mardi 31 mars 2009

Gypsy Witch – Playtime !

Une petite illustration de Tao torturant Alice durant les évènements des Roses d'Ombre. Comme nous l'avons déjà vu précédemment (1, 2), la Chaosienne désire se venger d'Alice et de ses manipulations en jouant avec elle et la lacérant avec ses lames. Cette scène se déroule dans la continuité de ce passage, Alice étant immobilisé et totalement à la merci de Tao. Cette dernière l'a menottée bras au-dessus de la tête et prend plaisir à la dévisager pour saisir chaque expression de douleur durant l'acte. Alice possède déjà plusieurs coupures sur les flancs, endurant cette fois le supplice sur l'abdomen...

Je suis plutôt satisfait d'Alice malgré les énormes erreurs de proportions. La position de sa  tête et de ses bras me plaît bien, et son visage et sa coiffure ne sont pas si mal. malheureusement ses bras sont beaucoup trop gros et son corps trop fin ! Son œil est fait assez bizarre et le pagne que forme les vestiges de sa cape rend assez mal sur ses hanches... Mais globalement l'image me convient bien.
Tao par contre, c'est une horreur. J'ai commencé par ses cheveux au lieu de faire la forme générale de sa tête et en résulte ce visage atroce et difforme. Le reste de son corps par contre est plutôt pas mal même si j'ai laissé  tombé les mains par peur de me planter. Résultat elles sont représentées par une ébauche et semblent hypertrophiées, et surtout les lames ne possèdent pas l'échelle qu'elles devraient avoir et sont mal placées. Celle de l'avant-plan devait se positionner proche du nombril d'Alice et l'autre un peu plus haut sur le ventre, mais j'ai finalement fait comme je pouvais... Ça reste compréhensible quand même. Certaines erreurs, toutefois, sont dû au fait que je n'avais plus le look de Tao ni d'Alice sur ce passage de l'histoire et que j'ai modifié au dernier moment. Les bras de Tao et et la jupe d'Alice en font ainsi les frais...

Mais globalement, ça passe quand même et le côté BDSM en ressort plutôt bien.

Star Wars – Les Chroniques d'Alyss Demeter

Star Wars: Old Revolution
LES CHRONIQUES D'ALYSS DEMETER


La jeune femme se tenait debout sur la dune de sable, surplombant une partie du désert aride de Tatooine. Une terre hostile et meurtrière qui lui avait déjà prit sa sœur jumelle il y avait des années. Et pourtant, après une longue absence, revenir ici lui faisait du bien. Elle aimait ce sable et la fournaise, la caresse brûlante des soleils sur son corps. Danseuse, elle était habituée à ne se vêtir que du strict nécessaire pour ne pas gêner ses mouvements, et la chaleur suffocante de la planète ne l’atteignait plus. En quittant ce monde pour l’espace, cette relation particulière qu’elle entretenait avec le climat de Tatooine lui avait terriblement manqué.

Par protection cependant, elle était enveloppée dans un ample manteau afin de se protéger des tempêtes de sables régulières de cette région. Il n’était pas difficile pour elle de se mouvoir dans le vent cinglant car elle avait apprit très jeune à voyager dans de telle condition. La vie de nomade était difficile et son peuple avait retourné les contraintes à leur avantage pour se protéger des pillards et des multiples dangers. En ces lieux, la survie était quelque chose de primordiale. Alyss régula sa respiration, plissa les yeux et avança par courtes enjambées pour éviter le déséquilibre. Comme une machine, elle progressa lentement mais sûrement.

Son chemin croisa celui d’une caravane itinérante, allant en sens inverse. Perché sur son Bantha, l’avant-garde se figea pour observer la frêle silhouette solitaire. Ni méfiant ni hostile, simplement curieux. Le code des nomades se prêtait à toutes sortes d’échanges de courtoisie, une nécessité de survie tout comme un signe de reconnaissance. Mais Alyss avait quitté ce monde il y avait bien longtemps, avec l’extermination de son propre clan. Elle salua l’homme de façon précise et celui-ci lui renvoya la pareille avant qu’ils ne poursuivent chacun leur chemin. La jeune femme évita de regarder le reste de la colonie, les souvenirs se suffisant à eux-mêmes.

Les pas des Banthas firent écho aux coups de blasters qui avaient longuement résonnés ce jour là. Des Hommes des Sables, puis des brigands. Son clan s’était fait surprendre une fois de trop et son peuple avait été dispersé, massacré… Les cris incessants et le bruit des corps chutant sur le sable avaient été ses derniers moments de libertés. Puis la capture, l’esclavage. Une autre vie, une autre Alyss. Après sa sœur, le désert lui avait prit son innocence… Cet épisode remontait à une dizaine d’années mais elle se souvenait du chemin par cœur. Sans gardes cette fois, sans chaînes et sans autres prisonniers, ni claquements de fouet. Durant des années elle avait rêvée de faire ce chemin en sens inverse pour regagner sa liberté, là voilà qui désormais retournait vers son ancien maître. Celui qui l’avait radicalement changée, de petite fille terrifiée à servante soumise.

Durant des années, elle ne fit que danser. Sa seule forme d’expression et sa seule forme de liberté. Elle grandit sous les coups de fouets et les menaces, entourée d’esclaves et d’hommes dangereux et brutaux. Son âge fut sa malédiction, car en devenant femme, on lui confia d’autres tâches que de verser du vin dans les verres des mercenaires et de nettoyer la demeure de son maître… Ses danses n’étaient plus distractives mais séductrices, les éventuelles compliments devinrent des invitations impossible à refuser. Et elle avait apprit à haïr…

Alyss repéra les ruines peu après la fin de la tempête. Si elle connaissait l’emplacement par cœur, une vue plus nette des environs lui fut utile et le vent lui épargna la tâche de déblayer l’entrée. Elle se permis une pause, buvant à sa gourde et contemplant les restes du quartier général de l’homme qui l’avait achetée et asservie. Rafraîchie, elle ôta sa cape et s’exposa aux soleils en fermant les yeux. Une légère brise la chatouilla. L’ancienne esclave se tenait au seuil de sa prison. Elle était toujours vêtue de sa tenue d’alors, bikini de métal doré, collier et bracelets à chaîne. Un uniforme prévue pour la rabaisser en l’exposant pratiquement nue et en permettant de l’attacher.

Encore maintenant, beaucoup lui posent la question. Pourquoi garder ces vêtements alors qu’elle est désormais libre ? Pourquoi s’exposer dans ce costume, elle qui peut s’habiller convenablement ? A cela, Alyss répond toujours par un simple sourire énigmatique. En tant que danseuse, les vêtements légers ne l’avait jamais gênée. Bien au contraire, ces années de captivité lui permirent d’affiner son talent, de s’imposer et d’ainsi survivre. Ils étaient son seul bien et elle apprit à les aimer. Encore maintenant, ils formaient une très bonne tenue pour ses spectacles. De plus, s’habiller « normalement » reviendrait à oublier ce qui l’avait fait devenir celle qu’elle est désormais. En gardant ces symboles tout en étant libre, elle montrait ainsi qu’elle n’était pas qu’une femme insignifiante mais quelqu’un ayant été plus bas que terre et s’en étant relevé.

De la même manière que la Alyss esclave n’existait plus, la résidence de son maître était une relique du passé. Le sanctuaire de ce petit parrain n’était plus qu’un abris en ruines servant de refuge occasionnel aux animaux ou aux voyageurs. L’intérieur était envahit par le sable et les pierres s’effritaient par manque d’entretien. Tout avait été pillé il y a bien longtemps déjà, le jour même où cette guerre entre criminelles signa l’arrêt de mort de cette petite ligue. Jabba le Hutt n’appréciait guère la concurrence et le premier faux pas de son rival fut également son dernier. Il dépêcha des troupes de mercenaires qui eurent tôt fait de prendre possession des lieux. Et après des années, Alyss avait vu de nouveau les conséquences d’une bataille perdue d’avance, rampant sur le sol pour échapper elle-même à la mort.

Beaucoup périrent, d’autres s’échappèrent. Les esclaves, comme toutes possessions, furent rassemblés pour être remit à Jabba, tandis qu’on incendia la bâtisse. Le maître d’Alyss fut exécuter sommairement, d’un coup de blaster dans la tête après un bref message du Hutt. La danseuse avait souvent rêvée d’une scène semblable, mais la réalité ne fut pas une libération. Ce n’était qu’un nouveau plongeon dans les ténèbres pour elle, car ironiquement, l’homme responsable de son emprisonnement était aussi celui qui lui avait fait garder espoir.

Près de ses appartements privés, il possédait une chambre personnelle. Un petit musée où il exposait fièrement de nombreux trophés récupérés de manière plus que douteuse et provenant des quatre coins de la galaxie. Amateur d’arts et d’armes, de civilisations antiques et de babioles étranges, il se gaussait de ses trésors et s’en vantait constamment. Là où tous y voyait une lubie ridicule, Alyss avait cependant été très attirée par cette pièce. L’amoncellement d’objets de provenance inconnue la faisait rêver et elle ne pouvait décoller ces yeux de la collection. C’est peut-être ce point commun qui lui valu un léger traitement de faveur. Plutôt que de nettoyer la grande salle, Alyss s’était vu remettre le « privilège » de prendre soin de cet endroit magique. Bien sûr, à la moindre erreur, c’était la mort assurée, mais son propre respect pour ce mélange des cultures lui fit prendre toutes les précautions nécessaires…

Désormais, l’endroit était vide. Pillé, bien entendu. Les armes récupérées par les brigands, les objets de valeurs remis aux Hutts, et bon nombre d’autres pièces détruites par le feu car jugées inutiles. Dommage, car Alyss aurait donnée cher pour récupérer quelque chose. Elle se souvenait encore des yeux brillants de son maître, lui expliquant la provenance de chaque artefact. Les histoires incroyables qui y était liés: des batailles, des religions obsolètes, des mondes perdus. Et des légendes de guerriers surnaturels usant de la Force.

Ce qu’était la Force, elle l’ignorait alors. Les Sith, les Jedi. Tout cela n’était que des noms associés à des récits fantastiques. En tant que nomade, elle ne connaissait pas grand chose hors du désert. En tant qu’esclave, elle ne savait que danser et procurer du plaisir aux hommes. Son propre langage avait régressé à un stade alarmant, et elle ne pouvait saisir de concept aussi immatériel que ces Chevaliers luttant contre le côté Obscur. Cependant, son imagination avait beaucoup travaillé et elle rêvait chaque nuit de croiser ces êtres magiques et, comme eux, de posséder cette arme incroyable. Un sabre laser…

Elle n’en avait vu qu’un seul, défectueux et très ancien. Probablement récupéré au marché noir après la mort de son possesseur. Il était la pièce maîtresse de la collection, l’objet pour lequel ce chef de criminels aurait sacrifié toute son organisation. Il ne l’avait jamais allumé, arguant que cela reviendrait à le faire exploser. La chose était sans aucun doute un tas de ferraille inutile et aussi dangereux qu’une batterie instable, mais pour eux deux pourtant il signifiait bien plus. Encore maintenant, la danseuse voudrait en voir la lame, connaître sa couleur…

La jeune femme s’accroupit et posa ses doigts sur les dalles rugueuses du sol. Elle suivit un réseaux de rainures, comme un labyrinthe, et avança peu à peu vers un coin sombre de la pièce. Elle fouilla de longues minutes à la recherche d’un aspérité bien précise, d’un relief spécifique… Là, elle détecta une brique descellée et la souleva, creusant le sol meuble en-dessous. Elle fini par toucher un objet cylindrique recouvert d’un foulard usé qu’elle déterra. Dans la semi obscurité des lieux, elle regarda la chose avec un mélange d’excitation et de frayeur. Lentement, elle ôta le chiffon pour délivrer l’artefact de taille moyenne. On aurait dit un tube, avec boutons et reliefs. Des gravures, à demi-effacées et qu’elle ne pouvait lire, indiquaient sûrement beaucoup de choses sur son origine.

C’était la poignée d’un sabre. Du sabre. Inutilisable et sans grande valeur, mais véritable relique d’une époque révolue. Il y a quelques temps de cela, lorsque Jabba envoya ses hommes faire le ménage, Alyss était au lit avec son maître, obéissant à certains ordres… Les coups de feu retentirent et le vacarme assourdissant ne laissait planer aucun doute sur ce qui allait se passer par la suite. En toute hâte, il lui confia un dernier ordre. Cacher sa relique préférée, dans l’hypothèse où il survivrait. Il lui remit dans les mains le sabre et lui indiqua quoi en faire. Quelques secondes plus tard, il était mort, et elle capturée par des mercenaires peu délicat qui profitèrent du lit luxueux une dernière fois avant d’y mettre le feu…

A la lumière du grand jour, Alyss examinait encore l’artefact. Elle se surprit à le prendre en main et esquisser quelques gestes de coups d’épée, pour s’imprégner de la légende. Un grand sourire se dessina sur son visage. C’était maniable, agréable presque. Une Danse du Sabre avec un tel objet ? C’était une idée de spectacle tout à fait plaisante !

Elle ne jeta pas un regard en arrière après cela. La danseuse avança rapidement dans le désert, s’éloignant pour toujours des ruines de son passé. L’espoir qui l’avait fait survivre et tenir durant ses années d’esclavages avait évolué en quelque chose d’autre. Un objectif. Et si son plan n’était pas encore très défini, la récupération de ce sabre inutile en formait cependant la première phase…

lundi 30 mars 2009

Gypsy Witch – Sleeping Beauties


Un petit dessin guère réussi d'Alice et Rebekah, endormies l'une à côté de l'autre et main dans la main. Une fois n'est pas coutume, elles sont vêtues de la même manière et du coup il est difficile de les distinguer. Petit indice: Alice est la plus chevelue (à gauche). Il s'agit d'un petit truc simple, sans trop de couleurs ni de formes. Alice et sa sœur s'endorment ensemble, comme toujours, probablement au cours d'une après-midi ensoleillée.

Les petites robes d'été dont elles sont vêtues sont la raison principal de l'absence de couleur du dessin. Concernant le positionnement des corps, j'ai eu recours à des images pour avoir une base mais Bekah fut en partie improvisée et cela se ressent (la partie droite de son corps, son bras et ses jambes, faites à l'arrache). Ce n'est pas très réussi et tout a été griffonné en quelques instants. Cependant je suis assez satisfait de la forme des pieds d'Alice et de la posture de son corps en général. L'aspect foisonnant de ses cheveux est marrant même si pas très réaliste, et pour le coup Rebekah est la plus raté à ce propos.

Même si elle possède bien moins de cheveux que sa sœur, le fait qu'elle soit sur le dos me donnait envie de lui faire une cascade de cheveux tout autour de sa tête. Mais mes traits ne sont pas assez souples et résultat, ça donne ce machin bizarre. Sa robe est moins bien faite également, preuve que là je n'avais pas de référence pour m'aider. Bref dès que j'ai pas de modèle, je me plante royal.

Mais bon, c'est mignon.

Gypsy Witch – B.O.W. Specimen Sample


Deux croquis d'une Alice scientifique, tenant dans les bras un conteneur où se trouve un spécimen de B.O.W. (bio-organic weapon). Un échantillon, plus précisément, puisqu'il s'agit d'un simple bras...

Lorsque Alice se replie sur son travail de chercheuse via la boite de son père, elle va se focaliser sur deux domaines particulier. La robotique, où elle va autant participer à la conception du hardware que du software, et la génétique où elle va essentiellement travailler sur la création de nouvelles formes de vie, la plupart à destination militaire: les B.O.W.


William Birkin (le vrai)

Le but avoué est de montrer de nouveau le côté sombre d'Alice qui, comme son père, peut s'impliquer dans un projet qu'elle juge intéressant mais sans se poser de question d'éthique. L'occasion de la montrer comme froide et même terrifiante puisque ne reculant devant rien pour parvenir aux résultats souhaité, un peu à la manière de Albert Wesker dans les Resident Evil, ou du flippant William Birkin durant l'excellent flashback de Resident Evil 2 (et non pas la version lopette qui a suivi avec Zero et The Umbrella Chronicles). Pourtant, loin d'être une "mercenaire de la science" comme son géniteur, Alice est affectée par ses valeurs morales, juge les B.O.W. comme totalement néfastes et ne s'impliquera jamais réellement dans le domaine militaire.



Ici, elle est en présence d'un test sur une nouvelle arme biologique. J'ai complètement repris le fameux G-Virus de Resident Evil 2 en m'inspirant de mémoire, non pas de la transformation de Birkin lui-même, mais d'un spécimen que l'on croise dans le jeu, prénommé Code G. Il s'agit d'une expérience sur le corps humain, on le trouve sous la forme d'un document (la "photo A") puis on le croise dans le laboratoire souterrain en fin de jeu... J'ai gardé l'aspect brun-orangé de la chose et surtout l’œil gigantesque qui symbolise une transformation sous G-Virus.


Puisqu'il ne s'agit que de croquis, j'ai simplifié la forme puisque n'ayant de toute façon pas de modèle sur le moment, et j'ai ajouté un liquide vert-turquoise dans la cuve, avec des bulles. Alice devait le tenir contre elle en entourant le conteneur de ses deux bras, mais je me suis foiré sur la position dans les deux cas. La première fois (en grand, à droite), j'ai dessiné la cuve sans penser que les bras devrais la recouvrir, la deuxième (à gauche en plus petit et torché plus rapidement) on peut voir que j'ai commencé par les bras mais que je me suis raté sur l'échelle (le bras qui dépasse).

Alice possède un regard presque triste, ce qui est une erreur car je la voulais froide et presque "méchante". J'ai repris son accoutrement d'un dessin précédent, avec la blouse blanche et la longue queue de cheval (où j'ai ici enfin pu rajouter le deuxième ruban, mais c'est très mal fait !), la canne étant absente pour ne pas poser problème... On découvre une Alice plus sobre, vêtue d'un simple pantalon et d'un T-shirt (court quand même) noir, ce qui devait être un indice sur son comportement plus refermé et moins apte à la déconne...

La colorisation est à chier, en grande partie à cause du scanner. Je crois que mes crayons sont aussi de très mauvaise qualité et les multiples feuilles de papiers qui me servaient de support sur le bureau n'ont pas dû aider...

Si les croquis ne sont pas terrible, l'idée de faire travailler Alice sur des B.O.W. me plaît bien et je suis sûr qu'il y a matière à développer tout ça...

jeudi 26 mars 2009

Gypsy Witch – Dr. Cooper


Un petit dessin d'Alice en scientifique, car c'est un élément bien souvent oublié dans ses histoires. Fille d'un spécialiste en robotique et génétique, scientifique mercenaire louant ses services aux plus offrants (en argent mais aussi en challenge), Alice possède de grandes capacités dans ces domaines et va marcher sur les traces de son père, la conscience éthique en plus...

J'avais déjà vaguement montré une Alice en blouse blanche (via The Frankenstein Experiment et son complément) mais l'illustration est ici déjà plus parlante. Alice nous paraît sérieuse et pensive, son cerveau travaillant sûrement à toute allure, et dans un accoutrement assez professionnel. A la base, notre sorcière / scientifique devait être un brin plus détendue, plus mélancolique, et avoir une cigarette à la bouche ! Une image qui me semblait amusante et probablement à mettre sur le fait que je me refais Metal Gear Solid 2 en ce moment...

En dessinant, la clope est finalement passé à la trappe puisque son expression presque agacée ne collait pas trop avec. En revanche j'ai rajouté le détail de la canne et de la cicatrice sur l’œil pour mieux "dater": tout cela se passe en effet peu après avoir été démise de son statue de grande sorcière et avoir été blessée par les parents de Jade. Soucieuse de s'éloigner un peu et de garder son esprit occupé, elle rejoint alors un des centres de recherches de son père et entre en tant que nouvelle recrue dans une petite équipe, pour travailler sur divers projets.

Si Alice va prendre les choses très à cœur afin de se noyer dans le travail, elle va cependant nouer quelques relations et retrouver le goût à l'amusement et au contact humain... En tout cas jusqu'à ce que son père décide de la suspendre afin de l'obliger à ne plus s'enfermer dans son laboratoire et à côtoyer d'autres personnes que ses quelques collègues….

Si le dessin est très simple (Alice en blouse blanche et c’est tout), l’image me plaît bien. L’air sérieux de la jeune femme, un peu énervée, souligne son implication dans un projet et change un peu de sa tristesse ou de ses histoires où elle n’est pas toujours mise en avant. La blouse blanche lui va bien et Ô surprise ! Enfin une coiffure !

Une simple queue de cheval, et pas très maîtrisée puisque je ne savais pas trop comment la conclure vu la taille mais ça lui va très bien. J’aurai voulu placer un second ruban rouge, beaucoup plus bas, afin de rendre cohérent l’aspect très « resserré » de la masse de cheveux mais je n’ai pas eu de place… J’ai rajouté quelques mèches de cheveux devant son œil blessé car elle complexe et passe son temps à le cacher.

La coloration est un peu naze, en partie à cause du scanner, en partie à cause du support sur lequel j’ai commencé à passer mes crayons. C’était sur le carton d’un bloc de feuilles à dessin, reproduisant un « grain » de texture, ce qui occasionne alors cet effet bizarre sur le coloriage…

Un petit truc qui change et que j’estime plutôt bien fait. Je suis content !


[FRAGMENTS] Gypsy Witch – Tickle Torture


Classé dans "fragments", un bout de croquis inachevé par manque de temps. Il n'y a même pas de véritable histoire derrière la scène, il s'agissait juste d'une envie de dessiner quelque chose d'un peu coquin tout en restant innocent: ici Premutos (et probablement un autre personnage qui n'a pas été placé) s'amusant à "torturer" la petite sorcière en la chatouillant. Peut-être pour la faire parler, peut-être pour la punir de quelque chose ou juste pour l'embêter, allez savoir. Un châtiment peu sévère mais totalement efficace.

Si Premutos apparaît pleinement, très mal dessiné comme à mon habitude (toutefois j'aime son attitude totalement décontracté, clope au bec et main dans la poche), Alice est à peine ébauchée. Elle devait se tenir debout et attachées, en tenue légère, tandis que la plume la caresse sous un bras. Elle est en larmes, totalement submergée par la sensation et incapable d'endurer les chatouilles. L'autre personnage devait s'occuper d'une autre partie de son corps, aisselle ou ventre, ce qui expliquerait l'état de notre héroïne.

Quoiqu'il en soit, je place cela ici en guise d'archive, et parce que j'assume pleinement ce fétiche. Hop.

Gypsy Witch – Témoin


Sans inspiration aucune, j'ai mis très longtemps ce soir avant de pondre quelque chose... J'ai finalement opté pour quelque chose de simple puisque vu la fatigue j'aurais eu beaucoup de mal à faire autrement, et le résultat montre bien que je n'étais ni en forme ni motivé...
La scène nous présente Alice, toute jeune, témoin de la mort de sa sœur juste en face d'elle. Elle porte dans les mains des glaces qu'elle était partie acheter juste avant le drame, et le sang de sa jumelle la recouvre après un violent impact. Elle est en état de choc, les yeux fixés sur le corps désarticulé de Rebekah...

Autant pour le dessin, ça reste un truc simple et bateau (pas de décors ou autre) en raison de la fatigue, par contre pour les fringues je sais pas ce qui m'a pris. En repensant vaguement au croquis déjà fait sur la scène (ici) j'ai voulu reprendre les mêmes vêtements pour Alice, mais en même temps je pensais aussi faire quelque chose de très simpliste comme une robe d'été (notamment inspiré par un autre croquis récent, ici).
Finalement je me suis retrouvé à faire ce truc super compliqué qui rend très mal à l’œil. Elle porte une chemise blanche courte et déboutonnée en bas, et par dessus un espèce de mini-top un peu bizarre. Elle possède également un foulard noué sur ses hanches, par-dessus une courte jupe qui se termine par ce que je voulais être une sorte de voilage. Autant dire que vu mon pauvre talent pour la coloration et le détail, ce n'est pas très visible...
Le surplus de couleurs et d'éléments, et tout simplement l'assemblage farfelu de l'accoutrement, rendent le tout très ridicule. Les éclaboussures de sang sont gigantesques et pas du tout cohérentes pour un accident de voiture, mais sur un dessin aussi petit c'était ça ou ne rien mettre. Et puisque la présence de ce sang aura une importance fondamentale plus tard pour Alice, j'ai préféré exagérer les choses en attendant une version plus soignée.

Pour le reste, c'est du domaine de l'habituel. Des cheveux pas en valeurs, des erreurs de proportions, du simplifié à l'extrême dans certains cas (le rose de la glace à la fraise, l'autre est censé être vanille... en blanc donc). Les yeux sont une horreur et la coloration, faite en quatrième vitesse, est ignoble, et encore plus avec le scanner. C'est bien simple on ne voit presque rien ! Du très moche. Mais j'étais tellement en retard dans la parution d'article que je désespérais. Et vu ce que ça donne au final je regrette vraiment...


lundi 23 mars 2009

Gypsy Witch – La Marque

Encore une fois voilà quelques gribouillis fait un vitesse, j'ai beaucoup de retard à rattraper mais peu de motivation pour me livrer à un travail compliqué. Mes recherches pour trouver une source d'inspiration m'auront toutefois remémoré quelques éléments que j'avais envie de développer, et un début d'histoire – voir un début de cycle vient de naitre...

http://i.imgur.com/3YWFEP1.jpg    http://i.imgur.com/30G8YYM.jpg

Les deux croquis montrent ainsi une Alice possédant une moitié de masque incrusté dans la chair de son visage, la cachant en partie. Il s'agit d'une reprise d'un personnage secondaire du film d'horreur Démons, de Lamberto Bava, une énorme série B italienne survoltée, gore et très énergique. On le voit très peu mais sa première apparition (tout en noir et en bottes à rajouts métalliques, très New Rock dans l'esprit) est suffisante pour marquer un minimum.


Le film est en fait un énorme clin d’œil à un grand classique du cinéma d'épouvante, Le Masque du Démon. C'est également une référence d'un fils (Lamberto Bava) à son père (Mario Bava, grand maître du cinéma). Démons raconte comment un masque maudit, enfermé dans la tombe de Nostradamus, transforme celui qui le met en démon, lequel peut ensuite créer d'autres démons dès qu'il tue une personne. C'est un renvoi directe au chef d’œuvre de son père, où le Masque du Démon est un instrument de l'Inquisition servant à marquer les sorcières en leur perçant le visage par d'énormes clous.

Ces deux films, complètement différent tant dans la forme que dans l'esprit (un classique et une série B) me serviront pourtant de références pour une histoire où Alice se retrouve ainsi à devenir l'instrument du Mal... En tant que sorcière, elle va ainsi être soumise au port du Masque et en souffrir. Maudite, elle s'en sortira non sans porter la "Marque": une partie du masque enfoncé dans son visage et impossible à retirer... On peut également faire un parallèle entre cette histoire de masque et l'identité secrète d'Alice, le Masque, qu'elle utilisait autrefois. Une autre piste que je vais utiliser dans l'histoire mais puisque le concept ne m'est venu à l'esprit il n'y a seulement que quelques minutes, tout ça reste encore très flou...

 
Quoiqu'il en soit, voilà deux croquis peu inspirés et pondus rapidement d'après photo. J'avais commencé par celui de profile afin de n'avoir qu'une ébauche pour ce soir et détailler le reste plus tard avec plus de temps, mais finalement je me suis lancé sur le second parce que j'avais encore un peu de place sur la feuille, reprenant directement le modèle.Il s'agit globalement d'une retranscription grossière du look de l'acteur Michele Soavi sur Alice, bâclé en vitesse. Je n'avais rien pour simuler l'aspect métal / chrome du masque dont je l'ai laissé en blanc (j'avais même idée de ne coloriser que les cheveux et les bordures du masque), et je n'ai même pas eu le courage de simuler les blessures occasionnées par les fragments du masque... Dommage car c'était un aspect que j'appréciais tout particulièrement, cette peau craquelée avec le métal en-dessous et non par-dessus...

Rien à dire d'autre, je ne vais pas énumérer les erreurs de traits ou de proportions. Mais puisque l'idée semble intéressante, il y aura probablement bien plus à venir par la suite !


dimanche 22 mars 2009

Gypsy Witch – Funérailles


Un tout petit croquis effectué en trente secondes sous le stress. Il me fallait absolument quelque chose à poster pour l'article quotidien du blog et je n'avais non seulement aucune inspiration, mais également aucune volonté de travailler sur quelque chose de compliqué (et je suis facilement découragé devant l'ampleur d'une idée, en raison de mon mauvais talent).

Le machin que j'ai eu en tête était à la base un brin plus complexe, avec une vue de face et une Alice un peu plus détaillée. Dès le départ, en faisant la pierre tombale, j'ai fais une erreur de perspective et plutôt que de refaire le tout j'ai décidé de foncer et de voir ce que ça donnerai. Finalement c'est globalement la même chose.

Nous voyons donc une Alice toute petite face à la tombe de sa sœur, juste après sa mort. Elle la regarde et tente de réaliser qu'elle ne reverra plus jamais sa jumelle, ce qui l'a met dans l'état qu'on imagine. A ses côtés se tiennent ses parents dont l'un lui tient la main, mais ils ne sont pas visible puisque je voulais tout centrer sur Alice et le point de vue d'une petite fille face à l'évènement.

Pour parler des légères différences avec le concept de base, Alice devait avoir des larmes naissante et une expression de colère contenue sur le visage, provenant de son sentiment d'injustice par rapport à la mort de Rebekah. On ne devait pas non plus voir les jambes de la personne qui lui tenait la main, ou en tout cas sans grand détail pour l'identifier. Là finalement je me suis dis que c'était logique que ça soit sa mère... Pour le reste, la robe d'été noire d'Alice et ses petits souliers vernis, la main tenue assez haute (peut-être trop pour une enfant de onze ans ?), le regard baissé vers la tombe, tout est là.

Concernant le dessin en lui-même, et bien pour quelque chose griffonné en  trente seconde j'avoue que je suis très content ! Bien sûr ce n'est pas exactement ce que j'avais en tête et le fait qu'Alice ne soit pas en colère / pleure m'embête un peu, mais son expression est quand même bien faite et je la trouve très mignonne et attendrissante. Mise à part le soucis de perspective assez flagrant (mais bon c'est un croquis), c'est peut-être un des plus beau coup de crayon que j'ai jamais eu je crois...

Bien sûr on pourrait redire sur beaucoup de chose: la pierre est trop fine (et je l'ai réalisé dès le premier millimètre de trait tracé), la robe de Koudelka est assez bizarre et les deux bras qui se tiennent par la main sont assez mal fait. Un autre détail que je n'avais pas remarqué avant le scanner c'est le manque de traits sur le devant des cheveux d'Alice: on dirait qu'elle possède une espèce de mèche blanche à la Malicia (Rogue) des X-Men !

Mais très franchement pour ce que c'est, et vu le temps que j'y ai mis, je vais pas faire d'enculage de mouche (si vous me passez l'expression) et je suis franchement satisfait. J'en espérais vraiment pas tant !

jeudi 19 mars 2009

Gypsy Witch – Petit Frère

Bon encore un truc moche et défiant toutes les règles du dessin. Un peu à la manière d'un autre truc que j'ai pondu il y a quelques temps, j'ai fais ça en quatrième vitesse afin de poster quelque chose ce soir et respecter la règle de l'article quotidien. Manque de bol, autant la première fois c'était finalement pas si mal (bien que repompé sur une œuvre déjà existante), autant ici c'est super moche (mais pour le coup j'ai tout fait moi-même).

Le dessin nous présente ici un tout nouveau personnage, non pas l'enfant d'Alice mais son petit frère James, qu'elle découvre tout juste. L'enfant a été conçu par ses parents, réunis après la résurrection de Rebekah. Très occupée depuis ce dernier évènement, Alice est passé à côté de pas mal de choses concernant sa famille et apprend donc la nouvelle, sa mère venant d'accoucher.
J'ai reproduis ici grossièrement ce que j'avais en tête pour cette toute première rencontre entre notre sorcière et James. Elle le tient dans les bras et leurs regards se croisent. Par contre, si la jeune femme est ici souriante, presque rêveuse, elle était plutôt inexpressive dans ma vision, comme sceptique ou perplexe, je ne sais pas pourquoi. J'ai hésité à reproduire ça et finalement j'ai opté pour un tout petit sourire afin de donner un aspect plus mignon à l'ensemble... Autre légère différence: la position. J'ai du mal à visualiser la scène et je ne sais pas si elle devait tenir l'enfant des deux mains, tout près d'elle, ou lui offrir une position plus confortable en l'installant sur son bras. Finalement, avec le sourire, vient quelque chose d'un peu plus construit avec ce petit bébé qui tente de retenir le doigt de sa sœur qui s'agite devant son petit nez. Dans le même genre, je ne savais pas bien si je devais illustrer la scène de plein pied ou en plan américain et la décision s'est prise en cours de dessin dans la précipitation. Du coup je suis bien incapable de dire si c'est bien ce que je voulais.
Dernier point, le design général. Envelopper James d'un drap était la façon la plus simple de ne pas dessiner son corps et d'éviter de le rater. Alice par contre, ça a été des plus problématiques. Dans ma tête, elle vient tout juste d'arriver et se trouve être une grande sorcière puissante. Je l'a voyais alors avec un vêtement ample sur elle, peut-être une cape ou un grand manteau, mais finalement j'ai fini par inventer cet espèce de truc vestimentaire très "Fantasy" dans l'âme...

Alice possède cet espèce de vêtement, haut de robe très ample avec deux longs pans qui lui tombent jusqu'aux pied mais qui dévoilent cependant le bas de son corps. Le tissu est noir et bordé de rouge et possède les deux symboles d'Alice pour décoration: un Ouroboros sur le devant (mais ici ovale parce que je sais pas dessiner correctement) et les choses sur ses épaules sont supposées êtres des plumes représentées en Tribal. Malheureusement c'est si moche que ça ressemble plus à des feuilles ou je ne sais quoi...
Avec ça, elle porte toujours ses New Rock habituelle même si j'ai commencé par rajouter des lacets entrecroisés qui sont du plus mauvais effet, et un pantalon moulant qui devait être en cuir noir mais que j'ai fini par mettre bleu afin de ne pas trop faire mal au yeux à cause des couleurs, les variations de teintes étant très difficiles à faire au crayons. A ce sujet il y a des effets plutôt horribles, comme les cheveux d'Alice qui se confondent avec ses fringues, où la couleur de peau avec les bordures rouges (c'est notamment le cas sur le bout de ventre d'Alice que laisse apparaître son haut, qui devenait rouge et semblait être une erreur de dessin, m'obligeant à lui rajouter son nombril pour mieux faire comprendre la coupe du vêtement)... De toute façon la coloration est minable car mes crayons sont de mauvaise qualité et que j'ai fais ça en vitesse. Pour ne pas arranger, le scanner s'est décidé à enlaidir l'ensemble.

Maintenant pour en venir au dessin au lui-même, c'est donc une monstruosité. Aucunes proportions, les bras d'Alice sont super fins et mal foutus, avec surtout des traits en trop pour celui qui soutien le bébé (faut dire que je travail direct au stylo sans passer par la case du crayonné). Son visage est assez expressif mais sa tête trop petite, ses cheveux sont comme toujours très mal mis en valeurs et le bébé est passable.
J'ai beau avoir l'habitude de faire des trucs moches, je suis du genre perfectible et je ne supporte pas de faire une représentation laide de ce que j'imagine. Autant vous dire que celui-ci m'horripile au plus haut point et que je ne supporte pas de le regarder. Bien sûr j'ai fais ça à l'instant, en quelques minutes, afin d'avoir un article supplémentaire et d'enfin officialiser James, mais franchement ça m'agace.

Je déteste ce dessin, mais au moins James est là...

mercredi 18 mars 2009

[FRAGMENTS] Gypsy Witch – Adieu à ma Fille

ADIEU À MA FILLE


    Je suis allongée sur une table de métal froid, nue si ce n'est un grand drap blanc qui me recouvre. Il fait noir, il n'y a aucun bruit et je ne ressens rien. Lorsque je reviens à moi, je comprends immédiatement où je me trouve avant même d'ouvrir les yeux. La morgue. Après tout ce temps, nous y voilà...
    Je me redresse sans hâte, accablée. Je ne suis pas déboussolée, je ne suis pas douloureuse. J'aurai préférée car je n'aurai pas autant conscience de la situation que je ne le suis maintenant. Lentement je me lève et descend de la table, me couvrant du drap. Pendant un bref instant, j'essaie de ne pas y penser et de vérifier ma condition. Pas de pouls, basse température, respiration facultative... Je suis bien morte. Ma seconde nature a pris le relais, m'octroyant une vision parfaite dans l'obscurité de la salle et une poussée de canines. Mes blessures ont déjà disparues tandis qu'une soif incroyable me brouille l'esprit.
    Ces vérifications faites, je cesse de perdre du temps et je quitte la salle vaincue par un sentiment de fatalité. J'ai beau savoir depuis longtemps que ce moment arriverait, c'est difficile. Dans ma tête naissent des centaines de scenarii où je me soustrais aux règles, où j'arrange les choses, mais je n'y prête aucune attention. Les dés sont pipés depuis le départ et je n'ai aucun moyen d'échapper à ce qui va suivre...

    Qui aurait cru que les couloirs d'une maternité soit si désert ? Rien ni personne ne vient entraver ma progression, et c'est peut-être ça le plus dur. Cette sensation d'inéluctabilité. Si mon corps était en meilleur santé, je tremblerai de tous mes membres.
    Et finalement j'y suis. Mes yeux se posent sur la grande vitre qui donne vue sur la dizaine de berceaux entassés dans la salle. Dans chacun d'eux, un petit être endormi. Je reste longtemps à les examiner, cherchant celui qui porte le nom que je lui ai choisi.
    Je me raidis lorsque je l'aperçois, inerte dans son petit lit, emporté par le sommeil. Si minuscule.

(...)

Texte inachevé. Un simple essai basé sur un arc narratif pas encore pleinement établit. L'idée était juste d'improviser pour voir ce que ça pouvait donner, peut-être pour une très courte nouvelle.

mardi 17 mars 2009

[NOTES DE TEXTE] Gypsy Witch – Le Cœur de Glace du Bonhomme de Neige



Cette nouvelle inachevée, avec pourtant l'optique de la terminer rapidement puisque j'en avais le temps à l'époque, est celle qui introduit dans la série le personnage de Victor, un petit garçon que Alice va prendre sous son aile et trimballer avec elle durant ses voyages pendant quelques temps. Au début je ne pensais pas qu'il prendrait trop d'importance mais je voulais me lancer et voir si il y avait quelque chose d'intéressant à en tirer... Des éléments tels que l'adoption, la fascination de l'enfant pour la Magie et l'histoire d'amour naissante entre le petit garçon et une fillette inhumaine me paraissaient suffisant pour justifier cette histoire.

L'idée était donc de faire une sorte de conte, presque un conte de Noël en fait avec l'ajout de l'hiver (influencé par le fait que j'ai écris tout ça en plein mois d'août ?), en suivant le point de vue de Victor. Le fragment de nouvelle ne le montre pas, mais nous devions le voir découvrir Alice et son monde de merveilles progressivement. De ce fait, l'intrigue pourrait même être considérée comme une histoire à part et totalement indépendante du personnage d'Alice lui-même, laquelle n'a ici qu'un rôle finalement très secondaire.

Ici, le récit débute seulement et s'achève peu avant l'arrivée de Victor chez la sorcière. Nous savons déjà qu'il possède un père peu aimable et que sa famille vie sur le seuil de la pauvreté, mais je devais développer ces thèmes plus loin normalement: ce petit garçon est un enfant constamment battu par son père mais qui ne pense simplement qu'à donner du répits à sa mère. Son but étant de trouver la sorcière pour trouver une solution afin d'éloigner son père afin qu'il ne leur fasse plus de mal.

En l'état je suis très loin d'être satisfait de mon travail. C'est lourd, répétitif, on ne comprend pas grand chose et la narration est terriblement mal fichu. Une mauvaise fusion d'une narration externe avec le point de vue du protagoniste de l'histoire qui engendre une confusion sur TOUS les détails de l'histoire. Les flash-back sont difficilement compréhensibles et surtout je devrais raccourcir un maximum plutôt que de me répéter sur des choses secondaires. Si je dois reprendre cet écrit, tout ce pan de l'histoire va être corrigé afin d'obtenir une meilleure compréhension et de faciliter la lecture...

Pour les curieux, la suite de l'histoire voit ainsi Victor parvenir au bout du Chemin des Soupires et entrer dans la demeure de la sorcière. Une Alice bien joyeuse, en pleine danse, la petite Moe faisant la musicienne. Autant dire que le garçon va être un peu perturbé par rapport à ce qu'il s'attendait à voir, d'autant que la sorcière est bien amicale. Après avoir exposé son problème et donné ses cadeaux à Alice, celle-ci lui explique qu'elle ne peut régler ses problèmes d'un coup de baguette magique et qu'il doit lui rapporter quelque chose. Une sorte d'épreuve.

Victor devait donc repartir dans son village et retrouver un morceau de glace ayant la forme d'un cœur humain et se trouvant dans la poitrine d'un bonhomme de neige. Une créature représentant la cruauté de son père et à laquelle il devrait faire face pour prouver sa véritable valeur, etc. Un conte, comme je le disais. A cela se rajoute un début d'histoire entre lui et Moe, les deux possédant environ le même âge et attisant la curiosité l'un pour l'autre. La jeune fille devait alors désobéir à Alice et aller aider Victor dans sa tâche...

Le problème dans tout ça est que passé ces quelques éléments, j'ai écris dans l'optique d'improviser tous le reste. Il me manquait pas mal de détails à résoudre dont notamment l'histoire des parents de Victor, la nature exacte du bonhomme de neige et les effets de son cœur une fois possédé par Alice. Mais focalisant la narration sur Victor, un être ignorant et très jeune, je peux effacer pas mal de problèmes. Pour le reste, l'enfant ne parvient finalement pas à sauver sa mère laquelle est tuée par son mari durant la nuit car rouée de coup une fois de trop. L'homme va trouver la mort à son tour, probablement tué par Alice ou en raison de son "lien" avec le bonhomme de neige de l'histoire a qui Victor vole son cœur... Bref tout cela est encore très flou et devrait être travaillé avant une réécriture total de l'histoire.

Cette ébauche remonte à bientôt deux ans déjà et il est évident que j'ai égaré certains détails de mon histoire avec le temps. Peut-être même des choses importantes d'ailleurs. J'ai cependant retrouvé quelques notes sur un coin de feuille, même si celles-ci ne sont absolument pas vitales à l'histoire et ne concernent que quelques mots ou les tournures de phrases :

- Osselets [probablement pour y inclure ces objets chez Alice afin de donner une impression de richesse via la présence d'une multitude d'articles]
- Le monde avait une teinte d'argent [juste une phrase toute faite afin de donner dans le détail sur le décors du village couvert de neige et de glace]
- Le ......... qu'argentait la lune [même chose qu'au-dessus afin de rappeler que tout se passe une nuit de pleine lune, laquelle éclaire les scènes extérieures]

Malgré un texte quasiment illisible car trop lourd et redondant, ce Cœur de Glace est un écrit qui me plaît bien quand même, peut-être parce que j'avais la volonté de livrer une histoire vraiment mignonne, triste mais tout en offrant à son personnage la chance d'une nouvelle vie pleine de merveilles et que tous les petits garçons auraient probablement voulu vivre. Ensuite parce que Victor s'est par la suite totalement affirmé comme protagoniste et a évolué d'archétype abstrait (le pauvre enfant recueillie par une sorcière) à un être un peu plus complexe et avec une vraie vie (son amour presque impossible avec Moe, sa force de caractère et ses relations avec les personnes qui deviendront les membres de sa nouvelle famille).

Enfin, anecdote sur le titre, la nouvelle fut tout d'abord nommée The Cold Heart of the Snowman car le titre me semblait bien plus explicite, "cold heart" rappelant tout autant le cœur de glace au sens propre que sa métaphore pour désigner une personne insensible (le père de Victor) et "snowman" me semblant moins ridicule que "bonhomme". Mais étrangement le fait de mettre le titre en anglais, ce qui d'habitude ne me gêne pas du tout, me paraissait être de trop. J'ai finalement opté pour sa version française, plus longue à lire mais peut-être plus logique dans l'optique du conte pour enfant...

dimanche 15 mars 2009

Fontaine St-Martin (Blois)


La fontaine Saint Martin, à Blois (41)
Disons que pour moi, l'endroit est chargé de souvenirs...

lundi 2 mars 2009

Preview: Mask of the Ninja


Les Ninjas, c'est un peu nos petits chéris ici. Invincibles, multicolores, Terminators, ça fait très longtemps qu'on ne les avaient plus vraiment vu sous leur "meilleur" jour maintenant qu'il n'y a plus de films de Godfrey Ho ou de American Ninja / American Warrior... Alors que nous sommes désormais forcé de retrouver le ninja efficace et sobre à travers divers jeu vidéo (Tenchu, Ninja Gaiden et autres sorties récentes avec l'avènement des consoles Next Gen), notre fibre nanar va vibrer de nouveau grâce à... Mask of the Ninja !

Et on y retrouve cette vieille canaille de Casper Van Dien, l'acteur d'un film (Starship Troopers) et habitués de la série B (Python ! Shark Attack !). Il est donc le héros de cette production, où il interprète le détective Jack Barrett qui enquête sur le meurtre sauvage d'un millionnaire asiatique à Malibu. Avec la seule témoin encore vivante, ils vont devoir faire face à une horde de ninjas en motos et en survêt' qui vont donc essayer de les supprimer...

Un scénario de petit actioner à l'ancienne et filmé justement à l'ancienne comme le montre l'extrait disponible sur le site de la production ! On attend avec impatience ce futur chef d’œuvre réalisé par Bradford May, le responsable de quelques pépites comme Astéroïde, Gargantua, Darkman 3 ou encore Le Retour de Rick Hunter !

Le vieil adage "Seul un Ninja peut tuer un Ninja" sera t-il de mise ?