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mercredi 15 mai 2013

[FRAGMENTS] Gypsy Witch – The Little Snowgirl and the Magician's Hat (traitement)

Quelques mots improvisés, comme d'habitude afin de tromper l'ennui. L'intrigue de cette histoire devait ressembler à un petit conte de Noël et montrer comment Alice, ici une petite fille en deuil qui vient tout juste de perdre sa jumelle, parvient à retrouver le sourire et la volonté de vivre après avoir ramené sa sœur à la vie, juste pour une nuit et sous la forme d'un petit bonhomme de neige. Après un bon moment et des adieux difficiles, l'héroïne devait en sortir différente, s'engageant sur la voie de la sorcellerie dans l'espoir de pouvoir ramener sa petite sœur pour de bon. Le point de départ de la saga, en quelque sorte...


THE LITTLE SNOWGIRL
AND THE MAGICIAN'S HAT


Un petit conte de Noël, se déroulant pendant l'enfance d'Alice. Elle y est âgée d'à peine douze ans, encore sous le coup de la mort de sa sœur. Se repliant sur elle-même, elle semble toujours triste et ne parle presque plus, ce qui amène ses parents à s'inquiéter.
L'histoire se déroule une journée d'hivers, alors qu'il neige. La famille reçoit la visite des grands-parents de la petite fille et ils discutent de la situation tout en regardant des enfants jouer dehors. La mère avoue son inquiétude de voir Alice ressembler à Rebekah, ce qui amène un léger malaise. Le grand père demande à la petite fille si elle ne veut pas jouer à l'extérieur et celle-ci se contente de le regarder tristement, visiblement peu enjouée. La famille décide de sortir au grand air pour forcer l'enfant à sortir, l'emmitouflant dans un très gros manteau.
La fillette se contentera d'un petit coucou à Aura et ce manque de relation humaine rejaillit dans la conversation entre les parents. Le grand père réalise qu'Alice ne doit pas entendre ce qui s'ensuit (les parents sous-entendent une séparation ?) et lui demande si elle ne veut pas faire un bonhomme de neige, lui en désignant un "gros" dans le paysage.
Il lui fait alors don de son chapeau de magicien, qu'il sort magiquement de nulle part. Il lui parle de la cours d'Angleterre dans sa jeunesse, de ses tours de magie et des lapins qui émergent du chapeau. Il en fait apparaître un en neige, et le tend à la jeune fille qui s'en étonne, mais sans s'exclamer pour autant.
Il pose le chapeau sur sa tête, qui est beaucoup trop grand et lui tombe jusqu'au nez. Alice le soulève pour pouvoir regarder autour d'elle. La petite est ensuite laissée de côté et construit avec difficulté son bonhomme, tassant la neige comme elle peut, peinant à hisser la tête sur le corps, etc. Au final, il est tout aussi grand qu'elle, et plutôt mince. Alice lui offre son écharpe et utilise des marrons pour faire des boutons (avec bogues) et les yeux (sans bogues).
Son grand père vient la féliciter, avant de constater qu'il lui manque quelque chose. Il lui présente une pipe mais elle secoue la tête. Celui-ci se ravise avec amusement, puis lui offre une petite carotte pour le nez - il l'a volé à la grand mère, et a prit la plus petite pour ne pas se faire repérer. Il lui demande de ne rien dire, sur le ton de la confidence. Alice met le nez en place silencieusement et son grand père est un peu embêté de cette absence de réaction. Il fini par remarquer que le bonhomme ressemble un peu à Alice, comme une petite fille.
L'enfant pose alors le chapeau sur la tête du bonhomme, qui tient mieux que sur la sienne.

(...)

Traitement incomplet car il ne s'agissait que d'une façon de passer le temps.

vendredi 3 mai 2013

[FRAGMENTS] A Nightmare on Elm Street: Dreamwar (traitement)

Encore une fois, c'est l'une de ces histoires que je n'ai jamais pleinement écrites et qui demeurent à l'état d'idées, de notes et de résumés. Quelque chose que j'ai pensé faire un temps avant d'abandonner totalement et de laisser mes notes prendre la poussière. Puisque je commence à ressortir mes fonds de tiroirs, voilà donc le concept de Dreamwar, une fanfiction s'inscrivant dans l'univers de A Nightmare on Elm Street et qui devait explorer quelques concepts esquissés par les différents films.


Dreamwar est une alternative au malheureux sixième épisode de la franchise, tout en retenant d'une certaine façon son scénario. Ainsi celui-ci se déroulait dans un futur assez lointain après le cinquième opus et utilisait ce bond dans le temps pour apporter un élément nouveau dans son intrigue. Freddy y était victorieux, ayant décimé tous les enfants de sa ville (et non plus juste Elm Street) à l'exception d'un seul, et ses actions maléfique ont considérablement influencées les habitants. Springwood est devenu un lieu surréaliste où les adultes ont perdus la raison et où la société ne fonctionne plus. Qui plus est, le reste du pays ne semble même pas avoir réalisé la perte de contact avec la commune, comme si celle-ci avait partiellement fusionné avec le monde des rêves et se retrouvait hors d'atteinte. Ce qui est clairement visible lors des entrées / sorties des personnages, avec une étrange frontière invisible qu'ils traversent sans s'en rendre compte...

Beaucoup de Freddy s'ouvrent sur une citation d'auteur, liée aux rêves.
J'avoue aimer celle-ci, vue dans le film d'horreur Maya (1989).


Pour les besoins de cette relecture, la continuité avec les opus précédents a bien été gardée malgré quelques retouches ici et là:

• A Nightmare on Elm Street
Freddy Krueger parvient à entrer dans les rêves des descendants de ses bourreaux et commence sa vengeance. Il connaît sa première défaite avec la jeune Nancy Thompson, qui parvient à le "terrasser".

• A Nightmare on Elm Street 2 & 3
Se nourrissant pendant des années des cauchemars des habitants d'Elm Street et des environs, Freddy parvient à revenir grâce aux évènements se déroulant dans le second film, lequel est une sorte d'introduction à sa longue escapade meurtrière décrite à la radio dans Dream Warriors. Il semble encore une fois vaincu, mais il est devenu trop fort pour vraiment disparaitre.
Perdu dans les limbes, quelque part entre le rêve et la réalité, il rencontre d'autres êtes qui peuvent comme lui visiter et influencer l'imaginaire des humains. Ce sont d'anciens démons (les Dream Demons détestés du 6ème film) avec qui il va faire un deal: il sacrifiera plusieurs âmes de ses victimes en échange de plus de puissance...

• A Nightmare on Elm Street 4 & 5
Freddy revient, obtient vengeance pour de bon. Grâce à des pouvoirs accrus et en retournant contre elles le don de Kirstin et Alice (qui leur permettent de ramener des gens dans leur rêve – les transformant en victimes potentielles), il étend son influence d'Elm Street au reste de la ville. Il connait une nouvelle défaite lorsque l'âme de sa mère est invoquée, laquelle le scelle en elle temporairement. Il ne lui faut cependant pas longtemps pour s'évader, absorbant le fantôme, et mettre son plan en marche.


De nouveau libre et pouvant puiser des forces à travers l'âme de n'importe quel habitant, Krueger devient une entité supérieur, proche d'un dieu, qui sème le trouble entre la Réalité et l'Imaginaire. Springwood est totalement contaminé par le Mal et Freddy a fini par tuer tous les enfants de la ville, plongeant celle-ci dans un état second comme perçu dans Freddy's Dead. Les habitants sont confrontés à ses pulsions meurtrières et la bourgade ressemble à un cauchemar vivant, similaire à la conclusion du film Terror Tract, où se mêlent visions monstrueuses et crimes sanglants à la vue de tous et sans que personne ne puisse réagir concrètement – exactement comme dans un rêve où rien n'a de sens et où l'on ne ressens rien même devant la situation la plus grotesque. On peut considérer les évènements de la série Freddy's Nightmares comme le prélude à cette situation.

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Les animaux ont tous été transformés en d'horribles créatures (à la manière de ceux apparaissant dans Freddy's Revenge: les chiens, le chat et la souris, et l'oiseau coupé au montage) tandis que les figures d'Autorités, police et membre hospitaliers, sont gardés sous contrôles. Prisonniers de leurs établissements, ils sont comme des pantins de chair dans un théâtre de marionnettes. Un spectacle similaire au garçon somnambule de Dream Warriors, les fils étant ici non plus des ligaments, mais des chaines insérés dans leur corps à la manière de Hellraiser.

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Parmi la population il y a toujours ceux qui parviennent à se réveiller et échapper à l'emprise mentale de Freddy, et ceux qui sont dotés d'un esprit fort et ne se laissent pas manipuler. Ce sont ces âmes que Freddy doit sacrifier aux démons, utilisant pour cela le reste des habitants en guise de patrouilles. A la manière du final de Invasion of the Body Snatchers, les humains zombifiés et sans aucune volonté peuvent repérer ceux qui ne sont pas comme "eux", alerter les autres de leurs présences et les capturer. L'ancien asile de Westin Hills, où Freddy a été conçu des années auparavant, fait office de centre de détention provisoire. On y retrouve d'ailleurs le Dr. Neil Gordon de Dream Warriors (joué par Craig Wasson), tout aussi contrôlé que les autres mais  Il est le seul qui connaisse le point faible de Krueger, un artefact qui contient la puissance que lui ont prêté les démons et qui pourrait lui être dérobé ou détruit.
Celui-ci est en quelque sorte de noyau de ce nouveau Springwood et se situe en son centre, prenant la forme de la petite maquette faite par Kirstin à l'époque où elle fréquentait l'établissement. Le modèle de la maison de Krueger...



Pour apaiser les Dream Demons et s'assurer de sa domination sur le monde des vivants, Freddy à  inventé un autel en leur honneur et les survivants capturés y sont exécutés. L'endroit évoque autant les origines du croquemitaine que les rites sacrificiels des Ammonites pour Moloch, une ethnie à qui l'on offrait des enfants et des nouveaux-nés. Ainsi se dresse en pleine ville une gigantesque statue, laquelle évoque une version démoniaque de Krueger un peu à la manière de cette construction visible dans New Nightmare, lorsque Heather Langenkamp se rend dans le monde des rêves pour la confrontation finale. Comme pour Moloch, elle possède des bras tendus afin de recevoir ses victimes et précipites celles-ci dans sa "bouche", l'ouverture du four d'où l'on peut voir des flammes d'origines surnaturelles – présumablement celles de l'Enfer. Les corps consumés libèrent une fumée spectrale qui représente leur âmes transformées, mélangées, qui se mélange en un tourbillon pour aller nourrir la dimension des démons. Un "Soulnado" comparable à celui visible dans les Mortal Kombat en quelque sorte.

http://i.imgur.com/YwMiZMR.jpg  http://i.imgur.com/h1FlwOL.jpg

Du reste, Freddy est pratiquement omniscient et s'est transporté physiquement dans Springwood bien que retenant tout ses pouvoirs. Il a réintégré son ancienne demeure qui fait office de palace, et dans son jardin est visible un abime infernal semblant mener vers l'Enfer – exactement comme à la fin de 976-EVIL, justement réalisé par Robert Englund ! Il y a gardé en guise de trophées les cadavres et les âmes de certaines de ses victimes et ainsi peut-on retrouver sa mère, de nouveau emmurée "vivante" dans une pièce qui évoque une Église, fantôme prisonnier des lieux et gardée "pure" afin que soit testée sa Foi face à toutes les horreurs commises par son propre enfant. Le corps de Loretta Krueger, la femme de Freddy, est visible sur son lit, réduit à l'état de squelette et pouvant être vue comme une sorte de macabre poupée gonflable. Enfin les responsables de sa mort sont également présent comme "Dream Slaves", des esprits en constantes agonies qu'il peut torturer à sa guise, transformer et corrompre à volonté. Parmi eux, l'ancien Lieutenant Donald Thompson, père de Nancy, qui fait office de parodie de représentant de la Loi et réduit à l'état de squelette.
Également présentes, les trois jeunes femmes qui avaient réussie à triompher du croquemitaine. Nancy, Kirstin et Alice, qu'il a fini par traquer et tuer à son tour, sont désormais ses "Dream Brides", un trio d'esclaves qu'il se plaît à tourmenter de toutes les manières possibles et qui sont généralement enchainées à ses côtés, sur son trône ou autre, et vêtue de façon très suggestive à la manière de Slave Leia dans Le Retour du Jedi.

   

Springwood est donc totalement à feu et à sang mais cela ne se remarque pas dans le reste du pays. Les pouvoirs de Freddy ne lui permettant pas encore de s'étendre autre part, il demeure en quelque sorte coincé sur ce territoire, se retrouvant finalement aussi limité qu'autrefois. Pour éviter d'être remarqué et interrompu, ses pouvoirs et l'aide des Dream Demons lui ont permis d'ériger une sorte de champ de protection autour des lieux, un filtre de perception de plus en plus dense au fur et à mesure que l'on entre en ville. En le traversant, un visiteur finira par être progressivement contaminé par le Mal qui rôde, passant d'une personne ne remarquant rien d'anormal au premier regard à un prisonnier se faisant happer par une réalité distordue.


C'est dans ces conditions que le jeune Jacob, fils d'Alice et qui était utilisé par Freddy dans le cinquième épisode, a fini par grandir. Il possède le même don que sa mère et l'a utilisé pour échapper aux griffes du croquemitaine. Toujours petit garçon, il est cependant devenu une sorte de légende urbaine auprès des habitants, et un véritable Messie auprès des résistants, utilisant ses pouvoirs pour visiter ou sauver ceux qu'il peut, réveiller la conscience des êtres zombifiés. Son personnage est en cela très similaire à celui de Jody dans les Phantasm, et plus particulièrement dans Phantasm II lorsqu'il fini par rencontrer une jeune femme doté des mêmes dons et lui rendre régulièrement visite par rêves interposés avant de venir la chercher physiquement lorsqu'elle se retrouve menacée par le Tall Man. Les deux personnages expérimentes plus d'une fois et se découvre de ses aptitudes qui dépassent le simple contrôle des rêves, entrant dans un domaine plus proche de la télépathie et autres talents psychiques du genre.
Ici Jacob a réussi à rassembler une petite armée et ceux-ci tentent de s'organiser malgré tous les dangers. Ils doivent éviter le contact avec les citoyens au service de Freddy, qui peuvent les repérer, ainsi qu'aux dangers liés aux abominations qui errent dans Springwood. Toutefois, tous sont des Dream Warriors en puissance et peuvent utiliser d'incroyables talents dans leurs rêves pour combattre l'oppresseur et faire avancer la bataille. Leur plus grand espoir est de trouver comment obtenir ces capacités de façon régulière, en jouant sur la fusion de la réalité et du rêve comme le fait Krueger.


Leur but est évidemment de trouver la source de sa puissance, le fameux artefact créé par Kirstin, mais aussi de détruire l'autel à sacrifices afin de supprimer la livraison d'âmes entre Freddy et les Dream Demons. Cela mettrait fin au pacte qui les unis et le croquemitaine perdrait la plupart de ses pouvoirs. Qui plus est, celui-ci ayant prit une forme physique en fusionnant les deux plans, il peut alors se retrouver humain et vulnérable s'il est prit au dépourvu, ce qui permettrait de le neutraliser pour de bon.
L'histoire de Dreamwar commence lorsque Jacob entre contact avec une native américaine du nom de Neige, une jeune shaman et Dreamwalker, qui comme lui peut manipuler les rêves à sa guise, et lui demande son aide. Celle-ci est aussi puissante que lui et se trouve hors de Springwood, pouvant alors opérer sans trop de risques d'être repérée. Freddy, de son côté, commence à se lasser de son terrain de jeu si petit et commence à tester ses limites pour s'étendre sur le reste du pays. S'il en est encore incapable, il parvient cependant à entrer en contact avec sa propre fille, vivant à New York, espérant la gagner à sa cause et trouver en elle un moyen de se propager comme un virus...


Le reste de l'histoire n'a malheureusement pas été noté et je n'ai plus que quelques flashs et scènes en tête sans me rappeler de ce qui était planifié. Cependant quelques notes supplémentaires étaient ajoutées sur le document, dans l'idée de jouer avec le format comme un comic-book et créer une sorte de crossover  (un "tie-in" comme on dit) avec un autre récit. Celui-ci basé sur l'univers de Massacre à la Tronçonneuse et plus particulièrement du mal-aimé 3ème opus...

L'histoire commence avec la cavale de Leatherface, sa fille et le "shérif" (dont l'implication n'est connue que dans la fin originale et l'adaptation comics), seuls survivants du clan à la fin du film Leatherface: The Texas Chainsaw Massacre III. Une introduction explique leur histoire, comment leur univers est indépendant de Massacre à la Tronçonneuse 2 et décrypte le texte compliqué au début de leur film: suite aux évènements du premier volet, Leatherface a prit la fuite avec son grand-père pour rejoindre le reste de la famille, laissant derrière lui son autre frère (Cook, ou Drayton dans Massacre 2, baptisé W.E. Sawyer dans l'intro de Massacre 3). Pour leur permettre de s'échapper, celui-ci s'est rendu à la police en disant être Leatherface et sera jugé et condamné à mort.
La fillette à maintenant grandi et s'appelle Sally, d'après l'héroïne du film original. Elle possède toujours sa poupée et se trouve être complètement psychotique. Le shérif parle très peu, mutique. Leur errance fini par les amener jusqu'à Springwood où ils réalisent la situation. Sally semble apprécier les lieux, qui convient à leur vision macabre du monde, mais comprend vite qu'ils ne peuvent rien contrôler et que la ville est finalement plus dangereuse que leur longue fuite des autorités.

- Necronomicon Ex Mortis
- Jason ??
- Leatherface montrant son vrai visage (celui prévu pour le film 3, est-ce que même que remake ?)
- Leatherface mettant le Necronomicon comme visage pour faire le plein de pouvoirs


samedi 16 février 2013

Gypsy Witch PULP – The Raft


Pas grand chose à dire sur celui-ci, il s'agit simplement d'une reprise du célèbre segment du radeau, de Creepshow 2. Le film, et la nouvelle, sont mêmes beaucoup plus graphique que ça.
Ici Alice se trouve ainsi sur le radeau en question, agressée par l'étrange flaque d'huile monstrueuse, et tente de s'en défaire avant d'être dissoute vivante. La masse visqueuse a déjà emprisonnée ses jambes et ses cheveux, et tente de l'attraper par la taille tandis que l'acidité de la créature vient de faire fondre une bretelle de son maillot de bain.


L'histoire pour celui-ci avait été développée un peu plus, l'héroïne arrivant au lac pour faire des repérages afin de vérifier l'existence de la chose. Elle croise alors un groupe d'étudiantes en pleine séance de bizutage: les nouvelles sont invitées à s'amuser au lac, devant remplir une supposée épreuve de natation. Naturellement c'est un piège et les organisatrices repartent avec leurs affaires, les coinçant sur le radeau à la nuit tombée: le groupe doit regagner la rive en nageant dans l'eau gelée. Et bien sûr, la présence du blob carnivore va poser quelques problèmes.
Alice, qui s'était glissée parmi elle un peu plus tôt en sachant qu'elle ne pourrait pas les chasser des lieux, va devoir trouver une solution pour sauver le maximum de personne sans aucun matériel.
Plusieurs scènes doivent jouer sur la notion d'éclairage à la lampe torche durant les scènes nocturnes, avec plusieurs jeux d'ombres pièges, et une séquence sous-marine montre la sorcière tenter d'atteindre le fond du lac où se trouve quelques réponses quant à la situation (le monstre possède ici une origine similaire aux horreurs de Lovecraft), nous faisant découvrir que la masse vivante peut modifier sa forme à volonté. Celle-ci se gonfle, allonge des ligaments et tente d'attraper les proies passant sous elle...


mardi 5 juin 2012

The Gypsy Witch – Épisode Spécial #0: Sanctuaire

Pour information. Chaque paragraphe correspond à une description de case. Il y en a 104 au total.
Les noms en italiques sont ceux des personnages, comme au théâtre. Si la mention (voix off) l'accompagne, cela veut dire que le texte sera dans une petite case de narration. Sinon, il s'agit d'une bulle.

Je précise qu'il s'agit d'un n°0 à destination des illustrateurs intéressés par le projet. Il ne s'agit pas vraiment là de raconter une histoire mais de présenter quelques éléments, voir s'ils sont accrocheurs. Plusieurs points narratifs peuvent sembler flou, c'est parce qu'ils seront développés dans les autres numéros.

Bonne lecture !


Épisode Spécial #0
Sanctuaire



1. Une plaine désertique est balayée par le vent. Il fait jour, beau. En vue d'oiseau, on aperçoit un chantier de chemin de fer en pleine construction. Les rails sont posés jusqu'à un certain point, la compagnie est entrain de faire passer la ligne à travers le désert. Des employés s’affairent, aidés de robots automatiques faisant les tâches les plus difficiles (transport du matériel lourd, fixage des rails). Une grosse machine semblable à une locomotive est à l'arrêt. Elle est imposante, fonctionne à la vapeur et aux fantômes et semble servir à la fois pour transporter le matériel (dans des wagons) et pour tester les rails en passant dessus. Sur le dessus, on peut observer de gros tubes en verre scellés, contenant des formes gazeuses. Ce sont des fantômes, enfermés et employés comme carburant. Le devant est une turbine gigantesque et plusieurs bombonnes de gaz sont disposées vers le bas, alimentant la machine via tout un réseau de tuyaux. Dans le ciel, un immense Zeppelin veille, supervisant les opérations et servant de bureaux pour les hommes d'affaires de la société.


2. Tout cela est visible du point de vue d'Alice, qui se tient au bord d'un haut plateau. Son chapeau visé sur la tête, elle observe sans rien dire le manège des ouvriers. Son visage n'exprime aucune expression particulière, mais elle semble amer, désabusée.

Alice (voix off)
Fut un temps où toute cette zone avait une importance.


3. Alice regarde un peu plus bas, au pied de la falaise où elle se tient. C'est là que le chemin fer va passer lorsque la construction sera terminée. On y voit sur une large zone un amas de squelettes gigantesques. C'est un cimetière d'éléphants, ou de créatures peut-être encore plus anciennes comme le montre les étranges symboles sur les cornes d'ivoires encore intacts. Des arabesques, des spirales et autres gravures esthétiques, témoignant de l'aspect mystique de ces animaux disparues.


4. En regardant ces vestiges, Alice retire son chapeau. Il semble évident que quelque chose l'affecte. Les bras le long du corps, on réalise qu'elle se tient vraiment très près du gouffre, comme si elle s'apprêtait à sauter. Ses longs cheveux sont balayés par le vent mais elle s'en moque.

Alice (voix off)
Un endroit sacré voué à disparaître.


5. Parmi les différents équipements des ouvriers, laissés sur le sol rocailleux en attendant utilisation, on peut apercevoir différentes caisses de dynamites à l'ancienne, et quelques vieux détonateur-levier.


6. Du côté du cimetière, tout semble paisible. On aperçoit encore des crânes immenses et des carcasses parfaitement nettoyées. Seul une petite brise soulevant la poussière les déranges.

Alice (voix off)
Dans quelques instants, la compagnie va faire sauter le sanctuaire.


7. Alice ferme les yeux, faisant le vide. Elle tente de rationaliser ses sentiments.

Alice (voix off)
C'est un contrat comme un autre. Alors pourquoi est-ce que ça me perturbe autant ?


8. Case noire, comme pour marquer la transition entre le présent et les flash-back qui suivent.

Alice (voix off)
Ils sont venus nous voir. Plein d'argent et de promesses.

9. Sépia. Nous sommes dans le magasin d'antiquité. Alice se trouve à son comptoir, où l'on peut apercevoir une ancienne caisse-enregistreuse et un téléphone. Elle se tient droite, attentive, très ''professionnelle''. Derrière elle sur la grande étagère s'entassent tout un tas d'objets bizarres: crânes, bocaux remplis de choses étranges, masques tribaux en forme de démons, jouets à l'allure macabre (un singe à timbale, un Jack in the Box). Fossiles, minéraux et statuettes. Devant elle se tiennent deux représentants de la compagnie, habillés à la manière des riches propriétaire de l'Ouest Sauvage: costumes chic et colorés, gants, chapeau melon. L'un d'eux tient une petite valise à la main.

Alice (voix off)
Un de leur chantier connaissait de sérieux problèmes d'ordre surnaturel.
Un des terrains que la ligne de chemin de fer devait traverser était hanté et
ils avaient un besoin urgent d’exorcistes. De vrais professionnels.

10. Sépia. Le chantier de construction. On peut y voir un train littéralement défoncé, comme-ci un troupeau d'éléphants lui était passé dessus. Les wagons sont renversés, transpercés, la locomotive a été comme piétinée. Les rails sont défoncés, le métal tordu dans tous les sens et les caisses de matériels laissées au sol sont pulvérisés. Les robots-ouvriers ont été démembrés et les cuves à fantômes sont brisées, vides.

Alice (voix off)
Les dégâts et le retard accumulé les avaient placés dans une situation difficile.
Le spectre responsable de leur problème était désormais une priorité absolue.
Et pour nous un contrat en or.


11. Sépia. Le cimetière d'éléphants. Neige est accroupie sur un énorme crâne, juste au-dessus de la région nasale. On dirait qu'elle est perché comme une louve sur son rocher, les mains reposant sur ses genoux. Elle regarde sur sa gauche, fixant quelque chose qu'on ne peut voir. A sa droite on peut voir Alice qui admire, stupéfaite, une défense bien plus grande qu'elle, comme une colonne d'ivoire. Elle passe son bras autour pour toucher aux gravures, 

Alice (voix off)
Mais une fois sur place, il a bien fallu se rendre à l'évidence.
La situation n'était pas ce qu'elle semblait être...

12. Sépia. On voit, de profile, Alice, faisant face au crâne d'un éléphanteau tout petit. Elle tend la main pour le caresser, compatissante. Son expression est celle qu'on retrouve au début de l'histoire, une sorte de tristesse intérieur. 


13. Retour à la couleur et au présent. Nous voyons Alice de dos, toujours les cheveux au vent.

Alice (voix off)
Les esprits ne faisaient que protéger leur domaine.


14. Gros plan sur sa joue, du côté de son œil blessé. Bien que nous ne puissions le voir, caché par des mèches de cheveux, nous pouvons apercevoir le sang couler.


Alice (voix off)
C'est nous qui ne devrions pas être là.
C'est nous que l'on devrait chasser...


15. Gros plan sur le visage de Neige, de ¾, légère contre-plongée. Nous ne pouvons apercevoir que le bas de son visage, le reste étant caché sous la capuche d'une grande cape. Sur son menton et ses joues, des peintures cérémonielles.

Neige
Les Mânes* sont touchés par ta sollicitude.

16. Neige est agenouillée au sol, un peu plus loin. Elle se tient face à un grand feu, enveloppée dans une grande cape richement décorée. Elle est brodée à la manière d'une tenture et de petites décorations en métal sont accrochés à ses rebords (croissant de lunes, étoiles). Ses bras nus en émerge, tendus en l'air. On peut voir sur sa peau la présence d'autres peintures tribales. Elle tient dans chaque main des bâtons shamanique, petits bouts de bois sculptés dont les extrémités fonctionnent comme outils à découper.

Neige
Cependant je ne comprends pas ce qui te trouble...

17. Alice se tourne légèrement, le visage peiné, sans répondre.

Alice (off)
Ce n'est pas un exorcisme. Ce sont des funérailles.

18. Sépia. On la voit, enfant (12 ans), face à une tombe. Sa mère se tient près d'elle et lui tient la main mais on ne la voit pas entièrement.


19. A l'avant-plan, Alice (face), caresse son ventre, juste à l'endroit où le ferait une femme enceinte. A l'arrière-plan, Neige poursuit son activité en lui tournant le dos.

Alice (off)
Les enterrements, c'est juste pas mon truc.


20. Gros plan sur les bâtons de Neige. Elle les tapes devant elle, l'un contre l'autre, provoquant un son plus fort que les autres.


21. Gros plan sur les yeux de neige. Un regard déterminé On ne voit rien d'autres, la capuche cachant son front. On peut apercevoir encore une fois ses peintures tribales. Elle prononce une formule.

Neige
"E ora affronterai il mare delle tenebre,
e ciò che in esso vi è di esplorabile."

22. Contre-plongée. Les flammes redoublent d’intensité, s'élevant haut dans le ciel. La fumée prend des formes, celles de plusieurs têtes d'éléphants amalgamées ensembles. Des bouches ouvertes ou fermées apparaissent, des trompes de tailles variées, des défenses impressionnantes, ici et là quelques pattes massives. C'est une vision de cauchemar.

23. Neige s'est redressée, sa cape tombant à ses pieds. Son corps, partiellement dénudé, est couvert de peintures tribales. Debout, tenant sa cape d'une main, l'autre bras le long du corps, elle se tient de ¾ et regarde les fantômes s'évanouir dans le ciel. Elle semble calme, très détendue.

Neige
Soyez en paix et retournez à la planète.


24. Alice, de profile, remet son chapeau. Tête base, elle ne partage pas le sentiment de soulagement de Neige.

25. Près de la grande machine à turbine, Alice et Neige se retrouvent de nouveaux faces aux hommes d'affaires qui leur avait proposés le travail. Le plan est le même mais inversé: Alice et Neige (enveloppée dans sa cape) nous tournent le dos tandis que les cadres nous font face, très sérieux et professionnels.

Alice (off)
Bien que la compagnie ait réclamée les droits de propriété
sur le fantôme du chemin de fer, notre rapport le porta disparu.
Trop sauvage pour être dompté et recyclé. Le comité ne fut pas
difficile à convaincre et comme promis, la prime fut avantageuse.

26. Des robots plantent des bombes ici et là dans le cimetière. Plan large, depuis le sol.

Alice (off)
Avec le retard accumulé, la compagnie n'avait pas le temps de s’embarrasser
de petits escrocs. Tant que le boulot était fait, elle fermerait les yeux.

27. De loin, l'explosion est titanesque. Alice et Neige y assistent, les vêtements et les cheveux balayés par la projection du vent. De la poussière et des débris voltigent dans tous les sens. Plan de profile, juste les bustes. A l'avant-plan se tient Neige, toujours dans sa cape mais sans la capuche (rejetée par le vent). Plus loin (et plus en avant) Alice, qui agrippe son chapeau.


28. Vue d'ensemble du cimetière. Il ne reste presque plus grand chose, les ossements ont été détruits et les débris sont éparpillés un peu partout. Un cratère énorme a entamé le plateau et des morceaux de roches retombent ici et là.

Alice (off)
Tout le monde y trouve son compte, l'équilibre est préservé.

29. Vue d'ensemble. La nuit tombe sur le campement. Divers projecteurs ont été allumés pour veiller sur les robots automatisés, et les ouvriers ont allumés quelques feux de camp. Dans le ciel, le Zeppelin est toujours là et on peut également apercevoir des lumières dans la cabine.

30. Alice (de profil – droit) est seule, près d'un feu de camp. Elle est assise sur un amas de sac en toile de jute qu'elle a récupéré quelque part dans le coin. A l'arrière plan on peut apercevoir sa roulotte. C'est une vieille caravane de gitan tout en bois, avec une fenêtre à volets sur le côté.
Alice n'a plus son chapeau, posé quelque part près d'elle, et elle tient une clé anglaise pour desserrer les vis de son attèle au genou.

31. Gros plan sur l'attèle, de ¾. La main gauche tenant le genou, elle desserre la vis sur le côté droit du genou avec la clé anglaise.

32. Gros plan sur son visage. De la musique attire son attention et elle relève la tête, curieuse.

33. Plan large. Un feu de camp voisin, un peu plus loin, où s'amusent un groupe d'ouvriers. Assis ou debout, ils semblent s'amuser et ont le verre à la main. L'un joue du banjo, un second l'accompagne à l’accordéon.

34. Gros plan sur le visage d'Alice. Elle regarde la scène avec le même air peiné qu'un peu plus tôt, pendant l'exorcisme.

35. Dans l'autre campement, on peut désormais y voir Alice. La scène est quasi identique à la case précédente à la différence qu'a la place des ouvriers, on voit des musiciens gitans. Alice les accompagnes, elle est souriante et ne possède aucune blessure. On peut nettement voir ses jambes en mouvements, dont la gauche, alors intact.


36. Gros plan sur le genou d'Alice. Sa main droite l'enserre nerveusement. Un insiste bien sur la cicatrice moche et le carcan en métal qui semble très douloureux à supporter.

37. Gros plan sur un flacon posé a terre près d'elle, avec le reste de son équipement. Il est en verre, à la manière des boites d’apothicaires de l'ancien temps, et possède une étiquette avec une écriture à la main. ''Painkiller''. On voit la main d'Alice qui s'apprête à l'attraper.

38. Alice relève la tête et avale quelques pilules, d'un coup.


39. Une main posé sur le front, Alice rentre la tête dans les épaules et ferme les yeux, attendant que les médicaments fassent effet.

40. Une main se pause sur son épaule. Celle de Neige, qui arrive par derrière.

41. Contre-plongée du point de vue d'Alice, on voit Neige qui lui souri gentiment. Elle n'a plus ses peintures de guerre et tient un petit sac de l'autre main. Elle porte toujours sa cape sur elle.

42. Plan américain – Alice. Tête un peu basse, regarde ses pieds, embarrassée. Autour de ses épaules on aperçoit les mains de Neige, qui l'enveloppe de sa cape.

43. Plongée légère, point de vue d'Alice. Neige est à ses genoux, son sac posé à côté d'elle. Elle lui tient doucement la main qui enserre le genou, l'autre commence déjà à défaire une vis. Elle a l'air concentré.

Neige
Laisse-moi faire.

44. Plan large, de profile. Neige s'applique à enlever l'atèle alors qu'Alice la regarde faire silencieusement.

Neige
Je vais te faire un bandage avec des herbes 
pour la nuit, ça t'apaisera un peu.


45. Gros plan, visage d'Alice qui ferme les yeux d'un air abattu.

Alice
… Merci.


46. Gros plan sur le genou qui se fait enrouler par le bandage.

Neige
Ce travail semble avoir ravivé de vieilles douleurs...

47. Sépia. Deux fillettes d'une dizaine d'années jouent ensemble près d'un lac. L'une est Alice, que l'on peut reconnaître grâce à ses longs cheveux, qu'elle porte libre, et quelques bijoux semblables à ceux qu'elles possèdent maintenant. L'autre enfant est sa jumelle. Elle possède des cheveux plus court, en une tresse épaisse. Elles sont mignonnes et souriantes.

48. Gros plan sur les yeux d'Alice, toujours fermés. Elle pleure légèrement, un début de larmes sous ses yeux. Du côté de son œil blessé, bien sûr, il y a la couleur du sang.

Alice
Je ne supporte pas les enterrements.

49. Gros plan sur le visage d'Alice, profile gauche (œil blessé). La main de Neige caresse sa joue, comme pour essuyer le sang.

Neige
Il serait peut-être temps de tourner la page, tu ne crois pas ?

50. Plan moyen, de profile (droit). Neige est redressée, penchée en avant et pose son front contre celui d'Alice. Elles se regardent droit dans les yeux.

51. Plan serré, de profile (gauche). Neige est maintenant debout, sa tête hors champ. Alice, toujours assise, se serre contre elle, sa tête reposant sur son ventre. Elle ferme les yeux et se laisse aller à pleurer encore. Neige l’enlace, une main sur sa tête, l'autre bras autour de ses épaules.

Alice
Je suis désolée...

52. Plan d'ensemble. Il fait nuit, la lune est haute dans le ciel et le feu de camp est éteint. Il n'y a plus aucune activité On ne voit que la roulotte, dont le volet latéral est fermé.

53. A l'intérieur de la roulotte. Nous sommes du point de vue du plafond. Sur le côté, de vieilles étagères en bois pleines de matériels et de bibelots nécessaires à la chasse aux fantômes. Au hasard, on peut y voir de petits tubes en verre, des  parchemins, quelques pierres et talismans ainsi que d'étranges objets ressemblant aux mécanismes des horloges.
Le sol est une série de couettes et de matelas, avec quelques coussins, sur lesquelles sont allongées les deux sorcières. Un aspect oriental en ressort dans les couleurs, les motifs et la forme générale.
Neige dors sur le côté, roulée en boule. Elle est nue, le corps enveloppée dans un drap.
Alice est allongée sur le dos, un bras le long du corps, l'autre par-dessus sa tête. Elle porte un boxer et un court débardeur. Elle ne dors pas et fixe le plafond. Ses cheveux sont dégagés et la cicatrice de son œil est bien visible.

Alice (off)
J'ai craquée. Ça ne m'arrive pas souvent
mais parfois... Je me laisse un peu aller.

54. Gros plan sur son ventre. Une fois encore, elle pose sa main, juste sous son nombril, comme si elle était enceinte.

Alice (off)
Neige pense qu'il serait temps que je fasse mon 
deuil, mais... C'est un peu plus compliqué.

55. Vue interne de son ventre. Nous sommes en fait à l'intérieur de l'utérus d'Alice, tout y est très sombre et peu visible. Cependant nous pouvons voir ce qui ressemble à un fœtus. Il ne s'agit cependant pas d'un véritable enfant mais d'un fantôme ! Un minuscule spectre qui repose là.


56. Gros plan sur les yeux d'Alice. Ils sont fermés, elle tente de s'endormir.

Alice (off)
Je la revois chaque fois que je ferme les yeux.

57. Noir et blanc. Plan américain sur la jumelle d'Alice, petite fille. Elle est couverte de blessures importante mais regarde droit devant elle sans ciller. Du sang coule abondamment de son visage, son œil gauche est crevé, une blessure impressionnante, avec une énorme coupure qui se poursuit sur toute la longueur de son visage. Des éraflures et plaies plus ou moins importantes sont visible un peu partout sur son corps, et du sang macule ses vêtements. Ses lèvres sont fendues, une côte cassé a transpercée la peau et ressort partiellement.

58. Noir et blanc. Séquence précédente chronologiquement. La petite est percuté de plein fouet par une voiture gigantesque par rapport à elle. Le moment d'impact est violent, elle commence a partir en arrière, comme propulsé à toute vitesse. On peut voir l'une de ses jambes (droite) déjà brisé par l'impact et tordue dans un angle bizarre.
[Note: la scène pourrait être uniquement en ombre chinoise, pour donner un aspect stylisé et rendre la tâche plus facile pour le dessinateur]

59. Noir et blanc. Plan large: Alice se tient à genoux auprès de sa sœur, en larmes. Il y a de nombreuses personnes tout autour d'elles qu'on ne voit pas tout à fait, comme si tout était flou. Alice est couverte du sang de sa jumelle.

60. Noir et blanc. Contre-plongée, Alice lève ses bras vers elle et réalise avec horreur tout le sang.

61. Noir et blanc. Plongée, point de vue d'Alice. Sur ses bras, le sang est subitement bien moins présent, comme si son corps l'absorbait.

62. Noir et blanc. Toujours a genoux, Alice relève la tête et hurle. Il n'y a plus aucune trace de sang nulle part, ni sur elle, ni sur ses vêtements. Une sorte de brume, de gaz, tourbillonne en volutes autour d'elle. La base est hors-champ mais provient du corps de sa jumelle car il s'agit, bien sûr, de son fantôme. Seule ce spectre est coloré par rapport au reste de l'image (vert pâle).


63. Vision interne – couleur. Nous sommes dans une veine, en vision microscopique. Des globules rouges sont visibles ici et là, témoignant que nous nous trouvons dans le flux sanguin. Une ligne de vapeur verdâtre sillonne dans le conduit, slalomant entre les globules.


64. Vision interne, couleur. Nous sommes une nouvelle fois dans l'utérus d'Alice. Le gaz s'accumule dans cette poche sombre, s'enroulant comme pour prendre forme.

65. Plan identique. Le gaz forme désormais le fœtus spectral, intangible, reposant comme vue précédemment à l'intérieur du ventre d'Alice.

66. Noir et blanc – Alice adulte, plan moyen. Son ventre nu est le milieu de l'image, le haut et le bas du personnage étant hors champ. En couleur toujours, le gaz vert représentant le fantôme. Il forme comme des ronds de fumée en spirales autour de sa taille, l’extrémité supérieur s'enroulant autour de son nombril. Elle est vêtue de ses vêtements habituels.

67. Noir et blanc. Alice, de ¾, est comme ligoté par les filaments de fumée verte. De son corps émerge le buste de l'enfant-fantôme, comme si celui-ci était entrain de sortir de son corps. Le spectre possède l'apparence de la jumelle, juste avant son accident. Elle n'a pas vraiment d'yeux, uniquement la forme sans détail des iris ou des pupilles. Alice est horrifié par la situation, tentant de se débattre, mais le fantôme n'affiche aucune émotion.


68. Noir et blanc. Plan serré, de profile. Le fantôme fait maintenant face à Alice et lui prend la tête dans ses mains. Alice, apeurée et toujours immobilisée, la regarde faire avec appréhension.


69. Noir et blanc. Du point de vue d'Alice. Le fantôme lui fait face et ouvre la bouche. Elle possède comme des canines de vampire. A l'intérieur de sa ''gueule'', une vision étrange. L'espace. Le vide interstellaire. 


70. Noir et blanc. Gros plan sur un œil d'Alice qui s'écarquille de terreur.

71. Noir et blanc. Le fantôme mord Alice dans le cou, comme un vampire. Le sang coule, en rouge, qui est maintenant la seule seconde couleur visible. Alice a la tête rejeté en arrière, souffrante. Une larme de sang coule de son œil gauche (celui qui est blessé dans la réalité). A travers le corps vaporeux du fantôme, on peut apercevoir le sang rouge d'Alice. Celui-ci semble prendre une forme gazeuse également et part en volutes.

72. Plan serré sur Alice, plongée. Elle se réveille en sursaut, ouvrant la bouche pour pousser un petit cri. Son œil blessé saigne et elle est couverte de sueur.

73. Contre-plongée depuis le sol, Alice de ¾. Elle s'est assise, dépité par ce nouveau cauchemar. Essoufflée, elle s'essuie le visage d'une main.

Alice (off)
Encore une nuit paisible...

  74. Gros plan sur le visage de Neige. Elle dors toujours. La main d'Alice lui caresse doucement les cheveux.

Alice (off)
Allez... Rentrons à la maison.

75. Contre-plongée, vue d'ensemble. Le chariot quitte le chantier durant la nuit.

76. Vue d'ensemble, sens inverse. Alors qu'au loin le Zeppelin se trouve toujours haut dans le ciel et le train géant a l'arrêt, Alice s'éloigne. Elle conduit la caravane, tirant les rennes du cheval mécanique.
Elle s'est rhabillée mais ne porte pas son chapeau.

77. Vue de profile. La caravane passe près des ruines, Alice n'y jette pas même un œil. Au pied de la falaise on peut voir une machine gigantesque, sorte de foreuse prévue pour faire un tunnel dans la pierre.

78. Légère contre-plongée, ¾. Alice remarque quelque chose sur la route et tire sur les rennes.

79. Légère plongée, point de vue d'Alice. Sur le chemin traîne une ancienne défense, pratiquement intact si ce n'est l'une des extrémités, érodées, et quelques fissures.

80. Vue d'ensemble, depuis le sol. Nous sommes juste derrière la défense et on peut voir Alice et son chariot de l'autre côté. On peut également voir qu'une sorte de lumière bleuté est émise par les gravures sur la défenses.

81. Plongée (vertigineuse). Depuis le ciel, nous pouvons voir la défense briller énormément dans la nuit, avec un grand halo bleu pastel qui s’élargit. Dans le bas de la case, on peut voir le chariot immobile.

82. Plan serré. Dans le halo bleu, on peut désormais voir la défense léviter de plusieurs mètres au-dessus du sol. Quant à l’extrémité qui était autrefois connectée à l'éléphant, il y a comme une petite explosion d'étincelles, un arc électrique qui crépite.

83. Plan différent, de ¾. La défense nous fait pratiquement face, pointe vers l'avant. De l'autre côté, on peut apercevoir une forme fantomatique encore très vague se dessiner dans l'air. En regardant bien, cela ressemble à la tête d'un éléphant, la défense prenant place tout naturellement sur ce corps.
Note: la défense est celle de gauche.

84. Plan identique, la forme est maintenant clairement visible malgré le halo de lumière. Il s'agit donc d'un fantôme, et sa consistance est toujours vaporeuse mais bien visible.

85. Alice regarde la scène, bouche bée. Elle est cadrée serrée, de face.

86. Plan large. Le halo de lumière a diminué. L'éléphant, qui se tient de profile, tourne maintenant la tête face à nous, pour regarder Alice.

87. L'éléphant, contre-plongée. Il relève la tête et barrit, pointant sa trompe vers le ciel.

88. Plan similaire. Alice lève timidement la main comme pour le saluer en retour, pas très sûre d'elle.


89. Plan du sol. Des dizaines de pattes d'éléphants, fantômes, au pas de course.

90. Retour du plan large précédent, lorsque l'éléphant fait face à Alice. Sur la droite entre dans le champ une horde d'éléphants fantômes, traversant en ligne à l'arrière-plan.

91. Plan identique. La horde sort du champ.

92. Plan identique. Le premier fantôme rabaisse sa tête pour regarder Alice à nouveau, comme plus haut.

93. Plan identique. Un éléphanteau fantôme traverse en courant pour rejoindre le reste de la horde, en retard à cause de ses petites pattes. Il semble un brin paniqué et galope en vitesse. Il s'agit, en fait, du bébé éléphant dont Alice avait touché le crâne au début de l'histoire.

94. Plan identique. L'éléphanteau a disparu. Le premier fantôme prend tranquillement le même chemin, pour rejoindre sa horde. Le derrière de son corps commence a s'étioler et disparaître en fumée.

95. Plan serré sur Alice. Elle regarde la scène, fascinée. Sa main est toujours en l'air, un peu molle, car elle n'a pas pensé à baisser le bras.


96. Gros plan sur sa main. Une autre main (droite) vient la lui prendre doucement, celle de Neige.

97. Plan de face. Alice ne bouge pas mais lève la tête vers l'arrière. Neige vient d'arriver, toujours enroulée dans un drap. Elle sourit en regardant également la scène et passe son autre bras (gauche) autour des épaules d'Alice.

98. Plan large. La plaine désertique. Il ne reste désormais du fantôme qu'une très légère brume bleu, pratiquement effacé.

99. Légère plongée. Le fantôme a maintenant disparu et la défense tombe au sol.

100. Plan rapproché, Alice et Neige de face. La sorcière regarde en direction de la défense, désormais plus calme, posée. Neige est tourné vers elle, très proche, avec un sourire malicieux.

Neige
Les esprits nous rendent hommage. C'est un cadeau rare...

101. Gros plan sur l'oreille d'Alice. La bouche de Neige se trouve très prêt, lui chuchotant quelque chose.

Neige
Cette nuit, ils veilleront sur notre notre sommeil.

102. Plan identique. Elle lui mordille le lobe de l'oreille.

103. Gros plan. Neige embrasse maintenant le cou d'Alice. Pour la première fois de la BD, celle-ci se met a sourire. Elle ferme les yeux et profite.

Alice (off)
Ok, j'avais tort... Cette nuit sera très mouvementé.

104. Vue d'ensemble, depuis le sol. A l'avant plan, la défense. Plus loin derrière, la caravane. Alice et Neige ne sont plus visible car de nouveau à l'intérieur. A travers le petit volet cependant, on peut voir la lueur d'une lumière tamisé.



Fin


* Les mânes (manibus: bienfaisants) sont les âmes de ceux qui ont eu une sépulture convenable. Les larves (larvae: malfaisants) sont celles de ceux qui n'ont pas eu une sépulture décente. Les lémures, quant à eux, sont les spectres des criminels, qui hantent les maisons.