Affichage des articles dont le libellé est RUBRIQUE – Imaginarium: Un Guide de la 5ème Dimension. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est RUBRIQUE – Imaginarium: Un Guide de la 5ème Dimension. Afficher tous les articles

lundi 7 avril 2014

[FRAGMENTS] L'Encyclopédie des Monstres – Bruce

L’ENCYCLOPÉDIE DES MONSTRES

• BRUCE THE SHARK •


Mais par quel sujet vais-je donc commencer cette rubrique, me demandais-je il y a encore cinq minutes. Allons au plus simple et choisissons quelque chose de marquant, quelque chose de simple. Quelque chose qui me poursuit depuis l'enfance et sur quoi je pourrais en écrire des pages.
Tout a déjà était dit sur Les Dents de la Mer, tant d'un point de vue technique qu'artistique, et il m'apparaît plus qu'inutile d'en rajouter. Du coup le billet nostalgique me semble bien plus approprié pour parler de son incroyable monstre, le Carcharodon Carcharias ou Grand Requin Blanc.
C'est entre 1990 et 1991 que je vois le film pour la première fois. J'ai moins de dix ans et évidemment, c'est le choc. Les images ne me quitterons jamais et je me souviens encore avoir dessiné la mort de Quint quelques jours plus tard, le représentant gisant dans son bateau tandis que le squale avale ses deux jambes, sa tête surgissant à la poupe de l'Orca.
Je me rappel aussi avoir raconté la scène de la jambe coupée à mes camarades de classe, sur notre chemin vers l'établissement scolaire dès la reprise des cours. Me revient également les hantises qui peuplaient mes nuits, où mon lit n'était qu'un radeau à la dérive en plein océan tandis qu'un requin caché sous l'eau noire attendait qu'un de mes membres ne dépasse des draps pour me happer.


Ce film, je l'ai gardé avec moi pendant des années, notamment durant les vacances à la plage ou à la piscine où je visualisais toujours la forme colossal du grand blanc lorsque je passais la tête sous l'eau. Les suites, je les aient bien sûr ratées au tout début, mon père ayant choisi de ne pas me laisser les voir. Je dû questionner ma grand-mère pour savoir ce qui se passait dans Les Dents de la Mer, 2ème Partie. Et je ne devais avoir que huit ans !
A ma grande surprise personne n'a jamais partagé cet enthousiasme, les commentaires sur le film ne se résumant qu'à une seule chose: le requin fait faux. Un sentiment que je comprends mais que je n'ai jamais vraiment partagé et que j'impute en grande partie à Retour vers le Futur 2 et à la célèbre réplique de Marty McFly devant cet hologramme caricatural. Naturellement à l'époque, Spielberg réglait ses comptes, mais ça nous n'en savions rien ! Nous étions tous des enfants ou des ignorants des potins d'Hollywood.
Les Dents de la Mer faisait office de gros nanar, dont la popularité ne devait qu'au nom même de Spielberg et à sa célèbre musique. Perplexe, j'ai longtemps guetté une rediffusion pour me refaire mon idée, ce qui n'arriva que plusieurs années plus tard. La découverte des séquelles, effectivement toutes inférieures, resta un moment important de ma jeunesse bien qu'elles ne firent que m'obliger à accepter les critiques de mon entourage. Oui, le requin fait faux. Et ses aventures ne sont pas si prenantes, en plus...
Mais Les Dents de la Mer, encore une fois, me semblait tenir la route. Mieux, en grandissant je fus à-même de comprendre toutes ces subtilités qui vous échappent lorsque vous êtes jeune: les personnages et leurs dilemmes, la mise en scène, le rythme, la formidable musique de John Williams (il y a tellement plus que ce simple thème que tout le monde connait). Il y a une raison pour laquelle le film a tellement fonctionné, pour laquelle il reste encore indétrônable dans son genre. Les Dents de la Mer est une grande œuvre et elle a marquée à jamais l'Histoire du Cinéma.


Attardons-nous maintenant sur sa vedette, le squale. Non pas que Roy Scheider, Robert Shaw et Richard Dreyfuss soient moins importants qu'une bestiole en caoutchouc, mais c'est le monstre qui nous intéresse ici. Verdict ? Et bien pour avoir récemment revu le film via son excellent Blu-ray, la bête tient encore très bien la route ! Non, le requin ne fait pas "faux" contrairement  à ce que beaucoup pense – si ce n'est l'animation fortement limitée de ses mâchoires (ce qui, effectivement, peu sembler problématique pour un film titré "Jaws").
Son apparence massive en fait toujours l'un des plus beaux monstres marins jamais vu à l'écran et aucune copie n'a jamais tenue la comparaison jusqu'à présent. Une réussite que l'on doit au designer Joe Alves (qui se retrouva derrière la caméra pour les besoins de Jaws 3-D) et aux différents modèles mécaniques construits en taille réelle pour l'occasion. Des mastodontes devant simuler une belle bête de 28 pieds de long (un bon 8,5m rabaissé à seulement 7m dans la VF) pour trois tonnes bien pesées. Mais, et ce n'est un secret pour personne, ces foutues choses ne fonctionnaient jamais, obligeant le réalisateur a opter pour une mise en scène privilégiant avant tout le suspense en camouflant le monstre de diverses manières. Vous pensiez que la scène du ponton et l'idée des tonneaux flottants étaient prévues tels quels ?
Quand ce n'était pas le sel de mer qui rongeait la peau synthétique des requins, ou les problèmes d'électricité rendant les robots inopérables, il arrivait même que les répliques se mettent à flotter comme des ballons lorsque la mousse néoprène qui les composaient se gorgeait d'eau ! De quoi décourager jusqu'à Spielberg qui se demanda un temps s'il n'avait pas était un peu trop ambitieux avec ce projet, tandis que son équipe finit par rebaptiser le titre du film par Flaws, comme pour bien enfoncer le clou.
A partir de là, le spectaculaire dernier acte du film apparaît comme un véritable miracle tant l'animal y apparaît dans toute sa splendeur, sans qu'aucun défaut technique ne vienne parasiter le déroulement du film. On pourrait même croire que le choix de ne pas révéler le squale auparavant était délibéré, afin de surprendre le spectateur sur l'aspect impressionnant du monstre !


Vous vous en doutez bien, ces nombreux soucis auront perturbés l'organisation du tournage et plusieurs réécritures du script furent nécessaire pour corriger le tir. Certains évènements passent à la trappe comme la mort du partenaire de Quint, lequel refusait de prendre part à la chasse au requin suite à un mauvais pressentiment (l'animal faisait un bond surprenant par-dessus sa barque, l'avalant d'une seule bouchée en plein vol !), tandis que d'autres subissent d'importantes altérations.
La mort du petit Alex Kintner, subliminale dans le film, devait montrer la bête surgir hors de l'eau pour le dévorer avant que Spielberg ne change d'avis. Quelques clichés impressionnant peuvent toutefois être retrouvés dans l'excellent ouvrage Jaws: Memories From Martha's Vineyard, ainsi qu'un bref aperçu vidéo dans le DVD qui l'accompagne. Le maître nageur, celui qui se fait croquer la jambe, devait se montrer héroïque avant son trépas, poussant le jeune fils Brody hors de porté du squale alors qu'il ne soit lui-même emporté par la bête dans un sillage sanglant.
Mais le plus célèbre de ces changements reste le destin de l'océanographe Hooper (Richard Dreyfuss), qui devait également périr sous la mâchoire du grand blanc lors de sa descente dans la cage anti-requin. Un sort que l'on trouve initialement dans le livre de Peter Benchley, avec quelques altérations. Toutefois lors des sélection des prises de vue, celles effectuées avec de véritables requins, le choix du réalisateur s'est porté sur un incroyable moment de frénésie animal, un squale attaquant la cage avec agressivité. Hélas personne ne se trouvait à l'intérieur de celle-ci en cet instant, créant un soucis de raccord. Et c'est ainsi que le personnage a finalement été épargné. Mais loin d'être une trahison au roman original, cette idée semble parfaitement logique dans l'univers de Jaws, le film.


Car les différences entre le best-seller de Benchley et le chef d'œuvre de Spielberg sont légions. Jaws est un livre sombre et dépressif, a l'opposé total du film lumineux de Spielberg. On pourrait passer de temps a montrer les différences entre les œuvres mais le principal est que dans le récit de Benchley, Amity Island est un lieu froid où personne ne s'aime et où tout le monde à quelque chose a se reprocher. Un univers où le requin, au lieu d'être une menace extraordinaire, est tout à fait à sa place et ne semble être qu'une matérialisation du péché des habitants, de leur comportement charognard.
Très amusant de revoir également le manque d'informations de l'époque sur les requins, dépeignant un portrait incroyable de ces créatures et expliquant ainsi le pourquoi de la psychose générale qui a suivie la sortie du film. On peut ainsi voir Matt Hooper fantasmer sur la taille "énorme" de la bête et supposer un bref instant qu'il pourrait s'agir d'un Mégalodon préhistorique. D'autres possibles explications quant au comportement anormale du requin seront vaguement évoquées ici: l'animal est-il particulièrement intelligent ou s'agit-il du Léviathan venu punir l'Homme sur ordre de Dieu ? Ou peut-être la sorcière Amity, a qui l'île doit son nom et morte il y a des siècles, y serait pour quelque chose ?
Mais le tour de force du livre est de faire prendre conscience de l'ampleur du désastre sur l'échelle de toute la ville, et non des quelques victimes directes. Là, c'est la population entière qui s'oppose à la fermeture des plages car Amity est une station balnéaire ne vivant que pour quelques semaines de saison touristique seulement, la présence du requin symbolisant une crise financière immense et un taux de chômage surélevé, voir même la mort de la ville elle-même. Quant au maire, il est directement concerné puisque coincé par des créanciers mafieux. Bref, un monde impitoyable ne survivant que superficiellement, le squale suffisant par sa seule présence a tout faire voler en éclat !



(...)

Article inachevé car je n'avais pas beaucoup de temps pour moi à cette époque.
J'aime quand même bien cette première partie, donc l'intégrer ici me semble bien.

mercredi 18 avril 2012

Le Bazar du Bizarre – Kit de Chasseur de Vampires


Vous voulez casser du vampire ? Vous vous prenez pour Van Helsing ? Alors cette mallette est pour vous ! Il s'agit d'un kit complet pour chasseurs de vampires en herbe, contenant tout le nécessaire pour repousser et exterminer les créatures de la nuit:


- Deux flacons d'eau bénite.
- Une machette, idéale pour faire tomber les têtes.
- La célèbre gousse d'ail, qu'il faut penser a remplacer de temps à autres.

- Quelques pieux en bois et un marteau, qui facilitera grandement pour percer le cœur des Nosferatus.

- Une petite potion d'herboriste et un gobelet en argent. Il s'agit d'une boisson a base de "Wolfbane", l'aconit tue-loup  (Aconitum Lycoctonum). C'est une plante montagneuse très toxique, mais la faire ingérer par une personne ayant été mordue par un vampire permet de ralentir le processus de transformation.

http://i.imgur.com/MXbDMzb.jpg        http://i.imgur.com/Ci2iL6R.jpg

Un support en mousse antichoc permet un rangement pratique des éléments.



Source: Out For Blood

mercredi 4 avril 2012

Le Bazar du Bizarre – Fourrure de Ratons-Laveurs


Un nouveau vêtement maléfique disponible en boutique ! Après la robe pousse-au-crime de Madame Moldonado, voici un manteau de fourrure maudit qui incite ceux qui s'en approche d'un peu trop près à se donner la mort brutalement. La raison ? La fourrure qui a été utilisé provient d'animaux sacrés dont le sanctuaire a été profané...

Il était une fois une cité perdue vénérant les ratons laveurs. Ceux-ci étaient surnommés "Pine Lights", en raison de l'étrange scintillement de leurs fourrures. Une fourrure douce, belle, parfaite. Au fil des siècles la ville a disparue et il n'en reste désormais que des ruines, au cœur d'une forêt américaine. C'est là que les ratons se réunissent la nuit, sentinelles de la cité perdue. Une nuit, malheureusement, quelques chasseurs s'y aventurèrent en pensant – à raison – obtenir quelques proies faciles: ils avaient pour habitude de revendre la fourrure à un fabriquant de manteaux cupide et vicieux. Leur acte impie les condamnèrent a une mort horrible, l'un assassinant l'autre sous l'effet hypnotique des peaux de ratons, avant de se suicider.


L'histoire aurait pu en rester là s'ils n'avaient pas contacté leur acheteur peu avant. Malgré la situation celui-ci récupéra les peaux, persuadé qu'il pourrait alors créer le manteau parfait. Un vêtement qui lui rapporterait argent et pouvoir, et la possibilité d'obtenir ce qu'il désir. En l’occurrence, une certaine femme. La fabrication du vêtement entraîna la mort d'un de ses employés avant de l'emporter, lui et la femme qu'il désirait, après essayage.


La raison ordonne naturellement de se tenir éloigner de ce manteau de fourrure, mais sa perfection a forcément une emprise. Lumineuse, elle semble constamment en mouvement, comme caressée par une douce brise, et sa douceur est incomparable.

A noter aussi qu'il reste encore quelques peaux, non utilisés par les fabricants. Merveilleuses, mais mortelles.


Source: Masters of Horror (2x06: "Pelts")

lundi 20 juin 2011

Bellydance in Troy (2004)


Ce fut long et fastidieux, mais j'ai enfin achevé le montage vidéo pour la scène de danse de Troie. Un travail difficile en raison des mêmes problèmes rencontrés dans la vidéo d'Alexandre. Mon logiciel semble ne pas supporter la vidéo, ramant au point de rendre difficile la vision de plus de trois secondes de rushes, et j'ai dû en plus surmonter un soucis d'audio en mélangeant deux copies du film en une seule vidéo !

Il se trouve que, passé une version cinéma inutile puisque trop courte, ma première copie de la director's cut était un doublage russe. Cependant son image était d'une qualité bien supérieure a toutes les autres versions disponibles. Il m'a donc fallu faire le montage sans le son avant de recaler l'audio anglais par-dessus en essayant de ne pas créer de décalage. Au final je m'en suis bien sorti puisque l'image est impeccable et le son parfaitement synchronisé.

Bref, parlons donc de la scène. Elle se déroule au début du film, lors d'une fête de réconciliation entre les guerriers de Troie et de Sparte. Juste avant que Paris n'enlève Hélène, déclenchant la fameuse guerre. Portant un toast avec ses invités, le Roi Ménélas fait entrer quelques danseuses pour marquer le début des festivités. Une attention qui charme la plupart du monde, excepté Hélène qui se retire. Une manière de montrer la relation Ménélas / Hélène / Paris qui va conduire la ville de Troie a sa perte.


Plutôt que de porter le costume traditionnelle, les danseuses sont vêtues d'une tenue beaucoup plus ample mais non moins riche en décoration. Là encore, le budget élevé du film permet de faire des merveilles dans le domaine visuel. La danse est également moins classique mais le début de chorégraphie avec les femmes tournant autour de la caméra est somptueux. Hélas le film se focalisant sur l'installation des évènements tragiques de l'histoire de Troie, nous ne pourrons vraiment voir les artistes à l’œuvre. Celles-ci vont et viennent autour de Ménélas et Hector alors que les deux sont en grande conversation et nous ne pouvons pas vraiment voir leur gestuelle...

Je ne suis malheureusement pas en mesure de donner les noms des performeuses puisque celles-ci ne sont tout simplement même pas créditées au générique. Ce qui est très surprenant vu l'ampleur du film et le nombre pourtant très grands des personnes inscrites... Si quelqu'un possède des informations sur le sujet, n'hésitez pas à le faire savoir !

dimanche 24 avril 2011

Bellydance in Another 9½ Weeks (1997)

Voilà l'idée d'une nouvelle catégorie qui me vient. Rapporter la présence des danseuses dans les films. Bien souvent rares et peu mises en valeurs si ce n'est le temps d'une scène ou deux, je penses qu'elles valent toutefois que l'on reconnaissent leurs prestations, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux.

Love in Paris (Another 9½ Weeks de son véritable titre) est la suite du célèbre 9 Semaines ½, le drame sentimental / film érotique avec Mickey Rourke et Kim Basinger. Une séquelle tardive venant près de dix ans après l'original et qui n'est en fait qu'une petite production destinée au marché vidéo, espérant capitaliser sur son titre et sur la présence de Mickey Rourke qui revient pour l'occasion.

Si je ne peux pas dire de
9 Semaines ½ qu'il est un mauvais film, dans le sens où techniquement le métrage tient bien la route et que beaucoup risqueraient de me tomber dessus, je peux quand même signaler que l'œuvre n'était absolument pas mon genre en raison de personnages insupportables et d'un scénario assez douteux dont on attend un éventuel rebondissement qui ne vient jamais.

Mais bon, chacun son avis. Love in Paris lui, c'est pratiquement la même chose mais sans la qualité de production, et en encore plus mou.

Je ne signal ici que la présence des deux danseuses que je croise un peu par hasard durant l'intrigue bien trop longue. La première est pratiquement la seule que je me dois de vraiment présenter: une danseuse orientale que l'on trouve sur la scène minable d'un petit club de jeu clandestin de Paris, où Mickey Rourke et Angie Everhart se rencontrent.

Je ne peux pas vraiment juger sa prestation puisque sa présence est trop courte à l'écran, sa chorégraphie souvent entrecoupée de plans de jeux ou filmée de loin. En gros elle n'est qu'un meuble pour la séquence, jouant le côté "authentique" du club oriental sans que le réalisateur ne trouve le moyen de vraiment profiter d'elle. Le truc habituel.

Bien heureusement quelques gros plans ici et là nous permettrons tout de même d'avoir un aperçu de sa tenue (j'avoue ne pas être fan de son choix de coiffure) et de quelques mouvements somme toute assez basique bien que certains soient très beaux.


L'autre danseuse, dans le genre anecdotique, est visible quelques minutes plus tard après que les protagonistes du film quitte le club pour s'enfoncer dans la faune de nuit parisienne près des quais. Là se trouvent quelques prostituées et leurs clients, ainsi que cette étrange femme vêtue de cuir noir qui pratique une danse aux accents beaucoup plus modernes que la danse orientale classique.


Sa figuration est encore plus réduite que sa collègue puisque nous n'avons doit qu'à deux ou trois plans de sa performance, cela dit sa présence inattendue la rend assez remarquable. Hélas il n'y a vraiment rien à redire tant il ne s'agit que de quelques images perdues sur le reste du métrage.


Voici une compilation vidéo des quelques plans de danse visible à travers le film pour les curieux, histoire de vous épargner la vision du film. En raison d'une qualité audio déplorable sur ma copie du film, j'ai préféré couper le son du club et y ajouter une autre musique (ici la célèbre In-a-Gadda-da-Vida d'Iron Buttefly).


vendredi 10 décembre 2010

[FRAGMENTS] L'Encyclopédie des Monstres – The Ice Cream Prince

L’ENCYCLOPÉDIE DES MONSTRES

• THE ICE CREAM PRINCE •


I. HAPPY HAPPY DAYS




Tout commence dans les années 50 dans la petite ville de Riverdale, aux États-Unis (pas plus de précision sur sa localisation). Butch Brickle, l'unique marchand de glace du coin, plus connu sous le nom de Ice Cream King (le roi de la glace), est tué en pleine zone résidentielle lors d'une fusillade. Il s'agit d'une exécution apparemment lié à une quelconque affaire de trafic de drogue.



Quoiqu'il en soit, l'homme décède devant témoins, des enfants et leurs parents, ce qui va profondément affecter l'un d'eux. Le jeune Gregory Tudor, qui lui vouait une profonde admiration. Le garçon va être victime d'une dépression nerveuse, allant jusqu'à s'asseoir près du corps pour récupérer une glace en se demandant qui va bien pouvoir le remplacer...



Sa mère le fait alors interner à l'asile local, le Washing Well Sanitarium, dans l'espoir de le soigner. Ce qu'elle ne sait pas, ce que tout le monde ignore en fait, c'est que le directeur de la clinique est lui-même un véritable malade mental obsédé par l'idée de rendre ses patients très heureux, quitte à leur injecter dans le cerveau une étrange substance verte pour affecter leur psyché. ''There are no bad days, only happy happy happy days'', répète t-il constamment.



Gregory, comme tous les autres, va subir ce traitement pendant de nombreuses années. Ces injections quotidiennes n'ayant jamais guéri personne, fragilisant au contraire encore plus l'esprit malade des receveurs, il est évident que l'enfant ne se remettra jamais de la disparition du King. Sous l'effet de la drogue, il va même le voir apparaître à travers des hallucinations de plus en plus fréquentes. Des visions où les seringues de ses piqûres se changent en glaces géantes, son plus grand plaisir, et où son médecin devient un véritable clown.



Ironie du sort, les glaces sont justement le remède à la solitude et à la tristesse en ces lieux. Il s'agit de la façon d'agir de l'infirmière Wharton (jouée par la splendide Olivia Hussey !), un véritable ange aux petits soins pour ses patients. Très certainement folle elle-aussi, mais suffisamment attentionnée pour que les malades la perçoivent comme une bonne âme, elle va continuer à s'occuper d'eux même lorsque va éclater une insurrection. Les fous vont prendre le contrôle du bâtiment, gardant leur tortionnaire prisonnier pour lui faire subir le même sort qu'à eux, mais la dame va poursuivre ses bonnes grâces.


Gregory étant son petit préféré, c'est avec lui qu'elle décide de partir lorsqu'en 1993 elle prend pour ainsi dire sa retraite.  Elle garde cependant un (faux) titre professionnel en devenant la tutrice et surveillante de Gregory qui, maintenant adulte (interprété par le génial Clint Howard) souhaite réintégrer la vie sociale. C'est donc probablement sur sa demande que la femme s'installe à Riverdale, en face de l'ancien magasin de glace du Ice Cream King maintenant abandonné. Son protégé, lui, décide de reprendre l'affaire pour devenir le digne héritier de son idole...


II. THE ICE CREAM PRINCE



La vieille boutique est très dégradée et Gregory ne va même pas tenter de la restaurer, s'occupant juste des machines nécessaires à la confection des glaces. L'endroit est insalubre et rapidement, des insectes, des vers et des souris vont venir traîner du côtés des aliments et déranger grandement le respect des règles d'hygiènes. Cela ne semble pas perturber Gregory plus que cela, lequel se contente de dresser un autel à la mémoire de son prédécesseur.



Persuadé qu'un marchand de glace rend les enfants heureux, Gregory va se mettre à la tâche et commencer ses tournées. Il va prendre le titre de Ice Cream Prince (même si cette appellation n'est pas utilisée durant le film, puisqu'on l'y surnomme juste ''the ice cream man'') et sensiblement modifier la vieux camion de glace en fonction. Un véhicule (immatriculé ''Aah Boo'' !) encore criblé d'impact de balles auquel il va rajouter des barreaux à la fenêtre du comptoir. Pas de quoi vraiment enchanter les enfants, tout comme le comportement effrayant de Gregory qui, en plus d'un physique ingrat et d'une voix enrouée, se fait très taciturne lorsqu'il s'agit de communiquer avec ses clients...


L'homme parle peu, fixe étrangement les gamins et distribue ses glaces sans plaisir apparent, alors que la vermine grouille dans les aliments. A se demander si Gregory cherche vraiment à être le Ice Cream Prince qu'il prétend être... Mais soyons clair: l'homme est fou et va vite déraper, plongeant rapidement dans le meurtre. On ignore ce qui le pousse à tuer, puisqu'il ne s'agit apparemment pas de respecter ses quelques règles vis-à-vis du bonheur ou de la consommation de friandises. On ne sait pas non plus exactement à quand remonte son premier assassinat, ni le nombre exacte de ses victimes.



Un indice sur sa carrière criminelle nous est toutefois laissé avec cet étrange jardin de fausses fleurs que Gregory entretien régulièrement. Elles lui sont donnés par sa gardienne, une habitude datant de Washing Well où elles étaient distribuées lors d'un décès. Une manière de rendre les patients ''happy happy'' malgré un tel événement. Il y a donc une grande possibilité que chacune de ces fleurs représente un meurtre perpétré par le marchand de glace...


Cependant l'odyssée homicide de Gregory va réellement débuter sur un quiproquo. Car parmi les enfants du quartier, une petite bande de gamins se faisant appeler les Rocketeers pressentent le danger que représente le nouveau venu. Et lorsque l'un d'eux ne rentre pas chez lui le soir, ils vont immédiatement l'accuser de l'avoir tuer...

III. THE PIE PIPER


A dire vrai Gregory n'a pas tué l'enfant ce jour là, celui-ci ayant juste fait une petite fugue. Cependant il a bien assassiné quelqu'un, un homme d'entretien un peu bizarre et effrayant justement les enfants en leur racontant l'histoire du Joueur de Flûte d'Hamelin (en anglais, The Pie Piper). Pour quelles raisons, nous ne savons pas, mais le marchand de glace l'assassine avec un pique à glace avant de cacher son corps dans le freezer de son camion. Il procède ensuite à son démembrement, gardant les morceaux parmi ses ingrédients.



La même nuit, en rentrant chez lui, il va être surpris par le chien de Miss Wharton et décide de se débarrasser de lui, le poignardant avec un gadget improbable (un couteau caché dans une glace push-up !) avant de broyer son corps. Cette pauvre infirmière passera le reste de son temps à chercher son animal sans jamais le retrouver, Gregory ne lui avouant jamais ses crimes...




(...)

Article expérimental, travail inachevé et placé ici pour archives.
Source: The Ice Cream Man (1995).