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lundi 7 avril 2014

[FRAGMENTS] L'Encyclopédie des Monstres – Bruce

L’ENCYCLOPÉDIE DES MONSTRES

• BRUCE THE SHARK •


Mais par quel sujet vais-je donc commencer cette rubrique, me demandais-je il y a encore cinq minutes. Allons au plus simple et choisissons quelque chose de marquant, quelque chose de simple. Quelque chose qui me poursuit depuis l'enfance et sur quoi je pourrais en écrire des pages.
Tout a déjà était dit sur Les Dents de la Mer, tant d'un point de vue technique qu'artistique, et il m'apparaît plus qu'inutile d'en rajouter. Du coup le billet nostalgique me semble bien plus approprié pour parler de son incroyable monstre, le Carcharodon Carcharias ou Grand Requin Blanc.
C'est entre 1990 et 1991 que je vois le film pour la première fois. J'ai moins de dix ans et évidemment, c'est le choc. Les images ne me quitterons jamais et je me souviens encore avoir dessiné la mort de Quint quelques jours plus tard, le représentant gisant dans son bateau tandis que le squale avale ses deux jambes, sa tête surgissant à la poupe de l'Orca.
Je me rappel aussi avoir raconté la scène de la jambe coupée à mes camarades de classe, sur notre chemin vers l'établissement scolaire dès la reprise des cours. Me revient également les hantises qui peuplaient mes nuits, où mon lit n'était qu'un radeau à la dérive en plein océan tandis qu'un requin caché sous l'eau noire attendait qu'un de mes membres ne dépasse des draps pour me happer.


Ce film, je l'ai gardé avec moi pendant des années, notamment durant les vacances à la plage ou à la piscine où je visualisais toujours la forme colossal du grand blanc lorsque je passais la tête sous l'eau. Les suites, je les aient bien sûr ratées au tout début, mon père ayant choisi de ne pas me laisser les voir. Je dû questionner ma grand-mère pour savoir ce qui se passait dans Les Dents de la Mer, 2ème Partie. Et je ne devais avoir que huit ans !
A ma grande surprise personne n'a jamais partagé cet enthousiasme, les commentaires sur le film ne se résumant qu'à une seule chose: le requin fait faux. Un sentiment que je comprends mais que je n'ai jamais vraiment partagé et que j'impute en grande partie à Retour vers le Futur 2 et à la célèbre réplique de Marty McFly devant cet hologramme caricatural. Naturellement à l'époque, Spielberg réglait ses comptes, mais ça nous n'en savions rien ! Nous étions tous des enfants ou des ignorants des potins d'Hollywood.
Les Dents de la Mer faisait office de gros nanar, dont la popularité ne devait qu'au nom même de Spielberg et à sa célèbre musique. Perplexe, j'ai longtemps guetté une rediffusion pour me refaire mon idée, ce qui n'arriva que plusieurs années plus tard. La découverte des séquelles, effectivement toutes inférieures, resta un moment important de ma jeunesse bien qu'elles ne firent que m'obliger à accepter les critiques de mon entourage. Oui, le requin fait faux. Et ses aventures ne sont pas si prenantes, en plus...
Mais Les Dents de la Mer, encore une fois, me semblait tenir la route. Mieux, en grandissant je fus à-même de comprendre toutes ces subtilités qui vous échappent lorsque vous êtes jeune: les personnages et leurs dilemmes, la mise en scène, le rythme, la formidable musique de John Williams (il y a tellement plus que ce simple thème que tout le monde connait). Il y a une raison pour laquelle le film a tellement fonctionné, pour laquelle il reste encore indétrônable dans son genre. Les Dents de la Mer est une grande œuvre et elle a marquée à jamais l'Histoire du Cinéma.


Attardons-nous maintenant sur sa vedette, le squale. Non pas que Roy Scheider, Robert Shaw et Richard Dreyfuss soient moins importants qu'une bestiole en caoutchouc, mais c'est le monstre qui nous intéresse ici. Verdict ? Et bien pour avoir récemment revu le film via son excellent Blu-ray, la bête tient encore très bien la route ! Non, le requin ne fait pas "faux" contrairement  à ce que beaucoup pense – si ce n'est l'animation fortement limitée de ses mâchoires (ce qui, effectivement, peu sembler problématique pour un film titré "Jaws").
Son apparence massive en fait toujours l'un des plus beaux monstres marins jamais vu à l'écran et aucune copie n'a jamais tenue la comparaison jusqu'à présent. Une réussite que l'on doit au designer Joe Alves (qui se retrouva derrière la caméra pour les besoins de Jaws 3-D) et aux différents modèles mécaniques construits en taille réelle pour l'occasion. Des mastodontes devant simuler une belle bête de 28 pieds de long (un bon 8,5m rabaissé à seulement 7m dans la VF) pour trois tonnes bien pesées. Mais, et ce n'est un secret pour personne, ces foutues choses ne fonctionnaient jamais, obligeant le réalisateur a opter pour une mise en scène privilégiant avant tout le suspense en camouflant le monstre de diverses manières. Vous pensiez que la scène du ponton et l'idée des tonneaux flottants étaient prévues tels quels ?
Quand ce n'était pas le sel de mer qui rongeait la peau synthétique des requins, ou les problèmes d'électricité rendant les robots inopérables, il arrivait même que les répliques se mettent à flotter comme des ballons lorsque la mousse néoprène qui les composaient se gorgeait d'eau ! De quoi décourager jusqu'à Spielberg qui se demanda un temps s'il n'avait pas était un peu trop ambitieux avec ce projet, tandis que son équipe finit par rebaptiser le titre du film par Flaws, comme pour bien enfoncer le clou.
A partir de là, le spectaculaire dernier acte du film apparaît comme un véritable miracle tant l'animal y apparaît dans toute sa splendeur, sans qu'aucun défaut technique ne vienne parasiter le déroulement du film. On pourrait même croire que le choix de ne pas révéler le squale auparavant était délibéré, afin de surprendre le spectateur sur l'aspect impressionnant du monstre !


Vous vous en doutez bien, ces nombreux soucis auront perturbés l'organisation du tournage et plusieurs réécritures du script furent nécessaire pour corriger le tir. Certains évènements passent à la trappe comme la mort du partenaire de Quint, lequel refusait de prendre part à la chasse au requin suite à un mauvais pressentiment (l'animal faisait un bond surprenant par-dessus sa barque, l'avalant d'une seule bouchée en plein vol !), tandis que d'autres subissent d'importantes altérations.
La mort du petit Alex Kintner, subliminale dans le film, devait montrer la bête surgir hors de l'eau pour le dévorer avant que Spielberg ne change d'avis. Quelques clichés impressionnant peuvent toutefois être retrouvés dans l'excellent ouvrage Jaws: Memories From Martha's Vineyard, ainsi qu'un bref aperçu vidéo dans le DVD qui l'accompagne. Le maître nageur, celui qui se fait croquer la jambe, devait se montrer héroïque avant son trépas, poussant le jeune fils Brody hors de porté du squale alors qu'il ne soit lui-même emporté par la bête dans un sillage sanglant.
Mais le plus célèbre de ces changements reste le destin de l'océanographe Hooper (Richard Dreyfuss), qui devait également périr sous la mâchoire du grand blanc lors de sa descente dans la cage anti-requin. Un sort que l'on trouve initialement dans le livre de Peter Benchley, avec quelques altérations. Toutefois lors des sélection des prises de vue, celles effectuées avec de véritables requins, le choix du réalisateur s'est porté sur un incroyable moment de frénésie animal, un squale attaquant la cage avec agressivité. Hélas personne ne se trouvait à l'intérieur de celle-ci en cet instant, créant un soucis de raccord. Et c'est ainsi que le personnage a finalement été épargné. Mais loin d'être une trahison au roman original, cette idée semble parfaitement logique dans l'univers de Jaws, le film.


Car les différences entre le best-seller de Benchley et le chef d'œuvre de Spielberg sont légions. Jaws est un livre sombre et dépressif, a l'opposé total du film lumineux de Spielberg. On pourrait passer de temps a montrer les différences entre les œuvres mais le principal est que dans le récit de Benchley, Amity Island est un lieu froid où personne ne s'aime et où tout le monde à quelque chose a se reprocher. Un univers où le requin, au lieu d'être une menace extraordinaire, est tout à fait à sa place et ne semble être qu'une matérialisation du péché des habitants, de leur comportement charognard.
Très amusant de revoir également le manque d'informations de l'époque sur les requins, dépeignant un portrait incroyable de ces créatures et expliquant ainsi le pourquoi de la psychose générale qui a suivie la sortie du film. On peut ainsi voir Matt Hooper fantasmer sur la taille "énorme" de la bête et supposer un bref instant qu'il pourrait s'agir d'un Mégalodon préhistorique. D'autres possibles explications quant au comportement anormale du requin seront vaguement évoquées ici: l'animal est-il particulièrement intelligent ou s'agit-il du Léviathan venu punir l'Homme sur ordre de Dieu ? Ou peut-être la sorcière Amity, a qui l'île doit son nom et morte il y a des siècles, y serait pour quelque chose ?
Mais le tour de force du livre est de faire prendre conscience de l'ampleur du désastre sur l'échelle de toute la ville, et non des quelques victimes directes. Là, c'est la population entière qui s'oppose à la fermeture des plages car Amity est une station balnéaire ne vivant que pour quelques semaines de saison touristique seulement, la présence du requin symbolisant une crise financière immense et un taux de chômage surélevé, voir même la mort de la ville elle-même. Quant au maire, il est directement concerné puisque coincé par des créanciers mafieux. Bref, un monde impitoyable ne survivant que superficiellement, le squale suffisant par sa seule présence a tout faire voler en éclat !



(...)

Article inachevé car je n'avais pas beaucoup de temps pour moi à cette époque.
J'aime quand même bien cette première partie, donc l'intégrer ici me semble bien.

dimanche 26 février 2012

[FRAGMENTS] Puppet Master (1989)


Puppet Master
(1989)


En 1983, le jeune Charles Band fonde sa compagnie Empire Pictures avec laquelle il va produire un grand nombre de séries B. Parmi ces titres il y eut quelques gros succès, comme Re-Animator et From Beyond, et un certain nombre de films qui deviendront cultes à leur manière (Ghoulies, Troll, Creepozoids). En 1989 malheureusement, la firme est victime de graves problèmes financiers et doit mettre la clé sous la porte. Plutôt que d'abandonner le business, Charles Band va alors fonder une nouvelle société dont le nom restera célèbre pour de nombreux rats de vidéothèque comme moi: la Full Moon.
Le but est de reproduire les œuvres d'Empire Pictures à moindre budget, une tâche qui sera un temps facilité par un partenariat avec la Paramount. Charles Band décide alors de s'inspirer d'un film de la compagnie pour son premier projet: Dolls. Réalisé en 1987 par Stuart Gordon, il mettait en scène des poupées vivantes s'attaquant aux personnes qui ne respectaient pas leurs créateurs, un couple de sorciers. Un sujet qui fascine Charles Band si l'on en croit ses déclarations ainsi que les multiples titres de sa filmographie...
Marionnettes et créatures miniatures apparaissent régulièrement dans les productions de la Full Moon qui capitalise beaucoup en proposant justement de nombreuses figurines aux collectionneurs. De quoi douter un peu de la sincérité de M. Band. D'ailleurs est-il vraiment influencé par Dolls ou par la bonne réception de Jeu d'Enfant, la première aventure de Chucky dont la sortie est alors toute récente...?


Quoiqu'il en soit, il écrit un traitement de l'histoire avec un partenaire, Kenneh Hall, et trouve le titre en s'inspirant d'une autre production d'Empire Pictures, un petit film de science-fiction nommé The Dungeonmaster. De façon quasi similaire, son film s’appellera Puppetmaster. En un mot.
Pour d'étranges raisons, le script de Kenneth Hall est réécrit a la demande de Band par le cinéaste David Schmoeller. Celui-ci est connu pour avoir déjà filmé des mannequins tueurs dans Tourist Trap et s'amuse a signer le scénario sous le pseudonyme Joseph G. Collodi, du nom de l'auteur de Pinocchio. Il est également engagé pour réaliser le film, au détriment de Hall qui est alors écarté du projet. Une situation qui révèle bien les ambitions de Charles Band, qui va continuer a faire de l'ombre à ses collaborateurs pour se mettre en avant et s'attribuer tout le mérite des succès de la Full Moon...
C'est peut-être a cause de cette combine douteuse que Kenneth Hall et David Schmoeller réclament tous les deux la paternité exclusive des pantins de Puppet Master. Qui a fabriqué qui ? C'est une véritable confusion. Car si elles sont célèbres, l'origine de leur création demeure un casse-tête

Parlons du film en lui-même. L'histoire commence en 1939


(...)

Petite introduction à une chronique vidéo qui n'a finalement jamais vu le jour. Celle-ci devait moins s'intéresser au film qu'à l'histoire de sa production, entre les origines des poupées, les changement de designs qu'il y a eu entre leur conception et leur fabrication et les remaniements du scénario où les pantins apparaissent finalement comme secondaires au profit d'une intrigue tournant autour de télépathie et de pouvoirs psychiques. Un peu comme le premier Ghoulies qui favorisait la magie noire aux petits démons...

lundi 9 janvier 2012

Mission: Impossible – Ghost Protocol


Et la mise en scène de Brad Bird n'avait rien d'extraordinaire contrairement a ce que l'on dit.
(même si pour un premier film live il s'en sort très bien techniquement)

vendredi 10 décembre 2010

[FRAGMENTS] L'Encyclopédie des Monstres – The Ice Cream Prince

L’ENCYCLOPÉDIE DES MONSTRES

• THE ICE CREAM PRINCE •


I. HAPPY HAPPY DAYS




Tout commence dans les années 50 dans la petite ville de Riverdale, aux États-Unis (pas plus de précision sur sa localisation). Butch Brickle, l'unique marchand de glace du coin, plus connu sous le nom de Ice Cream King (le roi de la glace), est tué en pleine zone résidentielle lors d'une fusillade. Il s'agit d'une exécution apparemment lié à une quelconque affaire de trafic de drogue.



Quoiqu'il en soit, l'homme décède devant témoins, des enfants et leurs parents, ce qui va profondément affecter l'un d'eux. Le jeune Gregory Tudor, qui lui vouait une profonde admiration. Le garçon va être victime d'une dépression nerveuse, allant jusqu'à s'asseoir près du corps pour récupérer une glace en se demandant qui va bien pouvoir le remplacer...



Sa mère le fait alors interner à l'asile local, le Washing Well Sanitarium, dans l'espoir de le soigner. Ce qu'elle ne sait pas, ce que tout le monde ignore en fait, c'est que le directeur de la clinique est lui-même un véritable malade mental obsédé par l'idée de rendre ses patients très heureux, quitte à leur injecter dans le cerveau une étrange substance verte pour affecter leur psyché. ''There are no bad days, only happy happy happy days'', répète t-il constamment.



Gregory, comme tous les autres, va subir ce traitement pendant de nombreuses années. Ces injections quotidiennes n'ayant jamais guéri personne, fragilisant au contraire encore plus l'esprit malade des receveurs, il est évident que l'enfant ne se remettra jamais de la disparition du King. Sous l'effet de la drogue, il va même le voir apparaître à travers des hallucinations de plus en plus fréquentes. Des visions où les seringues de ses piqûres se changent en glaces géantes, son plus grand plaisir, et où son médecin devient un véritable clown.



Ironie du sort, les glaces sont justement le remède à la solitude et à la tristesse en ces lieux. Il s'agit de la façon d'agir de l'infirmière Wharton (jouée par la splendide Olivia Hussey !), un véritable ange aux petits soins pour ses patients. Très certainement folle elle-aussi, mais suffisamment attentionnée pour que les malades la perçoivent comme une bonne âme, elle va continuer à s'occuper d'eux même lorsque va éclater une insurrection. Les fous vont prendre le contrôle du bâtiment, gardant leur tortionnaire prisonnier pour lui faire subir le même sort qu'à eux, mais la dame va poursuivre ses bonnes grâces.


Gregory étant son petit préféré, c'est avec lui qu'elle décide de partir lorsqu'en 1993 elle prend pour ainsi dire sa retraite.  Elle garde cependant un (faux) titre professionnel en devenant la tutrice et surveillante de Gregory qui, maintenant adulte (interprété par le génial Clint Howard) souhaite réintégrer la vie sociale. C'est donc probablement sur sa demande que la femme s'installe à Riverdale, en face de l'ancien magasin de glace du Ice Cream King maintenant abandonné. Son protégé, lui, décide de reprendre l'affaire pour devenir le digne héritier de son idole...


II. THE ICE CREAM PRINCE



La vieille boutique est très dégradée et Gregory ne va même pas tenter de la restaurer, s'occupant juste des machines nécessaires à la confection des glaces. L'endroit est insalubre et rapidement, des insectes, des vers et des souris vont venir traîner du côtés des aliments et déranger grandement le respect des règles d'hygiènes. Cela ne semble pas perturber Gregory plus que cela, lequel se contente de dresser un autel à la mémoire de son prédécesseur.



Persuadé qu'un marchand de glace rend les enfants heureux, Gregory va se mettre à la tâche et commencer ses tournées. Il va prendre le titre de Ice Cream Prince (même si cette appellation n'est pas utilisée durant le film, puisqu'on l'y surnomme juste ''the ice cream man'') et sensiblement modifier la vieux camion de glace en fonction. Un véhicule (immatriculé ''Aah Boo'' !) encore criblé d'impact de balles auquel il va rajouter des barreaux à la fenêtre du comptoir. Pas de quoi vraiment enchanter les enfants, tout comme le comportement effrayant de Gregory qui, en plus d'un physique ingrat et d'une voix enrouée, se fait très taciturne lorsqu'il s'agit de communiquer avec ses clients...


L'homme parle peu, fixe étrangement les gamins et distribue ses glaces sans plaisir apparent, alors que la vermine grouille dans les aliments. A se demander si Gregory cherche vraiment à être le Ice Cream Prince qu'il prétend être... Mais soyons clair: l'homme est fou et va vite déraper, plongeant rapidement dans le meurtre. On ignore ce qui le pousse à tuer, puisqu'il ne s'agit apparemment pas de respecter ses quelques règles vis-à-vis du bonheur ou de la consommation de friandises. On ne sait pas non plus exactement à quand remonte son premier assassinat, ni le nombre exacte de ses victimes.



Un indice sur sa carrière criminelle nous est toutefois laissé avec cet étrange jardin de fausses fleurs que Gregory entretien régulièrement. Elles lui sont donnés par sa gardienne, une habitude datant de Washing Well où elles étaient distribuées lors d'un décès. Une manière de rendre les patients ''happy happy'' malgré un tel événement. Il y a donc une grande possibilité que chacune de ces fleurs représente un meurtre perpétré par le marchand de glace...


Cependant l'odyssée homicide de Gregory va réellement débuter sur un quiproquo. Car parmi les enfants du quartier, une petite bande de gamins se faisant appeler les Rocketeers pressentent le danger que représente le nouveau venu. Et lorsque l'un d'eux ne rentre pas chez lui le soir, ils vont immédiatement l'accuser de l'avoir tuer...

III. THE PIE PIPER


A dire vrai Gregory n'a pas tué l'enfant ce jour là, celui-ci ayant juste fait une petite fugue. Cependant il a bien assassiné quelqu'un, un homme d'entretien un peu bizarre et effrayant justement les enfants en leur racontant l'histoire du Joueur de Flûte d'Hamelin (en anglais, The Pie Piper). Pour quelles raisons, nous ne savons pas, mais le marchand de glace l'assassine avec un pique à glace avant de cacher son corps dans le freezer de son camion. Il procède ensuite à son démembrement, gardant les morceaux parmi ses ingrédients.



La même nuit, en rentrant chez lui, il va être surpris par le chien de Miss Wharton et décide de se débarrasser de lui, le poignardant avec un gadget improbable (un couteau caché dans une glace push-up !) avant de broyer son corps. Cette pauvre infirmière passera le reste de son temps à chercher son animal sans jamais le retrouver, Gregory ne lui avouant jamais ses crimes...




(...)

Article expérimental, travail inachevé et placé ici pour archives.
Source: The Ice Cream Man (1995).



samedi 6 décembre 2008

[FRAGMENTS] Le Cavalier du Diable (1995)


LES CONTES DE LA CRYPTE: LE CAVALIER DU DIABLE
TALES FROM THE CRYPT: DEMON KNIGHT
(1995)


La série télé Les Contes de la Crypte atteint la toute fin de sa sixième et avant-dernière saison en 1995. En parallèle des épisodes est tourné ce Demon Knight, un film inspiré par le show et qui en reprend le générique et l’inévitable Cryptkeeper (le gardien de la crypte) en guise de conteur afin  de s’intégrer parfaitement à la série. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, Demon Knight n’est pas un film à sketches dans la ligné de Creepshow (ou de l’adaptation de 1972 avec Peter Cushing), ce qui paraît pourtant naturel pour une franchise dont le principe est de raconter diverses petites histoires horrifiques, mais bien un one-shot. Un épisode unique de la durée d’un long métrage qui aurait pu être un bon moyen de faire évoluer la série en une franchise cinéma. Si l’avenir des Contes ne sera pas si glorieux, Demon Knight demeure une excellente réussite, à la fois autonome et parfaitement respectueux des EC Comics et de la série télé dont il est dérivé.

On était en droit de craindre une trop grande indépendance du film vis-à-vis de cette dernière, car tout le monde ne la connaît pas nécessairement et cela peut être vu comme un handicap aux yeux des producteurs souhaitant rentabiliser autant que possible. Que l’on se rassure, ceux-ci sont les responsables originaux du show télé (parmi lesquels Richard Donner, Walter Hill, Joel Silver et Robert Zemeckis) et aucun changement n’a été effectué pour perturber les fans. Tous les éléments habituels sont réunis ici à commencer par le célèbre générique. Les interventions du Cryptkeeper, avant et après l'histoire, sont bien entendu de la partie puisqu’il s’agit avant tout de la marque de fabrique de la série. Celles-ci sont réalisés par Gilbert Adler, futur metteur en scène du second film des Contes (La Reine des Vampires), qui en quelques minutes parvient à parodier tous les clichés possibles: sexe, violence et situations abracadabrantesques.


Tales From the Crypt Presents Demon Knight (le titre alternatif et complet du film) nous dévoile ainsi l’intrigue d’une femme adultère ayant tuée son mari, se débarrassant du corps dans une cuve d’acide. Pendant qu'elle prend un bain en attendant son amant, le défunt se relève et attrape une hache pour trucider son épouse… Un stéréotype si éculé que la blague ne dure pas longtemps: il s’agit en fait du tournage d’un segment des Contes, dirigé par le Cryptkeeper lui-même ! Celui-ci s’adresse alors au spectateur, comme a son habitude, pour lui expliquer que son show a fini par intéresser Hollywood et qu’il fut décidé de tourner un long-métrage, qu’il nous propose de regarder.

Débute alors le véritable film, réalisé par Ernest Dickerson (responsable du très sympathique Que la Chasse Commence ! avec Ice-T et Rutger Hauer et plus tard de Bones avec Snoop Dogg): deux hommes se pourchassent en voitures, poursuite qui se conclue par le crash explosif des deux véhicules. L’un des conducteurs réussi à s’en sortir et erre dans les parages avant de tomber sur un clochard qui va lui trouver un endroit où passer la nuit. Tous deux se rendent dans un hôtel, ancienne église reconvertie, tandis que le shérif et son adjoint enquête sur l’accident. Ils découvrent le second automobiliste parfaitement indemne, lequel leur apprend qu’il est à la poursuite d’un voleur et que des choses atroces risques d’arriver s’ils ne font rien pour le retrouver…


Première constatation, le film démarre sur les chapeaux de roues avec cette poursuite sous fond de l’excellente Hey Man Nice Shot de Filter. Les connaisseurs des Contes savent qu’il ne faut jamais se fier au apparence et que l’histoire va nous révèler une surprise quant aux origines et aux motivations de ces deux personnages, et c’est d’ailleurs là-dessus que joue le premier quart d’heure du film: l’un blouson noir, nerveux et qui ne met pas très en confiance, l’autre bien propre sur lui, calme et vêtu façon Walker Texas Ranger. En a peine quelques scènes le charisme des acteurs agit tout de suite. Un très bon choix de casting que d’avoir prit William Sadler et Billy Zane, dans les rôles principaux.

Le meilleur point de Demon Knight demeure son histoire relativement originale où l’éternel combat du Bien contre le Mal, littéralement, n’a jamais semblé aussi désespéré. En reprenant à son compte les origines de la Génèse et du Saint Graal, le scénario y va de sa propre mythologie: l’idée est qu’ici le « Graal » est en fait une ancienne relique en forme de clé, autrefois possédée par les démons avec six autres afin de capter le pouvoir du cosmos. Lorsque Dieu dit « Que la Lumière soit », il dispersa alors les créatures des Ténèbres et leurs artefacts, permettant aux humains d’hériter de la Terre. Des millions d’années plus tard, les forces du Mal ont pu retrouver six de leurs reliques, la dernière se trouvant dans notre monde. Dieu remplit l’objet avec le sang du Christ, juste après sa crucifixion, pour la protéger, puis la confia à un homme alors marqué par le tatouage de sept étoiles dans le creux de sa main. Fuyant le Demon Knight, un envoyé du Diable, le protecteur de la clé doit agir selon certaines règles et passer le relais à quelqu’un d’autre lorsque les étoiles sont alignées dans un ordre précis, quitte à en mourir.


Une histoire étonnement soignée par rapport à ce que l’on s’attendait et très différentes des critères habituels des Contes. Une qualité de travail qui ne peut que pousser le film vers le haut, d’autant plus que la mise en scène d’Ernest Dickerson évite les poncifs et les écueils qui aurait pu handicaper un tel projet. Le récit est tout aussi excitante sur le papier qu’à l’écran et on ne peut que féliciter les responsables d’avoir dépassé le simple cadre d’adaptation d’un show télévisuel pour livrer un véritable film. Si contraintes économiques il y a eu, celles-ci ne sont pas ressenties et le huis-clos qui s’installe fonctionne à merveille. La majorité des petites productions ont bien souvent recours à ce stratagème pour limiter le nombre de personnages et de décors, et le procédé devient généralement synonyme de petit budget, mais bien heureusement il s’incorpore ici parfaitement à l’histoire.

L’atmosphère sombre, déprimante même, du film nous montre un univers où il en faut peut pour que le Mal triomphe. Tout se joue sur un petit groupe totalement isolé du reste du monde, attaqué en pleine nuit par une horde démons au look tribal, particulièrement hargneux, mais aussi par leur chef, terrible tentateur qui a tôt fait de vous trahir pour prendre votre âme. Les protagonistes tombent comme des mouches, tour à tour dépecés ou transformés en créatures infernales aux yeux verts fluo.

(...)


Texte incomplet car j'ai arrêté là ma rédaction. Ci-dessous quelques notes qui devaient figurer dans l'article complet:

• Scène coupée du Cryptkeeper tirant au Uzi dans une cellule de prison (bande-annonce)
• Quelques concepts comme celui de détruire les démons en leur tirant dans les yeux, furent utiliser par les scénaristes Ethan Reiff et Cyrus Voris pour leur série télé Brimstone (1998)
• La réplique "Turn if off ! My nipples are smokin' !"

 

vendredi 24 octobre 2003

The Substitute 2 (1997)

Origine: USA
Année: 1997
Genre: La leçon t'a pas suffit ? et pan dans ta gueule !
Réalisation: Steven Pearl
Scénario: Roy Frumkes, Rocco Simonelli
Musique: Joe Delia
Avec: Treat Williams, Angel David, B.D. Wong, Susan May Pratt, Michael Michele

 



Un mercenaire apprend que son frère, professeur dans un lycée pour jeunes à problèmes, vient de se faire tuer. Tout en s'occupant de sa nièce, il infiltre le lycée en se faisant passer pour le remplaçant de son frère. Il découvre qu'un gang se cache derrière l'affaire et demande de l'aide à un autre mercenaire...

Du premier The Substitute, il ne reste ici pas grand chose si ce n'est l'histoire de base: un mercenaire joue les remplaçants dans un lycée.
On ne retrouve pas Tom Berenger dans cette séquelle qui se passe dans un autre lycée, mais un tout autre personnage. On retrouve cependant, par le biais du deuxième mercenaire venu aider le premier, celui de Joel Six, seul survivant (avec Berenger) de la fusillade finale dans le lycée du premier. S'il était interprété par Raymond Cruz dans le premier volet, c'est ici Angel David qui le remplace, avec un look beaucoup plus décontracté, plus cool, faisant perdre au protagoniste ses allures de faux bad-guy au teint basané. Il nous apprend au passage que le héros incarné par Tom Berenger continue son travail de prof dans la ville du premier film et qu'il est toujours avec l'héroïne (on est content pour lui...).
Mais a défaut de Berenger, on se retrouve avec le charismatique Treat Williams qui est un autre mercenaire (bien que trop "clean" d'ailleurs. Fini les cicatrices et les drôles de trognes du premier The Substitute). Cet acteur est le seul personnage qui soit agréable à suivre dans cette séquelle, finalement inférieure à l'original puisque identique dans le fond comme dans la forme.
En effet, déjà superficiel (un mercenaire veut venger la mort de son frère, du déjà-vu), le scénario traite encore moins des jeunes à problèmes que le premier opus (déjà pas vraiment concerné par le sujet) pour faire étalage de fusillades énergiques, d'explosions et de coups de tatanes. Et même si le film se veut plus fournis que l'original pour ce qui est de l'action, le spectateur s'ennuie assez rapidement puisque tout est mollement filmé, y compris la scène d'action finale repompant celle du premier film (une grande fusillade dans le lycée, non plus avec des dealers mais un gang de voleurs de voiture).
L'histoire inclue même un bad-guy également mercenaire, juste pour rajouter une scène de combat entre lui et Williams à la fin. Un type qui ne sert pratiquement à rien mais qui se paye quand même le luxe de donner la scène la plus drôle du film (enfin, ça ne dure que quelques secondes et il faut bien regarder).
Au final une série B divertissante puisque complètement invraisemblable et orientée action, mais qui traîne un peu et plonge le spectateur dans la torpeur, ne se réveillant que de temps en temps pour les scènes d'action. Mais bon, y a Treat Williams...
On peut toutefois remarquer que la musique du film contient un peu moins de rap que l'original et rajoute de gros riffs de guitare électrique bienvenus (surtout pour ceux qui sont sensible a la musique urbaine des ghettos).

LA SCÈNE: Il n'y a pas grand chose a retenir du film, mais le spectateur masculin pourra apprécier la scène où la mignonne Susan May Pratt (qui joue la nièce du héros) est en soutien-gorge. Voilà voilà.
Mais la scène la plus marrante du film est celle qui suit le meurtre de la belle Michael Michele par le bad-guy de l'histoire, lequel découvre enfin qui est Treat Williams. Il prend alors son téléphone pour dire à son gang que ce type commence à l'énerver, tout en ramassant un jolie ours en peluche blanc pour s'essuyer ses mains pleines de sang assez distraitement. Ça fait rire...