lundi 6 juillet 2009

Les Rapports de l'Agent R

L'Agent Vincent Dawn, également connu sous le nom de code d'Agent R, est un employé du Gouvernement travaillant au poste d'observateur pour le département de la Censure Culturelle. Il obtint le poste sur recommandation et entretien juste après sa formation et se fit établir au Siège Principale de sa section d'opération.
La mission de l'Agent Dawn consiste à tester, décrypter et analyser les différentes œuvres qui lui sont attribués par ses supérieurs, et d'en faire le bilan via un rapport vidéo afin d'établir si les suspects sont, ou non, en infraction avec la loi de Prévention de la Culture.
S'il est généralement seul sur ses dossiers, l'Agent Dawn peut être également amené à travailler en équipe et même à aller sur le terrain si les conditions l'exigent. Il doit toutefois prendre en compte les différentes coupures budgétaires dont peut être victime le département de la C.C. au cours de la réalisation de ses comptes-rendus.

Le bureau de l'Agent se trouve en sous-sol, où il dispose du nécessaire de travail qui s'impose, avec un accès illimité aux œuvres qui lui sont soumise. Ses locaux sont ainsi équipé d'une bibliothèque, d'un studio d'enregistrement et d'un espace de stockage relativement important. Hors de l'Agent Dawn et de ses supérieurs directes, personne n'est autorisés à pénétrer dans cette zone. Le personnel du Gouvernement devant travailler en équipe lors de certaines missions doivent donc disposer d'une autorisation spéciale.

Le travail de l'Agent Dawn se divise en plusieurs dossiers. Ses rapports vidéos tout d'abord, qui sont les analyses commandées par le Gouvernement afin de disposer d'une observation professionnelle (désignés « Rapport » dans les fichiers vidéos), puis des suppléments, généralement de l'initiative de l'Agent Dawn lui-même (désignés « Annexe »). Ces dossiers peuvent aussi bien être des compléments à un Rapport officiel que des notes d'intentions sur divers sujets.
Officieusement, un troisième type de dossier existe mais il n'est pas à destination du Gouvernement: il s'agit avant tout de vidéos personnelles réalisées par l'Agent Dawn aussi bien durant ses heures de services que personnelles. D'après le service de Renseignement, ces fichiers sont de nature variable et dont le contenu peut se révéler discutable: clip musicaux, essaies de montages, trucages divers... L'existence de ces fichiers secrets pourrait causer une certaine gêne si elle venait à être dévoilée...


La liste ci-dessous répertorie les différents rapports déjà effectués par l'Agent Dawn pour la C.C.:

• RAPPORTS
1.
2.
 
• ANNEXES
1.
2.

2.


Liste de films en projet:
- Le Loup-Garou de Washington (The Werewolf of Washington)
- Creatures From the Abyss
- Le Clandestin (The Uninvited)


lundi 15 juin 2009

[FRAGMENTS] Gypsy Witch – Deux Tombes

DEUX TOMBES


    La clarté de la pleine lune vint se poser sur le visage de la jeune endormie. Du fond de son lit, celle-ci remua un moment, luttant contre le réveil. Ses beaux yeux s'ouvrirent cependant, papillotant un petit instant pour s'accoutumer à l'éclairage environnant. Se redressant, elle contempla tout d'abord la responsable de son éveille, imposante dans le ciel noir sans étoile, avant de baisser le regard sur les rives du lac de Snagov.
    Les eaux ténébreuses avaient cette étrange effet de la calmer plutôt que l'inquiéter. Depuis sa plus jeune enfance elle étaient habituée à ces lieux, et elle s'y sentait en sécurité. Elle s'y sentait chez elle. Et bien qu'enfant de Roms, gens du voyage, la sensation de posséder un foyer lui plaisait beaucoup. Souriante, elle en vint tout naturellement à associer "foyer" et famille". Elle sentit un élan de tendresse l'étreindre à cette pensée et se détacha du paysage pour observer sa sœur jumelle qui dormait à ses côtés. Pendant si longtemps elles avaient été séparée et les retrouvailles n'avaient jamais vraiment pu avoir lieux. Pas suffisamment.
    Son cœur fit un bond douloureux dans sa poitrine lorsqu'elle réalisa qu'elle se tenait seule dans le grand lit double. Regardant tout autour d'elle, elle paniqua un peu plus. La chambre était large mais pas assez pour se cacher, même dans le noir. N'ayant pas encore tout à fait émergée, elle n'arrivait pas a analyser correctement la situation.
    Elle ne trouva aucune trace de sa

(...)

Texte incomplet, jamais terminé. Ci-dessous le traitement général de l'histoire qu'il fallait élaborer et améliorer en cours d'écriture:

Rebekah se réveille dans le lit à deux place d'une maison de campagne de leur père, en Roumanie, près du lac de Snagov. Elle y est seule en pleine nuit et ne comprend pas pourquoi Alice n'est pas là. Elle se relève et la cherche dans la maison, finissant par la découvrir quelque part, auprès de deux tombes. Celles de chacune, durant leurs "morts" respective. Alice, durant la nuit, est un vampire et ne dors donc pas.

Rebekah s'énerve car sa sœur ne lui a pas dit qu'elle était dans cet état. Alice, très calme, ne ressens aucune émotion particulière si ce n'est de la tendresse et de l'amour (pas de colère, panique ou tristesse). Lui dit que son élocution s'est très bien améliorée (même si en fait, sous la précipitation et l'émotion, elle bute encore sur beaucoup de mots).
Rebekah lui dit de ne pas changer de sujet et Alice fini par concéder, avouant qu'elles ne se sont encore jamais véritablement retrouvée depuis la résurrection de
Rebekah.

Alice la serre dans ses bras et lui avoue tout son amour.

jeudi 14 mai 2009

Gypsy Witch – Première Sortie en Ville (Vampire's Kingdom)

Première Sortie en Ville
[Sujet RP Libre]



De tous temps, Alice ne s'était jamais sentie "à sa place". Métis, elle avait toujours eu une place à part chez les Roms, la "fille de l'anglais", la "jumelle sans sœur". En Angleterre, elle était mise à part, car issue d'un peuple pauvre et apportant la peur dans le cœur de la bonne société. Était-elle voleuse et menteuse, comme les autres de sa race ? Ou bien peut-être une prostituée immigrée, liée à la mafia ? Il fallait s'en méfier... Puis vinrent les vampires. Là, elle n'était qu'une humaine, une proie. Intéressante, peut-être désirable pour diverses raisons, mais sans valeur et inférieure. Et lorsque pourtant le Baiser lui fut offert, rien ne changea. Vampire, elle était jeune, débutante et inexpérimentée. Un "chiot" parmi pleins d'autres, et dont les anciens se seraient probablement bien passé...

Ouais. Elle n'avait su trouver un endroit bien à elle, sans jugement ni classement. En arrivant à Vampire's Kingdom nom Ô combien prétentieux et auquel elle s'imaginait être attaché un monde tout aussi égocentrique et égoïste, Alice n'aurait jamais imaginée un seul instant y trouver cette fameuse "Terre Promise". Il fallait pourtant se rendre à l'évidence: ici, elle était noyée dans la masse. Invisible mais intouchable. C'était ce qu'elle avait toujours voulu. Entrer dans un endroit sans se faire rejeter ou regarder... Et pourtant, peut-être par manque d'habitude, la vampire se trouvait des plus mal à l'aise en ces lieux. Ici, dans ce bar, assise seule au comptoir avec sa petite boisson devant elle, Alice éprouvait ce qui devait être le Spleen du vampire. Cet état de déprime lié à la nostalgie et propre à tous les suceurs de sang. Quelle ironie... Elle qui était pourtant de nature enjouée, là voilà qui devenait rabat-joie en pleine boîte de nuit !

Dommage, elle s'était préparée à profiter d'une si belle soirée pourtant. Son installation était enfin terminée, l'appartement dans le plus parfait état, et elle avait voulu marquer le coup pour sa première nuit libre dans cette ville. Elle s'était vêtue en conséquence, disposant de gants de velours la couvrant jusqu'à mi-bras et laissant nue ses épaules blanches. Le noir ravivait le teint pâle de sa peau et était devenu une couleur de choix dans sa garde-robe. Sa jupe, fendue haut sur les côtés des cuisses, laissait ainsi entrevoir de belles et longues jambes, ses pieds se retrouvant emprisonné dans les multiples lanières croisées de petites sandalettes. Sa poitrine, elle, était couverte par un haut minuscule directement emprunté à une robe de danse orientale, ne couvrant que ses seins et laissant visible son petit ventre et son buste, quelques piécettes d'argent venant donner au vêtement une allure improbable de ciel étoilé... Sur ses genoux, un très long manteau de cuir, semblable à ceux de la culture Goth. Il était très confortable mais une fois à l'intérieur, Alice n'avait pas cherché à camoufler son corps. Dans l'idée, elle était venue s'amuser et attirer quelqu'un. Pourquoi pas un homme, pourquoi pas une femme...

Mais maintenant, après être rentrée et avoir passé sa commande avec une facilité déconcertante, elle n'avait plus la tête à la fête. Elle avait été servie sans la moindre remarque, ce qui ne lui avait pratiquement jamais été arrivé. Troublée, elle n'arrivait pas à se dire que enfin, c'était bon. Qu'elle ne serait plus jamais une étrangère ni une indésirable et qu'elle avait trouvé sa place... Broyer du noir n'était probablement pas la solution adaptée, et en temps normal elle aurait plus qu'apprécier cette découverte, mais son esprit semblait trop soucieux. Une expérience intéressante cependant, car encore jamais elle n'avait ressentie cette fameuse déprime dont pouvait être victime ceux de sa race, ayant toujours imaginait qu'il s'agissait d'un état d'esprit dont souffrait uniquement les vieux immortels incapable de renouveler leurs centres d'intérêt, ou trop coincés pour s'adapter à leurs époque et savoir s'éclater un minimum.

Le Bloody Velvet avait en effet tout ce qu'il fallait pour passer du bon temps. De la boisson à profusion, de la musique intéressante
– même si les goûts et les couleurs ne se discutent pas – et surtout une faune locale très intéressante. De nombreux corps, masculin et féminin, humains comme vampire, à regarder et, pourquoi pas, à toucher. De nombreux hommes très séduisants n'attendaient que la compagnie d'une femme et il ne fallait pas attendre bien longtemps pour se trouver un partenaire. Possédant des goûts moins conventionnels, Alice avait cependant les yeux plutôt rivés sur les courbes féminines gracieuses des environs, et là encore il n'y avait pas de quoi être déçue. Nombreuses étaient celles qui pouvait attiser son désir et en d'autres occasions, son principal dilemme aurait été de faire un choix. Il y avait tellement de quoi choisir, c'était à s'en tourner la tête. Pourtant elle resta là, plantée sur son tabouret comme si un quelconque sort magique l'y retenait prisonnière, la main sur son verre qu'elle ne portait que rarement à ces lèvres. Même l'idée de danser, une occasion qu'elle ne manquait jamais, ne la tirait pas hors de sa torpeur. C'était, au fond, peut-être ce qui la choquait le plus...

La vampire poussa un profond soupire, qu'elle identifia en décalage comme une preuve d'ennui, ou d'insatisfaction. Elle ne voyait pourtant pas ce qu'il lui fallait de plus et cela l'agaça profondément. En colère contre elle-même, elle s'estima ingrate envers le "destin" ou le "hasard" ou peu importe ce qui lui avait valu le fait d'atterrir ici. Plus que tout autre, c'était elle qui aurait dû apprécier Vampire's Kingdom à sa juste valeur et pourtant... Avec un nouveau soupire, elle se joua l'avocat du Diable, supposant qu'elle était simplement en manque de repères...

"Ouais", murmura t-elle. "Ça c'est clair..."


jeudi 7 mai 2009

[NOTES DE TEXTE] Gypsy Witch – Plume d'Encens

Notes de Texte


Voilà une histoire de chatouilles, parce qu'il en fallait bien une un jour ou l'autre, n'est-ce pas ?
Elle introduit donc la plus grande peur / faiblesse du personnage d'Alice, ici par le biais de Cheshire, un démon du rire. On ne va pas nécessairement reparler de ce personnage puisque nous l'avons déjà fait, mais il s'agit bien, à notre façon, d'un hommage à Alice aux Pays des Merveilles...

L'histoire ne raconte finalement pas grand chose et n'est qu'un prétexte pour torturer Alice de façon "magique". L'idée était surtout de montrer comment la sensibilité de la jeune femme peut être une véritable malédiction pour elle, en transformant la scène apparemment "innocente" en une véritable torture. L'atmosphère érotique n'était pas prévue au début, moins l'aspect déshabillé d'Alice pour les chatouilles, mais cela permettait une conclusion à la séance de Cheshire tout en avançant d'un pas dans l'ambiance. Les fétichistes des chatouilles ne voient généralement dans cet acte aucun aspect sexuel en soit, mais il faut avouer que, bien utilisées et au moment voulu, celles-ci peuvent être très stimulantes ! Tout est une question de dosage et de savoir-faire dirons-nous, et de la part d'un démon il paraissait normal que celui-ci en vienne à ce point !

Et pour parler chatouilles, le personnage est surtout agressé au niveau supérieur de son corps. N'étant pas spécialement fétichiste des pieds je ne me voyais pas trop d'écrire une exposition relativement longue pour une action sur une zone que je n'arriverai pas nécessairement à bien décrire. En revanche dès qu'il s'agit de toucher à son petit ventre (et son si sensible petit nombril !), c'était déjà bien plus simple. Le torse permettait une plus grande variété de zones à torturer et semblait plus logique pour donner un côté "sexué" à la scène.

Si cette Plume d'Encens est avant tout une histoire prétexte, à caractère érotique, elle possède cependant un minimum de construction sur son sujet. Pas d'histoire à proprement parler, mais j'aime bien sa conclusion, son placement dans la vie d'Alice (une période pas top pour la miss,) et la richesse de l'objet magique (la boîte aux plumes) possède quelque chose d'original et de joli qui s'accorde bien avec le côté "antiquaire mystique" du personnage.

Bref si c'est loin d'être du grand art (la toute première partie jusqu'à la découverte de la boîte me semble très mal écrite, notamment dans l'utilisation du temps), je trouve ça pas si mal comme scénario prétexte...


mercredi 6 mai 2009

Gypsy Witch – Plume d'Encens

PLUME D'ENCENS

Alice passe sa première année à l’Université Miskatonic d’Arkham, aux USA. En tout début d’année, elle n’y connaît personne et doit se familiariser avec la langue anglaise et la civilisation. Elle réside seule dans un appartement d’étudiant sur le campus…


    C’était la fin de l’été et avec elle, la fin des illusions. Jeune étudiante fraîchement débarquée, Alice avait encore du mal à se faire à l’idée d’être séparée de sa famille. Jusqu’ici elle s’était contentée d’écouter les conseils de son père et de se dire qu’il suffisait d’attendre les vacances, mais en ce jour de rentrée elle réalisait maintenant à quel point elle était seule. Et que ce serait difficile à supporter.
    Le constat s’était lourdement imposé a elle au réveil, et quant bien même la réunion de la rentrée avait pu lui permettre de s’en évader, le retour à sa chambre la renvoyait à sa condition. Son père était absent, comme toujours, sa mère, sa grand-mère et ses amis se trouvaient à des centaines de kilomètres de là dans un autre pays, et elle n’avait personne pour la familiariser avec son nouvel environnement. Pas évident de créer des liens avec d’autres dès la première matinée de cours, et encore moins lorsque les trois-quarts de ses camarades n’étaient que des pétasses superficielles et populaires, des fils à papa prétentieux ou des armoires à glace ne pensant qu’au football, à la bière et à mater. Une chose était sûre, c’est qu’elle ne devrait jamais mentionner ses origines sous peine d’être perçue comme une pestiférée…
    Las, déprimée et complètement dépassée par toute la paperasserie à gérer en ce début d’année, la jeune femme n’aspirait qu’à se détendre et oublier. Une idée qui lui plaisait bien mais qui lui paraissait impossible ne serait-ce qu’en raison de l’emménagement et rangement a faire dans sa chambre. A peine était-elle rentrée que la vue des cratons à déballer la rendit malade. Elle ne s’en sentait ni la force, ni le courage… A contrecœur pourtant, et en traînant les pieds, elle se laissa à bouger quelques petits paquets.

    Déballant sans motivation divers objets, c’est avec surprise qu’elle aperçue une petite boîte qu’elle ne connaissait pas, glissée entre deux bibelots et avec une étiquette portant son nom. Un cadeau ?
    Délaissant son travail, Alice récupéra délicatement le petit coffret d’acajou. De la taille d’une boîte à chaussures, son bois (rouge) était finement décoré de gravures diverses représentant, dans un art primitif, d’antiques divinités: le Serpent à Plumes, le Phœnix, l’oiseau Roc… Un véritable travail d’orfèvre qui lui donna le sourire. La fatigue et la morosité étaient déjà loin derrière elle et c’était de véritables frissons d’excitation qui faisaient bondir son cœur à présent !
    L’étiquette était écrite d’une main inconnue, sans aucune signature. Cet anonymat ne faisait que renforcer le plaisir de cette découverte et Alice ouvrit la boîte en grand, impatiente. Celle-ci contenait un petit message griffonné à la main sur une feuille de papyrus, ainsi qu’un objet totalement enveloppé dans un carré de soie bordeaux. Une bouffée d’odeur exotique et fruitée s’en dégagea, donnant une légère ivresse à l’adolescente qui fut comme prise de palpitations. Quelle odeur magique ! C’était comme respirer une myriade d’arômes de fruits et de fleurs et d’être prit d’un agréable vertige de plénitude plutôt que d’un éventuel écœurement. Sur un petit nuage, la jeune femme récupéra le parchemin pour en lire le message. « Je suis avec toi. » Puis au verso: « Ne pleure pas. Ris. » Quelle touchante attention. Était-ce son père ? Ou sa mère ? Sa grand-mère peut-être ? Alice était incapable de deviner, mais elle était ravie et se sentait flotter, comme débarrassée de tout son stress. Presque droguée.
    Avec toute la douceur du monde, elle entreprit de défaire l’emballage de tissu pour libérer le présent. Elle sentait la fragilité de la chose à travers le foulard et retint son souffle durant l’opération. Ce qu’elle mit à jour lui sembla d’abord être une multitude de plumes colorées, longues et belles, mais un examen plus approfondit lui apprit qu’il s’agissait en fait de bâtonnets d’encens ! Ce qui expliquait cette agréable odeur dont été imprégné le coffret. Voilà qui n’était pas commun. Jamais elle n’avait vu d’encens avec une forme aussi élaborée, si précise. L’idée même de les allumer la révolta tant qu’ils étaient beaux. Mais à la vu du stock dont elle disposait, elle pouvait bien se permettre quelques exceptions…
    Prenant note de découvrir l’identité de l’expéditeur pour le remercier, l’étudiante rangea précieusement la boîte, récupérant au passage une magnifique plume cramoisie au parfum de framboise, puis se mit en quête d’allumettes et d’un petit support. Nul doute qu’une bonne petite bouffée d’encens lui permettrait de se détendre parfaitement.

    Se mettant à l’aise, l’adolescente retira ses chaussures et chaussettes, testant un instant le confort de la moquette épaisse de ses pieds nus. Sensation délicieuse qui la conforta dans l’idée de se laisser aller. L’hiver n’était pas encore là et il faisait doux. Fermant les volets mais laissant la fenêtre ouverte, Alice ôta son débardeur pour se retrouver en soutien-gorge. Elle était chez elle après tout, et elle s’était toujours bien sentie dans son corps. Après quelques mouvements pour apprécier cette nouvelle forme de liberté, exercices d’assouplissement pour se délier le dos et chasser les mauvaises courbatures matinales, la jeune femme déposa la plume d’encens sur sa table de nuit, allumant l’embout et libérant alors un mince filet de fumée blanche qui se dissipa vite en volutes. Inhalant celle-ci, l’étudiante sourit. La douce odeur lui montait à la tête, semblant l’envelopper comme un cocon protecteur. Chancelante, elle s’allongea tranquillement sur son lit douillé et ferma les yeux pour accéder à une certaine forme de torpeur.
    Somnolente mais consciente, elle en vain à réaliser que la fumée dégageait une sorte de fraîcheur, faible mais provoquant une sensation suffisante pour lui donner quelques frissons. Elle sourit encore plus, sentant sa peau se hérisser légèrement au contact des caresses intangibles. C’était presque comme si quelqu’un soufflait doucement sur son corps, sélectionnant certaines zones plutôt que d’autres… Les plantes de ses pieds, son nombril, sur les côtés de son ventre… Les muscles de celui-ci se contractèrent même involontairement lorsque l’effet provoqué par l’encens sembla se décupler un peu plus. Alice étouffa un petit rire. Elle avait presque eut l’impression qu’on la chatouillait !…
    Levant les bras au-dessus de la tête, l’étudiante se tortilla sur sa couette pour se trouver une position encore plus appréciable. Elle se sentait dans un état second et n’avait plus envie de bouger, amorphe. Un parfum exaltant flottait dans l’air et elle frémit de plaisir plusieurs fois. Comment diable un bâton d’encens pouvait la plonger à ce point dans un tel état de béatitude ? Elle qui avait souhaité de la relaxation, c’était réussi ! Elle se serait presque endormit s’il n’y avait pas un petit quelque chose pour la garder consciente et la retenir du sommeil… Une impression étrange contre sa peau, la titillant. De très petits courants d’air semblant se glisser contre elle, altérant leur température et leur vitesse, comme s’ils possédaient de quelconques propriétés tactiles.
    Ils se faufilaient contre ses pieds, entre ses doigts, se glissaient insidieusement dans son petit nombril, tournoyant sur son ventre pour remonter maintenant sous ses bras. A ce moment précis, Alice ressentit réellement une pression sur ses aisselles et lâcha un petit piaillement de surprise, sursautant. Très sensible, la jeune femme se serait entièrement redressée en temps normal car ne pouvant pas endurer les chatouilles, mais à sa grande surprise elle demeura dans la position qu’elle avait prise un peu plus tôt. Était-elle si détendue que cela pour ne même plus réagir ?
    Intriguée, elle ouvrit les yeux et resta ébahie devant le spectacle qui s’offrait à elle. Un véritable petit nuage s’était formé juste au-dessus d’elle, s’étendant sur toute la surface de son lit. Stagnant dans l’air, comme animé d’une vie propre, il était toujours relié au bâtonnet d’encens par un mince filament. Ses volutes donnaient naissances à de multiples fils intangibles qui descendaient vers elle, se déposant sur son corps. Un simple regard suffit a lui faire comprendre que les sensations ressenties étaient à attribuer à ses tentacules de fumée, lesquelles touchaient aux parties vulnérables, car dénudées, de son corps.
    Impressionnée, et ne sachant comment considérer ce phénomène, Alice voulu se relever et étudier le nuage. Ses membres ne réagir pas, encore une fois, totalement engourdis. Perturbée et paniquant légèrement, l’adolescente tenta de venir à bout de la paralysie en se débattant. Sans succès: elle pouvait juste tordre la tête et bouger ses doigts. Puis, comme pour la distraire, un nouveau spasme la secoua. Ses muscles abdominaux venaient de subir un contact physique certain, comme des doigts traçant des sillons sur sa peau. Des chatouilles !

    L’assaut prit de l’ampleur et les caresses s’intensifièrent sur la peau lisse de son ventre. Se crispant, Alice retint son rire autant que possible en espérant naïvement que cela arrêterait ses tourments. Bandant les muscles pour se protéger, elle comprit bien vite qu’elle était sans défenses. La sensation lui brouillait l’esprit et toutes ses interrogations s’envolèrent lorsque la salve de chatouilles redoubla d’intensité. La jeune femme éclata de rire, incapable de se contrôler plus longtemps. Cette partie de son corps était la plus sensible et l’attaque subite venait tout juste d’anéantir sa volonté de résister. Il ne lui restait que la possibilité de se concentrer sur la sensation pour intimer à son corps de se calmer. Si cela n’arrêterait pas la torture, ça pouvait toujours la rendre un peu plus supportable. Serrant les dents et cherchant un rythme de respiration, elle cru même l’espace d’un instant que son esprit serait trop occupé pour se laisser aller aux chatouillements. Hélas son beau plan tomba à l’eau quand, sans prévenir, ses pieds furent victimes à leur tour des effets de l’encens. Des courants d’air soufflèrent sur le milieu de la surface intérieur, région ici la plus sensible pour Alice. Décontenancée, elle n’arriva plus à gérer les choses mentalement et perdit le peu de contenance qui lui restait. Une violente crise d’hilarité la secoua tandis qu’elle était impuissante à ignorer l’une ou l’autre partie attaquée de son corps . Rejetant la tête en arrière, elle ne put que rire et subir durant un temps qui lui paru éternel.
    Des larmes naquirent aux coins de ses yeux tandis que de petites gouttes de sueurs se formèrent sur sa peau, glissant doucement et en rajoutant à la sensation de chatouille. Le cœur battant, Alice protesta et supplia une entité invisible, responsable de son supplice. Une prière inutile qui ne fit qu’empirer les choses puisque les volutes de fumée gagnèrent ses flancs. Remontant très doucement le long des côtes, celles-ci infligèrent a leur petite victime une nouvelle dose de caresses sadiques.
    Les yeux d’Alice pleurèrent, sa voix hurla. Mais son esprit comme son corps ne faisait que rire, tous deux mit à l’épreuve sans relâche. Des courbatures et échauffements se déclenchèrent, tant l’adolescente contractait ses muscles. Sa douce peau devenait luisante mais jamais elle ne s’insensibilisait aux attaques fantômes. N’en pouvant plus, le cœur sur le point d’exploser et la tête lourde, Alice cru perdre conscience. Un moyen comme un autre de se libérer. Les chatouilles cessèrent alors, subitement, ne laissant plus qu’une jeune femme épuisée allongée sur le lit. Peinant à retrouver son souffle et gênée par les larmes qui lui piquaient les yeux, celle-ci demeurant immobile. A bout de force.

    Vêtue de son seul blue jean et d’un soutien-gorge noir, l’étudiante commençait à réaliser a quel point elle était vulnérable dans cette tenue. Tous ses points sensibles étaient exposés. Cette idée remit un peu d’ordre dans son esprit et lui donna une vigueur nouvelle. Il lui fallait absolument se lever, enfiler un vêtement. De cette façon elle serait plus a-même de se défendre qu’ainsi, à demi nue et entravée ! Mue par toute sa bonne volonté, Alice tenta de se soustraire à l’engourdissement qui la rendait prisonnière et lutta pour se libérer. Elle n’y arriva pas vraiment, et le nuage d’encens n’était visiblement pas disposé à la laisser partir ! Pour son plus grand malheur, elle vit une langue de fumée toucher l’une de ses aisselles. Le début d’une nouvelle longue séance de torture…

    Devenant presque hystérique lorsqu’elle fut chatouillée sous les bras, l’adolescente perdit immédiatement toute combativité, réduite a l’état d’esclave hurlante et privée de pensées. Tantôt rapides, tantôt lents, les tentacules gazeux se faisaient irrégulier dans leur rythme afin d’éviter toute tentative d’anticipation, d’accoutumance et de résistance. Alice n’était qu’un jouet dont ils disposaient comme d’ils le voulaient et le but était visiblement de la rendre folle.
    Sans pouvoir cesser de rire, la pauvre suppliciée en vint a souhaiter la mort. Sa conscience se perdait progressivement dans un grand brouillard et un faible espoir naquit de cette perte de cohérence mentale. Peut-être allait-elle s’évanouir ? Suffocante, des points noirs envahissants son champ de vision, Alice se sentie presque heureuse d’être ainsi libérée de cette horrible situation. Elle ferma ses yeux embués de larmes pour se laisser aller, mais le mystérieux pouvoir lui refusa sa grâce. Comme doté d’une conscience, l’encens changea de tactique pour mieux éterniser son agonie: il cessa ses agressions et souffla une bouffée de fumée au visage de la jeune femme. Prise d’une légère toux, celle-ci se réveilla et par réflexe fit douloureusement travailler ses poumons. Pouvant de nouveau respirer, la pauvre redevint suffisamment maîtresse d’elle-même pour ne pas perdre conscience. Exténuée, elle céda à la panique et se débattit violemment durant sa crise. Elle n’en pouvait plus.
    De nouvelles caresses, très douces, se firent ressentir sur son ventre. De petits chatouillements très légers mais agaçants, tout juste à la limite du supportable. Ceux-ci se propagèrent sur tout le reste de son corps, sur les côtés, ses aisselles, sous ses pieds… Alice serra les dents et gémit, incapable d’endurer les attaques plus longtemps, physiquement comme émotionnellement.
    Ses muscles la faisait souffrir, sa gorge la brûlait et ses yeux piquaient. D’une voix faible, elle supplia que tout s’arrête. Un rire amusé lui répondit, suivit d’un bref accentuation des chatouilles sous ses pieds. L’adolescente poussa un glapissement et ouvrit les yeux, découvrant alors avec stupeur que le nuage d’encens prenait forme devant elle. Une grande bouche, un sourire. Puis peu après une paire d’yeux. Alice blêmit en reconnaissant l’apparition. Cheshire, le démon du rire, une créature qu’elle avait invoquée il y a des années et qui s’était lié à elle contre son gré, la rendant extrêmement chatouilleuse et la persécutant autant qu’il le pouvait ! Le démon était tombé amoureux de son rire et s’en nourrissait. Alice portait sa marque: une sensibilité extrêmes de la peau pour les caresses. Il n’était donc pas difficile de lui arracher un gloussement et cela était devenu une véritable malédiction pour la jeune femme.
    Furieuse de se faire une nouvelle fois harceler, elle l’insulta avant de lui intimer l’ordre de la laisser tranquille. Peu enclin à obéir a la demoiselle, Cheshire s’appliqua à l’offusquer encore plus, amusé par ses réactions. Sa bouche intangible glissa jusqu’au petit ventre de sa proie et son souffle libéra un mince filet de fumée qui se logea dans le creux de son nombril. L’humaine se tendit, oubliant ses crampes, puis se confondit en excuse. Car le démon l’attaquait à son point sensible et tous les deux savaient ce qui allait se passer ensuite. Aussi détestable qu’étaient les chatouilles, elles n’en demeuraient pas moins stimulantes pour le corps et sur certaines zones érogènes, l’effet pouvait prendre des proportions plutôt extrême. Se mordant sauvagement la lèvre inférieur, Alice tenta un très bref instant de supporter la sensation qu’on lui infligeait. Des petits rires remontaient du fond de sa gorge tandis que des frissons parcoururent son ventre. Des frissons de plaisir décuplés par la frustration de son immobilité et de sa vulnérabilité aux caresses. Bientôt elle perdit le contrôle et poussa une série de gémissements, entrecoupés de crises d’hilarité. Si les chatouilles avaient été une torture simple et énervante, cela devenait quelque chose de plus ambiguë désormais. Sa peau la brûlait et elle ressentait un désir physique de plus en plus grandissant à chacune des touches fantomatiques sur elle.
    Alice tenta de refouler ce sentiment, bien aidée par le contact insupportable de l’encens, mais Cheshire poursuivit son travail. Elle sentie une incroyable vague de plaisir naître depuis son petit nombril pour déferler en elle. Elle tressailli, prise de picotements dans le bas ventre, puis se sentie submergée. Elle explosa quand la sensation se transforma en jouissance incontrôlée, toujours prisonnière du sadisme de la torture par les chatouilles. La jeune femme poussa un long gémissement mêlé a un rire hystérique. Toutes pensées cohérentes quitta son esprit tandis qu’elle fut sous l’emprise de l’orgasme et du démon. Son corps s’arqua durement avant de se détendre, épuisé.

    L’adolescente respirait bruyamment, le cœur douloureux. Sa tête était comme prise dans un étau tandis qu’elle dégrisait progressivement. Que son corps lui faisait mal… Elle avait l’impression d’avoir été écartelée…
    Après quelques secondes pour pleinement revenir a elle, l’étudiante jeta un regard noir à son démon. Rouge de honte, même si ce n’était pas la première fois qu’elle se lâchait ainsi une fois chatouillée, elle lui en voulait d’avoir profité d’elle jusqu’à ce point et détestait se sentir si impuissante lorsque cela arrivait. Elle avait beau haïr d’être chatouillée, il pouvait très simplement l’en faire jouir. Elle n’était qu’un jouet entre ses mains et ce salopard en était fier !
    Cheshire, en effet, la fixait de ses yeux brumeux et de son sourire, satisfait. Aucun d’entre eux ne parla. En sueur et considérablement fatiguée, Alice ne trouva même pas le courage de l’insulter. Elle se sentait si faible…

    Peinant à reprendre une respiration normal, elle s’accorda quelques secondes et ferma les yeux. Se détendre n’était plus un problème: elle pouvait bien s’endormir sur l’instant désormais !
    Un spasme musculaire au ventre la fit grimacer. Des doigts semblaient passer doucement sur ses côtes, zigzagant avant de tracer une série d’arabesques compliquées sous ses bras. Alice protesta, sursauta et lâcha un petit cri. Pas encore ?!
    Le sourire du démon s’agrandit, ses yeux disparurent. Un vague courant d’air fit virevolter quelques volutes de fumée plus loin, au-delà du lit. Les suivant du regard, Alice croisa la lueur de l’incandescente braise qui consumait la plume d’encens et, en un éclaire, elle compris. Cette torture, son supplice, durerait aussi longtemps que subsisterait la plume: elle avait elle-même invoquée Cheshire et devait en subir les conséquences. Son regard se glaça d’effroi alors qu’elle réalisa que l’objet n’était entamé qu’à son premier tiers…
    Affolée, elle senti naître un nouveau rire au fond de sa gorge, au moment même où son tortionnaire s’occupa de ses petits pieds nus. La jeune femme céda, hystérique. Durant les longues minutes qui suivirent, sa conscience s’évapora progressivement…

    A son réveil, Alice poussa un grognement de douleur et se redressa avec peine. Elle était en nage et ses muscles la faisait souffrir. Encore hagard, elle demeura un moment immobile a fixer le petit tas de cendre qui se trouvait près d’elle. Dans celui-ci avait été tracé un symbole à son intention. Un petit cœur. Alice pesta et frappa dans l’amas poussiéreux qui s’éparpilla en un nuage moqueur. Ce petit démon la provoquait une fois de plus ! Furieuse et honteuse, l’adolescente récupéra bien vite son débardeur qu’elle plaqua contre son corps. Un geste inutile qui ne la fit que se sentir encore plus ridicule.
    Enfilant le vêtement, elle grimaça et conclue qu’un bon bain chaud serait la le bienvenu pour chasser ses courbatures et sa sueur. Mais la simple idée de se déshabiller raviva en elle le souvenir des chatouilles sur sa peau nue et elle frissonna.
    Méfiante, elle regarda craintivement tout autour d’elle, s’attendant à tout instant à voir réapparaître ce sourire détestable. Tout ce qu’elle aperçue fut sa chambre, vide et, étonnement, parfaitement rangée. Les cartons avaient disparus et chaque objets avaient trouvés une place adéquate dans l’appartement. Surprise, elle explora les lieux et découvrit qu’elle n’avait plus à se donner la peine de déballer et ranger ses affaires ! Tout était exactement comme elle l’avait voulu. De la magie ?
    Prise d’un doute, l’étudiante s’approcha de la belle boîte à plumes qui lui avait été offerte. Un présent qui, à son avis, avait plus été pour Cheshire que pour elle ! Mais… Toute chose à un prix. Un bien pour un rendu. Au moins, le démon savait respecter ce code… Alice récupéra la boîte qu’elle rangea bien à l’abri dans un recoin de sa chambre. Elle l’avait scellé avec une épaisse cordelette de tissu rouge, pour que jamais une telle chose ne se reproduise. Cheshire ne la posséderait plus de cette façon, elle se le promis.

    Quelques minutes plus tard, la jeune femme se détendait dans l’eau chaude. Seule avec sa rancœur, elle passa en revu des centaines de moyens de faire payer au démon l’affront dont il l’avait rendu victime. Des pensées plaisantes qui, elle ne s’en rendit pas compte, avaient chassées ses angoisses et sa solitude.
    Et dans un coin traînait un petit bout de papier qu’Alice avait oublié. « Je suis avec toi », disait-il.

« Ne pleure pas. Ris. »


FIN

mardi 5 mai 2009

[NOTES DE TEXTE] Gypsy Witch – Oasis of the Living Dead

Notes de Texte


Voilà le résumé d'une histoire prévue depuis août 2007 et toujours pas écrite. Celle-ci n'existe pour l'instant que sous la forme de notes suivies, résumant l'histoire de A à Z, que nous surnommons ici "squelette de texte" et qui représente en somme l'intrigue à suivre avant de "broder" et de donner corps à l'histoire sous la forme d'un véritable récit.


Oasis of the Living Dead tire son titre du film du même nom, réalisé par nul autre que Jesus Franco. Le titre international d'un vieux film français que l'on connaît ici comme L'Abîme des Morts-Vivants. Il s'agit d'un incroyable nanar de 1981, conçu par la risible firme d'Eurociné qui nous a déjà offert son "jumeau", le bien plus célèbre Lac des Morts-Vivants. Comme tous les films d'Eurociné, il s'agit d'un budget terriblement bas, une production qui relève d'un très grand amateurisme technique comme artistique et où l'on peut clairement rire de tout. Peut-être un poil moins pitoyable que son grand frère, cette Oasis possède quelques éléments qui ont donnés naissance à cette histoire.

Le film original narre la même intrigue de base: un type assassine un ancien soldat de la Seconde Guerre afin de mettre la main sur un trésor nazi (des lingots d'or) enterré dans le désert après une bataille. Le fils de la victime découvre des notes chez son père qui l'amène en Égypte, où il embarque avec un groupe d'ami. Sur place l'assassin est tué par des zombies nazis (véridique) tandis que le jeune homme est reçu par un Cheikh va lui révéler la vérité sur sa naissance (il est l'enfant de l'ancien soldat et de la fille du Cheikh). Le fiston décide donc de partir à la recherche du trésor malgré la malédiction qui plane dessus et le fait que l'autre intéressé est retrouvé en plein désert, avant de succomber aux morsures des zombies.

S'ensuit un sous film de morts-vivants classique où tout le monde meurt sauf le couple de héros, récupérés par le Cheikh en fin de film, l'or étant laissé dans le désert. Rien de bien spécial en somme, ni magie, ni sorcière, ni même brigands ! Ces éléments ont été rajouté pour modifier l'histoire et lui donner un style différent et beaucoup plus proche d'un récit d'aventure à la Indiana Jones avec un brin de magie propre à Alice. A ce propos, le titre Oasis of the Living Dead est laissé tel quel pour le récit même s'il s'éloigne énormément du film, mais nous avons supprimé la mention de Jesus Franco à l'origine de l'inspiration.

Le projet de cette histoire est né d'une idée de "remake" de films divers, avec en en-tête du titre le nom du réalisateur, suivit de la "marque" Alice Cooper comme pour donner un côté exploitation. Ici cela devait donc donner Jesus Franco's Alice Cooper – Oasis of the Living Dead, auquel aurait pu s'ajouter des John Carpenter's Alice Cooper ou autres... L'idée est toujours séduisante et cet en-tête sera rajouté au récit si quelques autres projets de "remakes" sont développés, mais pour l'heure on en reste à Oasis of the Living Dead comme stand-alone. On peut cependant noter que, de la même manière, le Une Vierge chez les Morts-Vivants du même Jesus Franco (et de Eurociné) a également été utilisé comme titre de nouvelle même si l'histoire n'entretient plus aucun rapport avec le film...




Outre l'
Égypte comme décors à l'histoire, qui possède un aspect mystique et mystérieux très séduisant, avec son désert et son oasis, ainsi que la présence d'un trésor à trouver qui correspond forcément à Alice, l'élément "décisif" était les morts-vivants. Dans le film, ceux-ci sont absolument ridicule (l'un d'eux n'est même qu'un crâne porté par un bâton !) mais dans le concept il y avait de quoi offrir quelque chose de très graphique. S'est présenté l'idée de les faire déambuler en pleine tempête de sable, pour leur donner une silhouette fantomatique et effrayante à la manière des fantômes du The Fog de John Carpenter.

 The Fog


Oasis of the Living Dead

Tout le reste s'est naturellement improvisé en notes au fil de "l'écriture". Alice ne fut pas compliquée à caser, en remplaçant le Cheikh et en supprimant l'histoire de famille
ridicule qui ralentie l'action. Elle est ici présentée en tant que femme adulte et sorcière confirmée, très mystérieuse et très érotique. Ce cadre nous a donc fait rajouter une séquence de danse orientale ainsi que l'idée des symboles tatoués sur son corps. Les brigands ont eux été rajouté pour éviter la simple confrontation aux morts-vivants. Ceux-ci étant finalement assez simple à détruire, il fallait rajouter un facteur de panique pour faire dégénérer la situation et les croyances des natifs étaient ce qu'il nous fallait. Cela permet également de rajouter un peu de tension quand les zombies ne sont pas là.

La magie n'est pas très présente et Alice est relativement en retrait cependant. C'est quelque chose que l'on pensait travailler mais nous ne voulions pas d'une puissance magicienne transformant l'histoire d'aventure en un récit de Fantasy. La présence des brigands et le fait qu'Alice se pose plus en observatrice, à la fois pour ne pas obéir, ensuite pour conserver "l'équilibre" qu'est la présence de la malédiction (qu'elle ne lève pas à la fin de l'histoire) nous permet d'éviter ça, même s'il paraît étrange qu'elle soit si inactive. Le grand final, en revanche, est peut-être un peu poussif avec ce golem d'acier, mais il faut garder en tête que l'écriture date de bien avant le projet Transformers et qu'alors c'était donc relativement original. Reste que ça donne une bonne scène de fin.

Que l'histoire n'existe pas encore en nouvelle ne peut tenir que de la flemme, mais l'écriture du résumé permet de mettre un peu plus les choses en forme que la suite de notes dont nous disposions. Pour la forme, nous vous les donnons ci-dessous pour que vous vous fassiez une idée de la base de travail. Attention les yeux c'est difficile à lire !



Jess Franco's Alice Cooper
OASIS OF THE LIVING DEAD
 
- début entre les deux hommes (comme film)
- le moustachu va en Égypte se rend chez Alice
- Alice se fait masser dans un hammam, le reçoit en serviette
- le moustachu lui parle du trésor et de l'oasis que Alice connaît pour avoir un lien avec premier homme
- elle fini par lui montrer sur une carte l'emplacement plausible, ils parlent et elle lit son avenir via un saiban qui affichera une croix gammée (Alice lui dira d'éviter de se lancer dans cette recherche)
- quelques temps plus tard on appel Alice pour lui raconter la mort du premier homme
- c'est son fils qui a vu un numéro chez son père, Alice l'invite
- elle le reçoit lui et ses amis alors qu'elle entame une danse orientale (en costume)
- commence à parler et à raconter l'histoire passé des nazis et du trésor
- la conversation est interrompu par des villageois
- le moustachu est amené, blessé par morsure, délirant, retrouvé dans le désert
- il parle de la malédiction avant de mourir
- corps brûlé selon un rite particulier, filmé par les amis du fils (comme dans film)
- le fils cherche à retrouver le trésor, Alice décide de l'accompagner
- voyage dans le désert, surveillés par des brigands mais ceux-ci n'attaquent pas car l'endroit est maudit
- ils se trouvent dans l'oasis et commence les fouilles (comme dans le film, crâne et croix gammée)
- la nuit tombe et les morts sortent du sable pour une première attaque (dont un zombie au crâne ouvert et vide rempli de sable)
- combat et pertes d'un ou deux hommes, zombies repoussés par le feu (ils sont secs et momifiés)
- durant la nuit, les brigands qui ont observé pensent la malédiction écartés et attaquent à leur tour
- nouveau combat très rapide, l'équipe est capturée (certains tués ?) et les brigands veulent poursuivre les recherches
- l'équipe est contrainte de travailler en majeur partie bien que les brigands le fassent aussi un peu. Les restes des premiers zombies sont incinérés (avec les morts de l'équipe) et on demande à Alice de danser (spectacle pour les brigands la trouvant désirable)
- mise à jour de véhicules enfoui sous le sable, on trouve un premier coffre de lingots qui se déverse dans la fosse mais un cadavre surgit d'une paroi et mord un des brigands au bras. Cadavre détruit et panique chez les brigands mais on exécute le blessé
- tentative de fuite de l'équipe, l'un se fait exécuter. On ordonne à des hommes de s'occuper des cadavres et aux autres de ramasser les lingots malgré la peur que la malédiction ne soit pas levée
- lorsque le trésor est pillé, le vent se lève et on comprend qu'une tempête de sable surnaturelle à lieu. Panique chez les brigands et on oublie de brûler les deux cadavres
- le campement est renforcé à la va vite tandis que la tempête se fait de plus en plus forte. Au dehors au loin, les morts se relève par dizaines et marchent, camouflés par la tempête (Fog version sableuse)
- Alice est chez le chef qui la menace de la mettre à mort si elle ne fait rien. Discussion --> Alice doit être utilisée selon un certain rite pour offrir la protection au vivant (Œil de Râ ou symbole du dieu Soleil pour la lumière, symbole d'Anubis pour tromper la mort, tatoués sur elle ; torture car lent et douloureux)
- durant la nuit, les deux cadavres à l'extérieur se raniment. Celui de l'équipe entre dans une tente où dors une des filles pour l'agresser. Les autres viennent l'aider ce qui alerte les brigands.
- dans le mouvement, personne ne fait attention au 2ème zombie (celui du brigand) qui attaque alors et décime quelques hommes
- panique générale, ceux qui ne sont pas mort commence à fuir en ignorant leur chef. Reste l'équipe, Alice, le chef (et un ou deux brigands ?) Alice annonce alors, tandis que la tempête devient de plus en plus forte, que les hommes sont déjà mort car s'étant précipité dans les bras des autres morts-vivants (le vent apporte le cri des mourants)
- dernière bataille en aveugle, destruction de zombies aux flingues, carabines et machettes, pertes des derniers éléments: reste Alice, le chef et le couple de héros
- Alice se la joue Zatoichi du flingue, bandeau sur les yeux au beau milieu de la tempête, encerclée mais tirant en fonction des sons
- le groupe s'enferme dans un camion à moitié enterré. Les morts tapent aux portes et à la carrosserie, certains essayent de rentrer par voie terrestre depuis la cabine
- la cabine est enterrée et les impacts de balles tirés depuis l'intérieur font des trous d'où s'écoule le sable. Comme s'ils étaient dans un sablier géant, ils sont sur le point d'être enterré vif
- le chef tente une sortie en ouvrant la double porte à moitié enseveli, le sable tombe mais l'air est libre, il s'échappe mais abandonne un sac plein de lingots, abandonnant les autres (on ne sait pas ce qui lui arrive)
- les morts sont là et convergent vers le camion, les héros luttent comme ils peuvent (mitrailleuse dans la tête, arme blanche) mais doivent faire une sortie également, ce qu'ils font en restant groupé et visent une autre carcasse de véhicule branlante mais abris potentiel
- au-dehors en pleine tempête, encerclé par les zombies, les 3 survivants sont dos à dos en donnant les coups comme ils peuvent mais Alice est envahie d'un pouvoir catalysé sur elle et incante pour le libérer
- les carcasses métalliques s'élèvent et s'assemblent, formant un golem de fer informe qui pulvérise les zombies et les enterres avant de s'écrouler sur les héros
- A l'air libre, tout a été recouvert, il ne reste plus rien. Les héros sorte des décombres et s'en vont avec le sac et l'héroïne découvre un lingot par terre, à moitié enfoui. Elle se baisse pour le ramasser et une main sort du sable pour griffer la sienne. La tête tuméfié du chef sort alors du sable, zombifié, mais le héros lui explose à bout pourtant, et le cadavre coule alors sous terre. Et ils s'en vont... Le lingot laissé à terre fini par être comme absorbé lui aussi sous terre... FIN


bonus --> carcasse d'hélico
            --> sable mouvant

Ces deux derniers points font partie d'ébauches d'idées qui n'ont finalement pas trouvées leurs places dans cette histoire. Peut-être pour une séquelle... ?


vendredi 1 mai 2009

Gypsy Witch – Piégée !


La suite d'une petite série a laquelle je n'avais plus touché depuis un moment pour ce soir. Celle qui comprenait déjà les illustrations de Tao veille... et Honteuse..., où Alice se faisait piéger par Tao pour lui faire passer l'idée de narguer son neveu ! Je m'étais arrêté à la toute première étape, voilà donc la seconde: les menottes !

L'idée, comme nous l'avons vu, était de récupérer un objet magique en possession d'Alice pour le redonner à Vincent. Tao, derrière la sorcière, avait donc dénouée le cordon du bikini de celle-ci pour l'obliger à mettre les mains dans le dos. Cela fait, Tao piège Alice en la menottant et en récupérant l'objet qu'elle va ainsi remettre à son neveu. Il s'agit là de la deuxième partie du plan de la Chaosienne, qui consiste ainsi à lui donner une leçon en la mettant dans une très mauvaise position.

Voilà, en attendant cette attaque vicieuse de la part de Tao, un dessin d'Alice menottée. J'avais tout d'abord dans l'optique de ne montrer qu'un très gros plan des mains attachées ensembles, mais finalement j'ai décidé de construire quelque chose d'un peu plus conséquent. En plus des mains liées, j'ai commencé à montrer la très belle chute de reins de notre sorcière avant de finalement dévoiler son dos et le bikini détaché.

Ayant été malade pendant plus d'une semaine, je n'ai pas retouché à la peinture depuis, et du coup ça se ressent un peu ici. La couleur de peau d'Alice possède une teinte qui me rappel trop le côté "peau rouge" des indiens, en raison d'un mélange que j'ai repris du personnage de Neige. Je suis toutefois assez satisfait de l'effet des cheveux et du foulard noué autour de ses hanches. La jupe en revanche, aurait mérité une deuxième couche mais j'avais peur de mal faire et de tout foutre en l'air avec un mauvais dosage eau / peinture.

Concernant le dessin en lui-même, la coiffure d'Alice était nécessaire pour dévoiler son dos nu. Ses épaules sont trop carré et ses formes pas assez féminine (son torse ressemble trop à un bloc) mais finalement ça passe quand même pas mal. Par contre j'aurais peut-être dû faire pendre les deux côtés du cordon du maillot de bain un peu plus sur les côtés, là ça fait moyennement naturel. Quoiqu'il en soit après ne pas avoir touché à un crayon depuis un moment, et ne plus avoir dessiné en "grand" depuis longtemps, je suis assez content !

Ne reste plus qu'à terminer la série et nous montrer comment Tao va profiter de la situation...

vendredi 17 avril 2009

Gypsy Witch – I'm here for you...


Petit dessin fait sur une échelle minuscule. Il s'agit d'Alice, auprès de sa fille blessée et pratiquement inconsciente. La scène se déroule durant l'époque où la sorcière observe la vie de Natasha en intervenant secrètement de temps en temps. La suivant à l'époque où la pauvre Ambrienne est pratiquement suicidaire, elle ne peut s'empêcher d'agir en cas de coup dur et, dans le cas présent, va la soigner durant son évanouissement.

Le dessin aurait probablement gagné à être fait en plus grand, ne serait-ce que pour utiliser le stylo feutre pour le repassage du tracé plutôt que le stylo bille qui bave. A cause de ça, j'ai dû laissé quelques trace de crayons de papier heureusement camouflé par la peinture. La petite taille empêche de détailler avec précision, mais c'est pas si mal réussi en l'état. Je suis également assez satisfait de la peinture, notamment des différents teint de peau d'Alice (bronzée) et de Natasha (peut-être un peu trop rose).

Pas grand chose d'autre à dire, a part peut-être qu'il manque un bras à Alice parce que je ne savais absolument pas où le placer ! De peur de mal faire, j'ai préféré prétexter qu'il soit caché par son corps plutôt que de me risquer à faire un rajout parasite.

jeudi 16 avril 2009

Gypsy Witch – Civil War: The Impaler


La véritable version papier est un peu plus dégueu que ça en raison d'un stylo qui bave, d'une très mauvaise gestion de la peinture et de traits au crayon de papier encore visibles malgré les coups de gomme... La petite taille rend le tout très peu lisible et je ne peux dénier le côté "fais en vitesse" puisqu'il était tard et que je n'avais pas envie de me concentrer trop longtemps sur mon travail.

Bien sûr on peut se demander l'utilité de faire quelque chose de bâcler "pour faire quelque chose" et je ferais mieux de ne dessiner que lorsque j'ai une bonne idée, mais bon, ça fait un brouillon à se mettre sous la main en attendant une belle version par moi ou quelqu'un d'autre...

Le concept est donc une image en contre-jour total, un monochrome avec quelques touches de rouge par-ci par-là pour simuler le sang. Il montre Alice, ses longs cheveux au vent, marchant dans la rue et entourée de pieux géants où se trouvent empalé les corps de ses ennemis. Elle possède deux têtes coupées dans les mains et traverse tranquillement la place.


Un aspect horrifique pleinement repris des films d'horreur et de l'image que l'on se fait de "l'Empaleur" Dracula. Par exemple, les têtes coupées tenues par les cheveux dans chaque main sont une référence direct au film Premutos, der Gefallen Engel de Olaf Ittenbach. Il s'agit en fait d'illustrer une Alice vampire ayant pleinement contrôle de ses pouvoirs et faisant un carnage à travers la Roumanie pour venir à bout de ses adversaires de la mafia. J'aime bien l'idée d'une Alice méchante et puissante, d'une véritable Dracula, et Civil War est l'occasion de se permettre quelques essais dans le genre.

Reste que maintenant je dois non seulement prendre mon temps pour mon tracer mais aussi pour ma peinture. Par exemple ici, j'étais assez fatigué et la tête ailleurs, et après le crayonné j'ai commencé à passer la peinture (rouge) sans rajouter des traits au noir ni gommer. J'ai fais ça en vitesse et forcément l'encre n'a pas eu le temps de sécher correctement. Après ça, en mettant la peinture noire sur le reste du dessin, j'ai très mal rendu la notion de champ de profondeur et je n'ai pas réussi à foncer / éclaircir les tons pour donner l'impression de pieux lointain ou plus proche d'Alice...

Je classe ce petit truc dans la section "brouillon" mais j'aimerai bien le refaire en mieux. Je pense aussi qu'il faudrait que je m'applique clairement à partir du moment où je décide de réaliser quelque chose. Même si j'avais dans l'idée de tenir ce blog quotidiennement, ne réaliser que des brouillons ou des croquis rapides n'est peut-être pas la meilleure chose à faire.


mardi 14 avril 2009

Gypsy Witch – Masque (variante)


Voilà une variante du visage du Masque que j'ai fais en vitesse pour les besoins d'un autre dessin. J'ai simplement fait une version de face, grossière, de ce qui est à peine visible sur l'illustration. Il s'agit d'une déclinaison du Masque original, avec des yeux rouges pour donner un aspect plus menaçant / imposant, et surtout des arabesques (rouges également) peintes sur la surface blanche.

Elles ont un aspect calligraphie que j'aime assez, bien que je ne sois pas encore assez souple dans l'utilisation de mon pinceau pour rendre parfaitement ce que j'avais en tête. A l'origine je comptais également en placer sur toute la surface du Masque, mais la présence de blancs sur le côté droit à son charme et évite l'effet de surcharge. De plus j'avais le stress de faire un mauvais coup de pinceau et de tout gâcher. J'ai bien fais de m'en tenir là.

lundi 13 avril 2009

Gypsy Witch – Masque & Dante


Pas d'inspiration pour ce soir. En résulte donc ce machin franchement bâclé et pas très original. Il représente Alice, dans la forme du Masque, conservant Dante sous sa forme gazeuse à l'intérieur d'une sorte de globe. La scène provient d'un jeu de rôles durant lequel Alice sauve la créature des griffes de Damaskinos en faisant croire à sa mort...

J'ai repris le Masque tel que je l'avais représenté la première fois, avec une légère variation sur son visage. Des yeux rougeoyant, pour lui donner une apparence plus impressionnante / menaçante, ainsi que des dessins d'arabesques sur le masque. Pas très visible ici, la petite taille du dessin ne permettant pas à mon pinceau de faire des miracles. J'ai donc fais un petit dessin de l'objet, de face, pour donner une meilleure impression de l'effet (voir l'article pour plus de détails).



La cape demeure, mais la coloration est atroce. Je me débrouille encore moyennement avec l'aquarelle et peindre des grandes surfaces est une horreur. On voit des altérations de tons, des blancs par-ci par-là et surtout les marques de l'eau et du pinceau, puisque je n'ai pas réussi à rendre le tout harmonieux. Faut dire que pour obtenir une couleur vive, j'ai passé plusieurs couches à la suite...

L'orbe est plutôt bof. J'ai constitué une sphère très noire, renfermant le sort du Masque pour sceller Dante sous cette forme, et j'ai rajouté des volutes un peu plus claire pour reproduire l'aspect gazeux du démon. Autant dire que si la coloration passe très bien, le tracé est brouillon au possible...

J'ai vraiment besoin d'inspiration pour réaliser quelque chose de concret je crois...