samedi 28 avril 2012

Le Bazar du Bizarre – Portrait de la Princesse Draculus


Voici le portrait de la Princesse Daragan Draculus. Si le nom vous semble familier, c'est parce qu'il s'agit bien d'une variation de celui du célèbre Comte. Une autre branche de la famille en fait.

Comme nous pouvons le voir sur cette peinture, la Princesse possède un physique assez particulier, notamment en ce qui concerne son visage. Une caractéristique vraisemblablement spécifique à cette partie de la famille, tout comme le sont leurs coutumes et pratiques.

Les Draculus ne possèdent pas de canines et ne prennent pas la vie de leurs victimes. Bien au contraire, ils partagent leur sang avec une personne qui deviendra leur servant bien aimé. Car c'est à travers la vie d'un humain qu'ils peuvent véritablement exister, sans quoi ils risquent se laisser périr.

Ainsi une sorte de symbiose se met en place: le sang du Draculus permet de guérir n'importe quelle blessure, tandis que la vitalité du servant se reflète chez le Maître.


Source: The Hunger (Épisode 2.05: "Nunc Dimittis")

vendredi 27 avril 2012

Le Bazar du Bizarre – Cape de Vampire


Cette vieille boite abimée (car terriblement ancienne) renferme une très belle cape. Une cape de vampire. Et il faut reconnaître que c'est une belle pièce, avec la classique doublure couleur rouge-sang ainsi qu'un fermoir avec une petite chaîne, et dont les médaillons représentent des têtes de lions.


Mais attention, il ne s'agit pas d'un vulgaire vêtement ! Parce qu'il a appartenu a une créature de la nuit, ce manteau possède un certain pouvoir... Celui de transformer son porteur en vampire. Pas son porteur original, mais tout humain qui choisirait de s'en vêtir. Progressivement, celui-ci va obtenir tout un tas de pouvoirs surnaturels propres aux suceurs de sang: absence de reflets, lévitation, poussée de canines... Bien sûr une utilisation prolongée entraine une transformation complète.




Nous avons découvert cet artefact dans une boutique anglaise similaire à la nôtre, tenue par un certain Theo Von Hartmann (et dont on peut retrouver la carte de visite dans la boite). Il apparait que M. Hartmann était le véritable propriétaire de cette cape. Peu de temps après nous l'avoir confié, il fut retrouvé mort. Doit-on en déduire que détruire la cape, ou la passer a quelqu'un d'autre, fini par rompre le sortilège ? Ce n'est qu'une hypothèse mais il est bon de la prendre en compte.



Source: The House That Dripped Blood (Segment #4: "The Cloak")

Le Bazar du Bizarre – Poupée de Cire


Sauvée des flammes, cette petite figurine de cire a l'effigie d'un être humain. Il s'agit d'un travail assez grossier car seule la silhouette est représentée, mais en même temps l'ouvrage est celui d'une enfant. L'objet a été confectionné avec de la cire d'une bougie blanche tout ce qu'il y a de plus commun, et a partir des instructions d'un certain manuel de sorcellerie que nous disposons ici également. Son concept est semblable à celui de la célèbre poupée vaudou.

La figurine représente évidemment une personne a qui l'on souhaite du mal (il faut y inclure un élément personnel lors de sa création – ici ce sont des poils de barbe !) et ce qu'on lui fait subir aura de fâcheuses répercutions sur la victime.



Source: The House That Dripped Blood (Segment #3: "Sweets to the Sweet")

Le Bazar du Bizarre – Dominique


Ce dessin est la toute dernière œuvre du romancier Charles Hillyer. L'écrivain britannique était spécialisé dans la littérature horrifique et tout particulièrement doué pour inventer d'horribles morts à ses personnages. C'est peu de temps avant son propre décès que lui vint l'idée de cet antagoniste, et malheureusement sa disparition laissa son travail inachevé.

Il s'agit de Dominique, que Hillyer décrivait comme étant un tueur fou échappé de l'asile, assassinant ses victimes par strangulation tout en riant. Le roman de Charles Hillyer, dont il subsiste des fragments, devait raconter l’odyssée meurtrière de ce dément.

En 1969 cependant, le romancier va trouver la mort en compagnie de son psychiatre. L'élément le plus troublant dans cette sombre affaire, c'est que les deux hommes furent étranglés. Et pour épaissir le mystère, la propre femme de M. Hillyer fut a son tour assassinée à son domicile peu après avoir apprit la nouvelle par la police.

Mme Alice Hillyer fut également étranglée. C'est un peu comme si Dominique s'était échappé de l'imagination de son créateur pour commettre ces forfaits. Après tout, M. Charles Hillyer plaisantait-il vraiment lorsqu'il disait avoir inventé le personnage après l'avoir vu par sa fenêtre, rôdant dans le jardin... ?


Source: The House That Dripped Blood (Segment #1: "Method for Murder")

Le Bazar du Bizarre – Têtes Coupées en Cire


Les sculptures de cire ont toujours été des objets extrêmement impressionnant, tant par le degré de réalisme des sujets que par le niveau de talent requis pour y parvenir. Nombreux sont les musées de cire possédant une réputation internationale: le musée Grévin, le musée de Madame Tussaud...

Et bien sûr, nombreux sont les musées possédant la fameuse "chambre des horreurs". Pour les rares qui ne verraient pas de quoi je parle, il s'agit d'une section spéciale où sont représentés des modèles macabres et terrifiant. Tueurs en séries, monstres, représentation de scènes de tortures...



Les deux têtes coupées que voici proviennent justement d'un endroit de ce genre. Jacquelin's Museum of Horror, en Angleterre. L'endroit regorge de créations monstrueuses, allant de modèles de l'Inquisition au Dracula de Christopher Lee. Et puis il y a Salomé. Référence à la fameuse danseuse et à la tête de Saint Jean-Baptiste. Une femme superbe, tenant dans ses mains un plateau où reposait différentes têtes selon les visites.

En réalité, cette Salomé était la reproduction de la femme du propriétaire de l'établissement. Une séductrice, capable de charmer les hommes et qui, évidemment, le trompa. Devenu fou, l'homme la tua à la hache avec son amant, avant de l'immortaliser à sa manière. Même ainsi, Salomé était toujours capable d'envoûter les hommes qui croisaient son regard. Et lorsque ceux-ci revenaient plusieurs fois, incapables de résister à la tentation, M. Jacquelin les tuaient aussi.



Décapitant ses clients, reproduisant les têtes en cire, il s'en servait ensuite pour illustrer sa représentation de Salomé. Les deux têtes que voici sont les dernières en date, avant l'arrestation du meurtrier.

Source: The House That Dripped Blood (Segment #2: "Waxworks")

samedi 21 avril 2012

Le Bazar du Bizarre – Poupée de la Femme Serpent


Voyez cette bannière de cirque itinérant que nous venons d'évoquer ? Son dirigeant n'était pas Lovecraft mais une femme dont nous ignorons l'identité. Praticienne de magie vaudou, elle se présentait sous le surnom de "Snakewoman", bien que l'on ignore si cela était en raison de sa perfidie ou de son numéro de représentation.
Cette femme-serpent, en fait une femme parfaitement normale d'apparence, était une véritable sorcière capable de jeter des sorts puissants. Tyrannique, elle terrorisait ses employés pour les forcer a travailler pour elle et n'appréciait guère l'idée qu'ils puissent vouloir s'enfuir.
Tel fut le sort tragique de l'homme a qui elle donna, via cette poupée grossière, le pouvoir de manger du verre et du métal sans se blesser. Lorsque celui-ci commença a convoiter une vie différente, avec une jeune femme d'une ville où le cirque était de passage, la sorcière lui fit payer en le tuant.

A la manière des célèbres poupées vaudou, cette figurine permettait de blesser ou soigner la personne qu'elle représentait, le sortilège fonctionnant via quelques éléments personnels: ici une mèche de cheveux et un morceau de tissu imbibé de son sang.
La femme-serpent l'utilisa pour faire sortir du corps de sa victime tous les débris de verre et de métal qu'il avait ingéré, lui offrant ainsi une mort très douloureuse...


Source: From a Whisper to a Scream (Segment #3)

Le Bazar du Bizarre – Jack-in-the-Box


Un nouvel article pour la catégorie des objets communs.

Il s'agit d'un simple Jack-in-the-Box, d'un air un peu démoniaque. Avec ses dents pointues, ses yeux rouges et son crâne dégarnie, il a quelque chose de terrifiant, très loin du joyeux bouffon qu'on peut voir peint sur la boite juste en-dessous...



Source: From a Whisper to a Scream (segment #2)

vendredi 20 avril 2012

Le Bazar du Bizarre – Bannière Foraine "Lovecraft"


Cette grande bannière de fête foraine remonte autour des années 20/30. Elle appartenait a l'un de ces cirques itinérant qui sillonnaient les États-Unis au début du siècle.

Il est impossible de ne pas remarquer le nom inscrit sur la banderole: Lovecraft. Je vous rassure, il n'y a aucune relation entre le célèbre écrivain et ces gens du spectacle. Compte tenue de l'époque, il est probable que les forains aient utilisés son nom en référence à ses histoires d'horreur, dans l'idée d'attirer la foule, ou bien en rapport à son goût du mystère et de l'étrange.

Bref, s'il est presque décevant de pas tenir un élément inédit de la vie d'H.P. Lovecraft, cela demeure quand même une belle curiosité.

Source: From a Whisper to a Scream (segment #3)

mercredi 18 avril 2012

Le Bazar du Bizarre – Kit de Chasseur de Vampires


Vous voulez casser du vampire ? Vous vous prenez pour Van Helsing ? Alors cette mallette est pour vous ! Il s'agit d'un kit complet pour chasseurs de vampires en herbe, contenant tout le nécessaire pour repousser et exterminer les créatures de la nuit:


- Deux flacons d'eau bénite.
- Une machette, idéale pour faire tomber les têtes.
- La célèbre gousse d'ail, qu'il faut penser a remplacer de temps à autres.

- Quelques pieux en bois et un marteau, qui facilitera grandement pour percer le cœur des Nosferatus.

- Une petite potion d'herboriste et un gobelet en argent. Il s'agit d'une boisson a base de "Wolfbane", l'aconit tue-loup  (Aconitum Lycoctonum). C'est une plante montagneuse très toxique, mais la faire ingérer par une personne ayant été mordue par un vampire permet de ralentir le processus de transformation.

http://i.imgur.com/MXbDMzb.jpg        http://i.imgur.com/Ci2iL6R.jpg

Un support en mousse antichoc permet un rangement pratique des éléments.



Source: Out For Blood

Le Bazar du Bizarre – Clé de la Tombe de Cthulhu


Voici sans doute l'un des artefacts les plus précieux de notre univers. Il s'agit ni plus ni moins de la clé qui ouvre ouvre la tombe du Grand Ancien Cthulhu, immergé dans sa demeure de R'lyeh. Lorsque les étoiles s'aligneront et que la cité surgira des eaux, alors la clé permettra de libérer le dieu endormi.
Cette relique fut façonnée par les Grands Anciens eux-mêmes, via un savoir et des talents depuis longtemps perdus, elle ne peut être détruite par l'Homme ou par aucune force connue...


Elle fut construite en deux parties, lesquelles furent longtemps tenues séparées: l'une perdue dans la dépression de Qattara, l'autre gardée par le Conseil de Cthulhu, au sein de l'Université de Miskatonic. Bien entendu, il est nécessaire de les assemblées pour former la clé du tombeau.
Quiconque mettra la mains sur cet objet sera capable d'ouvrir la porte de notre monde à Cthulhu. Il va sans dire qu'une très grande prudence est conseillée à l'éventuel acheteur, car outre cette énorme responsabilité, il aura tôt fait de se faire poursuivre par les disciples du Culte de Cthulhu s'il ne demeure pas discret.


Sinon, nous pouvons vous proposer la réplique Masterkraft. Il s'agit d'une imitation de l'artefact, plus précisément la relique conservée à l'Université Miskatonic, façonnée par un fabriquant spécialisé. Un vulgaire jouet, mais cependant un bien bel objet et en édition limitée. Livré avec son certificat d'authenticité.


Source: The Last Lovecraft: Relic of Cthulhu

samedi 14 avril 2012

Le Bazar du Bizarre – The Road Virus Heads North


The Road Virus Heads North. C'est le titre plutôt étrange de cette toile, que nous avons trouvé durant un vide-maison dans une petite ville du Maine. L'illustration a tout de suite suscité notre intérêt, mais l'histoire qui l'accompagne était bien plus captivante encore.

Le tableau a été réalisé par un jeune homme de 23 ans du nom de Bobby Hastings, un jeune garçon très perturbé. Look métalleux, squelettique, piercings... C'est lui le personnage sur la peinture, ou du moins son alter-ego. Le "virus de la route".


 
Hastings était ce qu'on peut appeler un génie torturé. Un artiste vivant encore chez ses parents, et passant son temps a s'exprimer à travers son art. Apparemment, il était l'auteur d'un très grand nombre de dessins, quelque chose comme 70 ou 80 tableaux, et de de carnets. Des œuvres visiblement extrêmes, avec beaucoup de "trucs sexuels".

Puis un beau jour, Hastings rassembla ses travaux et les brûla tous. Il se suicida ensuite par pendaison dans son garage. Il ne laissa derrière lui qu'un message mystérieux: "Je ne supporte pas ce qui m'arrive."

La police fit la découverte d'un certain nombre de drogues dans ses affaires et l'affaire fut classée. Mais bien entendu, il y a peu de chances que ces substances furent la cause de son mal. Allez savoir avec les artistes maudits, peut-être a t-il ouvert une porte vers l'Enfer, tout comme Schweick avant lui.

D'ailleurs en y réfléchissant un peu, il paraît peu probable que Hastings ait volontairement épargné l'une de ses peintures. Il ignorait certainement que The Road Virus Heads North allait lui survivre. Ma théorie est que cette toile est maléfique, maudite ou je ne sais quoi, et qu'il est impossible de s'en débarrasser. Quoiqu'il arrive, elle reviendra. Tout comme elle l'a certainement fait malgré le brasier...



Quoiqu'il en soit, le tableau se retrouva parmi les objets vendus en catastrophe par la famille Hastings et c'est là que nous l'avons récupéré. Après avoir entendu cette histoire, c'était pratiquement obligatoire. Et quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous découvrîmes que la peinture changeait !

En quelques occasions, si l'on regarde attentivement, on peut donc observer quelques modification. Un positionnement différent, un jeu d'ombre ou de lumière nouveau, une expression autre. A travers son tableau Hastings existe toujours et, au volant de sa voiture, n'a de cesse de chercher son œuvre.

Bien a l’abri dans la boutique, le tableau demeure bien loin de sa portée. Cependan, tôt ou tard, l'artiste arrivera a destination.

Ci-dessous un exemple d'altération du tableau, lorsque le Road Virus fait escale.



Source: Nightmares & Dreamscapes: From the Stories of Stephen King
(Ep. 5: "The Road Virus Heads North")

vendredi 13 avril 2012

Le Bazar du Bizarre – Bobines de Film Nitrate


Ce sont deux antiques bobines de film nitrate, provenant des Archives Nationales de la ville de Prague. Ils pensent que les images ont été tournées dans ce qui est désormais la Tchécoslovaquie, avant 1900 (bien qu'il s'agisse de la date que l'on puisse lire sur les bobines, probablement dans un soucis de classement). Elles furent ensuite en possession du réalisateur Stanley Kubrick, jusqu'à sa mort.

Le film qui s'y trouve est assez étrange. On peut y voir une jeune femme fleurir une tombe lorsque surgit de nulle part une autre femme. Celle-ci semble se montrer compatissante mais elle mord subitement la première dans le cou. Un vampire ? Une succube, comme le disait Kubrick ? Quoiqu'il en soit, il n'y a ni narration, ni semblant de mise en scène. Il s'agit d'une simple scène dont les origines et la signification ont été perdus avec le temps.

Ces bobines sont les seules copies existantes et il convient de les manipuler avec soin. En effet, composées de nitrocellulose, les pellicules sont extrêmement instables et hautement inflammables. De plus, elles ont subit une dégradation naturelle qui les ont grandement fragilisées et risquent la désintégration. C'est pour cette raison que nous offrons une copie numérique restaurée du film avec l'achat de ses bobines.

Ci-dessous un petit aperçu des images.



Source: Trapped Ashes (Segment #3: "Stanley's Girlfriend")

samedi 7 avril 2012

[FRAGMENTS] Gypsy Witch – The Costumer

THE CUSTOMER


    La jeune adolescente avait littéralement le nez dans le ventilateur. Affalée sur le comptoir de la boutique, elle étouffait et ne se sentait plus la force de bouger. Il lui aurait été plus simple de demander a sa mère la permission de sortir puis de rejoindre sa meilleure amie, Dahlia, près de la rivière et de s'y baigner, mais elle s'était promise de rester au magasin.
    Sa mère, gérante de l'établissement, subissait actuellement une période plutôt chargé avec une inhabituelle profusion de la clientèle, la rentrée de nouveaux articles sur les étagères et un inventaire complet de la marchandise. Salem avait bien vite ressentie sa fatigue grandissante et s'était proposée pour l'assister afin de lui faciliter les choses. Et elle ne perdait jamais une occasion pour jeter un œil sur les objets étranges qu'elles recevaient. Sa mère avait ouvert ce business parce qu'elle une passion pour les artefacts bizarres et les antiquités, et elle lui avait transmis le virus.
    Ainsi Salem avait passé la journée a ouvrir des caisses en bois contenant bibelots mystiques et autre bizarrerie, triant et cataloguant en suivant à la lettre les recommandations de sa mère. Un travail qu'elle avait d'abord effectué à la cave, où il faisait plus frais, avant de se voir contrainte de revenir en haut, sous la fournaise.
    Les vitres faisaient effet loupe mais l'adolescente n'osait pas baisser les stores, de peur que les clients ne pensent le magasin fermé. Étouffant malgré ses vêtements légers, exténués par les allez-retour interminables entre tous les rayons, Salem s'était bien vite épuisée. S'octroyant une petite pause, elle ne se sentait maintenant plus la force de se lever de son siège.

    Le bruit du ventilateur avait un effet hypnotique, et elle se sentait presque la capacité de s'endormir sur place. Il n'y avait personne dans la boutique, les rayons du soleil chauffait sa peau et son corps 

(...)

Texte inachevé, comme d'habitude. Pourtant ici, l'idée était véritablement d'écrire une histoire courte où la jeune Salomé, fille d'Alice, se retrouve aux prises avec un étrange client. En réalité un sorcier au look de zombie (que je voulais comme le Peter Cushing zombie de Tales From the Crypt) celui-ci désirait voler sa force vitale et sa jeunesse pour se régénérer.
Le récit la montrait se faire capturer, victimiser et trouver en elle les forces nécessaires pour triompher de l'épreuve avant que sa famille n'intervenne. Une expérience traumatisante qui devait totalement remettre en cause sa vision innocente des aventures de sa mère et sa sœur, qu'elle voyait jusqu'ici comme quelque chose d'incroyable qu'elle désirait vivre également. La conclusion la montrait se confier à sa meilleure amie, une sirène nommée Dahlia, et peut-être avancer l'idée d'un voyage dans le temps afin de visiter les siens à une époque sombre et de leur offrir un peu de bonheur pour les réconforter...

mercredi 4 avril 2012

Le Bazar du Bizarre – Fourrure de Ratons-Laveurs


Un nouveau vêtement maléfique disponible en boutique ! Après la robe pousse-au-crime de Madame Moldonado, voici un manteau de fourrure maudit qui incite ceux qui s'en approche d'un peu trop près à se donner la mort brutalement. La raison ? La fourrure qui a été utilisé provient d'animaux sacrés dont le sanctuaire a été profané...

Il était une fois une cité perdue vénérant les ratons laveurs. Ceux-ci étaient surnommés "Pine Lights", en raison de l'étrange scintillement de leurs fourrures. Une fourrure douce, belle, parfaite. Au fil des siècles la ville a disparue et il n'en reste désormais que des ruines, au cœur d'une forêt américaine. C'est là que les ratons se réunissent la nuit, sentinelles de la cité perdue. Une nuit, malheureusement, quelques chasseurs s'y aventurèrent en pensant – à raison – obtenir quelques proies faciles: ils avaient pour habitude de revendre la fourrure à un fabriquant de manteaux cupide et vicieux. Leur acte impie les condamnèrent a une mort horrible, l'un assassinant l'autre sous l'effet hypnotique des peaux de ratons, avant de se suicider.


L'histoire aurait pu en rester là s'ils n'avaient pas contacté leur acheteur peu avant. Malgré la situation celui-ci récupéra les peaux, persuadé qu'il pourrait alors créer le manteau parfait. Un vêtement qui lui rapporterait argent et pouvoir, et la possibilité d'obtenir ce qu'il désir. En l’occurrence, une certaine femme. La fabrication du vêtement entraîna la mort d'un de ses employés avant de l'emporter, lui et la femme qu'il désirait, après essayage.


La raison ordonne naturellement de se tenir éloigner de ce manteau de fourrure, mais sa perfection a forcément une emprise. Lumineuse, elle semble constamment en mouvement, comme caressée par une douce brise, et sa douceur est incomparable.

A noter aussi qu'il reste encore quelques peaux, non utilisés par les fabricants. Merveilleuses, mais mortelles.


Source: Masters of Horror (2x06: "Pelts")