samedi 29 novembre 2008

Blob, Terreur Sans Nom / Danger Planétaire (The Blob)


Dans les années 50, le cinéma Drive-In cartonne, notamment chez les jeunes adultes et les adolescents, ces teenagers qui forment une grande partie du public et qui deviennent très vite la cible prioritaire d’un cinéma d’exploitation, en pleine expansion. C’est l’époque de La Fureur de Vivre, avec James Dean, qui remporte un très gros succès et devient rapidement un film culte. Un marché juteux en devenir dans lequel certains producteurs injectent de la science-fiction, ce qui donne par exemple des œuvres comme I Was a Teenage Werewolf, parfait spectacle de distraction pour un public de jeunes spectateurs se déplaçant en groupe au cinéma. Une petite production indépendante décide alors de suivre le mouvement en lançant The Blob (traduit par Blob, Terreur Sans Nom lors de sa sortie en Belgique, la France, elle, faisant l’impasse), mais c’est la Paramount qui va alors récupérer le film dans l’optique de faire des bénéfices au box-office. Ça sera également le moyen pour le jeune et encore peu connu Steve McQueen (alors encore crédité Steven McQueen) de se faire repérer et de devenir la star que l’on connaît…


D’abord nommé The Glob (puis The Glob That Girdled the Globe), le film va changer de nom en raison de l’animateur Walt Kelly (Fantasia, Dumbo) qui a déjà utilisé ce titre. Successivement appelé The Meteorite Monster, The Molten Meteorite et The Night of the Creeping Dead, il prendra définitivement pour titre The Blob (bien que cette dénomination ne soit jamais employée dans le film), nom qui va devenir un qualificatif pour désigner une créature gélatineuse. La Paramount prévoit d’abord de faire du film un programme de deuxième partie pour une double-séance (ce système était un mode commun du cinéma alors, notamment dans les salles spécialisées dans les films d’exploitations, appelées les Grindhouse, ainsi que dans les Drive-In) avec une de leur production, I Married a Monster from Outer Space, mais les spectateurs sont plus attirés par la petite production et il est alors décidé d’en faire programme à part entière, avec campagne promotionnelle à la clé.



L’histoire nous montre deux adolescents se conter fleurette sous les étoiles, lorsqu’ils sont témoins de la chute d’un météore dans les environs. Alors qu’ils partent à sa recherche, un vieil ermite découvre dans la roche une étrange matière visqueuse qui se met alors à bouger et à se plaquer sur sa main. Lorsque le couple le découvre, terrifié et visiblement à l’agonie, il l’emmène chez le docteur de la ville. Celui-ci comprend alors que l’étrange chose qui le parasite est un organisme vivant, le rongeant progressivement pour augmenter sa propre masse. Devenue énorme, la chose s’échappe alors en pleine ville…



The Blob, comme beaucoup de films de SF des années 50, narre une histoire d’invasion d’une petite ville américaine paisible par une menace étrangère. Durant cette période de Guerre Froide, le thème n’est pas anodin et reflète le climat paranoïaque et anti-communiste d’une Amérique terrifiée par le modèle socio-politique Russe. La SF permet la métaphore et ce n’est donc pas un hasard si la plupart des envahisseurs sont représentés par des Martiens provenant de la planète rouge. Une couleur hautement symbolique qui est également utilisé dans The Blob, et même si l’origine du monstre n’est jamais dévoilée (il provient juste de l’espace), elle reste une parfaite représentation du communisme soviétique venant dévorer l’ordre social américain.



Un ordre social ici représenté dans toute sa naïveté, dans l’idée de respecter l’idéologie qu’est l’American Way of Life, où tout le monde est beau et gentil. Un idéal très en vogue à l’époque, le peuple se devant de se montrer sous un jour parfait quoiqu’il arrive. Là encore, malgré l’aspect amusant et très rétro de la chose, nous sommes dans une pratique hautement manipulatrice entretenant l’état d’esprit d’alors. Bien plus tard, nombre d’artistes souligneront l’absurdité de ces procédés en montrant que la superficialité pouvait cacher bon nombre de secrets inavouables (Edward aux Mains d’Argent, Parents)…



Le script s’évertue alors à réunir toute la communauté d’une petite ville contre un adversaire commun, tout en se réappropriant l’imagerie véhiculée par La Fureur de Vivre. On retrouve le couple de héros complètement innocent, la figure paternelle incarnée par le chef de la police et la bande de jeunes en mal de sensations fortes. Bourré de clichés, le film ne nous épargne pas les histoires d’amourette de jeunesse, les disputes parentales ni les inquiétudes policières quant aux activités des adolescents, pourtant très sages (pas de joins ni de bière à l’époque, tout au plus quelques excès de vitesse !). Très bavard, le film pêche par son manque total de rythme, alternant une ou deux attaques isolées pour de très longues séquences de vie quotidienne et où la police, léthargique, ne s’inquiète pas plus que cela de la disparition progressive des citoyens. Un certain humour vient quand même égayer le métrage, que ce soit lorsqu’un petit garçon tente de s’attaquer au Blob avec son pistolet à amorces, ou quand un pauvre vieux à moitié endormi ne sait plus s’il doit prendre son casque de protection civile ou de pompier lorsque résonne toutes les sirènes de la ville pour prévenir du danger.



Malgré son sujet bateau, The Blob possède quand même l’originalité de proposer une créature peu commune, une masse informe qui a l’avantage d’avoir design intemporel. Très pratique pour les effets spéciaux qui n’ont pas à s’encombrer de détails, la chose ayant été créée avec un ballon météorologique modifié en premier lieu, avant d’être encore plus simplement représentée par du gel siliconé coloré ! En tant que petite production, le film ne dispose pas d’un budget important et le Blob demeure ainsi invisible les  trois quarts du temps. Le reste des effets spéciaux est des plus rudimentaire, à base de maquettes en papier et de dessins.




Ce qui n’est pas évité par contre, c’est l’humour involontaire qui parcoure le film. Reste célèbre notamment cette scène de panique où les figurants, tout bonnement morts de rire, doivent fuir en courant d'une salle de cinéma. Impossible de ne pas sourire aujourd’hui quand un directeur de lycée décide de fracasser la vitre de son propre établissement pour y entrer, la scène se voulant pleine de tension et soulignant bien l’héroïsme d’un acte que la morale de l’époque réprouve grandement, ou encore lors du final quand une vingtaine d’extincteurs suffisent pour congeler un Blob absolument gigantesque ! Mais c’est surtout de l’incroyable musique d’ouverture qu’il faut mentionner, une chanson Doo-wop attribuée à un groupe fantôme (The Five Blobs, en fait composé de quelques musiciens, du compositeurs Burt Bacharach et du chanteur Bernie Nee qui va dupliquer cinq fois sa voix pour donner un effet de groupe !) et qui se veut particulièrement joyeuse. Un choix plutôt étrange pour un film d’horreur qui va d’ailleurs être rectifiée en France puisque la chanson disparaît au profit d’une banale composition à la tonalité inquiétante. Enfin, la bourde la plus voyante reste sans doute Steve McQueen lui-même, à l’époque âgé de 27 ans et donc bien trop vieux pour son personnage censé en avoir 17 !



McQueen qui, justement, porte pour ainsi dire tout le film sur ses épaules tant sa présence en impose. Son charisme ne passe d’ailleurs pas inaperçu et, remarqué par un producteur, il va devenir une star mondiale en jouant dans la série Au Nom de la Loi. A ses côtés personne ne retient véritablement l’attention, à l’exception peut-être de sa partenaire Aneta Corsaut, que l’on va retrouver vingt ans bien plus tard dans le slasher The Toolbox Murders (chez nous La Foreuse Sanglante). A noter cependant dans le rôle de l’ermite, première victime du Blob, Olin Howland, un vétéran du cinéma muet qui signe ici son tout dernier film… Dans un rôle quasi muet !


Au terme de sa carrière, The Blob est un véritable succès qui va engendrer pas moins de 4 millions de dollars de recette. Un comble pour Steve McQueen qui a refusé un paiement sur 10% des bénéfices du film en pensant que celui-ci ne marcherait pas ! Le film se donc fait une grande réputation et demeure encore à ce jour considéré comme un film culte dans le domaine de la SF, même s’il est permis de douter de la légitimité de ce statut au vu de l’origine mercantile et du pauvre potentiel artistique de l’œuvre.



Avec un tel succès et l’épilogue en point d’interrogation (littéralement !), il apparaît plus qu’évident qu’une suite va être mise en chantier, ce qui va être fait en 1972 avec Attention au Blob ! (alias Beware ! The Blob, en référence à la chanson du film, aussi connu sous le titre de Son of the Blob), avant de connaître un brillant remake plus gore et plus nerveux trente ans plus tard, en 1988. Quant au film original, il va ressortir dans le milieu des années 70 suite au succès mondial de La Tour Infernale dans lequel joue Steve McQueen, faussement promotionné comme un tout nouveau film catastrophe ! Inédit en France jusqu’en 1976, il est alors diffusé sous le titre de Danger Planétaire.






vendredi 28 novembre 2008

Gypsy Witch – Frère et Soeur

FRÈRE ET SŒUR


Premutos apprend le décès de sa mère et se rend aux obsèques, aux Cours, découvrant alors que sa mort remonte à quelques temps déjà et que son père s'est très vite remarié après-coup. Tâchant sans succès de se renseigner sur les circonstances du décès, le jeune homme a l'étrange impression qu'on lui cache quelque chose et commence ses fouilles dans la Maison Dalgarry, se mettant son père à dos.

Alors qu'il entre dans la chambre de celui-ci et qu'il s'apprête a chercher des renseignements sur sa mère ainsi que sur sa nouvelle femme, il est attaqué par un singe hyper agressif. Il s’agissait d’une diversion organisé par un étrange individu dans le but de l’obliger à quitter la pièce et abandonner son enquête. Premutos suit cependant la créature et tombe nez-à-nez avec son propriétaire: un mystérieux inconnu drapé de noir, avec une capuche et un masque en argent lui cachant le visage.

Cette personne semble travailler pour le compte de son père et ne cache pas du tout l’objectif de son travail. En fait, le Masque (surnom attribué par Premutos) lui avoue presque ouvertement que sa mère a bien été assassinée par son époux pour permettre un nouveau mariage. Une union de pouvoir dont peu connaissent l’existence, mais qui semble suffisamment importante pour organiser le meurtre d’une personnalité renommée dans les Cours.

Alors que Premutos se prépare a attaquer le Masque dans le but de tout connaître de l’histoire, ce dernier lui donne une information qui va complètement le chambouler: il possède une (demi) sœur qui n’a pas conscience de sa nature et que son père s’apprête à éliminer également, puisque prenant de plus en plus de puissance en Ombre. Méfiant, le Chaosien doute d’abord de la véracité de cette information mais l’histoire semble plausible: son père a commis de nombreux viols par haine pour les Femmes et a sans le vouloir donné naissance à une petite fille. Plutôt que de la tuer, sa misogynie l’a poussé à abandonner l’enfant dans son Ombre de naissance, un endroit dangereux et sordide où la petite fut élevée afin de devenir une prostituée et une esclave. Il n’avait pas prévu que celle-ci survivrait à ces épreuves et que la mort de sa mère a elle lui donnerait une volonté nouvelle: celle de tuer son père. L’enfant aurait donc fini par apprendre la magie et à pouvoir la manipuler suffisamment pour devenir une grande puissance en Ombre.

Le père de Premutos, craignant de la voir devenir une Chaosienne par ses propres moyens, ne veut plus rien risquer maintenant qu’il s’est remarié et qu’un pouvoir nouveau va permettre son ascension. Il a alors prévu l’assassinat de sa fille, désormais jeune femme. Celle-ci n’est encore vivante que parce que sa folie l’oblige à prendre son temps pour la faire souffrir plutôt que de l’exécuter directement.

Le Masque entraîne subitement Premutos dans l’Ombre où se trouve la jeune femme en lui précisant qu’il a peu de temps pour la sauver, puis il disparaît subitement. Perplexe, Premutos fouille les zones et pense perdre son temps dans un petit village façon médiéval plein d’humains, d’orcs, de trolls et autres créatures de Fantasy. Toutefois une bataille violente attire son attention et il découvre parmi les combattants des gardes portant le symbole de son père. Il aide à massacrer les soldats avec divers guerriers errants, réalisant alors que l’attaque ciblait une maison close et ses prostituées. Suivant les indications du Masque, il infiltre celle-ci et fouille afin de chercher une femme qui pourrait s’apparenter à celle qui serait sa sœur.

Usant de Faust et de la Vision du Logrus pour la retrouver, il comprend que l’endroit possède plusieurs protections magiques d’un niveau plus ou moins important et se fait, sans le savoir, repérer par la maîtresse de la maison. Celle-ci, Tao, est bien sa sœur mais ils l’ignorent tous les deux. Pensant avoir trouvé un homme spirituellement puissant pour justifier son meurtre et la capture de son fantôme pour sa collection, doublé d’un partenaire sexuel potentiellement intéressant, elle se présente à lui avec sa suivante Kao, son Ombre. L’appâtant en se faisant passer pour un couple de jumelles SM, elle le voit la questionner sur une certaine prostituée orpheline et douée en magie.

Cela met la puce à l’oreille à Tao et les réactions méfiantes de celle-ci intrigue Premutos. La jeune femme souhaitant ne plus s’embarrasser de prise de tête, et voulant tuer cet homme différent des autres, elle s’apprête à coucher avec lui dans l’instant plutôt que de faire durer les choses. C’est à ce moment exacte qu’apparaît Damaskinos, leur père. C’est le moment des révélations: Premutos et Tao comprennent leur lien et réalisent leur ressemblance physique, la jeune femme découvre qui est son père, celui-ci sait maintenant que son fils est au courant de l'existence de sa sœur, et les deux hommes constatent que Tao est accompagnée de son double parfait, devenue sa servante et lui permettant de brouiller les pistes.

Devant la montée de tension, cette dernière devient instable et le fragment de Chaos pur en elle éclate sous l’influence combinée de trois Chaosiens. Une symbiose se forme et elle devient berserk, essayant de tuer Damaskinos. Tao souhaite passer à l’attaque mais Premutos la stoppe pour qu’elle ne se blesse pas contre son père, un être trop puissant pour elle. Celui-ci se laisse un peu déborder par Kao tandis que sa jumelle, ne sachant plus ou donner de la tête, attaque son frère. Damaskinos vainc Kao qui tombe inconsciente tandis que son Premutos fait appel à Faust pour tenir immobile sa sœur. Le père et le fils entament une conversation où le premier tente de manipuler le second, mais le jeune homme lui fait savoir qu’il sait qu’il a assassiné sa mère et qu’il ne faut pas compter sur lui pour lui obéir.

Il permet à Dante d’apparaître et le démon fond sur Damaskinos, puis attrape Tao et sa double avant de s’échapper avec elles par le fenêtre et de fuir dans une autre Ombre. Ils atteignent le monde de Premutos, près de la rivière et s’arrêtent à cet endroit.

Kao est toujours inconsciente mais confortablement installé à l’ombre, et Premutos et Tao sentent un malaise s’installer entre eux: ils ne s’échangent pas un mot durant un moment. C’est la Chaosienne qui brise le silence, demandant s’il est vrai que leur père à tuer sa mère. Prenant conscience de leur point commun, elle lui demande quelques explications auxquels Premutos répond tant qu’il peut. Sous le choc, Tao se sent mal et Premutos la serre contre lui pour l’empêcher de tomber. Ils échangent une conversation timide et retenue, et l’un comme l’autre apprennent à se découvrir un petit peu.

A force de temps, Tao fini par serrer la main de son frère et l’accepte comme quelqu’un qui n’est pas néfaste pour elle. Alors qu’ils commencent par se détendre un peu apparaît alors le Masque devant eux. Premutos se place instinctivement devant sa sœur tandis que celle-ci se montre provocante et vulgaire. Les deux se découvrent un nouveau point commun.

Le mystérieux individu, impassible, n’est cependant pas là pour attaquer et tend une main pour dévoiler un globe de fumée noir. Il s’agit de Dante, inconscient et sous sa seconde forme, qu’il retourne à Premutos. Il raconte que Damaskinos l'aurait tué s’il n’était pas intervenu. Prétextant défendre son maitre, le Masque aurait blessé et rendu inconscient Dante pour le sauver et faire croire à sa mort.

Premutos et Tao sont perplexes et plutôt agressifs mais Dante est bien là, encore vivant. Plutôt que de leur dire pourquoi il les a sauvés, le Masque leur explique qu’il a son propre intérêt dans cette histoire et leur conseil de s’en remettre à lui s’ils ne souhaitent pas être victime de la fureur de Damaskinos. Il rajoute que Tao doit passer le Logrus le plus vite possible pour sa propre survie et précise qu’ils se reverront en temps voulu. Il disparaît alors d’une manière qui ne semble pas être liée au Logrus, plus une sorte de téléportation magique non identifiée, non sans leur donner (sans raison apparente) un indice sur sa véritable identité.

Premutos découvre ainsi une étrange bague au doigt du Masque tandis que Tao réalise que sa voix est celle d’une femme. Les deux font très vite le rapprochement avec la nouvelle épouse de Damaskinos mais, complètement largués, se contentent de s’asseoir par terre. Après un petit moment de réflexions personnel, Tao fini par sourire et rappeler qu’elle a faillit « baiser son propre frère ». Les deux se regardent et explosent de rire: l’un comme l’autre semblent s’être adoptés…


Partie réalisée le 28 novembre 2008

lundi 24 novembre 2008

Gypsy Witch – La Tombe


Juste un essai de la tombe de Rebekah. A vrai dire c'était juste pour compléter un autre croquis, et je n'ai pas tellement cherché à faire quelque chose de bien particulier. J'ai donc fais une pierre tombale on ne peut plus simple, de forme ovoïde et sans crucifix ni rapport à la Religion.

La stèle porte le nom de Bekah ainsi que sa date de naissance et de mort.  Je voulais également une épitaphe mais je ne savais pas trop quoi mettre. Du coup l'actuelle phrase ("Fille et sœur aimée") est presque un "placer le texte ici" pour quand on aura trouver quelque chose !

J'ai fais ça en vitesse donc je n'ai pas prit le temps de travailler le détail de la pierre ou de faire de la couleur. Pourtant allez comprendre j'ai quand même découper en silhouette quelques herbes à la base de la pierre...  Quoiqu'il en soit il faudra vraiment retravailler celle-ci et lui donner un aspect plus imposant.

(le prénom sur le croquis est Rebekkah, avec deux "K" car c'est ainsi que j'avais décidé de l'orthographier à l'époque. Il a été simplifié depuis)

Gypsy Witch – Alice & Bekah


Voilà un tout petit croquis de rien fait à partir d'une affiche de film. La photo présente sur celle-ci possède un quelque chose que je trouvais intéressant de reprendre pour Alice et sa sœur. Une impression de douceur, de proximité, qui me renvoyait à cet amour qu'elles ont l'une pour l'autre. L'histoire d'Alice faisant qu'elle fut rapidement séparée de Rebekah (ici avec deux "k", ancienne orthographe), des moments comme ça sont plutôt rare à représenter et je me disais que c'était l'occasion de prévoir un petit quelque chose.


Bon bien sûr je n'ai fais qu'un gribouillis très rapide de la photo sans changer grand chose. Tout au plus j'ai modifié le sourire de l'actrice, ici un peu trop mystérieux (et pour cause vis-à-vis du film), et j'ai fais en sorte que les regards se croisent... Ainsi Bekah est allongée sur le dos et se laisse enlacer par sa sœur, souriante car l'adorant. Alice par contre affiche une mine plus triste car sachant déjà qu'elle ne pourra pas rester avec elle très longtemps.
La scène se déroule, en effet, peu après la résurrection de la jeune femme. Alice, qui sait d'avance qu'elle devra payer le prix de ne pas pouvoir rester près des gens qu'elle aime, vient d'avoir une dispute avec sa grand mère et s'est faite bannir de son clan. Bekah l'ignore mais Alice demeure auprès d'elle une dernière fois avant de partir...

Une scène pareille mérite bien plus qu'un simple petit croquis ridicule, mais pour l'instant c'est tout ce que j'ai. Pour les curieux, le film d'où est tiré la photo est le cinquième Tomie, une série de films d'horreur japonais très célèbre mettant toujours en scène une mystérieuse jeune femme (Tomie) qui sème la mort dans son entourage. Sorti en 2002, ce cinquième opus a pour titre Tomie: Forbidden Fruit.

samedi 22 novembre 2008

The Texas Chainsaw Massacre – Special



THE TEXAS CHAINDAW MASSACRE
– SPECIAL – 
(2005)

Les films d’Horreur et les comics font plutôt bon ménage et les plus grands titres on fini, tôt ou tard, par se retrouver en format BD (Freddy et Jason, Re-Animator, Evil Dead…). La chaotique franchise des Massacre à la Tronçonneuse n’a cependant jamais vraiment eu droit à sa propre série, si l’on excepte Leatherface, la très laide adaptation du troisième opus, et le sympa Jason vs Leatherface, un crossover avec Vendredi 13. Après le remake du film original par la New Line Cinema en 2003, c’est Avatar Press qui récupère les droits et décide de lancer un comic-book basé sur la nouvelle version de la famille cannibale, dont ce Special représente la première publication.


Avant toute chose rappelons que le Massacre à la Tronçonneuse de 1974 est souvent réputé pour être un film extrêmement sanglant, ce qu’il n’est pas le moins du monde en vérité. Son remake, bien que graphiquement beaucoup plus explicite, jouait lui aussi sur une atmosphère glauque et oppressante plutôt que sur l’effet gore uniquement. Cependant Avatar Press a bâtie sa réputation sur son absence totale d’interdiction en matière de violence ou de nudité, permettant aux auteurs de se lâcher complètement sur ces points. Leur Texas Chainsaw Massacre va alors exhiber de jeunes femmes en tenues sexy, à la manière de Jessica Biel dans le remake, la tronçonneuse de Leatherface fait des ravages semblables à ceux, pourtant parodiques, de Massacre à la Tronçonneuse 2 et la notion de cannibalisme, carrément absente dans le film de Marcus Nispel, est ici volontiers soulignée à grand renfort d’images brutales. Certains pourront avoir du mal a accepter cette orientation de la série…



Si tout ça pouvait amplement se justifier à travers les personnages de Freddy et Jason, ou bien dans la saga des morts-vivants de John Russo (hérité de celle de Romero), autant dire que l’univers de la franchise en prend un sacré coup. Bien loin de la vision de Tobe Hooper, de Kim Henkel, et plus féroce que la dérive slasher flick de la New Line (l’opus 3 et la version remake), le Texas Chainsaw Massacre de Avatar Press prend des allures de séries B en présentant justement les stéréotypes dont souffre Massacre à la Tronçonneuse et les films d’Horreur en général dans l’esprit collectif (violence gratuite et filles nues). Particulièrement déviants et immoraux, ses « héros » deviennent plus qu’une simple famille de psychopathes homicides car accumulant les tares (si Leatherface se contente de tuer, le reste de la famille humilie et torture lentement leurs victimes, allant parfois même jusqu’à vouloir les violer) au point de faire passer des croquemitaines comme Jason ou Freddy pour des enfants de chœurs ! Des éléments déjà présent dans la nouvelle version du film, mais ici beaucoup plus développés.



Tout cela promet un scénario bien sombre et effectivement ce numéro Special ne fait pas de cadeaux à ses protagonistes. L’histoire se déroule durant l’été 1972, soit a peu près un an avant le déroulement des évènements du remake. Alors que Leatherface et Hoyt assassinent une jeune femme terrifiée dans leur sous-sol, ils reçoivent un appel de Luda May (la vieille femme tenant la station essence) qui voit débarquer dans sa boutique une bande de jeunes activement recherchés par la police et en fuite pour le Mexique. Au nombre de cinq membres, le groupe se compose de trois hommes évadés de prison (un dealer de drogue, un violeur et un membre des Black Panthers), de la compagne de l’un d’eux et d’une autre jeune femme, innocente celle-ci et embarquée dans l’aventure car elle souhaitait joindre la même destination qu’eux. Bien sûr la première réaction du groupe est de piller la caisse du magasin, mais tout va très vite dégénérer.



Le script ne s’écarte ensuite pas vraiment des sentiers battus pour qui connaît un tant soit peu les scénarii des Massacre à la Tronçonneuse: le groupe se disperse bien vite et chacun se voit être attaqué par un membre de la famille, jusqu’à ce que l’unique survivante se retrouve prisonnière des psychopathes dans leur maison avant de s’en échapper. La différence étant qu’ici la pauvre héroïne ne s’en sortira pas vivante, sa mort faisant se conclure l’histoire sur une dernière touche d’humour noir certes amusante mais relativement contrebalancée par l’injustice de son sort. Car autant les autres protagonistes ne sont que de la chair à canon, punis de leur propre goût du sang, autant le chemin de croix que va subir cette jeune femme est particulièrement cruel.



Tout juste enceinte, sa fuite vers le Mexique n’est pas expliqué mais suffit pour la faire prendre en pitié tant elle n’a rien en commun avec les énergumènes franchement vulgaire avec qui elle fait route. La pauvre va éviter de peu le viole grâce à Leatherface, avant d’être capturée pour son bébé qu’elle va malheureusement perdre lors d’une fausse couche, a cause de la panique. Sa mort, loin d’être une délivrance, est un point de non-retour qui empêche toute possible "sympathie" pour le clan Hewitt (là où Freddy et Jason peuvent éventuellement s’imposer comme des icônes certes maléfiques mais appréciables).



Le scénariste semble charger la mule mais ce Special est avant tout une présentation de la « famille Tronçonneuse »: sont donc présent Leatherface, le shérif Hoyt et Luda May, mais également le cul-de-jatte Old Monty, l’anorexique Henrietta, obsédée par les enfants, et la grosse dame au thé qui, par erreur, est ici identifiée en tant que Luda May et justement par cette dernière (une nouvelle preuve du trop grand nombre de personnages qui fait que tout le monde s’y perd) ! Chacun va participer au piège qui se referme sur le groupe, mais la contrainte de limite de pages (ce numéro n’est qu’un court one-shot destiné à faire la promotion de la série à venir) empêche tout développement.



Si l’autoritaire Luda May est à l’honneur et que Leatherface est bien présent, Hoyt et Monty sont carrément relégué au second rôle, tous les autres ne faisant finalement qu’une simple apparition. Un problème finalement très semblable au film de Nispel, le surplus de protagonistes amenant forcément à quelques sacrifices pour une question de durée. Et c’est dommage puisqu’ici c’est Brian Pulido, le créateur de Lady Death et Evil Ernie et président de Chaos! Comics, qui a écrit l’histoire.



Les travaux de l’homme ne sont certes pas une garantie de qualité (n’oublions pas que Chaos! Comics a vu le jour durant la période sombre du comic-book, où le surplus de violence et de nudité faisait loi) mais il se trouve ici clairement dans son élément avec cette nouvelle monture de Massacre à la Tronçonneuse et cela aurait pu garantir un minimum d’efficacité concernant cette multiplication de personnages s'il avait pu se permettre une plus longue histoire. L’homme ne déçoit pas concernant la violence: décapitation au hachoir, éventrement à la tronçonneuse, doigts coupés, sans parler de la mort atroce du dealer qui, la main cloué à une table, va être forcé de sniffer un produit ménager décapant !



Un scénario très graphique qui mit en image par un habitué d’Avatar Press, Jacen Burrows (Dark Blue et Bad World avec Warren Ellis, The Courtyard et Yuggoth Cultures and Other Growths du côté de Alan Moore, et 303 et les Chronicles of Wormwood pour Garth Ennis), dont les illustrations sont des plus appréciables. Les coups de crayons rendent le tout très agréable à l’œil et évitent le détail répulsif trop facilement vulgaire question gore. Ses dessins sont complétés par Andrew Dalhouse, le coloriste habituel d’Avatar Press qui fait ici un bon travail en évitant les tons trop vifs (comme ça lui arrive parfois) ou trop sombres.



The Texas Chainsaw Massacre – Special offre une variation très particulière aux Massacre à la Tronçonneuse qui s’éloigne énormément de l’œuvre originale et qui ne fait pas vraiment honneur à l’ambiance si particulière du film de Tobe Hooper. Sorte de vulgarisation du film de Nispel, le comic-book illustre ici ce que certains pouvait redouter avec l’arrivée du remake: un prolifération de scènes sanglantes et un érotisme gratuit et très série B au profit de l’atmosphère oppressante qui anime cet univers particulier. Pourtant ça n'est pas la première fois que la saga passe par là et dans le genre, c’est toujours mieux que Leatherface !



Certains noterons la présence d’un « # 1 » en face de la nomination « Special » de ce titre, mais ne cherchez pas un second numéro: Avatar Press a bien vite perdu les droits de ses licences horrifiques (avec celles de Freddy et Jason) au profit de Wildstorm. Seuls un second one-shot et une mini-série en trois épisodes vont voir le jour chez l’éditeur après cela. Celui-ci, dans un esprit commercial proprement hallucinant, va republier ce Special avec d’innombrables couvertures alternatives pour booster ses ventes, ce qui a surtout pour effet de rendre beaucoup plus confus le nombre
réel de comics existant chez eux. Une habitude franchement désagréable chez Avatar Press.


The Texas Chainsaw Massacre – Special (USA, 2005)
Histoire: Brian Pulido
Graphisme et encrage: Jacen Burrows
Coloration: Andrew Dalhouse


vendredi 21 novembre 2008

Gypsy Witch – Collier de Lune


Un tout petit dessin effectué lors de la création de Minuit, le chat d'Alice. Il s'agit d'un petit collier que l'animal porte autour du cou, et qui a été offert à sa propriétaire par Lune, son premier amour. Il s'agit d'une petite pierre rouge, en fait une larme de sang cristallisée, montée sur une petite chaîne d'argent.

Ce bijou possède une très grande valeur pour Alice qui l'a façonné juste après la mort du garçon.  Ayant réussie à toucher ses sentiments durant cette dernière nuit, dans l'espoir de le faire renoncer à son suicide, la sorcière va ainsi faire couler une unique larme de sang au Nosferatu qui va ensuite se cristalliser. Lune va alors l'offrir à Alice en guise de souvenir et celle-ci va le monter sur chaîne.

La jeune femme ne portera pas souvent le collier, à la fois par peur de le perdre et par colère envers lui pour s'être donné la mort, mais le gardera toujours près d'elle, refusant même de le considérer comme une pièce de musée (et donc de l'exposer dans son Bazar du Bizarre). Des années plus tard, elle finira par donner ce collier à son chat Minuit, trouvant amusant l'idée d'associer son nom à celui de Lune.

Quant à savoir si ce cadeau y est pour quelque chose dans l'extrême intelligence de l'animal...

Le dessin en lui-même est simpliste, une simple goutte de sang avec un fil. Je n'ai pas reproduis la chaîne puisque le but n'était en fait pas de représenter l'objet en lui-même mais simplement de dévoiler le détail d'une autre illustration, celle de Minuit, qui le porte autour du cou...

Gypsy Witch – Chat-peau !


Un minuscule dessin d'Alice et de son chat Minuit, qu'elle porte ici sur la tête comme un chapeau. Il a été dessiné lors d'une petite série à la création du personnage de ce nouveau familier, sur un coup de tête (c'est le cas de le dire). L'image n'a rien d'originale puisque l'on peut la trouver dans divers média, comme par exemple dans le jeu Ragnarok Online.


Bien sûr vu la taille de l'animal sur le dessin, il est encore un petit chaton. Reste quand même un léger problème d'échelle à régler mais j'ai fais ça en vitesse... On peut le voir d’ailleurs par le changement de coloration de Minuit entre les deux dessins (à gauche, le premier, au stylo noir pour trancher avec la chevelure d'Alice, à droite au crayon de couleur afin d'aller plus vite et d'économiser l'encre), ainsi que par le profil mal dessiné de la sorcière...

J'avoue ne plus trop savoir pourquoi Alice tire la tronche sur le premier dessin. Ce genre de situation est plutôt du genre à l'amuser. Peut-être est-elle surprise, ou bien le petit chat vient de lui planter ses griffes dans le cuir chevelu... ? Quoiqu'il en soit ça reste mignon. Quant à Minuit, il ne porte pas son collier mais c'est un détail sans grande importance, et sa queue est naturellement rognée à droite parce que j'ai fais ce croquis en vitesse sans prendre le temps de me poser.


jeudi 20 novembre 2008

Gypsy Witch – Chapeau Baveux


Juste un petit gag où Alice découvre que son chapeau magique peut ressentir la faim et que, dans ce cas, il se met à saliver abondamment. L'idée était amusante et je n'ai pas pu m'empêcher de représenter la scène !

Le dessin de gauche devait être initialement la seule version de l'idée, mais la position des bras d'Alice ne me paraissait pas claire alors j'ai fait le second dessin pour clarifier tout ça. Il en résulte une position plutôt mauvaise de celui-ci puisque fait à l'arrache, trop près, trop vite...


     

Si la scène m'amuse toujours autant, son illustration est moins drôle. Les dessins sont ratés et les défauts se comptent par dizaine (mauvaise proportions du corps d'Alice, vêtements mal réalisé, regard inexpressif du chapeau... Alice paraît trop chétive sur le premier dessin et sa tête n'est pas réussie, et le chapeau est mal fait sur le second).

La bave du chapeau est simulée par de très grosses gouttes mais je n'avais aucune idée de comment représenter une Alice engluée de bave de monstre avec mes faibles  talents... J'ai opté pour du bleu par défaut, représentant la "transparence" de la bave, comme on le fait souvent pour l'eau. C'est naze mais j'ai de gros progrès à faire...

Au final je suis quand même content puisque c'est loin d'être ma réalisation la plus moche et le concept me fait rire à chaque fois. Une situation très embarrassante pour la miss, mais ça rajoute un petit quelque chose aux personnages ce genre de détails, je trouve. Plus de réalisme, d'interaction. Plus de "vie" quoi...


Gypsy Witch – Le Vieux Génie


Ce dessin très moche représente (enfin, est censé représenter, plutôt) le Génie des Livres que réveille Alice dans la bibliothèque de l'Université Miskatonic. Je l'ai griffonné en deux secondes afin de remplir un peu ma page de dessins sans trop me souvenir de l'aspect qu'il devait vraiment avoir...

Ici, il apparaît comme il doit être dans ses grandes lignes: c'est-à-dire un petit vieux avec de la barbe, sans jambes car flottant dans les airs, et sortant d'un livre de la même manière qu'un génie classique sort d'une lampe orientale. Une design qui ne rend pas top puisque je l'ai dessiné au pif sans référence ni réflexion.

Le bas vaporeux de son corps donne un effet très moyen tandis que son visage lui donne un look légèrement asiatique avec la taille de sa barbe. Je trouve sa tête dix fois trop large (tendance hydrocéphale), ses vêtements ne ressemblent à rien (et je ne suis pas satisfait de la couleur et du design, qui devaient rappeler l'Orient). La canne est un accessoire que j'ai rajouté sans que je ne me souvienne s'il en possède une. Du coup elle est trop grosse et la couleur noire ne convient pas.

La réalisation de cet article m'a permis de retrouver les sources d'origines de son physique, qui proviennent toutes les trois du jeux vidéos Final Fantasy VII: les personnages de Bugenhagen (le grand père de Red XIII / Nanaki), du Sage Chocobo et des anciens Cetras...



En comparant les artworks et les images du jeu on  constate qu'ils sont tous construits sur une même base par ailleurs: des petits vieux barbus sans jambes, qui "flottent" dans les airs. La canne semble ainsi provenir de celles des Cetras / du Sage Chocobo.


Bref, il y a du travail à faire sur le personnage pour lui trouver un look plus sympa, d'autant qu'il est supposé ressembler à un Oriental. Mais reste que j'aime bien le livre, qui est bien la seule chose de potable.

Dommage également que rien ne transparait par rapport à son comportement. Celui-ci change en effet de personnalité en fonction des livres dans lesquels il réside ! De nature bienveillante, il peut cependant "déraper" ou avoir des réactions très étranges s'il entre en contact avec des œuvres "spéciales" (ouvrages maléfiques, littérature coquine...).

Il va falloir relooker le bonhomme et penser à souligner ce trait de caractère !

Gypsy Witch – Au Cœur du Problème


Voilà un dessin un peu gore provenant de The Girl of your Dreams, le crossover Freddy Krueger / Alice Cooper. Il représente une des tortures que le croquemitaine fait subir à Alice pour lui voler ses pouvoirs et regagner sa liberté: ici il s'attaque directement au "cœur" de son problème en comprenant que c'est là le point faible de la sorcière.

Le cœur d'Alice (la forme n'est pas parfaite et je me suis raté sur les veines et les artères) est couvert d'étranges symboles, gravés à même le muscle par sa grand-mère lors de son enfance. Il s'agit d'une protection pour l'empêcher d'utiliser ses pouvoirs de trop car, étant surpuissante, cela pourrait être dangereux. Lorsque la magie afflue en elle, les gravures se mettent à chauffer, brûlant son corps de plus en plus et ralentissant son rythme cardiaque quitte à empêcher le cœur de battre si elle pousse trop.

Ici, Freddy griffe le cœur de ses lames, d'une part pour lui infliger une douleur énorme, d'autre part pour court-circuiter la protection. Le cœur d'Alice servant de "cage" à Freddy, les gravures empêchant le croquemitaine de faire lui-même appel à la magie, il en détourne la source de pouvoir pour effectuer un effet de rétroaction (un feedback).

Le dessin est principalement inspiré d'une scène célèbre du Suspiria de Dario Argento, celle-là même qui avait déjà inspirée l'idée des gravures à-même le cœur comme protection: lorsque une des victimes se fait poignarder son cœur déjà ouvert. Un passage gore très impressionnant dont je voulais reproduire un peu l'effet ici, mais en plus amplifié.

Et pour ceux qui se demande comment Alice peut survivre à une attaque pareil, mettez ça sur le compte des pouvoirs magiques de la petite sorcière et sur le fait que Freddy attaque dans les rêves, un endroit où les choses ne se passent pas comme dans la réalité...

mardi 18 novembre 2008

Gypsy Witch – Alice & Rebekah


Un petit dessin tout moche représentant les deux sœurs en ptites robes. Alice, qui est la plus câline, est derrière et enserre sa sœur qu'elle aime par-dessus tout. Plus calme, Bekah se contentent de lui prendre le bras. Elles sont probablement prisent en photo par leur mère ou leur père.

C'est pas beau (bic noir sur feuille à carreaux) mais je voulais un petit peu d'insouciance et d'innocence. Quelque chose de mignon. Et puis je l'enfance d'Alice auprès de sa sœur n'a pas encore été très évoqué jusqu'ici...

Gypsy Witch – Frankenstein Xperiment: Complément

Voilà une petite série de croquis réalisé pour l'illustration The Frankenstein Experiment. Elles ont été fait pour détailler quelques éléments du dessin ou de l'histoire elle-même, une sorte de petit mémo pour m'aider dans l'écriture ou dans une éventuelle illustration supplémentaire.


Les premiers portent sur le dessin lui-même: le bloc de glace tout d'abord. Taillé au laser depuis un iceberg, il contient donc le corps du monstre de Frankenstein, figé depuis la fin du roman de Mary Shelley. Une forme cubique très épaisse qui empêche de distinguer clairement la créature.



La pince géante permettant de remorquer le bloc et le promener sur le pont du navire où il va être étudié. Elle a été inspiré des machines à pinces de fête foraine (où l'on attrape des peluches) comme je l'ai dis dans l'article précédent. Je trouvais amusant d'utiliser un engin façon vieux films de SF des années 50/60 dans un endroit high-tech.


Viennent ensuite les vêtements d'Alice. Si nous avions bien insisté pour le côté scientifique de la Miss à sa création, il faut quand même constater qu'on ne se sert que très peu de cet aspect de sa personnalité. Résultat, on avait tous envie de la voir en chemise blanche avec un badge d'accès sur la poche de devant !


Bien sûr en-dehors de ça, elle demeure la même. Elle possède donc un débardeur très court dévoilant son ventre, mais elle adopte une tenue résolument plus "sage" que d'habitude avec un simple pantalon noir (mais elle garde ses New Rock, faut pas déconner non plus – elle reste excentrique !)

Les deux autres croquis sont juste là pour mettre en avant quelques détails à venir de l'histoire et du contexte de l'illustration principale. Nous voyons un grand navire, bâtiment d'étude scientifique appartenant au père d'Alice et que celle-ci lui emprunte pour se rendre au Pôle Nord. Il dispose bien sûr de tout un équipement approprié, le brouillon montrant ici un type de sondes et de sonars dont Alice se servira pour trouver le corps de la créature dans les glaces.


Le navire a été baptisé le "Demeter" par Alice en une private-joke à ses propres origines: le Demeter est le navire par lequel arrive Dracula à Londres dans le livre de Bram Stocker. On peut également remarquer que le cinéma d'horreur regorge de crossover entre ces deux grandes figures iconiques et qu'il n'est pas rare de voir Dracula à la recherche du Monstre de Frankenstein pour diverses raisons (House of Frankenstein, The Monster Squad, Van Helsing...)


Le dernier fut improvisé au dernier moment. Il s'agit d'un livre ancien et usé, le journal de Victor Frankenstein tenu lors de la confection de sa créature. Alice, qui l'a récupéré grâce à ses pouvoirs et sa boutique, l'utilise durant toute l'histoire pour comprendre le fonctionnement du monstre et voir comment améliorer l’œuvre du créateur...