mardi 24 juillet 2012

Shooting Créations – Tribal Azur


Shooting Créations – Tribal Azur
Le 24 Juillet 2012
Le Monêtier-les-Bains, Briançon (05)

Suite à ma rupture j'ai pensé simplement supprimer tout ça, mais ces photos n'en demeurent pas moins mon travail. Tant les images que le boulot de création et d'organisation qu'il y a derrière. Donc plutôt que d'abandonner cela derrière moi, j'ai décidé d'en garder une trace. Avec évidemment une sélection et un nouveau traitement des photos, afin de me démarquer des choix d'autrefois...

http://i.imgur.com/E5Xujir.jpg    http://i.imgur.com/7wKFRNg.jpg    http://i.imgur.com/gMNSAoG.jpg

http://i.imgur.com/rMqBq0T.jpg    http://i.imgur.com/MaLGLSE.jpg


Modèle et créatrice: Lady A.
Photos prises par moi-même.


samedi 23 juin 2012

Les 29ème Médiévales de Provins


Les 29ème Médiévales de Provins
"Le Temps des Bâtisseurs"
Le 23 Juin 2012
Provins, Seine-et-Marne (77)

http://i.imgur.com/938qiXX.jpg 

http://i.imgur.com/P27VV8m.jpg    http://i.imgur.com/bRAhUGA.jpg

Photos prises par Hannibal Poenaru et moi-même.

jeudi 14 juin 2012

The Pterodactyl Hunters in the Gilded City

THE PTERODACTYL HUNTERS IN THE GILDED CITY

Il y a de ces œuvres qui vous surprennent. En feuilletant cet ouvrage en provenance des États-Unis, j'étais très loin de m'imaginer que j'avais affaire a ce que l'on appel communément un comic-book. Ou plus exactement, un Graphic Novel. La ressemblance avec ce qui se fait par chez nous, côté Europe, et notamment dans les publications indépendantes, est flagrante. Tant et si bien que j'ai même effectué quelques recherches afin de m'assurer de son origine ! Une sacrée surprise que l'on doit au plutôt débutant Brendan Leach. 
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Photo de "The Comics Journal", article "Pterodactyl Hunters Rule".

Véritable maître à bord de son projet, Leach ne se contente pas d'écrire et illustrer son histoire. Il conceptualise totalement l'album pour lui donner un aspect unique et original, jusque dans l'esthétisme. Ainsi, avant d'en venir au sujet même de cette bande-dessinée, attardons nous un bref instant sur son aspect: loin des formats habituels, il s'applique a prendre la forme d'un ancien tabloïd. Un choix voulu par l'auteur, et très judicieux puisque mêlant habilement la forme et le fond de son œuvre. 

Photo de "Comics & Cola", article "Pterodacyles Hunters in the Gilded City by Brendan Leach".

En ces temps où les copies digitales deviennent de plus en plus communes, faisant craindre chez les paranoïaques la disparition prochaine des publications papiers, on ne peut que féliciter cette initiative à la fois créative (le livre semble tout droit sorti de l'univers qu'il explore) et commerciale (comment ne pas succomber à un ouvrage aussi beau ?). Juste à titre d'information, précisons que la première édition de Pterodactyl Hunters était même offerte gratuitement sur demande ! Un succès public qui entraina inévitablement une rupture de stock. La seconde et nouvelle édition s'est vue dotée d'une couverture cartonnée supplémentaire afin de mieux protéger son contenu. Un petit rajout qui a un coût (la BD coûte désormais 2$, ça reste très raisonnable).

En première page de ce journal fictif daté de Novembre 1904, divers articles servant tout simplement à mettre en place l'intrigue. Sont présentés des évènements historiques et des personnages qui permettent au lecteur de planter le décors en seulement quelques secondes. Ingénieux. L'occasion aussi de placer quelques références cachées puisqu'y sont cités certains illustrateurs américains, dont David Mazzucchelli (le dessinateur du célèbre Batman: Year One) qui fut par ailleurs le professeur de thèse de Brendan Leach !
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Se déroulant donc au tout début du 20ème Siècle, l'intrigue prend place à New York City, dans ce que les américains surnomment le Gilded Age (l'âge doré). D'où le titre complet de l’œuvre d'ailleurs: The Pterodactyl Hunters in the Gilded City, que l'on traduit par "Les Chasseurs de Ptérodactyles dans la Citée Dorée". Il s'agit là d'une période de Reconstruction suivant la célèbre Guerre de Sécession. Un reflet historique sensiblement détourné puisque la population vit dans la terreur de ptérodactyles voraces ! Il n'y a ni comment, ni pourquoi, et c'est là qu'on plonge dans la délicieuse uchronie qui stimule tellement l'imaginaire.


Ici les tours de guet surplombent la ville et les Montgolfières patrouillent. On chasse le ptérodactyle à la dynamite et au harpon sur les toits d'immeubles. Des pancartes conseillent de ne pas sortir la nuit et un dinosaure va faire son nid sur le toit d'une église. Oui, il y a matière a rêver dans l'univers de Pterodactyl Hunters. Guère étonnant alors qu'on souhaite voir des batailles épiques au-dessus de l'île de Manhattan, avec tout un tas d'invention de type Steampunk pour donner la chasse aux ptérosaures ! Moi-même je visualisais déjà une sorte de relecture moderne du vieux serial Zeppelin vs Pterodactyls de 1936 (et qui fut également un projet abandonné par la Hammer en 1971). 


Et pourtant non. Point de bataille rangée entre humains et dinosaures dans cette histoire. Nous ne sommes pas dans un épisode de Cadillac & Dinosaurs et le réalisme reste de mise, aussi étonnant que cela puisse paraître. De l'aveu de l'auteur, l'histoire privilégie avant tout le drame humain et se veut même plutôt intimiste, se focalisant sur la relation dysfonctionnelle de deux frères travaillant pour la Pterodactyl Commission. Deux frangins que tout oppose, sans que cela soit surligner au marqueur comme il est de bon ton dans beaucoup de production américaine. Pour peu que l'on remplace le boulot lié aux ptérodactyles, on se retrouve alors avec un drame familiale très terre-à-terre ! 
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Les protagonistes de ce scénario sont les frères Sullivan, deux hommes venant d'une famille irlandaise. Depuis toujours les Sullivan sont chasseurs de ptérodactyles et Eamon, l'aîné, ne fait pas exception. Il est même le dernier espoir de la ville puisqu'il traque les monstres sans relâche, avec un acharnement qui tient parfois du Capitaine Achab. Faisant peu cas des dommages collatéraux qu'entraine ses combats, il espère bien exterminer les derniers volatiles et libérer New York. Tous les journaux parlent de lui et il fait très certainement la fierté de son père.


Tout le contraire du pauvre Declan, dont la tâche ingrate consiste à surveiller le ciel chaque nuit depuis sa tour de guets, et éventuellement sonner l'alarme lorsqu'un ptérodactyle apparaît. Lassé de cette vie, agacé que le monde n'est d'yeux que pour son frère, il caresse secrètement le rêve de devenir un chasseur lui-même. Peu probable vue la tournure des évènements. Peu probable aussi sa romance avec une amie d'enfance désormais entrée dans les Ordres... Et que faire d'autre ? Son avenir paraît plus qu'incertain.


Avec une grande subtilité, Brendan Leach met en avant les failles de ses personnages, sans porter de jugement. Jamais Declan n'est montré comme lâche ou sournois malgré sa jalousie, et l'héroïsme d'Eamon est contrebalancée par ses actes. Il n'est même pas demandé au lecteur de se positionner, simplement d'observer, bien que le pivot du récit (selon moi) puisse éventuellement faire prendre parti. Malin, l'auteur ne donne pas dans le manichéisme facile et les deux frères se rendent chacun coupable d'un acte réprouvable...

En cette année 1904, la menace ptérodactyle semble pratiquement éteinte. La plupart des créatures ont été exterminées et lorsque commence la bande-dessinée, il pourrait n'en subsister encore que trois. C'est au cours d'une des dernières chasses que Eamon et son partenaire aperçoivent un ptérodactyle et sa proie. Un enfant dont on ne saurait dire s'il est vivant ou non. Faisant peu cas de la situation, Eamon attaque, coûtant – peut-être la vie a une victime innocente.

 
Pour Declan s'en est trop. Sa jalousie peut l'aveugler, mais peut-être a t-il également raison lorsqu'il déclare que son frère ne pense qu'à la gloire, et non pas à la sécurité des habitants. Aussi décide t-il de mettre fin à la carrière d'Eamon en trafiquant son fusil qui va lui exploser au visage, lui faisant perdre un œil et son travail. Une action qui lui permet enfin d'obtenir le poste tant convoité, mais il le regrette aussitôt... Et puis n'est-il pas un peu trop tard pour devenir chasseur, alors même qu'il ne reste peut-être plus qu'une seule créature ?

En dire plus serait raconter le récit dans son intégralité, car Pterodactyl Hunters est une histoire courte qui se lit très vite. Mais les situations décrites ci-dessus devraient vous donner un aperçu de la maturité de l'écriture. Brendan Leach semble avoir un véritable don pour raconter sans trop en faire, allant jusqu'à approfondir un personnage secondaire à travers une simple réplique, une simple phrase faisant écho aux confessions de Declan et qui en dit bien plus long que n'importe quel discours ! Bridget, ou plutôt Sœur Bridget, laisse sous-entendre que pour elle non plus les choses n'ont pas tournés comme elle l'aurait voulu.


Ce passage, a priori insignifiant au regard de l'histoire, interpelle pourtant énormément. Quel est l'histoire de Bridget ? Quelles étaient ses rêves ? Ses liens avec Declan ? Pourquoi est-elle devenue nonne ? Autant de question qui nous passe à travers la tête et nous donne envie d'en découvrir encore plus. En fait c'est peut-être même le seul défaut de ce livre, car il faut pouvoir supporter la conclusion très abrupt, qui ne finalise pas vraiment les problématiques soulevées dans le récit. Mais au regard du drame humain qui se joue, cela convient très bien. Ce sera donc a l'appréciation du lecteur, ou non. Une question de goût...

Cela n'a pas empêché le livre d'obtenir le Xeric Award 2010, une récompense attribuée par une œuvre de charité versé dans les Arts et la Littérature. Pour moi, le seul défaut que je lui ai trouvé tient dans son lettrage. De la police ridiculement petite de la première page du journal, quasi illisible, à l'esthétique des phylactères, un peu trop tremblants, la lecture peut en souffrir légèrement. Rien de bien grave cependant, d'autant qu'on peut arguer qu'il s'agit d'un choix créatif volontaire.


Bref, vous l'aurez compris, je recommande grandement cet ouvrage, beau dans sa forme et dans son contenu. Poétique et rêveur, il offre énormément et témoigne d'un grand talent de la part de son auteur dont il convient de suivre la carrière ! Thumbs up, comme dirait l'autre.


D'ailleurs Brendan Leach lui-même considère revenir sur son univers, évoquant lors d'une interview la possibilité d'écrire deux autres histoires: l'une qui se déroulerait avant Pterodactyl Hunters, montrant finalement New York aux prises avec d'innombrables ptérosaures (la fameuse terreur évoquée en début de récit), et l'autre qui ferait suite aux évènements du présent livre. L'inévitable trilogie en somme, et pourquoi pas du moment que l'écrivain conserve son style enchanteur !

Vous pouvez vous procurer la BD pour une somme dérisoire sur le blog de l'auteur (dont je livre l'adresse plus bas) mais également avec l'édition française de Ça et La, malheureusement dans un format relié des plus classiques et pour un prix supérieur, sous le titre Chasseurs de Ptérodactyles. 


Et si par hasard vous étiez en redemande de ptérodactyles de ce genre, je ne peux que vous conseiller le film Q – The Winged Serpent de Larry Cohen, avec l'excellent Michael Moriarty et David Carradine. Réalisé en 1982, il raconte comment une créature mythologique volante se cache à New York, ayant fait son nid en haut du plus grand gratte-ciel de la ville et sortant de temps à autres se procurer de la nourriture parmi la population !

samedi 9 juin 2012

Storyboard "Sanctuaire" pour Gypsy Witch


Comme déclaré précédemment, le fait d'avoir à tenir le stand de Steampunk.fr à la Japan Expo m'a laissé pas mal de temps libre pour travailler sur un storyboard pour Sanctuaire, l'épisode 0 de Gypsy Witch. Encore une fois, ces gribouillis sont surtout à destination des illustrateurs souhaitant participer au projet afin de leur donner un brouillon de ce que je souhaite pour la BD.
Naturellement mon trait est moche et pas facilement déchiffrable car je ne sais toujours pas dessiner après toutes ces années (j'aurai peut-être dû continuer à m'entrainer depuis 2009), mais le script est censé pallier à cela et permettre une meilleure compréhension de l'ensemble...

Je place ici les quelques planches achevées à ce jour, mais j'ai déjà intégré les cases dans le scénario pour l'accompagner, et cela fonctionne plutôt bien pour visualiser le toute. Il me reste encore plusieurs scènes à compléter mais je pourrais bientôt livrer un exemplaire finalisé de Sanctuaire, qu'un véritable dessinateur pourra refaire au propre et en bien.

http://i.imgur.com/BMuuTLE.jpg http://i.imgur.com/jOkgdoA.jpg http://i.imgur.com/mTJFdJD.jpg

http://i.imgur.com/zeyyPuy.jpg

vendredi 8 juin 2012

[FRAGMENTS] Gypsy Witch – Storyboard

https://i.imgur.com/J88Vs2y.jpg      https://i.imgur.com/Mfjeoy9.jpg


En préparation au storyboard de Sanctuaire, l'épisode 0 de The Gypsy Witch, qui servira aux illustrateurs pour se familiariser avec l'univers et les personnages, j'ai totalement improvisé une autre série de vignettes. Un storyboard pondu dans le désordres le plus complet, d'après quelques idées pour une autre histoire à venir sur les personnages.
Il a été conçu en pleine Japan Expo, alors que je tenais avec quelques autres le stand de Steampunk.fr, et en partie parce que j'avais oublié de prendre avec moi le scénario de Sanctuaire pour gribouiller ses croquis. Vu le temps libre dont je disposais, j'ai pu sans trop de problème esquisser les premières images que j'avais en tête en attendant de développer l'intrigue et de l'écrire.

Globalement, il s'agit d'une confrontation entre deux personnages important de la série: Neige, l'une des héroïnes, et Belinka, la grand-mère d'Alice, qui l'a initié à la sorcellerie mais qui est aussi responsable de la malédiction pesant sur la jeune femme. L'épisode est supposé lever le voile sur les origines de cette punition, expliquer les agissements qui ont conduit les personnages à se séparer et enfin montrer comment l'amour de Neige finirait par changer la situation. Une façon de conclure un cycle dans la série et permettre à Alice de guérir une bonne fois pour toutes de ses blessures.

Précisons que ces "dessins" sont extrêmement mauvais et pas toujours simple à comprendre, et qu'il s'agit avant tout d'un brouillon pour aider les illustrateurs éventuels pour adapter mon écriture.
Voici, pour information, ce qu'on est censé y comprendre: 



L'histoire commence une nuit de pleine lune, dans la boutique que tiennent Alice et Neige. On peut y voir de multiples artefacts et objets magiques que vendent et / ou utilisent les héroïnes au cours de leurs aventures. La lumière provient de l'éclairage lunaire, par le biais d'une baie vitrée.


Nous découvrons ensuite une main qui trempe un linge dans un récipient d'eau. C'est Neige, qui est éveillée et s'occupe de prendre soin de sa bien-aimée.


Alice, en effet, passe une nuit difficile en raison de son affliction. Elle est fiévreuse et terrorisée par des cauchemars, pleurant et geignant dans son sommeil. Son œil blessé, qui ne peut pas guérir en raison de la malédiction, coule des larmes de sang.




Neige nettoie son visage et se tient à ses côtés dans le lit, veillant sur elle. Son regard se pose sur une des mains d'Alice, où se trouve là encore une blessure saignante. Un pentacle gravé dans les chairs (hommage évident au classique de 1941, The Wolf Man), sorte de marque venant prouver la damnation lancée par Belinka.


Bien qu'elle soit habituée à cela, Neige ne peut supporter de voir sa compagne souffrir de cette manière et la tristesse se lit sur son visage... Elle réfléchie.


Un gros plan sur ses yeux montre subitement son regard changer. On peut y voir de la détermination et de la colère: elle a prit sa décision.



Neige embrasse Alice, n'hésitant pas à serrer sa petite main comme pour lui témoigner toute sa force et son amour. Elle ne la réveille pas, lui disant en fait au-revoir puisque se préparant à la quitter pour quelques temps.


Une dernière image la montre de dos, en contre-jour, observant la pleine lune par la baie vitrée. Neige est une louve-garou, et on devine sans problème qu'elle prépare sa métamorphose.


La lune sert ensuite de transition pour un nouveau paysage. Un autre monde. Le changement d'un univers à l'autre n'est pas montré dans cet épisode puisqu'il importe peu (autant d'éléments déjà présenté lors d'épisodes précédents).


Nous voyons donc une vieille roulotte de gitans, et il s'agit plus particulièrement de la caravane de Belinka. Elle est la sorcière de son clan et y vit seule, donc la taille du véhicule est plutôt modeste.


A l'intérieur, la vieille femme dors, confortablement installée dans son lit. Encore une fois, l'endroit est éclairé d'une faible lueur par la fenêtre, dont on peut voir l'ombre sur le sol.


La sorcière se réveille en sursaut, prévenue par un sixième sens qu'elle a acquis à force de verser dans le surnaturel. Elle sait que quelque chose se trouve dans la caravane, avec elle...



Le cadrage adopte son point de vue et, tout au fond de la pièce, dans la pénombre, une paire d'yeux est visible. Un gros plan montre qu'il s'agit du regard d'un loup, braqué sur elle.


Belinka se lève tandis que le monstre sort de sa cachette. La vieille femme parait petite et frêle en comparaison du corps jeune et animal, mais elle ne recule pas, se dressant devant l'envahisseur.


Le loup – Neige – se dévoile pleinement. C'est peut-être l'une des premières fois que sa forme de louve apparaît comme menaçante et monstrueuse, plutôt que mystique. Une façon de montrer la colère de la jeune femme et ce qu'elle est prête à faire pour défendre Alice.


Un plan serré sur ses mâchoires montre une gueule pleine de croc, s'ouvrant pour laisser échapper un grondement. Une morsure serait assurément mortelle.


Belinka ne se démonte pas pour autant. C'est une femme âgé qui a passée la plupart de sa vie à œuvrer avec des forces magiques. Son regard est dur, elle ne montre aucune peur et reste droite façon à son adversaire. Ses mains sont levées vers la louve comme pour lancer un sort, ou faire un signe quelconque (et à vrai dire j'ai totalement oublié ce que je voulais faire ici, ce qui n'est pas très malin).


Une patte griffue se lève, dangereuse et prête à frapper.


La case suivante paraît en contre-jour. Ce qui est important ici et l'idée de violence plutôt que le coup en lui-même. Neige frappe Belinka avec une telle force que la sorcière est projetée en arrière. Il faut simplement montrer la différence entre les deux êtres, la façon dont l'un domine totalement l'autre.
D'où l'annotation précisant qu'il doit s'agir d'un contre-jour, éclairé par la lune. Une façon de styliser l'action plutôt que de la dépeindre réalistement.


Belinka se retrouve à terre, le visage contusionné. Neige a volontairement maitrisé son attaque car son but n'est pas de tuer sa proie. La louve s'approche de la vieille femme et plonge son regard dans le sien, dans le but d'intimider la sorcière et de lui montrer l'étendu de sa colère...

Et le storyboard s'arrête ici, puisque j'ai récupéré le script de Sanctuaire par la suite et qu'il fallait que je le complète en priorité. Cette histoire ne va donc pas encore plus loin que cela, même si je sais déjà que la suite montre une conversation entre les deux protagonistes jouant sur le rapport de force et une divergence d'opinion, avec un retournement de situation en cours de progression.
Neige, d'abord louve et toute puissante, va progressivement redevenir humaine et paraître inexpérimenté face à une Belinka qui retrouve sa prestance. Toutefois son amour, sa sincérité et sa volonté va faire voler en éclat les anciennes lois et l'attitude rigoureuse et conservatrice de la vieille femme...