vendredi 30 novembre 2018

MàJ Novembre 2018

Pratiquement rien du tout ce mois-ci, mais ça contrebalance un peu le mois dernier qui était plutôt surchargé. Mais restez branché pour Décembre, car il y aura plusieurs petites choses pour d'ici Noël !

mercredi 14 novembre 2018

MàJ Octobre 2018

AUTRE
Nouvel index général, qui regroupe les articles qui ne sont pas des chroniques.

CHRONIQUES
Amazing Stories – Go to the Head of the Class (1986)
Amazing Stories – Mirror, Mirror (1986) 
Are You Afraid of the Dark ? – The Tale of the Dark Music (1992) 
Are You Afraid of the Dark ? – The Tale of the Pinball Wizard (1992)
CSI: NY – Boo (2007)
Fear Itself – Something With Bite (2009) 
The Goldbergs – Mister Knifey-Hands (2018)
Hammer House of Horror – The House That Bled to Death (1980)
Highlander: The Series – The Modern Prometheus (1997) 
Métal Hurlant Chronicles – King’s Crown (2012)
Millenium – Somehow, Satan Got Behind Me (1998)
Monsters – The Hole (1990)
Monsters – Leavings (1991) 
Monsters – The Match Game (1989)
Monsters – Pillow Talk (1988)
Monsters – Rain Dance (1989)
Monsters – Shave and a Haircut, Two Bites (1990) 
Monsters – Stressed Environment (1990)
Quantum Leap – The Boogieman (1990)
The Real Ghostbusters – Station Identification (1987)

The Simpsons – Treehouse of Horror (1990)
Tales From the Cryptkeeper – Gone Fishin’ (1993)
Tales From the Darkside – A New Lease on Life (1986)
Tales From the Darkside – Halloween Candy (1985)
The Twilight Zone – Evergreen (2002)
The Twilight Zone – The Invaders (1961)
The Twilight Zone – Monsters ! (1986)
The Twilight Zone – Nightcrawlers (1985) 
The Twilight Zone – The Shadow Man (1985)
Urban Gothic – Vampirology (2000)
Weird Science – You’ll Never Eat Brains in This Town Again (1996)

COMICS
Bad Moon Rising – Special (2006)
Mischief Night – Special (2006)

GOODIES
Chupa Chups – Skull 3D (2017)

NEWS
Scopophilia – Vidéotopsie #21 – Black Lagoon #2

dimanche 24 juin 2018

dimanche 20 mai 2018

Les 16 ans et le Site

Et oui, après 16 ans de chroniques et un passage du format papier au numérique, la plateforme blog ferme définitivement ses portes au profit d'un site Internet bien plus confortable et navigable. Définitivement ? Peut-être pas tout à fait puisque je ne vais pas non plus supprimer L'Imaginarium pour autant et effacer toute trace de son existence !

A la place, ce Blog deviendra une zone où je réunirai les derniers articles en dates, probablement au mois, pour que ceux qui atterrisse ici de temps à autre - où ceux qui ne veulent pas s'embêter à visiter le site chaque jour en attente de nouveaux articles - puissent avoir une sorte de résumé des textes disponibles. 

Et ainsi voilà les trois dernière MàJ depuis le lancement de Perdu dans la 5ème Dimension, ce 15 Mai:

Le texte anniversaire habituel, qui sert également d'article de lancement du site.

Une news pas vraiment relayé par chez nous étrangement, même s'il faut avouer que l'ancien Maitre n'a plus trop la cote depuis un moment.

Lost (and Found) épisode 20, avec une Pin-Up qui est cette fois un personnage de comics.

lundi 23 avril 2018

Friday the 13th: Bloodbath (2006)


Friday the 13th: Bloodbath
(2006)


Il me semble inutile de revenir sur la longue introduction autour d'Avatar Press et sa gestion des licences Horreur de la New Line Cinema. Tout a déjà été dit ici et il est plus simple d'entrer cette fois dans le vif du sujet plutôt que de recopier ces longs paragraphes à chaque nouvelle chronique. J'invite donc le lecteur à naviguer d'un article à l'autre en fonction de ce qui l'intéresse. Pas la peine non plus de revenir sur l'équipe en charge de cette mini-série puisque le duo est le même dans l'épisode précédent. Leur histoire est d'ailleurs plus une suite qu'un nouvel arc, et la lecture du Special est fortement recommandée pour avoir une meilleure appréciation de l'intrigue générale qui nous est raconté dans les pages de Friday the 13th: Bloodbath...
Publiée entre fin 2005 et début 2006, la BD marque un passage à l'étape supérieur en terme de narration, avec l'idée de rendre le récit un peu plus complexe que le bain de sang annoncé. Si celui-ci n'a rien d'original, mélangeant simplement les introductions de Jason Goes to Hell et Jason X en une même idée, introduire le sujet progressivement au fil d'une trame plus classique permet de briser un peu le train-train habituel de la saga et surprendre les lecteurs qui s'attendaient à du Vendredi 13 classique.


On peut n'y voir qu'un énième gimmick, concept sur lequel la franchise se repose beaucoup afin de trouver un semblant d'originalité: le copycat de Part 5, l'argument surnaturel et autoparodique de Part 6, l'héroïne aux pouvoirs psychiques de Part 7, l'escapade à New York dans Part 8, la version démoniaque de Hidden dans Goes to Hell, la virée dans l'espace de Jason X et naturellement le crossover avec Freddy... Autant d'éléments qui permettent de petites variations autour du même thème. Et ici le auteurs utilisent leur rebondissement afin de détourner les codes propres à la série, un peu à la manière de La Cabane dans les Bois d'une certaine façon.
Ainsi, après une introduction faisant directement suite au Special et montrant Jason mettre en charpie un couple de braconniers, pendant les corps dans les arbres comme des trophées de chasse, nous voilà de retour à Crystal Lake six mois plus tard pour l'ouverture d'un tout nouveau camp de vacance, Camp Tomorrow. Dix jeunes sont engagés afin de préparer l'endroit avant son ouverture – un job d'été bien payé et commençant sous les meilleurs auspices puisqu'ils ont droit à une soirée de rêve: jacuzzi, alcool à volonté, un manager qui les poussent à prendre du bon temps...


Les couples se forment presque naturellement, tout le monde y trouvant chaussure à son pied. Y compris l'unique lesbienne du groupe, qui se dégotte une bisexuelle sensible à ses charmes. Tout semble un peu trop parfait et bien vite les fêtards relèvent quelques bizarreries comme le fait qu'ils soient tous des orphelins, ou que leur chef de projet, un pur redneck, s'éclipse pour "aller lire" mais rôde en fait dans les parages avec un complice afin de les espionner... Cela ne les empêche pourtant pas d'en profiter et tous (tous !) vont s'envoyer en l'air, inconscient que Jason observe. Celui-ci passe vite à l'attaque, tuant d'abord les couples isolés tandis que le mystérieux organisateur de Camp Tomorrow entreprend de le traquer avec l'attitude d'un professionnel froid et détaché.
C'est Violet, punkette rebelle et forte tête, qui sent venir le coup fourré et décide de partir à la recherche des disparus alors que personne ne l'écoute. Mais lorsque la présence du tueur ne fait plus de doute, les survivants découvrent qu'ils doivent non seulement fuir Jason, mais aussi leur employeur qui les utilises en fait comme des appâts !


Il se trouve qu'un mystérieux conglomérat international, l'Organisation, cherche à étudier le zombie de Crystal Lake pour découvrir le secret de son immortalité, l'idée étant bien sûr de revendre les résultats pour des applications médicales ou militaires afin d'enrichir. Leur méthode consiste alors a recréer un environnement familier pour leur cobaye, avec un faux décor et un casting de victimes parfaites qui ne manqueront pas de "s'amuser" afin de l'attirer. Tout est mis en place afin que le scénario typique de Vendredi 13 puisse avoir lieu, parties de jambes en l'air comprises.
Les mercenaires cachés n'ont plus qu'à suivre le déplacement du mort-vivant puis le neutraliser. Nous avons là basiquement le plan du FBI au début de Jason Goes to Hell, avec juste un peu plus de soldats et quelques acteurs non consentant. Et parce que le tueur est invulnérable, le plan est de le cryogéniser en utilisant des lances à azote liquide. Ce qui était une des stratégies entreprises au début de Jason X, avant que David Cronenberg ne vienne tout faire foirer. L'Organisation serait arrivée à ses fins sans le moindre problème si elle n'avait pas sous-estimée l'héroïne, pleines de ressources et accessoirement grande fan de Neil Gaiman.


Capturée mais furieuse, celle-ci n'hésite pas à se jeter sur ce traitre d'organisateur pour lui arracher un morceau d'oreille ! Dotée de ce qu'elle décrit comme un "sens d'Araignée", elle est capable de pressentir le danger et se montre bien plus prudente et pro-active que les personnages habituellement croisés dans la franchise. Ainsi n'hésite t-elle pas à tirer sur l'hélicoptère de transport contenant un Jason congelé afin qu'il se crash, l'incendie réanimant alors le monstre...
Elle est au centre des meilleurs scènes du comic book, et particulièrement dans le final qui la montre conduire un énorme camion citerne rempli de nitrogène tandis que Jason, perché sur le toit, essai de la tuer – ceci alors que le véhicule s'engage sur un champ de mines et que si le véhicule explose, tout sera congelé sur cent mètres à la ronde ! Bad-ass, elle n'hésitera pas à faire péter tout ça afin de se débarrasser tant du tueur au masque de hockey que des soldats qui lui tirent dessus, devant alors courir pour échapper à la déflagration glaciale. Disons-le franchement, Violet sert globalement de substitut à Cassie Hack de Hack/Slash, la parfaite Final Girl. Elle adopte le même physique, le même look et la même attitude, et fait pour un adversaire coriace que l'on soutien immédiatement.


Son compagnon de route Rich, bien que globalement laissé sur la touche suite à une blessure par balle, n'est pas en reste et amuse pas mal la galerie via des répliques décalées. Lorsqu'il voit Jason encaisser de multiples rafales, il se demande où est Schwarzy quand on a besoin de lui. Les mercenaires à la solde de l'Organisation, il les décrit comme de "bloodthirsty, second amendment cocksuckers", et du mort-vivant cristallisé par l'azote, il déclare "He looks like a serial killing popsicle". Aussi, il n'hésite pas à poignarder celui-ci dans les couilles pour protéger sa petite copine et semble considérer Sandman comme l'un des meilleurs comics du monde, ce qui est sans doute vrai.
Et Jason alors ? Il y est splendide, l'air parfaitement décomposé derrière son masque et exagérément puissant. A un couple qui fait l'amour sous son nez, il transperce leur deux corps d'un seul coup de pied ! Un autre, il les coupe en deux en même temps d'un unique coup de machette. Lorsqu'un mercenaire est distrait par deux jeunes femmes sexy  s'embrassant, il arrive discrètement derrière lui, place sa machette entre ses jambes et remonte la lame afin de le trancher entièrement dans le sens de la longueur...


Son invincibilité est pleinement démontrée par les nombreux coups de mitrailleuses et de fusils à pompe qu'il encaisse, et sa force démentielle est l'objet d'une séquence mémorable lorsque, réveillé de sa prison de glace, il s'empare de la pale de l'hélicoptère écrasé afin de l'utiliser comme machette géante ! Notons également quelques passages en vue subjective avec les contours des trous du masque apparent, la présence de chasseurs qui le trouvent si moche qu'ils pensent avoir affaire à un extraterrestre, et un bref moment où le zombie à l'air tuer afin de venger la mort d'un cerf, comme s'il était une sorte de gardien de Crystal Lake contre la connerie humaine.
Enfin, il faut souligner a quel point la première partie de la BD évoque désormais beaucoup le récent jeu vidéo Friday the 13th: on y retrouve les adolescents éparpillés aux quatre coins du campement, certains devant fuir Jason en trouvant des cachettes ou repousser ses attaques en utilisant de petits couteaux. Ils leur faut même gérer un véhicule qui refuse de démarrer (ici trafiqué) tandis qu'un couple découvre par hasard la cabane du tueur, celle du deuxième film. A ce niveau là, c'est pratiquement une adaptation.


Friday the 13th: Bloodbath est une petite réussite qui parvient à garder l'esprit de la franchise tout en la modernisant un peu. L'introduction de l'Organisation est parfaite pour créer une Némésis différente à Jason Voorhees et placer celui-ci dans un rôle d'anti-héros, sans pour autant diminuer ses propres méfaits: lorsque l'on voit de sales types faire disparaitre les cadavres de leurs victimes innocentes dans des incinérateurs miniatures, afin de couvrir leurs traces, on ne peut qu'espérer que Jason leur fera la peau. Tout monstre qu'il soit, il ne possède pas cette malfaisante intelligente typiquement humaine et on se retrouve dans la même thématique que la franchise Alien, avec d'un côté les Xénomorphes cauchemardesques et de l'autre la puissante Compagnie, au moins tout aussi monstrueuse. Violet aurait fait la Ripley parfaite pour la suite des évènements.
Hélas le volume suivant, Fearbook, ne sera pas écrit par Brian Pullido et viendra gâcher tout cela en achevant plusieurs personnages-clés et en clôturant l'arc de manière expéditive. Peut-être un choix de la part d'Avatar Press en réalisant qu'elle ne garderait pas les droits de la licence plus longtemps. Un scénario préférable à celle de l'incompétence des successeurs sur le titre, dont le one-shot aurait plombé les ventes et obligé New Line Cinema a renégocier son contrat avec l'éditeur...



GALERIE

https://i.imgur.com/4mlU4qZ.jpg    https://i.imgur.com/TbHwQTz.jpg    https://i.imgur.com/j2rI6jz.jpg

https://i.imgur.com/ArGRwPg.jpg    https://i.imgur.com/mqJP8Y2.jpg    https://i.imgur.com/0KLJYUT.jpg

https://i.imgur.com/YxWf36L.jpg    https://i.imgur.com/JlPQrXh.jpg

https://i.imgur.com/YDfS6zT.jpg    https://i.imgur.com/ggLNm5V.jpg    https://i.imgur.com/c0PhmsE.jpg

https://i.imgur.com/fEYCPW8.jpg    https://i.imgur.com/kQpGzHn.jpg

https://i.imgur.com/rn3oQ0T.jpg    https://i.imgur.com/rJNwjJD.jpg    https://i.imgur.com/g8fDpJx.jpg

https://i.imgur.com/qwSwYId.jpg    https://i.imgur.com/VKmAb3x.jpg

https://i.imgur.com/mycJoW6.jpg    https://i.imgur.com/k81i9Xx.jpg

https://i.imgur.com/Rdm4MiP.jpg

https://i.imgur.com/NKnedB8.jpg

https://i.imgur.com/hRt0i4g.jpg

mercredi 18 avril 2018

Pin-Up – Carol Maibaum (Ghost in the Machine, 1993)

Lost (and found) in the 5th Dimension
Épisode 18

Pin-Up
CAROL MAIBAUM
Shevonne Durkin – Ghost in the Machine (1993)


S'il ne fallait évoquer qu'un membre du casting de Ghost in the Machine, il est évident qu'il devrait s'agir de Bryan Cranston, star internationale depuis Breaking Bad et à l'époque un parfait inconnu ressemblant un petit peu à Patrick Schwayze. Il y joue le héros, un hacker défendeur de la veuve et de l'orphelin au sens propre, puisque sauvant une petite famille des griffes d'un tueur en série digitalisé et pouvant contrôler les appareils électriques à volonté (car la notion de online / offline était un peu aléatoire chez le public, en ce temps là) ou prendre la forme d'un hologramme vindicatif.
Seulement je ne suis pas comme tout le monde, et non seulement je n'ai encore jamais vu Breaking Bad, mais je préfère m'intéresser à la jolie blonde servant de chair à canon pour l'antagoniste virtuel. Et en grande partie puisque celle-ci est jouée par Shevonne Durkin, héroïne de Leprechaun 2, dont je viens d'écrire la chronique ! En 1993, soit à l'époque du premier volet de la série, on la retrouve dans cette sympathique série B pour un premier vrai rôle, bien que très court. Une seule véritable scène, deux si l'on veut être généreux, pour un personnage de Bimbo pas spécialement intéressant mais néanmoins remarquable par son allure.


Le film tourne autour du surnommé Address Book Killer, un tueur en série ayant pour habitude de voler l'agenda de sa proie, décimant progressivement son entourage en se basant sur les adresses et numéros qu'elle y avait inscrit. A la manière des nombreux avatars électroniques de Freddy Krueger (Shocker, House III, Prison), il fini par mourir mais revient sous une forme voltaïque: c'est ici son âme qui est accidentellement digitalisée dans un système informatique, suite à une grave surcharge de courant. Désormais virtuel, il se cache sur Internet et peut manipuler toutes les connexions électriques qu'il désire, utilisant divers appareils pour tuer.
Il opère désormais à travers les pages scannées d'un répertoire appartenant à une mère de famille. Une veuve ayant bien du mal à gérer sa situation de travail et un fils rebelle qui se prend pour John Connor dans Terminator 2 sans en avoir la classe ni le talent. Parmi ses contacts, une certaine Carol Maibaum, babysitteuse occasionnelle et objet de fantasme du jeune héros, qui éprouve ses premiers émois sexuels en la regardant. Et on le comprend puisque la demoiselle semble constamment jouer de son sex appeal, qu'elle en soit consciente ou non !


Et la réalisatrice, Rachel Talalay, d'en jouer un maximum, caractérisant avant tout le personnage par ce comportement de séductrice à défaut d'autre chose. Carol se promène pieds nus avec bracelet de cheville et verni à ongles (Quentin Tarantino approuverait certainement) et porte une tenue certes un très ringarde et typée 80s, mais suffisamment déshabillée pour être notable, dévoilant un bout de ventre et exhibant de fines longues jambes. Un aperçu de sa chambre révèle des soutien gorges en pagailles dans toute la pièce, et naturellement la jeune femme passe plus de temps au téléphone à flirter avec son petit ami qu'à surveiller les garnements dont elle a la charge. Ce qui n'est justement pas sans poser problème puisqu'un bébé échappe alors à sa vigilance, se frayant un chemin jusqu'à la cuisine avant d'essayer de grimper sur un meuble où un couteau électrique, un fer à repasser et une casserole menacent de lui tomber dessus !
Si la catastrophe est forcément évitée il y a de quoi la traiter d'irresponsable, même indépendamment du tueur qui profite de la situation (il allume le four et une plaque chauffante pour faire monter le suspense). A sa décharge, on peut autant accuser la mère d'avoir groupé ces objets dangereux au même endroit, à porté d'enfant...


Toute cette scène ne sert qu'a placer le héros dans une fâcheuse posture puisqu'il se retrouve accusé d'avoir branché les appareils électriques – un thème récurrent dans le film. Et celui-ci s'en retrouve fort désolé puisqu'il espère désespérément brancher la jeune femme pour sortir avec. Par deux fois il joue le numéro du mec "cool" pour la draguer, avec toute la sobriété d'un Vanilla Ice. Bref, c'est un loser et Carol ne prend même pas la peine de le rembarrer, le traitant évidemment comme un gamin. Il est même permis de penser qu'elle n'a même pas conscience de la situation, ce qui rend ces embarrassantes interactions encore plus drôle.
Roublard, le môme trouvera quand même un moyen de parvenir à ses fins, lorsque lui et un copain proposent de la payer afin de la reluquer: 37,28$ pour qu'elle déboutonne son chemisier, et si elle peut retirer son soutien-gorge, peut-être iront-il hacker le système de la préfecture pour rétablir son permis de conduire, qui lui a été retiré ! Maline, l'adolescente prend l'argent et semble marcher dans la combine pour finalement se contenter de flasher un décolleté bien inoffensif. Une séquence qui évoque beaucoup un passage similaire dans Leprechaun 2 où l'actrice a finalement recours à un body double.


Et justement cela est encore le cas ici, le soutien-gorge entraperçu étant trop "plein" par rapport à son corps. Nous n'auront de toute façon pas le loisir d'en voir plus puisque c'est déjà le moment de lui dire adieu. Une mise à mort bien trop sage par rapport à ce que l'on a pu voir auparavant dans le film (comme ce pauvre gars fondant sous l'effet d'un micro-onde défectueux) et qui ne fait intervenir aucun effet sanglant. L'assassin se contente de prendre le contrôle du lave-vaisselle et faire exploser sa porte, libérant des trombes d'eau qui vont atteindre un branchement électrique se trouvant au sol et provoquer une électrocution cartoonesque à base de gros éclairs bleus.
La scène est plus a prendre comme un gag, avec les inscriptions apparaissant sur l'affichage digital de l'appareil électro-ménager ("Wash" / "Explode" / "Die") et ce graphique en forme de cœur, se dessinant sur l'écran d'ordinateur qui affiche les coordonnées de la jeune femme, le tueur la "rayant" de sa liste comme s'il venait de s'envoyer en l'air avec elle. Et compte tenu de son nouvel état d'existence, c'est peut-être justement le cas ! Gardez donc cela en tête la prochaine fois que vous verrez le film.


Il est dommage que Shevonne Durkin n'a pas eu une carrière plus longue, car si elle n'est pas véritablement une Scream Queen, c'est ce genre de participation qui l'aurait fait un peu sortir du lot. Non pas que le reste de sa filmographie soit inintéressant, et on peut notamment la retrouver dans d'autres B comme l'hallucinant Tammy & The T-Rex (un film Rated-R volontairement censuré par ses producteurs pour le transformer en comédie tout public !) et Magic Kid II, un sous Karate Kid avec Ted Jan Roberts. Il ne s'y trouve hélas rien qui puisse la mette en valeur et sa carrière se terminera à travers des rôles très secondaires, la jeune femme s'éclipsant ensuite de l'industrie du cinéma en toute discrétion. Notons tout de même le titre du dernier film où elle apparut: Spermicide. Avouez que sur un CV, ça rend pas mal !



GALERIE

https://i.imgur.com/47GCnbe.jpg    https://i.imgur.com/btZPVh2.jpg    https://i.imgur.com/Th5tcMn.jpg

https://i.imgur.com/H1tbiKl.jpg    https://i.imgur.com/lGRcQiz.jpg    https://i.imgur.com/D18lAcG.jpg

https://i.imgur.com/XLCgak3.jpg    https://i.imgur.com/hj7119N.jpg    https://i.imgur.com/KkQzOsd.jpg