode se conclu en beauté en nous révélant que tous les clients du magasins sont désormais sous l'influence du Necronomicon, forçant le trio à prendre la fuite afin de se réfugier dans la cave qui pourrait bien être le dernier endroit encore sûr du bâtiment.
L'ultime case nous dévoile cependant la mutation de la main d'Iggy qui est entrain de subir le même sort que Ash durant Evil Dead II. Le second numéro, sûrement le meilleur de la mini-série, commence lorsque les compères se frayent un chemin parmi les monstres sans savoir que l'un des leurs est déjà possédés. 


Dans les rayons, l’Élu découvre une monstrueuse tronçonneuse qui se présente à lui tel Excalibur. Alors qu'il s'empare de ce qu'il considère comme le Saint Graal des Tronçonneuses, la main d'Iggy passe à l'attaque. De quoi donner dans le gag cartoonesque habituel à la série.


Toute la scène qui suit peut-être à la fois vu comme extrêmement fun et significatif d'un manque flagrant d'imagination de la part du scénariste, puisqu'il s'agit d'une reprise de la scène culte d'Evil Dead II où le héros remplace sa main par une tronçonneuse.


Pour se débarrasser de l'encombrante mutation, Ash ampute son collègue en lui tirant dessus à bout portant avant de traiter son moignon en lui greffant une arme. L'idée peut paraître vraiment facile, mais heureusement l'exécution arrange un peu les choses.


Devant le gabarit physique ridiculement maigrichon d'Iggy, il est décidé de lui donner un petit taille-haie, et sincèrement je ne peux pas m'empêcher de me dire qu'avoir Ted Raimi façon Ash miniature en guise de sidekick pour Bruce Campbell est un concept absolument génial !
Nos héros repartent en quête d'un abris lorsque le smiley d'une affiche publicitaire prend soudainement vie pour essayer de les tuer. Non sérieusement, c'est vraiment ce qui arrive...


La chose est vite exterminée mais aussitôt de nouveaux ennemis vont faire leur apparition. Quelques instants plus tôt, Mindy faisait sa crise de jalousie en brisant un flacon au sol: des débris de verres émergent alors des versions miniatures de la jeune femme et de Ash, à la manière de L'Armée des Ténèbres. La scène est globalement reprise ici, encore.


La troupe est assommée et se réveille ligotée au sol façon Gulliver. Tout comme nous, l'Élu sait très bien ce qui va se passer: les mini-Deadites font un numéro de plongeons pour s'introduire à l'intérieur de leurs corps. Iggy et Buck les avalent mais notre héros parvient à se libérer.



Si les petits démons sont détruits, leur influence maléfique fait rapidement effet et Iggy commence déjà à se diviser, voyant une seconde tête lui pousser. Ash décide de décapiter immédiatement ce doppelgänger et tue dans l’œuf le dédoublement, même si l'échange entre les deux collègues semble sous-entendre qu'il ignorait quelle tête était la mauvaise !
De façon assez inexplicable, aucun changement ne survient chez Buck. Il est supposé que la liqueur qu'il ingurgite régulièrement l'ait protégé, mais on décide de lui donner un laxatif à tout hasard histoire d'être certain de virer le parasite... 


Le numéro arrive à sa conclusion lorsque le trio se rend finalement à la cave d'où ils peuvent entendre Sheila appeler à l'aide.


Sur place ils découvrent celle-ci et Mindy hélas déjà possédées avant que la chaudière ne prennent vie pour les attaquer avec ses tuyaux, imitant ici le monstre final d'Evil Dead II avant de reproduire le final du film.


Car tout semble perdu et les Deadites pensent là encore avoir gagné. Alors que Ash se bat contre la chose avec sa tronçonneuse, exactement comme à l'époque de la cabane, M. Smart choisi de se débarrasser de lui en invoquant un nouveau portail temporel dans lequel il le précipite...
Shop till you Drop Dead passe alors d'un remake de Evil Dead II dans un super marché à un remake de Evil Dead III dans le futur. Car après avoir envoyé Ash dans le passé, quelle idée originale de lui faire explorer l'avenir ! Plus sérieusement, s'il y a là encore quelques idées intéressantes, c'est le moment où la mini-série commence à montrer ses limites.
Ce troisième opus fait effet d'entracte, coupant net l'histoire en cours avant de la reprendre plus tard sans pratiquement aucune incidence ! Car non, la visite en 2501 ne déborde pas au-delà d'un seul numéro et donne au final un sentiment d'inutilité assez flagrant.


Notre héros se retrouve ainsi dans la ville Deca City One – référence à la cité de Judge Dredd, où il est immédiatement attaqué par une bande de mutants sans cervelle. Serait-ce le futur apocalyptique aperçu dans Ashes 2 Ashes ?
L'Élu est alors sauvé par un étrange commando issu de fiction cyberpunk, qui ne sont pas sans évoquer Killzone ou Jin-Roh, lesquels parviennent aisément à se débarrasser de ces ''Deaduns''.

http://i.imgur.com/CD5hpFw.jpg    http://i.imgur.com/dB4pYLu.jpg

Manque de bol, ils prennent Ash pour l'un d'eux et l'attaque également, ce qui l'oblige à se défendre, nous montrant à nouveau son redoutable lancé de ceinture qu'il utilise ici en se prenant pour Scorpion dans Mortal Kombat.


Mais son otage se révèle être une très belle femme, ce qui est suffisant pour perturber notre macho qui relâche alors toute son attention et se fait aisément neutraliser.
A son réveil, un gentil petit robot baptisé K-B lui annonce qu'il se trouve en observation chez le Dr. Sagittarius Von Cadillac III (!) lorsque celui-ci arrive en compagnie de la femme aperçue plus tôt, en fait le Capitaine Wren Grey de l'ordre militaire.
C'est à partir de là que l'épisode va se perdre un peu en exposition. Rien de bien méchant et au contraire, tout l'intrigue qui va nous être raconté ici est très intéressant et

(...)
Travail inachevé pour des raisons diverses. L'une d'elle étant tout simplement que ce style de chronique ne m'a jamais vraiment plu: trop long, contraignant, peu analytique et sans grand intérêt...