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lundi 7 avril 2014

[FRAGMENTS] L'Encyclopédie des Monstres – Bruce

L’ENCYCLOPÉDIE DES MONSTRES

• BRUCE THE SHARK •


Mais par quel sujet vais-je donc commencer cette rubrique, me demandais-je il y a encore cinq minutes. Allons au plus simple et choisissons quelque chose de marquant, quelque chose de simple. Quelque chose qui me poursuit depuis l'enfance et sur quoi je pourrais en écrire des pages.
Tout a déjà était dit sur Les Dents de la Mer, tant d'un point de vue technique qu'artistique, et il m'apparaît plus qu'inutile d'en rajouter. Du coup le billet nostalgique me semble bien plus approprié pour parler de son incroyable monstre, le Carcharodon Carcharias ou Grand Requin Blanc.
C'est entre 1990 et 1991 que je vois le film pour la première fois. J'ai moins de dix ans et évidemment, c'est le choc. Les images ne me quitterons jamais et je me souviens encore avoir dessiné la mort de Quint quelques jours plus tard, le représentant gisant dans son bateau tandis que le squale avale ses deux jambes, sa tête surgissant à la poupe de l'Orca.
Je me rappel aussi avoir raconté la scène de la jambe coupée à mes camarades de classe, sur notre chemin vers l'établissement scolaire dès la reprise des cours. Me revient également les hantises qui peuplaient mes nuits, où mon lit n'était qu'un radeau à la dérive en plein océan tandis qu'un requin caché sous l'eau noire attendait qu'un de mes membres ne dépasse des draps pour me happer.


Ce film, je l'ai gardé avec moi pendant des années, notamment durant les vacances à la plage ou à la piscine où je visualisais toujours la forme colossal du grand blanc lorsque je passais la tête sous l'eau. Les suites, je les aient bien sûr ratées au tout début, mon père ayant choisi de ne pas me laisser les voir. Je dû questionner ma grand-mère pour savoir ce qui se passait dans Les Dents de la Mer, 2ème Partie. Et je ne devais avoir que huit ans !
A ma grande surprise personne n'a jamais partagé cet enthousiasme, les commentaires sur le film ne se résumant qu'à une seule chose: le requin fait faux. Un sentiment que je comprends mais que je n'ai jamais vraiment partagé et que j'impute en grande partie à Retour vers le Futur 2 et à la célèbre réplique de Marty McFly devant cet hologramme caricatural. Naturellement à l'époque, Spielberg réglait ses comptes, mais ça nous n'en savions rien ! Nous étions tous des enfants ou des ignorants des potins d'Hollywood.
Les Dents de la Mer faisait office de gros nanar, dont la popularité ne devait qu'au nom même de Spielberg et à sa célèbre musique. Perplexe, j'ai longtemps guetté une rediffusion pour me refaire mon idée, ce qui n'arriva que plusieurs années plus tard. La découverte des séquelles, effectivement toutes inférieures, resta un moment important de ma jeunesse bien qu'elles ne firent que m'obliger à accepter les critiques de mon entourage. Oui, le requin fait faux. Et ses aventures ne sont pas si prenantes, en plus...
Mais Les Dents de la Mer, encore une fois, me semblait tenir la route. Mieux, en grandissant je fus à-même de comprendre toutes ces subtilités qui vous échappent lorsque vous êtes jeune: les personnages et leurs dilemmes, la mise en scène, le rythme, la formidable musique de John Williams (il y a tellement plus que ce simple thème que tout le monde connait). Il y a une raison pour laquelle le film a tellement fonctionné, pour laquelle il reste encore indétrônable dans son genre. Les Dents de la Mer est une grande œuvre et elle a marquée à jamais l'Histoire du Cinéma.


Attardons-nous maintenant sur sa vedette, le squale. Non pas que Roy Scheider, Robert Shaw et Richard Dreyfuss soient moins importants qu'une bestiole en caoutchouc, mais c'est le monstre qui nous intéresse ici. Verdict ? Et bien pour avoir récemment revu le film via son excellent Blu-ray, la bête tient encore très bien la route ! Non, le requin ne fait pas "faux" contrairement  à ce que beaucoup pense – si ce n'est l'animation fortement limitée de ses mâchoires (ce qui, effectivement, peu sembler problématique pour un film titré "Jaws").
Son apparence massive en fait toujours l'un des plus beaux monstres marins jamais vu à l'écran et aucune copie n'a jamais tenue la comparaison jusqu'à présent. Une réussite que l'on doit au designer Joe Alves (qui se retrouva derrière la caméra pour les besoins de Jaws 3-D) et aux différents modèles mécaniques construits en taille réelle pour l'occasion. Des mastodontes devant simuler une belle bête de 28 pieds de long (un bon 8,5m rabaissé à seulement 7m dans la VF) pour trois tonnes bien pesées. Mais, et ce n'est un secret pour personne, ces foutues choses ne fonctionnaient jamais, obligeant le réalisateur a opter pour une mise en scène privilégiant avant tout le suspense en camouflant le monstre de diverses manières. Vous pensiez que la scène du ponton et l'idée des tonneaux flottants étaient prévues tels quels ?
Quand ce n'était pas le sel de mer qui rongeait la peau synthétique des requins, ou les problèmes d'électricité rendant les robots inopérables, il arrivait même que les répliques se mettent à flotter comme des ballons lorsque la mousse néoprène qui les composaient se gorgeait d'eau ! De quoi décourager jusqu'à Spielberg qui se demanda un temps s'il n'avait pas était un peu trop ambitieux avec ce projet, tandis que son équipe finit par rebaptiser le titre du film par Flaws, comme pour bien enfoncer le clou.
A partir de là, le spectaculaire dernier acte du film apparaît comme un véritable miracle tant l'animal y apparaît dans toute sa splendeur, sans qu'aucun défaut technique ne vienne parasiter le déroulement du film. On pourrait même croire que le choix de ne pas révéler le squale auparavant était délibéré, afin de surprendre le spectateur sur l'aspect impressionnant du monstre !


Vous vous en doutez bien, ces nombreux soucis auront perturbés l'organisation du tournage et plusieurs réécritures du script furent nécessaire pour corriger le tir. Certains évènements passent à la trappe comme la mort du partenaire de Quint, lequel refusait de prendre part à la chasse au requin suite à un mauvais pressentiment (l'animal faisait un bond surprenant par-dessus sa barque, l'avalant d'une seule bouchée en plein vol !), tandis que d'autres subissent d'importantes altérations.
La mort du petit Alex Kintner, subliminale dans le film, devait montrer la bête surgir hors de l'eau pour le dévorer avant que Spielberg ne change d'avis. Quelques clichés impressionnant peuvent toutefois être retrouvés dans l'excellent ouvrage Jaws: Memories From Martha's Vineyard, ainsi qu'un bref aperçu vidéo dans le DVD qui l'accompagne. Le maître nageur, celui qui se fait croquer la jambe, devait se montrer héroïque avant son trépas, poussant le jeune fils Brody hors de porté du squale alors qu'il ne soit lui-même emporté par la bête dans un sillage sanglant.
Mais le plus célèbre de ces changements reste le destin de l'océanographe Hooper (Richard Dreyfuss), qui devait également périr sous la mâchoire du grand blanc lors de sa descente dans la cage anti-requin. Un sort que l'on trouve initialement dans le livre de Peter Benchley, avec quelques altérations. Toutefois lors des sélection des prises de vue, celles effectuées avec de véritables requins, le choix du réalisateur s'est porté sur un incroyable moment de frénésie animal, un squale attaquant la cage avec agressivité. Hélas personne ne se trouvait à l'intérieur de celle-ci en cet instant, créant un soucis de raccord. Et c'est ainsi que le personnage a finalement été épargné. Mais loin d'être une trahison au roman original, cette idée semble parfaitement logique dans l'univers de Jaws, le film.


Car les différences entre le best-seller de Benchley et le chef d'œuvre de Spielberg sont légions. Jaws est un livre sombre et dépressif, a l'opposé total du film lumineux de Spielberg. On pourrait passer de temps a montrer les différences entre les œuvres mais le principal est que dans le récit de Benchley, Amity Island est un lieu froid où personne ne s'aime et où tout le monde à quelque chose a se reprocher. Un univers où le requin, au lieu d'être une menace extraordinaire, est tout à fait à sa place et ne semble être qu'une matérialisation du péché des habitants, de leur comportement charognard.
Très amusant de revoir également le manque d'informations de l'époque sur les requins, dépeignant un portrait incroyable de ces créatures et expliquant ainsi le pourquoi de la psychose générale qui a suivie la sortie du film. On peut ainsi voir Matt Hooper fantasmer sur la taille "énorme" de la bête et supposer un bref instant qu'il pourrait s'agir d'un Mégalodon préhistorique. D'autres possibles explications quant au comportement anormale du requin seront vaguement évoquées ici: l'animal est-il particulièrement intelligent ou s'agit-il du Léviathan venu punir l'Homme sur ordre de Dieu ? Ou peut-être la sorcière Amity, a qui l'île doit son nom et morte il y a des siècles, y serait pour quelque chose ?
Mais le tour de force du livre est de faire prendre conscience de l'ampleur du désastre sur l'échelle de toute la ville, et non des quelques victimes directes. Là, c'est la population entière qui s'oppose à la fermeture des plages car Amity est une station balnéaire ne vivant que pour quelques semaines de saison touristique seulement, la présence du requin symbolisant une crise financière immense et un taux de chômage surélevé, voir même la mort de la ville elle-même. Quant au maire, il est directement concerné puisque coincé par des créanciers mafieux. Bref, un monde impitoyable ne survivant que superficiellement, le squale suffisant par sa seule présence a tout faire voler en éclat !



(...)

Article inachevé car je n'avais pas beaucoup de temps pour moi à cette époque.
J'aime quand même bien cette première partie, donc l'intégrer ici me semble bien.

mercredi 15 mai 2013

[FRAGMENTS] Gypsy Witch – The Little Snowgirl and the Magician's Hat (traitement)

Quelques mots improvisés, comme d'habitude afin de tromper l'ennui. L'intrigue de cette histoire devait ressembler à un petit conte de Noël et montrer comment Alice, ici une petite fille en deuil qui vient tout juste de perdre sa jumelle, parvient à retrouver le sourire et la volonté de vivre après avoir ramené sa sœur à la vie, juste pour une nuit et sous la forme d'un petit bonhomme de neige. Après un bon moment et des adieux difficiles, l'héroïne devait en sortir différente, s'engageant sur la voie de la sorcellerie dans l'espoir de pouvoir ramener sa petite sœur pour de bon. Le point de départ de la saga, en quelque sorte...


THE LITTLE SNOWGIRL
AND THE MAGICIAN'S HAT


Un petit conte de Noël, se déroulant pendant l'enfance d'Alice. Elle y est âgée d'à peine douze ans, encore sous le coup de la mort de sa sœur. Se repliant sur elle-même, elle semble toujours triste et ne parle presque plus, ce qui amène ses parents à s'inquiéter.
L'histoire se déroule une journée d'hivers, alors qu'il neige. La famille reçoit la visite des grands-parents de la petite fille et ils discutent de la situation tout en regardant des enfants jouer dehors. La mère avoue son inquiétude de voir Alice ressembler à Rebekah, ce qui amène un léger malaise. Le grand père demande à la petite fille si elle ne veut pas jouer à l'extérieur et celle-ci se contente de le regarder tristement, visiblement peu enjouée. La famille décide de sortir au grand air pour forcer l'enfant à sortir, l'emmitouflant dans un très gros manteau.
La fillette se contentera d'un petit coucou à Aura et ce manque de relation humaine rejaillit dans la conversation entre les parents. Le grand père réalise qu'Alice ne doit pas entendre ce qui s'ensuit (les parents sous-entendent une séparation ?) et lui demande si elle ne veut pas faire un bonhomme de neige, lui en désignant un "gros" dans le paysage.
Il lui fait alors don de son chapeau de magicien, qu'il sort magiquement de nulle part. Il lui parle de la cours d'Angleterre dans sa jeunesse, de ses tours de magie et des lapins qui émergent du chapeau. Il en fait apparaître un en neige, et le tend à la jeune fille qui s'en étonne, mais sans s'exclamer pour autant.
Il pose le chapeau sur sa tête, qui est beaucoup trop grand et lui tombe jusqu'au nez. Alice le soulève pour pouvoir regarder autour d'elle. La petite est ensuite laissée de côté et construit avec difficulté son bonhomme, tassant la neige comme elle peut, peinant à hisser la tête sur le corps, etc. Au final, il est tout aussi grand qu'elle, et plutôt mince. Alice lui offre son écharpe et utilise des marrons pour faire des boutons (avec bogues) et les yeux (sans bogues).
Son grand père vient la féliciter, avant de constater qu'il lui manque quelque chose. Il lui présente une pipe mais elle secoue la tête. Celui-ci se ravise avec amusement, puis lui offre une petite carotte pour le nez - il l'a volé à la grand mère, et a prit la plus petite pour ne pas se faire repérer. Il lui demande de ne rien dire, sur le ton de la confidence. Alice met le nez en place silencieusement et son grand père est un peu embêté de cette absence de réaction. Il fini par remarquer que le bonhomme ressemble un peu à Alice, comme une petite fille.
L'enfant pose alors le chapeau sur la tête du bonhomme, qui tient mieux que sur la sienne.

(...)

Traitement incomplet car il ne s'agissait que d'une façon de passer le temps.

vendredi 3 mai 2013

[FRAGMENTS] A Nightmare on Elm Street: Dreamwar (traitement)

Encore une fois, c'est l'une de ces histoires que je n'ai jamais pleinement écrites et qui demeurent à l'état d'idées, de notes et de résumés. Quelque chose que j'ai pensé faire un temps avant d'abandonner totalement et de laisser mes notes prendre la poussière. Puisque je commence à ressortir mes fonds de tiroirs, voilà donc le concept de Dreamwar, une fanfiction s'inscrivant dans l'univers de A Nightmare on Elm Street et qui devait explorer quelques concepts esquissés par les différents films.


Dreamwar est une alternative au malheureux sixième épisode de la franchise, tout en retenant d'une certaine façon son scénario. Ainsi celui-ci se déroulait dans un futur assez lointain après le cinquième opus et utilisait ce bond dans le temps pour apporter un élément nouveau dans son intrigue. Freddy y était victorieux, ayant décimé tous les enfants de sa ville (et non plus juste Elm Street) à l'exception d'un seul, et ses actions maléfique ont considérablement influencées les habitants. Springwood est devenu un lieu surréaliste où les adultes ont perdus la raison et où la société ne fonctionne plus. Qui plus est, le reste du pays ne semble même pas avoir réalisé la perte de contact avec la commune, comme si celle-ci avait partiellement fusionné avec le monde des rêves et se retrouvait hors d'atteinte. Ce qui est clairement visible lors des entrées / sorties des personnages, avec une étrange frontière invisible qu'ils traversent sans s'en rendre compte...

Beaucoup de Freddy s'ouvrent sur une citation d'auteur, liée aux rêves.
J'avoue aimer celle-ci, vue dans le film d'horreur Maya (1989).


Pour les besoins de cette relecture, la continuité avec les opus précédents a bien été gardée malgré quelques retouches ici et là:

• A Nightmare on Elm Street
Freddy Krueger parvient à entrer dans les rêves des descendants de ses bourreaux et commence sa vengeance. Il connaît sa première défaite avec la jeune Nancy Thompson, qui parvient à le "terrasser".

• A Nightmare on Elm Street 2 & 3
Se nourrissant pendant des années des cauchemars des habitants d'Elm Street et des environs, Freddy parvient à revenir grâce aux évènements se déroulant dans le second film, lequel est une sorte d'introduction à sa longue escapade meurtrière décrite à la radio dans Dream Warriors. Il semble encore une fois vaincu, mais il est devenu trop fort pour vraiment disparaitre.
Perdu dans les limbes, quelque part entre le rêve et la réalité, il rencontre d'autres êtes qui peuvent comme lui visiter et influencer l'imaginaire des humains. Ce sont d'anciens démons (les Dream Demons détestés du 6ème film) avec qui il va faire un deal: il sacrifiera plusieurs âmes de ses victimes en échange de plus de puissance...

• A Nightmare on Elm Street 4 & 5
Freddy revient, obtient vengeance pour de bon. Grâce à des pouvoirs accrus et en retournant contre elles le don de Kirstin et Alice (qui leur permettent de ramener des gens dans leur rêve – les transformant en victimes potentielles), il étend son influence d'Elm Street au reste de la ville. Il connait une nouvelle défaite lorsque l'âme de sa mère est invoquée, laquelle le scelle en elle temporairement. Il ne lui faut cependant pas longtemps pour s'évader, absorbant le fantôme, et mettre son plan en marche.


De nouveau libre et pouvant puiser des forces à travers l'âme de n'importe quel habitant, Krueger devient une entité supérieur, proche d'un dieu, qui sème le trouble entre la Réalité et l'Imaginaire. Springwood est totalement contaminé par le Mal et Freddy a fini par tuer tous les enfants de la ville, plongeant celle-ci dans un état second comme perçu dans Freddy's Dead. Les habitants sont confrontés à ses pulsions meurtrières et la bourgade ressemble à un cauchemar vivant, similaire à la conclusion du film Terror Tract, où se mêlent visions monstrueuses et crimes sanglants à la vue de tous et sans que personne ne puisse réagir concrètement – exactement comme dans un rêve où rien n'a de sens et où l'on ne ressens rien même devant la situation la plus grotesque. On peut considérer les évènements de la série Freddy's Nightmares comme le prélude à cette situation.

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Les animaux ont tous été transformés en d'horribles créatures (à la manière de ceux apparaissant dans Freddy's Revenge: les chiens, le chat et la souris, et l'oiseau coupé au montage) tandis que les figures d'Autorités, police et membre hospitaliers, sont gardés sous contrôles. Prisonniers de leurs établissements, ils sont comme des pantins de chair dans un théâtre de marionnettes. Un spectacle similaire au garçon somnambule de Dream Warriors, les fils étant ici non plus des ligaments, mais des chaines insérés dans leur corps à la manière de Hellraiser.

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Parmi la population il y a toujours ceux qui parviennent à se réveiller et échapper à l'emprise mentale de Freddy, et ceux qui sont dotés d'un esprit fort et ne se laissent pas manipuler. Ce sont ces âmes que Freddy doit sacrifier aux démons, utilisant pour cela le reste des habitants en guise de patrouilles. A la manière du final de Invasion of the Body Snatchers, les humains zombifiés et sans aucune volonté peuvent repérer ceux qui ne sont pas comme "eux", alerter les autres de leurs présences et les capturer. L'ancien asile de Westin Hills, où Freddy a été conçu des années auparavant, fait office de centre de détention provisoire. On y retrouve d'ailleurs le Dr. Neil Gordon de Dream Warriors (joué par Craig Wasson), tout aussi contrôlé que les autres mais  Il est le seul qui connaisse le point faible de Krueger, un artefact qui contient la puissance que lui ont prêté les démons et qui pourrait lui être dérobé ou détruit.
Celui-ci est en quelque sorte de noyau de ce nouveau Springwood et se situe en son centre, prenant la forme de la petite maquette faite par Kirstin à l'époque où elle fréquentait l'établissement. Le modèle de la maison de Krueger...



Pour apaiser les Dream Demons et s'assurer de sa domination sur le monde des vivants, Freddy à  inventé un autel en leur honneur et les survivants capturés y sont exécutés. L'endroit évoque autant les origines du croquemitaine que les rites sacrificiels des Ammonites pour Moloch, une ethnie à qui l'on offrait des enfants et des nouveaux-nés. Ainsi se dresse en pleine ville une gigantesque statue, laquelle évoque une version démoniaque de Krueger un peu à la manière de cette construction visible dans New Nightmare, lorsque Heather Langenkamp se rend dans le monde des rêves pour la confrontation finale. Comme pour Moloch, elle possède des bras tendus afin de recevoir ses victimes et précipites celles-ci dans sa "bouche", l'ouverture du four d'où l'on peut voir des flammes d'origines surnaturelles – présumablement celles de l'Enfer. Les corps consumés libèrent une fumée spectrale qui représente leur âmes transformées, mélangées, qui se mélange en un tourbillon pour aller nourrir la dimension des démons. Un "Soulnado" comparable à celui visible dans les Mortal Kombat en quelque sorte.

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Du reste, Freddy est pratiquement omniscient et s'est transporté physiquement dans Springwood bien que retenant tout ses pouvoirs. Il a réintégré son ancienne demeure qui fait office de palace, et dans son jardin est visible un abime infernal semblant mener vers l'Enfer – exactement comme à la fin de 976-EVIL, justement réalisé par Robert Englund ! Il y a gardé en guise de trophées les cadavres et les âmes de certaines de ses victimes et ainsi peut-on retrouver sa mère, de nouveau emmurée "vivante" dans une pièce qui évoque une Église, fantôme prisonnier des lieux et gardée "pure" afin que soit testée sa Foi face à toutes les horreurs commises par son propre enfant. Le corps de Loretta Krueger, la femme de Freddy, est visible sur son lit, réduit à l'état de squelette et pouvant être vue comme une sorte de macabre poupée gonflable. Enfin les responsables de sa mort sont également présent comme "Dream Slaves", des esprits en constantes agonies qu'il peut torturer à sa guise, transformer et corrompre à volonté. Parmi eux, l'ancien Lieutenant Donald Thompson, père de Nancy, qui fait office de parodie de représentant de la Loi et réduit à l'état de squelette.
Également présentes, les trois jeunes femmes qui avaient réussie à triompher du croquemitaine. Nancy, Kirstin et Alice, qu'il a fini par traquer et tuer à son tour, sont désormais ses "Dream Brides", un trio d'esclaves qu'il se plaît à tourmenter de toutes les manières possibles et qui sont généralement enchainées à ses côtés, sur son trône ou autre, et vêtue de façon très suggestive à la manière de Slave Leia dans Le Retour du Jedi.

   

Springwood est donc totalement à feu et à sang mais cela ne se remarque pas dans le reste du pays. Les pouvoirs de Freddy ne lui permettant pas encore de s'étendre autre part, il demeure en quelque sorte coincé sur ce territoire, se retrouvant finalement aussi limité qu'autrefois. Pour éviter d'être remarqué et interrompu, ses pouvoirs et l'aide des Dream Demons lui ont permis d'ériger une sorte de champ de protection autour des lieux, un filtre de perception de plus en plus dense au fur et à mesure que l'on entre en ville. En le traversant, un visiteur finira par être progressivement contaminé par le Mal qui rôde, passant d'une personne ne remarquant rien d'anormal au premier regard à un prisonnier se faisant happer par une réalité distordue.


C'est dans ces conditions que le jeune Jacob, fils d'Alice et qui était utilisé par Freddy dans le cinquième épisode, a fini par grandir. Il possède le même don que sa mère et l'a utilisé pour échapper aux griffes du croquemitaine. Toujours petit garçon, il est cependant devenu une sorte de légende urbaine auprès des habitants, et un véritable Messie auprès des résistants, utilisant ses pouvoirs pour visiter ou sauver ceux qu'il peut, réveiller la conscience des êtres zombifiés. Son personnage est en cela très similaire à celui de Jody dans les Phantasm, et plus particulièrement dans Phantasm II lorsqu'il fini par rencontrer une jeune femme doté des mêmes dons et lui rendre régulièrement visite par rêves interposés avant de venir la chercher physiquement lorsqu'elle se retrouve menacée par le Tall Man. Les deux personnages expérimentes plus d'une fois et se découvre de ses aptitudes qui dépassent le simple contrôle des rêves, entrant dans un domaine plus proche de la télépathie et autres talents psychiques du genre.
Ici Jacob a réussi à rassembler une petite armée et ceux-ci tentent de s'organiser malgré tous les dangers. Ils doivent éviter le contact avec les citoyens au service de Freddy, qui peuvent les repérer, ainsi qu'aux dangers liés aux abominations qui errent dans Springwood. Toutefois, tous sont des Dream Warriors en puissance et peuvent utiliser d'incroyables talents dans leurs rêves pour combattre l'oppresseur et faire avancer la bataille. Leur plus grand espoir est de trouver comment obtenir ces capacités de façon régulière, en jouant sur la fusion de la réalité et du rêve comme le fait Krueger.


Leur but est évidemment de trouver la source de sa puissance, le fameux artefact créé par Kirstin, mais aussi de détruire l'autel à sacrifices afin de supprimer la livraison d'âmes entre Freddy et les Dream Demons. Cela mettrait fin au pacte qui les unis et le croquemitaine perdrait la plupart de ses pouvoirs. Qui plus est, celui-ci ayant prit une forme physique en fusionnant les deux plans, il peut alors se retrouver humain et vulnérable s'il est prit au dépourvu, ce qui permettrait de le neutraliser pour de bon.
L'histoire de Dreamwar commence lorsque Jacob entre contact avec une native américaine du nom de Neige, une jeune shaman et Dreamwalker, qui comme lui peut manipuler les rêves à sa guise, et lui demande son aide. Celle-ci est aussi puissante que lui et se trouve hors de Springwood, pouvant alors opérer sans trop de risques d'être repérée. Freddy, de son côté, commence à se lasser de son terrain de jeu si petit et commence à tester ses limites pour s'étendre sur le reste du pays. S'il en est encore incapable, il parvient cependant à entrer en contact avec sa propre fille, vivant à New York, espérant la gagner à sa cause et trouver en elle un moyen de se propager comme un virus...


Le reste de l'histoire n'a malheureusement pas été noté et je n'ai plus que quelques flashs et scènes en tête sans me rappeler de ce qui était planifié. Cependant quelques notes supplémentaires étaient ajoutées sur le document, dans l'idée de jouer avec le format comme un comic-book et créer une sorte de crossover  (un "tie-in" comme on dit) avec un autre récit. Celui-ci basé sur l'univers de Massacre à la Tronçonneuse et plus particulièrement du mal-aimé 3ème opus...

L'histoire commence avec la cavale de Leatherface, sa fille et le "shérif" (dont l'implication n'est connue que dans la fin originale et l'adaptation comics), seuls survivants du clan à la fin du film Leatherface: The Texas Chainsaw Massacre III. Une introduction explique leur histoire, comment leur univers est indépendant de Massacre à la Tronçonneuse 2 et décrypte le texte compliqué au début de leur film: suite aux évènements du premier volet, Leatherface a prit la fuite avec son grand-père pour rejoindre le reste de la famille, laissant derrière lui son autre frère (Cook, ou Drayton dans Massacre 2, baptisé W.E. Sawyer dans l'intro de Massacre 3). Pour leur permettre de s'échapper, celui-ci s'est rendu à la police en disant être Leatherface et sera jugé et condamné à mort.
La fillette à maintenant grandi et s'appelle Sally, d'après l'héroïne du film original. Elle possède toujours sa poupée et se trouve être complètement psychotique. Le shérif parle très peu, mutique. Leur errance fini par les amener jusqu'à Springwood où ils réalisent la situation. Sally semble apprécier les lieux, qui convient à leur vision macabre du monde, mais comprend vite qu'ils ne peuvent rien contrôler et que la ville est finalement plus dangereuse que leur longue fuite des autorités.

- Necronomicon Ex Mortis
- Jason ??
- Leatherface montrant son vrai visage (celui prévu pour le film 3, est-ce que même que remake ?)
- Leatherface mettant le Necronomicon comme visage pour faire le plein de pouvoirs


vendredi 8 juin 2012

[FRAGMENTS] Gypsy Witch – Storyboard

https://i.imgur.com/J88Vs2y.jpg     https://i.imgur.com/Mfjeoy9.jpg


En préparation au storyboard de Sanctuaire, l'épisode 0 de The Gypsy Witch, qui servira aux illustrateurs pour se familiariser avec l'univers et les personnages, j'ai totalement improvisé une autre série de vignettes. Un storyboard pondu dans le désordres le plus complet, d'après quelques idées pour une autre histoire à venir sur les personnages.
Il a été conçu en pleine Japan Expo, alors que je tenais avec quelques autres le stand de Steampunk.fr, et en partie parce que j'avais oublié de prendre avec moi le scénario de Sanctuaire pour gribouiller ses croquis. Vu le temps libre dont je disposais, j'ai pu sans trop de problème esquisser les premières images que j'avais en tête en attendant de développer l'intrigue et de l'écrire.

Globalement, il s'agit d'une confrontation entre deux personnages important de la série: Neige, l'une des héroïnes, et Belinka, la grand-mère d'Alice, qui l'a initié à la sorcellerie mais qui est aussi responsable de la malédiction pesant sur la jeune femme. L'épisode est supposé lever le voile sur les origines de cette punition, expliquer les agissements qui ont conduit les personnages à se séparer et enfin montrer comment l'amour de Neige finirait par changer la situation. Une façon de conclure un cycle dans la série et permettre à Alice de guérir une bonne fois pour toutes de ses blessures.

Précisons que ces "dessins" sont extrêmement mauvais et pas toujours simple à comprendre, et qu'il s'agit avant tout d'un brouillon pour aider les illustrateurs éventuels pour adapter mon écriture.
Voici, pour information, ce qu'on est censé y comprendre: 



L'histoire commence une nuit de pleine lune, dans la boutique que tiennent Alice et Neige. On peut y voir de multiples artefacts et objets magiques que vendent et / ou utilisent les héroïnes au cours de leurs aventures. La lumière provient de l'éclairage lunaire, par le biais d'une baie vitrée.


Nous découvrons ensuite une main qui trempe un linge dans un récipient d'eau. C'est Neige, qui est éveillée et s'occupe de prendre soin de sa bien-aimée.


Alice, en effet, passe une nuit difficile en raison de son affliction. Elle est fiévreuse et terrorisée par des cauchemars, pleurant et geignant dans son sommeil. Son œil blessé, qui ne peut pas guérir en raison de la malédiction, coule des larmes de sang.




Neige nettoie son visage et se tient à ses côtés dans le lit, veillant sur elle. Son regard se pose sur une des mains d'Alice, où se trouve là encore une blessure saignante. Un pentacle gravé dans les chairs (hommage évident au classique de 1941, The Wolf Man), sorte de marque venant prouver la damnation lancée par Belinka.


Bien qu'elle soit habituée à cela, Neige ne peut supporter de voir sa compagne souffrir de cette manière et la tristesse se lit sur son visage... Elle réfléchie.


Un gros plan sur ses yeux montre subitement son regard changer. On peut y voir de la détermination et de la colère: elle a prit sa décision.



Neige embrasse Alice, n'hésitant pas à serrer sa petite main comme pour lui témoigner toute sa force et son amour. Elle ne la réveille pas, lui disant en fait au revoir puisque se préparant à la quitter pour quelques temps.


Une dernière image la montre de dos, en contre-jour, observant la pleine lune par la baie vitrée. Neige est une louve-garou, et on devine sans problème qu'elle prépare sa métamorphose.


La lune sert ensuite de transition pour un nouveau paysage. Un autre monde. Le changement d'un univers à l'autre n'est pas montré dans cet épisode puisqu'il importe peu (autant d'éléments déjà présenté lors d'épisodes précédents).


Nous voyons donc une vieille roulotte de gitans, et il s'agit plus particulièrement de la caravane de Belinka. Elle est la sorcière de son clan et y vit seule, donc la taille du véhicule est plutôt modeste.


A l'intérieur, la vieille femme dors, confortablement installée dans son lit. Encore une fois, l'endroit est éclairé d'une faible lueur par la fenêtre, dont on peut voir l'ombre sur le sol.


La sorcière se réveille en sursaut, prévenue par un sixième sens qu'elle a acquis à force de verser dans le surnaturel. Elle sait que quelque chose se trouve dans la caravane, avec elle...



Le cadrage adopte son point de vue et, tout au fond de la pièce, dans la pénombre, une paire d'yeux est visible. Un gros plan montre qu'il s'agit du regard d'un loup, braqué sur elle.


Belinka se lève tandis que le monstre sort de sa cachette. La vieille femme parait petite et frêle en comparaison du corps jeune et animal, mais elle ne recule pas, se dressant devant l'envahisseur.


Le loup – Neige – se dévoile pleinement. C'est peut-être l'une des premières fois que sa forme de louve apparaît comme menaçante et monstrueuse, plutôt que mystique. Une façon de montrer la colère de la jeune femme et ce qu'elle est prête à faire pour défendre Alice.


Un plan serré sur ses mâchoires montre une gueule pleine de croc, s'ouvrant pour laisser échapper un grondement. Une morsure serait assurément mortelle.


Belinka ne se démonte pas pour autant. C'est une femme âgé qui a passée la plupart de sa vie à œuvrer avec des forces magiques. Son regard est dur, elle ne montre aucune peur et reste droite façon à son adversaire. Ses mains sont levées vers la louve comme pour lancer un sort, ou faire un signe quelconque (et à vrai dire j'ai totalement oublié ce que je voulais faire ici, ce qui n'est pas très malin).


Une patte griffue se lève, dangereuse et prête à frapper.


La case suivante paraît en contre-jour. Ce qui est important ici et l'idée de violence plutôt que le coup en lui-même. Neige frappe Belinka avec une telle force que la sorcière est projetée en arrière. Il faut simplement montrer la différence entre les deux êtres, la façon dont l'un domine totalement l'autre.
D'où l'annotation précisant qu'il doit s'agir d'un contre-jour, éclairé par la lune. Une façon de styliser l'action plutôt que de la dépeindre réalistement.


Belinka se retrouve à terre, le visage contusionné. Neige a volontairement maitrisé son attaque car son but n'est pas de tuer sa proie. La louve s'approche de la vieille femme et plonge son regard dans le sien, dans le but d'intimider la sorcière et de lui montrer l'étendu de sa colère...

Et le storyboard s'arrête ici, puisque j'ai récupéré le script de Sanctuaire par la suite et qu'il fallait que je le complète en priorité. Cette histoire ne va donc pas encore plus loin que cela, même si je sais déjà que la suite montre une conversation entre les deux protagonistes jouant sur le rapport de force et une divergence d'opinion, avec un retournement de situation en cours de progression.
Neige, d'abord louve et toute puissante, va progressivement redevenir humaine et paraître inexpérimenté face à une Belinka qui retrouve sa prestance. Toutefois son amour, sa sincérité et sa volonté va faire voler en éclat les anciennes lois et l'attitude rigoureuse et conservatrice de la vieille femme...