mercredi 21 décembre 2005

Divine Muse


Un magnifique cadeau de Noël, de la part de notre illustrateur Renan: une muse divine et terriblement envoûtante !

Peinte sur un grand format qui mérite l'encadrement, la demoiselle affiche sa nudité avec une touche d'orientalisme qui, évidemment, ne me laisse pas insensible. Autant le dire, elle ne manquera pas de m'inspirer !

samedi 17 décembre 2005

Ambre – Frocel


Et voici un petit sketch inachevé de Frocel, le personnage incarné par Rabou dans notre campagne d'Ambre. Je n'ai évidemment aucun rapport avec sa création, ni avec ce dessin, puisque tout ceci appartient au joueur. Toutefois, parce que je meujeute la partie de jeu de rôle et que Frocel interagit avec quelques uns de mes personnages, j'ai une bonne excuse pour le présenter !

Qui plus est, c'est un Imaginarium ici, et un gribouillis est toujours le bienvenu.
Welcome to Rabou's Land !

dimanche 27 novembre 2005

Festival BD Boum, 22ème – Dédicace Franck Tacito


Dédicace de Franck Tacito (666, Dead Hunter, Magika) à l'occasion du 22ème Festival BD Boum de Blois. Naturellement, c'est avec le 1er tome de 666, son œuvre la plus emblématique, que je suis allé le voir. J'aurai pu demander un Carmody bad-ass ou un Nounours ultra-violent, mais pour une première rencontre je me suis dit qu'une démonette à gros seins était ce qu'il y avait de mieux. Et M. Tacito de s'exécuter sans se faire prier, avec même un je-ne-sais-quoi de Clive Barker dans son trait.

Du reste, nous avons un peu conversé de sa carrière, des nouveaux venus 6666 et le spin-off Claudia, Chevalier Vampire, ainsi que de ses difficultés à retrouver certaines de ses propres BD, comme Dead Hunter dont il ne possède lui-même aucune copie !


dimanche 13 novembre 2005

Python


PYTHON
(2000)
Phillip J. Roth est un petit artisan de la science-fiction au rabais. Producteur, scénariste et réalisateur, il est coupable de nombreux films généralement conçus pour les chaînes câblées (Digital Man et A.P.E.X., mais aussi Dark Drive, Velocity Trap, Total Reality, Interceptor Force ou encore Deep Core). Des films souvent très semblables et vite torchés. Lorsqu’en 1997 sort Anaconda, qui remporte un petit succès, c’est tout naturellement qu’il s’empare du sujet (bien que devancé par les frères Hillenbrand en 1999 avec leur King Cobra) pour le décliner à l’infini par la suite avec Python 2 puis un Boa avant de se sacrifier à la mode du crossover alors en vogue (Freddy vs. Jason, Alien vs. Predator).


L’histoire est simple et déjà vue mille fois: la compagnie BioGene attend la livraison d’un serpent géant pour leurs études. Celui-ci est transporté par avion mais a vite fait de s’échapper, causant le crash de l’appareil. Ayant survécu, il attaque alors les habitants de la petite bourgade du coin. Pendant que les autorités mènent l’enquête, pensant à un tueur en série, des hommes du Gouvernement partent à la chasse au reptile…


Si Phillip Roth produit et écrit l’histoire, il laisse cependant la réalisation à Richard Clabaugh, le directeur de la photographie des deux premiers Prophecy avec Christopher Walken, ainsi que des quatrième et sixième Enfants du Maïs. Il s'agit cependant de sa première réalisation et Python s’avère être un bien piètre film. Produit par la chaîne UFO, on devine le budget anémique.


Dès l’ouverture, un avion et une tempête en CGI très lissent nous mettent l’eau à la bouche: Python va être cheap. Notre serpent géant est une créature animée par ordinateur avec une maladresse qui fait plaisir à voir. Pas un seul instant le monstre ne semble réel et son incrustation aux prises de vue est une catastrophe. Personne n’est dupe, pas même l’équipe du film qui réduit les apparitions de l'animal le plus souvent possible (grosse utilisation du hors-champ et de la vue subjective) afin de limiter les dégâts. Cependant nous avons quand même le droit de voir la créature dans toute sa « splendeur » à plusieurs moments, ce qui évite au film d’avoir l’air trop malhonnête malgré tout. A noter qu’il existait bien une version en animatronique du monstre (on peut en avoir un aperçu sur quelques clichés promotionnels) mais elle ne fut jamais utilisée…



Du serpent parlons-en justement. Provenant d’Asie du sud-est, on ignore s’il s’agit d’une évolution naturelle de l’espèce, d’une mutation causée par l’Agent Orange ou bien d’une opération secrète du Gouvernement (car on voit ça tout le temps dans les films, dixit le héros !). Longue d’une quarantaine de mètres (129 pieds pour être précis), la bestioles est en fait un hybride conçu à partir d’un grand nombre d’espèces de serpents (pourquoi ce nom de « Python » alors ? Tout simplement en rapport au monstre de la mythologie grecque que tua Apollon, fallait pas chercher plus loin). La bête peut alors projeter ses fluides gastriques pour attaquer ses victimes (comprendre leur vomir de l’acide à la gueule) quand il ne les décapite pas d’un coup de queue (attention pas de plaisanterie mal placée. Mais bon, quand on sait que c’est l’ancienne Playmate Jenny McCarthy qui subit le sort…). Un monstre redoutable en somme, également doté d’une vision nocturne (qui ne va pas lui servir), capable de muer subitement (sans que sa taille n'ait véritablement changé), d’une intelligence redoutable (même si ce sont plutôt les chasseurs du dimanche qui ne sont pas très débrouillard) et capable de ramper à une vitesse supérieure à 80 km/h (on vous rassure, on le sème facilement en VTT). Le film fonctionnant à l’économie la plus totale, il ne faut pas trop s’attendre à des attaques excessivement violente et l’apparition de quelques corps squelettiques et liquéfiés devrait déjà nous réjouir. C’est franchement pas grand-chose mais ça aurait pu être pire, aussi saurons-nous nous en contenter.



A défaut d’effets spéciaux spectaculaire faut-il se raccrocher à l’histoire ? Non plus ! Python est un téléfilm vite emballé (normal puisque produit pour le marché de la télévision) et se retrouve alors dépossédé de toute créativité ou originalité. Le scénario n’étant qu’un ramassis de clichés usés jusqu’à la corde, rien ne vient perturber le rythme de croisière du film, totalement prévisible de A à Z. Le script cumule un grand nombre d’incohérences et de passages hautement ridicules: le transport du serpent se fait dans un petit avion avec pour tout équipage le pilote et un gardien, la bête étant enfermée dans une grosse caisse en bois sans aucun système de sécurité ! Le crash de l’engin ne devrait pas passer inaperçu malgré la tempête et les deux collines qui cachent un peu la vue, mais personne en ville ne s’est rendu compte de l’accident ni ne découvre les décombres de l’appareil. Et on ne parle pas de l’intelligence de nos héros, se réfugiant dans un abri souterrain sans même penser à fermer la porte derrière eux alors que le serpent est sur leur trace ! Du grand n’importe quoi (comme ce générique interminable montrant un cycliste tester son vélo cross) peu aidé par certains acteurs assez pitoyables…


Nous avons par exemple en guise de personnage principal un type qui n’a pas hésité à piquer la copine de son meilleur ami ! Un jeune minet sans aucun charisme ni virilité, déambulant pendant pratiquement tout le film dans un costume de cycliste moulant aux couleurs flashy . Ridicule. Passons sous silence le rôle de la dites copine, personnage inutile à l’intrigue et qui semble faire la gueule tout le long du film (sauf quand ça se termine, tiens). Il y a également le copain punk au cheveux violet, piètre comédien assez exaspérant, les deux débiles profonds travaillant à l’usine – drôle un instant mais franchement lourd – et surtout un pauvre Casper Van Dien relégué aux petites productions depuis Starship Troopers (on aura pu le voir l’année précédente dans Shark Attack), lequel se retrouve affublé d’une petite moustache du plus mauvais goût.



Heureusement certains s’en tirent mieux que d’autre, comme ce shérif adjoint qui vole carrément la place au héros (que l’on retrouve d’ailleurs dans Python 2) et surtout le sympathique Robert "Freddy" Englund qui campe son rôle de scientifique sobrement mais efficacement, alors qu’on le sait capable de cabotiner à mort dans ce genre de production. Enfin il faut surtout mentionner l’impeccable duo formé par Scott Williamson et Jenny McCarthy, tout bonnement sublime le temps d’une scène de drague hilarante. Dans un registre bien plus secondaire on peut noter la présence de John Franklin, le Isaac des Démons du Maïs, dans le rôle du coroner de la ville.


Si Python semble bien parti pour être un navet gonflant, il rehausse le niveau grâce à un humour volontaire et pleinement assumé. Ainsi malgré des personnages stéréotypés et inexistants, il est toujours amusant de voir cet espèce de shérif adjoint un peu neuneu jouer les sidekicks gaffeurs ou encore le héros se faire tabasser par son ex-meilleur ami devant un parc pour enfant. La campeuse se faisant faire un cunnilingus au début du film se révèle avoir une femme pour partenaire (gros bouleversement des conventions !) tandis qu’une proie du serpent, prise au piège dans sa douche en référence à Psychose, va vainement tenter d’aveugler la bête en l’aspergeant de shampoing pour enfant (qui ne pique pas les yeux) pour ensuite l’attaquer avec une serviette et l’achever en lui lançant un canard en plastique à la figure ! Et surtout il faut voir les mimiques faciales de Jenny McCarthy lorsqu’elle se fait draguer par son agent immobilier sous fond d’une musique délirante au possible: sans conteste LE moment d’anthologie du film. Bien entendu le quota nanar est très bien respecté avec ce serpent géant même pas foutu de rattraper un cycliste et qui arrive à rester inaperçu les ¾ du temps malgré sa taille impressionnante. L’air de rien, c’est avec ce sont ces petites touches d’humour, volontaires ou non, qui font que Python se laisse suivre sans soucis.


Le réalisateur, débutant, tente pourtant de se justifier: non, il ne voulait pas faire une simple imitation d’Anaconda et son inspiration s’orientait plus vers Tremors. Le seul réel rapport entre les deux films est la présence d’humour et le fait que l’on ne connaisse pas l’origine exacte du serpent (ce qui est ici dû à un simple changement de script de dernière minute, le monstre étant génétiquement modifié par le savant incarné par Robert Englund dans la première mouture du scénario).  A propos des modifications, on peut également expliquer la fin navrante du film, sans aucun climax: il manque en fait toute une scène où l’usine chimique devait exploser (d’où la panique du héros en début de film, séquence d’introduction à cette scène manquante) qui n’a pas été tournée pour des raisons de budget… Ont également été sucrés du montage un plan final dévoilant des œufs de serpents cachés et tout prêt à éclore ainsi qu’une scène de sexe entre notre cycliste et sa compagne (qui a dit dommage ?), ce qui explique par ailleurs pourquoi celle-ci annonce qu’elle est enceinte à la fin du film, séquence arrivant maintenant comme un cheveu sur la soupe. Ces changements ont eu quelques incidences sur le matériel promotionnel du film qui était basé sur le premier scénario avant les retouches, et c’est donc souvent que notre Python est déclaré être le fruit de manipulation génétique et mesurant alors quelques dix huit mètres (soixante pieds précisément) sur les jaquettes et les flyers…



Film fauché au scénario inexistant, aux effets spéciaux ratés et nanti d’un casting très moyen, Python est aussi jetable qu’un rasoir Bic après vision mais remplit cependant son but premier: divertir son spectateur le temps d’une soirée. Un petit nanar passable mais qui fait son office.



- Photo de tournage -
Animatronique du Python


vendredi 11 novembre 2005

Natasha – Suicide


Une nouvelle illustration de Natasha, par Renan. Une scène touchante où la jeune femme se retrouve entourée de sa famille, sa fille Cynthia à ses pieds, son frère Pern ainsi que deux amis, Cécile et un Yéti (cherchez pas), lesquels l'entourent pour lui témoigner leur amour et l'empêcher de se suicider.

Le dessin est dérivé d'une séquence récurrente chez le personnage (vue dans Flagellation Mentale et utilisée en jeu de rôles avec Pern), mais l'idée était d'introduire un peu d'espoir et d'apaisement pour changer. Natasha est évidemment en larmes et troublée, mais elle se laisse prendre son arme sans résistance, montrant que tout ira bien...

Un grand merci à l'artiste pour ce superbe travail, et peut-être quelques excuses pour avoir sensiblement "altéré" sa coloration sur les cheveux de l'héroïne. Ceux-ci n'étaient pas noirs comme ils devraient l'être, petite erreur sans importance lié au forum d'Ambreworld, et je me suis permis de corriger pour le blog. L’œuvre originale, elle, demeure intacte.


Neige


Et voici Neige, apprentie-shaman et jeune louve-garou, à l'origine créée pour les besoins d'un jeu de rôle (Loup-Garou: L'Apocalypse). Je compte toutefois réutiliser le personnage au sein d'un univers différent car je me suis beaucoup attaché à elle.

Merci, encore et toujours, à Renan pour cette illustration, d'autant qu'il était difficile de décrire le personnage tant il n'a pas encore beaucoup vécu. Le résultat est cependant parfait, jusqu'aux yeux pratiquement blancs contrastant avec sa peau bronzée.

J'espère maintenant vite retrouver Neige et développer un peu plus son caractère !

Wallpaper Ambreworld – Chibi Nath


L'inscription Kazoku no seishin (家族の精神, "L'esprit de famille" en japonais) est de retour pour ce nouveau wallpaper de Renan (Pern du Chaos), pour le forum d'Ambreworld.

Encore une fois le thème choisi est la fratrie Pern / Natasha et on retrouve les personnages. La jeune femme est le sujet principal, en version jeune et kawai (d'où le titre). Malgré ça, elle apparaît toujours combative et dur à cuir, comme en attestent ses armes et le pansement sur son visage. Notons les cheveux, comme d'habitude, passant de bruns à châtains pour des raisons réglementaires de colorie sur le forum.
Plus discret, Pern est présent en version chibi, veillant sur elle et paraissant... Fier ? Ou agacé, comme pourrait l'indiquer la veine sur sa tête ?

Quoiqu'il en soit, merci à l'auteur pour ce nouveau fond d'écran ! 

dimanche 30 octobre 2005

Le Donjon de SRC


Petit projet effectué par Rabou, dans l'optique de s'entrainer avec le programme Illustrator et de s'amuser un peu. Il s'agit simplement de retouches d'après photos, réunissant notre petite équipe de l'IUT Services et Réseaux de Communication. Le tout a été réalisé en trois heures, sans se presser, mais le résultat n'est pas considéré comme véritablement finalisé.
Quoiqu'il en soit c'est un simple petit délire, uniquement fait dans le but d'amuser la galerie comme le montre le clin d’œil au Donjon de Naheulbeuk, et je repartage avec plaisir. Merci Rabou's Land.

http://i.imgur.com/idNrDCC.jpg    https://i.imgur.com/F9sgRxE.jpg    http://i.imgur.com/mWCQAVX.jpg

http://i.imgur.com/5suIudg.jpg     http://i.imgur.com/4mDn6kz.jpg

samedi 29 octobre 2005

Freddy, la série: 1ère expérience


Il semble que c'est ce jour-ci que je fais ma première expérience avec la série télé Les Cauchemars de Freddy (ou Freddy, le Cauchemar de vos Nuits). En vérité, je suis déjà tombé sur un épisode durant mon enfance, alors que la série était diffusé sur la défunte 5. Je connaissais Freddy disons de réputation (pour l'apercevoir au vidéo-club dans le rayon ''Horreur'') et j'ai commencé à voir la chose avec mes parents avant d'abandonner, choqué que j'étais par une scène où un méchant cuisinier se faisait couper les doigts. Ma mère, en revanche, était complètement dedans, ne comprenant pas en quoi cette scène était terrifiante pour moi...

Quoiqu'il en soit, je découvre cette VHS dans un quelconque dépôt-vente et l'achète pour une poignée d'euros (peut-être même pas !) et quelle n'est pas ma surprise lorsque je réalise que les deux épisodes qu'elles contient sont non seulement l'épisode pilote de la série, mais également celui que je n'avais pu supporter étant jeune ! C'est donc avec joie que je m'installe devant le téléviseur... Avant de comprendre pourquoi Freddy's Nightmares possède une mauvaise réputation.

C'était un Tendre, aka. No More Mister Nice Guy (un titre peut-être reprit à la chanson d'Alice Cooper, lequel joue justement le père adoptif de Freddy dans le sixième film) est donc le premier épisode, réalisé par Tobe Hooper, et son sujet n'est rien de moins que la fameuse arrestation du personnage. Celle-ci tourne mal pour les parents des victimes puisque le monstre est relâché en raison d'un quelconque vice de forme (ici, le policier responsable de son arrestation ne lui aurait pas lu ses droits !) et ils décident de lyncher Freddy... Le transformant en la créature que l'on connaît.



En dehors de l'histoire, ma première réaction a été ''Wow. C'est très cheap et filmé au caméscope !'' En regardant le documentaire Never Sleep Again, on constate justement a quel point la série avait un budget ridiculement bas. Autant le dire: il n'y a rien du Tobe Hooper de Massacre à la Tronçonneuse ici, certaines idées sont ridicules (la vue subjective de Freddy qui montre une version difforme de la réalité où tout le monde est atrocement assassiné), le scénario diverge pas mal de ce qui était raconté dans les films (pas la moindre trace du flic incarné par John Saxon, de la maison de Krueger, et sa mise à mort est légèrement remaniée) et Freddy lui-même n'apparaît pas longtemps.

Cependant l'aspect onirique cher au personnage est bien présent et le côté ''cauchemar'' prend tout son sens lorsque le personnage principal devient paranoïaque au fur et à mesure de l'épisode. Après une première partie engageante montrant la mort de Freddy (lequel, et c'est intéressant je trouve, provoque justement le héros flic pour se faire brûler vif, avant de hurler ''I'm free !'' comme s'il savait déjà ce qui allait se passer), l'épisode montre la déchéance du ''héros'', rongé par le remord d'avoir exécuté l'assassin et dans la peur constante d'être découvert. L'apparition finale de Freddy, chez le dentiste, fait quand même sont petit effet grâce à un maquillage mieux réussi que dans certains films et une mise à mort hors-champ mais horrible...

En fait de second épisode, La Rage de Vaincre (aka. Killer Instinct) est chronologiquement le troisième de cette première saison. Immédiatement, je retrouve cette histoire étrange de jeune sportive ne parvenant pas à avoir autant de succès que sa mère dans la course de fond. Elle se fait remettre un porte-bonheur qui va étrangement réaliser tout ses désirs: couper les doigts du cuistot qui se moque d'elle (et voilà la scène qui m'avait traumatisé, effectivement assez risible d'où l'hilarité de ma mère), gagner la course... Sauf qu'un ruban d'arrivée étrangement placé trop haut la décapite (!) et la jeune femme meurt. Fin de l'épisode ?



Non car l'intrigue embraye sur une seconde partie suivant son petit ami, la façon dont il est affecté par son décès et comment la rivale sportive et amoureuse se retrouve assaillie de visions de la défunte puisqu'en fait secrètement responsable de sa mort. Un véritable cauchemar vivant qui va la ronger jusqu'au point de sombrer dans la folie... La construction de l'épisode m'a laissé assez perplexe, d'une part parce que 50 minutes c'est assez long au regard de la qualité vidéo/scénaristique, ensuite parce que ce n'est pas courant de changer de personnage central en plein milieu de l'histoire !

Il s'agit en fait du concept même de la série, une sorte de Contes de la Crypte avec Freddy comme présentateur et où chaque histoire est divisé en deux, la seconde partie se concentrant sur un personnage secondaire de la première. Assez malin finalement, d'autant que le côté ''cauchemar'' est rarement abusé puisque les héros sont attaqués autant par des forces surnaturelles que réalistes. C'est peut-être pour ça que je ne peux complètement détester Les Cauchemars de Freddy et que j'espère encore qu'un jour, je puisse mettre la main sur un coffret DVD regroupant les deux saisons avec une belle qualité d'images...

En attendant, je m'autorise de temps en temps quelques épisodes trouvés sur un internet. L'image est ignoble, mais j'ai pu ainsi apercevoir Eva LaRue et Jeffrey Combs dans des rôles principaux, et même une suite direct de No More Mister Nice Guy !


Note
: Ce texte ne date évidemment pas de 2005 puisque j'y évoque l'évènement avec beaucoup de recule et que je parle d'un documentaire beaucoup plus récent. J'ai écris cet article par pure nostalgie et en me basant sur quelques recherches chronologiques pour mon Journal, quelque part dans l'année 2011, pour un autre blog que j'ai fais fusionner avec celui-ci.

vendredi 28 octobre 2005

La Course à la Mort de l'An 2000 (Death Race 2000)


LA COURSE À LA MORT DE L'AN 2000
DEATH RACE 2000
(1975)

Roger Corman, que l’on ne présente plus, s’est très souvent montré peu original quant aux sujets de ses productions, livrant souvent des films faisant échos aux derniers succès du moment pour en tirer profit rapidement (Piranha pour Les Dents de la Mer, La Galaxie de la Terreur pour Alien, etc). Des produits de qualités pour certains, mais généralement à la base de simples série B sans ambitions et souffrants d’un manque conséquent de budget, de par la légendaire avarice du père Corman. Death Race 2000 est l’un des rares qui marquent l’exception, cumulant l’originalité la plus totale (encore que la même année, Rollerball parlait déjà d’un monde futur fasciné par un sport ultra-violent), une réalisation soignée et un scénario mêlant humour et discours subversif bienvenu.





L’histoire se déroule dans le futur (en l’an 2000 donc) aux États-Unis. Une Amérique fasciste où le Président se prend pour Dieu et où tous les ans est organisé un sport extrême, la Transcontinental Road Race, une course automobile où les pilotes doivent traverser les États-Unis de New York à New Los Angeles. Plus qu’une simple course, les participants ne doivent pas uniquement arriver à destination: ils doivent également marquer le plus de points possibles en écrasant les piétons qu’ils croisent ! Un barème très particulier est d’ailleurs mis en place (les enfants valent un énorme bonus et les personnes âgés offrent le plus de points) et des groupies n’hésitent pas à offrir leur vie à leur champion pour leur permettre de gagner. Alors que Calamity Jane Kelly, « Machine Gun » Joe Viterbo, Ray « Nero the Hero » Loningan et sa copilote Cleopatra, Mathilda l’Aryenne de Milwaukee et « son sympathique navigateur nazi » Herman « The German Fox », et enfin le héros national Frankenstein, qui a survécu à tout une série de crashes meurtriers lors des saisons précédentes, se lancent dans cette violente traversée du pays, un groupuscule de Résistants décidés à ramener les vrais valeurs des États-Unis d’Amérique passe à l’action en piégeant la course pour les éliminer...

 
Une histoire complètement délirante, à l’origine un script sérieux de Robert Thom (d’après la nouvelle The Racer d’Ib Melchior, scénariste de quelques films de SF comme The Angry Red Planet, Reptilicus ou d’épisodes de la série Au-Delà du Réel) que Paul Bartel et Charles B. Griffith retravaillent pour injecter une grande dose d’humour ainsi qu’une légère satire sociale, au grand dam d’un Roger Corman très pingre qui voit le budget augmenter sans cesse, en particulier en raison de la customisation des véhicules. Coup de chance, il laissa faire à condition de respecter le cahier des charges: du sexe et de la violence. Pour ce qui est de la violence, elle s’intègre parfaitement à l’histoire et nous avons droit à de très bref mais jouissifs plans gores (empalements, geysers de sang sous les roues, membres arrachés, tête qui explose sous des roues…) mais pour ce qui est de l’érotisme, celui-ci apparaît plus qu’inutile, visible uniquement quand Frankenstein couche avec sa copilote et lors d’une scène de « détente » des pilotes dans un salon de massage (plans de nudité gratuits et sans aucun intérêt).




Les concessions faites, Bartel livre son film sans véritable restriction et tout l’humour noir et le politiquement incorrect souhaités y sont présents. La pilote nazie percute ses cibles en levant le poing au ciel et en criant « blitzkrieg » tandis qu’on joue à la corrida avec la Stud Bull de Calamity Jane ; « Machine Gun » Joe écrase sa propre équipe technique ayant eu le malheur de s’être moqué de lui dans son dos, tandis qu’une scène mémorable nous montre la journée de l’euthanasie pratiquée par le « Mercy Hospital » du coin, où les infirmières placent les grabataires sur la route. Et pendant ce temps, l’Armée de la Résistance multiplie ses actes tandis que le gouvernement actuel les fait passer pour des terroristes français (« Surveillez vos crêpes Suzette » conseille alors Frankenstein à la copilote de « Machine Gun » Joe). Quant à l’émission qui diffuse la course, elle se permet de récompenser la veuve de la première victime du jeu en lui offrant un superbe appartement !

 
Se lâchant complètement, Bartel ponctue son film de dialogues amusants (les répliques que se lancent les pilotes sont tordantes) et cyniques, notamment par le biais d’un Frankenstein désabusé qui se révèle être très différent du mystérieux héros national immortel qu’il est censé représenter. Le ton du film est bien à la satire de la société, au point que Corman demande à ce qu’on change un léger détail vers la fin du métrage: le journaliste assoiffé de violence et pestant contre la nouvelle ère de paix n’est plus écrasé par Frankenstein, alors le nouveau Président des États-Unis, lequel se contente de le faire interpeller par des agents. Un changement heureusement absent du montage officiel du film qui se conclu bien dans un dernier élan d’humour noir, tandis qu’en fond sonore, lors du générique de fin, un journaliste nous explique comment le concept du meurtre fut inventé par l’Homme avant même que celui-ci n’apprenne à penser !



Associant la forme au fond, le réalisateur opte pour un esthétisme flashy et donne à Death Race 2000 une ambiance très « pop » héritée des années 60. Ainsi le look futuriste des États-Unis possède un aspect rococo des plus ridicules, que ce soit le porte-parole du Président, sorte de sénateur romain habillé en prêtre, la garde-robe très glamour des journalistes ou encore l’extravagance des pilotes et de leur groupies. Frankenstein, par exemple, semble tout droit sorti du Diabolik de Mario Bava, tandis que Nero the Hero et Cleopatra paraissent provenir d’un péplum clinquant...



 
Très bon metteur en scène, Bartel n’oubli pas non plus qu’il doit tourner avant tout des courses-poursuites qui se veulent spectaculaire, et de ce côté le spectateur est servi ! La caméra filme en plan large, suit les bolides au plus près de la route et utilise tous les angles possibles. La sensation de vitesse s’en retrouve largement décuplée (sauf en de très rares exceptions où les scènes sont artificiellement accélérées) et le rendu final est dix fois plus convaincant que n’importe quel Fast & Furious. Les explosions sont fréquentes, les voitures font d’impressionnants plongeons dans le vide et un avion volant en rase-motte vient poursuivre Frankenstein à travers le désert ! Du très bon travail qui prouve que Death Race 2000 montre bel et bien ce que l’on s’attend à voir en matière de voiture.


 
Au niveau du casting, on est ravi de retrouver le très sympathique David Carradine (alors tout jeunot et avec des cheveux courts !) dans le rôle de Frankenstein, tandis que « Machine Gun » Joe est interprété par un Sylvester Stallone alors encore inconnu mais tout simplement hilarant avec sa composition de pilote aigris à cravate rose (on ne soulignera jamais assez le potentiel de l’ami Sly dans le registre de la comédie). Le rôle de Calamity Jane Kelly échoue à Mary Woronov, l’égérie de Bartel que l’on retrouve dans Cannonball et Eating Raoul, ses deux prochains films, et on a droit à un caméo du réalisateur John Landis (le clip Thriller de Michael Jackson, Les Blues Brothers, Le Loup-Garou de Londres) dans le rôle d’un mécanicien, ainsi que de Bartel lui-même dans celui d’un médecin.



 
Avec sa provocation sympathique, son côté comics/jeux vidéos et ses idées complètements folles (on se souviendra de la « handgrenade » qui porte particulièrement bien son nom), Death Race 2000 est assurément l’une des meilleures productions Corman et un spectacle des plus divertissant. Fidèle à lui-même, Corman va vainement tenter de profiter du succès du film un an plus tard en produisant Deathsport (chez nous parfois sous le titre des Gladiateurs de l’An 3000), toujours avec David Carradine, en le vendant comme une pseudo-suite au film de Bartel, ce qu’il n’est évidemment pas.


 
Et pour boucler la boucle, si le scénario de Death Race 2000 semble tout droit tiré d’un jeu vidéo, il faut savoir que ce n’est pas le cas mais que cependant un an plus tard, le jeu vidéo Death Race 2000 va voir le jour (sur l’une des toutes premières consoles de jeu, la Odyssey) et qu’il inspirera aussi la série des jouissifs Carmageddon, dont le sous-titre du troisième opus est justement TDR 2000 (The Death Race 2000), comme pour bien marquer l’influence.