mercredi 16 mai 2012

[FRAGMENTS] Gypsy Witch – Circus of the Night (traitement)

Conçue durant l'époque où la projet de BD Steampunk sur Alice et Neige semblait palpable, je me suis lancé dans une série de petits résumés pour de futur histoires, juste pour préparer des épisodes au cas où et faire vivre l'univers. En le développant petit à petit, même à travers une série d'aventures indépendantes, cela me permettait de faire des tests et de garder un ensemble cohérent. Le présent traitement, grandement incomplet, est centré sur le personnage de Neige et devait étoffer un peu la mythologie autour des monstres et de leurs us et coutumes, avec une large inspiration du Cabal de Clive Barker. Quant à l'intrigue, elle reprend tout simplement les personnages du film Le Cirque des Vampires...

Alice et Neige voyagent à travers les dimensions, leur magasin magique apparaissant et disparaissant dans les différents mondes sans que personne ne s'en rendent jamais compte, grâce à un sortilège jouant sur la perception des habitants. Une manière de passer inaperçu quoiqu'il arrive. Leur dernière excursion les emmènes dans une petite ville qu'elles explorent et, en se promenant, elles remarquent que l'endroit est sombre, lugubre, que les gens y vivent reclus. Personne ne semble être heureux. Bien vite elles apprennent que le village a été frappé par la peste et mis en quarantaine: des barrages ont été installés sur les seules routes praticables, tenus par des gens armés, pour s'assurer que les contaminés ne s'échappent pas.
Les sorcières passent devant un cimetière et s'étonnent de ne rien "ressentir". Ni vibration, ni aura, ni fantômes. Neige déclare que l'endroit est "vide", dépouillé de tout esprit. Pourtant les tombes sont bien là. A leur insu, les cadavres ont été dévorés par des nécrophages...


En soirée les deux jeunes femmes découvrent qu'un cirque itinérant s'est installé là. Pour "voler l'or des morts", de leurs propres mots, seul endroit de distraction dans ce village de damnés. Elles s'y rendent et, naturellement, Alice s'y sent parfaitement dans son élément puisqu'elle a connu ce style de vie durant toute son enfance. Neige, elle, renifle partout, sentant quelque chose de très familier au sein de la troupe. Quelque chose de similaire à sa condition surnaturelle de louve-garou. Elle n'y détecte cependant rien de dangereux, bien au contraire. Elle fini par accrocher le regard d'un homme étrange, au look typiquement gypsy: il s'agit d'Emil, le dirigeant du cirque. Neige réalise qu'il est comme elle, et que lui-aussi l'a repérée.
Alice fini elle aussi par réaliser que quelque chose cloche à propos des forains et s'apprête à sonder la troupe psychiquement afin de comprendre, mais Neige l'en empêche. Elle vient de prendre leur défense instinctivement, sans savoir pourquoi...

Un peu plus tard la louve se sépare de sa compagne pour confronter Emil, qui lui révèle qu'il n'est effectivement pas humain. Il est comme elle. Comme "eux", rajoute t-il en désignant les siens. Lorsque la sorcière lui demande s'il est un Changeur, il confirme, avant de dire que lui aussi rêve de ce pays lointain qui est censé servir de refuge aux monstres et aux différents (alias Midian, puisque c'était l'inspiration). Une révélation qui touche beaucoup Neige, pour qui ses visions énigmatiques sont devenues une obsession.
L'homme lui raconte son histoire à l'abri des oreilles, dans sa caravane personnelle, où il exhibe quelques objets anciens attestant de son immortalité. Notamment une rapière qui appartenait à son maitre, le Comte Mitterhaus, lequel avait fait de lui un esclave il y a très longtemps. Emil l'aura tué avec sa propre épée, la gardant en souvenir d'un état de servitude qu'il ne veut jamais retrouver.


La conversation dérive sur les origines des autres membres de la troupe, qui ont connus un passé similaire. Les "Wonderful Twins", des jumeaux acrobates: deux jeunes gens, femme et homme, unis spirituellement au point que l'un peut ressentir la douleur de l'autre. Ils n'étaient que des enfants lorsque Emil les a découvert chez le Comte et a décidé de s'en occuper. "Ils sont comme nous ?" questionne Neige qui ne ressent pas les mêmes similitudes qu'avec son hôte. "Pas vraiment, ils sont artificiels. Une expérience de Mitterhaus", explique l'autre. "L'endroit dont nous rêvons est censé être un refuge, il ne faut pas exclure ceux qui sont différents".
Il lui présente un petit coffret cachant un morceau de roche, un fragment de ruines antiques ayant autrefois appartenu à une grande cité. Une pierre de couleur crème, abimée par le temps, reposant dans une boite à l'intérieur de velours...


L'objet, rayonnant d'une puissance mystique incommensurable, affecte Neige qui entre en transe. Elle attrape le coffre brusquement et renifle la roche, presque comme une droguée en manque. Tachant de se maîtriser, elle s'excuse mais Emil la rassure en lui avouant qu'il fait la même chose chaque nuit. Prise d'une attirance irrésistible, elle fini par lécher la pierre et a une vision. Elle y voit le Pays (Midian, donc) ainsi que son créateur, un être gigantesque à la peau noir d'ébène (alias Baphomet). Il est blessé mais, à la place du sang, c'est de la lumière qui s'échappe de son corps. Mi-rayonnante, mi-liquide.
La jeune femme tombe à genoux et ne peut s'empêcher de le reconnaitre comme son Dieu, l'appelant Seigneur dans un souffle. L'Être se penche vers elle et lui touche le visage. La lumière se fait de plus en plus forte et la vision s'estompe. La sorcière revient à elle et découvre qu'elle est toujours à genoux, en larmes...


Neige s'exclame qu'elle se sentait chez elle, que ce pays est une partie d'elle. Ce sont ses origines. Emil, qui comprend ses sentiments, la réconforte. Et avec ce contact, l'homme se prend alors d'une attirance physique pour elle, quelque chose de subite et de puissant. Neige ressent cela également mais tente de résister de tout son être, tremblante et bégayante. Elle pense distraitement qu'il s'agit de sa Louve, son côté animal qui parfois possède ses propres pulsions, mais elle ne ressent pas l'équivalent chez le gypsy. "Je ne comprends pas", avoue t-elle, perdue, et celui-ci de prendre sur lui pour s'expliquer. "Je ne suis pas un loup", fit-il avant de la lécher du coup jusqu'à l'oreille.
Car Emil est en fait une panthère et, théoriquement, lui et un Loup ne sont pas compatible. Cependant puisque les deux Changeurs sont à moitié humain, c'est ce côté de leur être, finalement lui aussi un animal, qui ressent ce désire purement sauvage. Il est un mâle, elle est une femelle, quoi de plus naturel ? Mais Neige refuse, précisant qu'elle est engagée avec quelqu'un d'autre.


Malgré tout, les deux finissent par se retrouver sur le lit et se laissent un peu aller, certains traits commençant à se modifier par excitation. Par instinct, Neige rétracte ses griffes pour ne pas le blesser, une habitude qu'elle a prise avec Alice. Emil les lui prend et lui demande si sa compagne l'oblige à se réfréner ainsi tout le temps. Il plaque les mains sur son torse et lui fait le griffer, comme pour lui assurer qu'ils peuvent être bestial l'un avec l'autre. Et c'est là que la porte s'ouvre en grand, Alice finissant par débarquer !


(...)

Du reste, l'histoire est incomplète et je ne dispose que de quelques notes diverses. Les grandes lignes de l'intrigue ainsi que quelques éléments à incorporer (ou pas) dans le récit. Les voici:


• Après une confrontation, Alice se retrouve à terre et inconsciente et son adversaire (un hybride homme/crocodile, semble au monstre de foire de Hurlements 6) tente de la tuer. Emil l'en empêche et, lorsqu'on lui demande pourquoi, il répond "Parce qu'elle cherche simplement à protéger les siens, comme nous le faisons". Elle est ainsi épargnée.

• Dans la même scène, une vieille voyante fini même par dévoiler qu'Alice doit être laissée en vie car elle semble également être l'une des leurs (sa fameuse parenté vampirique avec Dracula).


• Durant une autre confrontation, plutôt verbale celle-ci, Emil tente d'intimider Alice en lui présentant son peuple. On découvre à ce moment que tous les forains du cirque sont des monstres ou hybrides.


• Alors que Neige est avec Emil, Alice découvre Luna, une petite fille belle comme un cœur mais sale, avec des cheveux en bataille et couverte de terre. Elle porte une jolie robe blanche et deux bijoux (collier et bracelet) qui semble ne pas du tout aller ensemble, comme si provenant de deux personnes totalement différentes. Elle est en fait un hybride humain/goule qui dévore les cadavres du cimetière et qui récupère les objets dans les "boites" (les cercueils) pour les recycler.

• Alice s'éprend d'elle et la jeune fille lui demande de lui parler du monde extérieur, fasciné par les voyages de la sorcière qui lui semble libre comme elle ne le sera jamais.

• Alice réalise que Neige a un peu la tête ailleurs, évidemment préoccupée par sa vision.

• Alice découvre qu'après les cadavres, les "Nightbreeds" prévoient de décimer le village. Cela la révolte et pourtant les choses lui sont présentés ainsi: ils sont là pour veiller sur la Planète et agissent comme ils ont été conçu pour. Éradiquer des maux pouvant nuire au bon fonctionnement de l'univers, préservant une sorte de balance cosmique. En l'occurrence, le village est contaminé par une maladie qui pourrait se propager dangereusement. Il faut donc achever les malades et brûler les lieux pour se débarrasser du problème. Au fond d'elle-même, Alice sait qu'elle agit de la même façon et de plus Neige est parfaitement d'accord avec cette vision des choses puisqu'elle a appris à agir de cette façon au sein de sa meute.

• Alice sait pourtant qu'un remède est possible et s'engage une course contre la montre pour le récupérer. Elle s'active pour le fabriquer tandis que le médecin du village, parfaitement sain, tente de traverser un barrage pour aller en chercher un à la ville voisine.

• Au final Emil et les siens repartent. Il offre à Neige un morceau de sa pierre sacré par respect pour elle et dans l'espoir de l'y retrouver un jour, pensant que sa place est avec son peuple.

lundi 14 mai 2012

Le Bazar du Bizarre – Bague de l'Ordre d'Aurelius


L'Ordre d'Aurelius (The Order of Aurelius) est une secte vampire ancienne et vénérée. Elle fut fondée aux alentours du XIIème Siècle par Aurelius, un prophète ayant publié un grand nombre de prédictions pour ses semblables vampires. Les membres de l'Ordre ne se déplacent généralement que pour s'assurer de la réalisation des évènements décrits par leur Maître.

Tous portent une bague semblable à celle-ci, laquelle représente comme marque la rune de la Fidélité. En l'ouvrant, on peut voir a l'intérieur le symbole de l'Ordre: un soleil et trois étoiles.


Source: Buffy the Vampire Slayer (Épisode 1.05: "Never Kill a Boy on the First Date")

mercredi 9 mai 2012

Gypsy Witch – Fiche d'informations: Neige

Quels sont tes noms et prénoms ?
Mon nom est Neige Patayan, ce qui dans ma langue (le Huapalai) signifie ''Ancien Peuple''.

Quel est ton âge ?
20 années.

Taille et poids:
1m68, 54 kilos. Je conserve également ces proportions poids/taille lorsque je me transforme, les multipliant si je décide de prendre une forme plus imposant.

As-tu des caractéristiques physiques particulières ?
Je suis métis, native américaine / caucasienne, cependant c'est cette première ethnie qui est le plus prononcé chez moi. Je possède donc un teint de peau mât et des yeux en amandes comme mes semblables des Réserves Indiennes, ainsi que des cheveux raides et fins de couleur sombre.
Je suis connue pour avoir des yeux bleus très pâles, tirant presque sur le blanc, et qui m'ont valus mon nom.
Mes cheveux sont plutôt sensibles à mes métamorphoses et se retrouvent bien souvent dans tous les sens lorsque je reprend forme humaine. Ce qui me donne de gros épis très fréquemment.

Raconte-nous quelles sont tes manies, tes tics. Comment te tiens-tu, quelle est ta gestuelle ?
Bien que je ne sois pas très grande, je suis extrêmement agile. Je me déplace toujours avec souplesse, sans un bruit. Une manie animale qui se retranscrit chez ma forme humaine, comme bien d'autres. Ainsi je me positionne toujours de façon à ne pas me faire surprendre par derrière, je suis alerte, très attentive à ce qui se passe autour de moi et je surveille constamment du regard mon interlocuteur.
Mon corps garde la plupart du temps une posture dynamique, toujours en quasi mouvement ou sur le point d'en effectuer. C'est une façon de pouvoir réagir très rapidement si le besoin s'en fait, que j'ai développée en tant que louve durant mes chasses.
J'ai les cinq sens très accrus et je les mets quotidiennement en pratique. De ce fait, on me voit souvent renifler, tendre l'oreille, scruter fixement quelque chose ou prendre le temps de goûter avant d'avaler. En contrepartie, je suis également beaucoup plus sensible aux odeurs et aux sons, et je suis très mal à l'aise lorsque ceux-ci se font désagréables. Dans ces cas là, j'ai tendance à rentrer la tête dans les épaules et exprimer mon mécontentement par quelques glapissements et expressions faciales.

As-tu des passions, des choses que tu aimes plus que d'autres ?
Y a t-il au contraire des choses que tu détestes particulièrement, as-tu des phobies ?
Ma vie au sein de la meute est... Terriblement simple. J'ai un rôle, je le tiens, et c'est tout. Le reste du temps, bien que je dispose de grandes plages de temps libres, je n'ai pas grand chose à faire. Mon interaction avec le monde extérieur est plus que limité et je dois obéir a un certain nombre de règles. Autant dire que c'est plutôt difficile de s'impliquer dans une quelconque activité personnelle.
Depuis mon enfance, avant même d'être admise dans la meute, j'étudiais avec mon père nos rites et autres cérémonies. J'ai aimé cet apprentissage et je me suis révélée être plutôt douée dans ce domaine au point de m'y appliquer avec soin. Le monde spirituel me paraissait être plein de mystère et de secret que j'avais envie d'explorer. C'est donc tout naturellement que j'ai obtenu un poste similaire dans la meute, suivant l'enseignement du Shaman que je suis destinée a remplacer.
Mais après quelques années, les découvertes se firent de moins en moins grandes. Plus j'en savais, plus je perdais de l'intérêt pour cette discipline. Mon talent était toujours là, mais plus la passion.

La seule chose qui me procurait encore un temps soit peu de joie et d'excitation, c'était l'appel primal. Me changer en louve, courir dans la forêt et les montagnes, chasser et me libérer totalement des soucis humains qui m'alourdissent. C'est grisant. C'est quelque chose que je ne peux partager avec personne, où je me retrouve avec moi-même et où je me sens totalement libre.
Bon, bien sûr, je reste soumise à l'autorité d'un Dominant, mais jusqu'ici je n'ai pas trop à m'en plaindre.

Et puis j'ai rencontré Alice. Par je ne sais quel miracle, nous sommes devenue amie très vite. Elle me comprenait, me ressemblait, et ne me craignais pas. Nous avons passez de longues heures a parler toutes les deux. Je n'avais jamais eu de véritable proche, autre que mon père, donc ce fut une sorte de choc pour moi. Je me suis très vite sentie différente. Plus joyeuse, plus vivante. Je n'attendais que de la revoir pour partager quelque chose...
Ce qui arriva ensuite, je ne l'avais jamais sentie venir. Ses sentiments à elle, sa timidité et sa déclaration. Elle m'a fait découvert un monde différent, nouveau. Un choix alternatif à ma vie plate et sans saveur. Une nouvelle expérience... Elle a eu un coup de cœur, moi j'ai eu le coup de foudre.
Vous voulez connaître ma passion ? C'est Elle. C'est Alice.

En revanche je n'ai aucune phobie particulière. Je crains ma mère. Car je n'arrive pas à la cerner et je ne sais pas du tout comment gérer notre lien de parenté. Avant de rencontrer Alice, je craignais également une union forcé avec un mâle de la meute.
Notre mode de vie repose sur l'utilité et la reproduction. La meute passe avant tout et une femelle doit trouver un partenaire lorsqu'elle est capable de s'accoupler. C'était ce qui me guettait depuis quelques temps, et j'avoue, cela ne me plaisait pas vraiment...
Enfin, propre a chaque loup-garou, la santé de l'environnement est une chose importante pour nous et je ne supporte pas de voir l'Homme dévaster la planète. Le redoute la pollution et la dégradation de l'écosystème par-dessus tout.

Tu es poursuivi par un rêve ou un cauchemar récurrent, décris-le:
Tous les loups-garous font le même rêve récurrent. Celui de nos origines.
Nous voyons nos semblables d'un lointain passé, alors isolés les uns des autres et perçu par la race humaine comme des monstres nuisibles. Il y avait, a l'époque, un grand nombre de Changeur différent. Des loups, des ours, des félins, et des créatures différentes.
Elles évoquent les fées des contes pour enfants, les monstres de la mythologie, les gargouilles des Églises.

C'est une race de la nuit, en perdition et sur le point de s'éteindre. Ils sont sauvagement exterminés, condamnés par la religion et par leur différences. Mais alors que leur nombre diminue, ils se réunissent dans des souterrains, dans des caves. Dans des grottes.
Ils prennent conscience que l'union fait la force, que les Ténèbres sont leur alliés. Sous le regard d'une divinité noire comme l'ébène, qui saigne de la lumière, ils baptisent une cité. Le premier clan.
Midian.

Plus personne ne se souvient de ce qu'est devenu Midian, ni pourquoi les créatures se sont divisées. Alors toutes différentes, elles ne se réunissent plus, et de nouveau l'Humain pourrait les exterminer.
Nos origines sont perdues dans le temps, et nos rêves ne nous permettent pas d'en retrouver la trace. Cependant, un jour, construire un second Midian sera nécessaire.

Tu as besoin d’une monture pour un long voyage,  décris-la (nature, couleur, stature, entraînement et caractère):
Pourquoi une monture quand je peux galoper à la vitesse du vent ? Je suis une enfant de la Terre, ma forme animale possède une énergie incroyable, presque inépuisable. Je ne redoute pas un long voyage au contraire ! Je l'accueil avec plaisir !
De ce fait ma monture, c'est ma louve. Un grande louve blanc, aux yeux bleus très pâles, forcément plus massive qu'un simple animal. Elle possède une petite tâche sombre entre les oreilles et jusqu'à la crinière, ce qui représente l'emplacement de mes cheveux humains.
Autre détail de ma nature mystique: les arabesques gravés dans les crocs. Mes dents ne sont pas parfaitement lisse comme celle d'un véritable loup, et une série de spirale et de courbes en parcourent la surface. Un peu comme de la gravure sur émail. C'est la même chose pour mes griffes.

Suivant ton point de vue, vaut-il mieux être aimé ou être craint ? Et vis à vis d’un autre groupe de gens ?
Je connais l'effet engendré par la crainte. C'est pratiquement une habitude pour nous autres, loups-garous.
Qu'il s'agisse des humains ou des animaux, la peur est généralement premier sentiment qui transparaît à notre vue. Cela à certes un avantage (nul n'ose s'en prendre à nous et nous jouissons donc d'une certaine paix), en revanche il demeure très difficile de créer des liens hors de la meute.
A vrai dire cela n'est pas vraiment encouragé, sauf en ce qui concerne la famille du côté « humain » de chacun. Nous sommes ainsi libre de nous tenir au courant de leur vie, bien que beaucoup préfère s'en détacher pleinement.

Il m'est assez difficile de répondre a cette question dans le sens où si je suis habitué à être crainte, je ne connais pas bien l'affection et l'amour. Bien sûr, je sais que mon père m'aime, et je l'aime en retour. Mais il s'agit de lien affectif lié à notre relation père-fille. Je ne sais pas trop comment je me sens par rapport à ma mère et je doute qu'elle porte le moindre intérêt à mon existence.

En revanche depuis que je connais Alice, depuis que je vois ce que peux apporter le regard de l'autre, l'attention, la tendresse et l'attirance... Je pense qu'être aimé est une très bonne chose. Dangereuse peut-être, car j'y attache maintenant beaucoup de peur et de sentiment d'instabilité. Mais je penses que cela vaut le coup.

Quel est ton plat préféré, ta boisson favorite ?
Celles que tu détestes ?

Du cervidé ! J'adore le cervidé. Donnez moi du daim, du chevreuil ou du cerf: j'adore ça.
Et de l'eau plate. Si j'accepte les fruits, j'ai horreur des légumes. Mon régime alimentaire est, disons, très simple.

Quelles bonnes raisons auraient les gens de te détester, ou simplement de ne pas t’aimer ?
As-tu une manie ou une habitude qui pourrait devenir énervante au bout d’un moment ?

Probablement. Je ne suis pas très en phase avec le monde civilisé, et cela par choix. Oh j'ai une certaine connaissance des objets les plus communs et des situations quotidiennes – j'ai tout de même passé mon enfance avec des humains – mais je suis totalement perdue dans tout ce qui touche à la technologie et à l'actualité. Je n'y connais rien en politique, les véhicules de transport ne me plaisent pas, les mœurs et coutumes des citadins me passe au-dessus de la tête et je ne m'habituerais jamais à la nourriture synthétique moderne.

Après, il peut simplement s'agir de mon habitude de me transformer en loup-garou. Les gens n'apprécient pas trop en général, je me demande bien pourquoi...

Racontes ta première grande histoire d’amour.
Décris la personne que tu as aimée, ainsi que l’évolution de tes sentiments envers elle, comment cela s’est il terminé ?
Comment ressens-tu ces souvenirs maintenant ?
Et ton amant, vos rivaux, parents, amis, ... ?

Ma grande histoire d'amour ? C'est Alice. Et notre rencontre s'est faite un peu par hasard, alors que j'étais en chasse. Je l'ai surprise lorsqu'elle errait dans les montagnes, blessée et à bout de force. Elle me semblait si minuscule, si fragile...
Lorsqu'elle leva les yeux sur moi, elle ne sembla pas effrayée, ce qui m’intrigua. Et c'est probablement ce qui lui sauva la vie car, juste après, elle s'écroula de fatigue. Mon instinct me poussait à l'achever, et je fus un instant tentée de refermer mes puissantes mâchoire autour de son petit cou. Et pourtant...
Peut-être parce qu'elle ne m'inspirait aucune crainte, ou peut-être par défi envers la meute, j'ai décidé de l'épargner et de la ramener chez moi pour la soigner. En secret, bien sûr, car très rares sont les humains au courant de notre existence. De toute façon, je n'étais même pas sûre qu'elle puisse survivre la nuit.

Alice s'est accroché et je lui ai prodiguée tous les soins nécessaire. A son réveille, elle était perdue et... touchante. Elle avait du mal a s'exprimer, se montrait très timide et rougissait pour un rien. Je ne sais pas pourquoi, je me suis rapidement attaché a elle. Bien qu'elle fusse faible, elle avait la force de tenir la conversation et nous nous sommes découverte de nombreux points communs. Il ne fallu pas grand chose pour sceller notre amitié.

Alice demeura quelques temps à mes côtés avant de repartir. Nous nous revîmes fréquemment, avec toute la discrétion que nous pouvions, et très vite je devins accro à ces petits rendez-vous. Elle apportait tellement de nouveau dans ma vie, me faisais découvrir un univers beaucoup plus vaste que je ne le pensais. De véritables amies. Du moins, je pensais que c'était ainsi que nous nous considérions.
Un jour Alice se montra sous un jour différent. Timide, apeuré même, elle me déclara son affection de manière différente. Elle m'apprit là encore un nouveau monde, plus complexe que celui que je connaissais. J'acceptai l'expérience, je fus satisfaite. Y a t-il besoin d'en dire plus ?
Notre histoire continua comme auparavant, mais avec une intimité toute nouvelle pour nous. C'était agréable et excitant même, car nous n'étions que deux à partager cela. Puis malheureusement la meute s'est immiscée dans notre petite vie et se révolta de la situation.
Alice n'étant pas une humaine ordinaire, le premier problème fut vite réglé: on ne la jugea pas comme un risque pour l'existence des loups-garous et elle prêta serment de ne jamais révéler le secret. Elle devint même un allié potentiel vers le monde extérieur, grâce à ses compétences dans le domaine du mystique.

Malheureusement notre sexualité fit grand bruit. La question d'homosexualité est déjà très controversé dans le monde dit ''civilisé'' des êtres humains, alors imaginez ce qu'il en est dans une société ancienne et conservatrice, considérant l'accouplement comme nécessaire à la descendance et forçant les membres de la meute à se trouver une partenaire par convention.
Étant en âge de me reproduire, je faisais partie des quelques femelles de ma génération a être prise pour cible par les jeunes mâles dominants. Bien entendu, ils n'acceptèrent pas de me perdre en faveur d'une autre femelle, qui plus est une humaine.
On demanda à Alice de partir, et pendant un petit moment elle accepta de s'éloigner. Immédiatement, je fus privée de toute intimité et on me pressa à trouver un compagnon. La meute était décidée à ce que je me reproduise le plus vite possible, comme pour ''exorciser'' mes aventures avec Alice. Alors j'ai pris la fuite. J'ai retrouvé Alice, je lui ai avouée mes sentiments comme jamais, je lui ai dis que c'était avec elle que je voulais vivre et que je quittais mon ancienne vie pour elle.
Je n'ai jamais été aussi heureuse.

Tu découvre que des gens que tu aimes viennent d’être menacés, battus et détroussés. Tu traques les voleurs et captures leur chef.
Que fais-tu, maintenant ?

Instinctivement, ma nature bestiale va prendre le dessus. Je vais gronder, rugir, montrer les crocs et les griffes et démontrer ma fureur. Mais passé cette crise de colère animale, je vais naturellement reprendre le dessus et jauger calmement la situation. Me montrer impartiale, du moins autant que possible. Je vais prendre en compte les dégâts causés, les raisons, le comportement des responsables et agir comme il se doit.

Je peux donc me contenter de filer une peur bleue à ma proie si j'estime qu'il n'y a aucun danger de récidive, s'il a agit sous un sentiment compréhensible (faim, peur, maladie) ou s'il regrette vraiment ce qu'il a fait. Dans le cas contraire, cela dépend là encore de la nature du problème et de l'attitude de la personne. Mais oui, j'agirais avec une violence primale et je blesserai ou tuerai ma proie si j'en ressens le besoin ou l'envie. Aucun sentiment ni remord particulier: si j'en viens jusque là, c'est que je n'avais pas d'autres alternatives.

Décris ta mort idéale ?
Paisible. En accord avec moi-même. Qu'il s'agisse d'un sacrifice pour une cause qui me semble juste ou une mort naturelle, je préfère partir en sachant que je n'ai pas trahie mes convictions et que mon énergie vitale retournera à la planète.

A quoi ressemblais-tu à 10 ans ?
Décris toi rapidement, physique, caractère, sociabilité, ... ?
Racontes une journée type de ta vie à cette époque.

Petite, discrète et calme, mais heureuse.
La vie avec mon père était paisible et son éducation parfaite. Il s'occupait de moi par amour et non pas par nécessité. La vie dans la réserve était bien plus heureuse que dans la meute, les gens s'y entraident et ont conscience des difficultés de la vie. On ne juge personne ici. Et les enfants sont considérés comme tel, et pas comme de futur chasseurs en apprentissage.
J'ai eu des contacts avec des jeunes de mon âge et je n'ai souffert de rien, bien que je n'ai jamais réussi à me créer de véritables liens. Ma faute.
Mes journées étaient simple, avec l'apprentissage, les promenades et les rencontres. La seule différence avec la plupart des gens, c'était que mon père me montrait le monde des esprits. Il m'apprenait à capturer les rêves, à apaiser les défunts et m'initia aux rites et aux cérémonies shamanique.
J'en garde de très bon souvenir. Je suis sûr qu'il voulait faire de moi quelqu'un de bien, de compréhensive et d'altruiste. J'aime croire qu'il a réussi.

As-tu eu un animal familier ?
De quelle espèce ?
Où est-il maintenant, que lui est-il arrivé ?

Non, je n'ai jamais eu cette chance.
En revanche maintenant je connais Cheshire, le familier d'Alice. Il est également le miens d'une certaine manière puisqu'il m'a proposé de l'invoquer lorsque je le souhaiterai.
Si Alice le déteste, personnellement je le trouve plutôt drôle, il me fait rire. Il est a l'opposé total de l'image que je me fais des démons et ses actions sont plutôt bénéfique à mes yeux.
Je me suis associée avec lui quelque fois pour "torturer" Alice et ça m'a plu. Là dessus j'avoue, nous formons une très bonne équipe.

Qu’est ce qui pourrait t’inciter à tuer ?
C'est très facile. Tout ce qui représente un grand danger pour moi ou mes protégés (Alice, mon père), tout ce qui va à l'encontre de l'ordre naturel des choses à grande échelle (pratiquant de magie noir menaçant le monde, ou pollueur terroriste, c'est pareil pour moi: une menace planétaire).
La faim aussi, tout simplement, puisque je me met alors en chasse. Tout animal ou personne souffrant mortellement, que j'achève par pitié.
Le fait de me poser beaucoup de question aussi.

Quelle description ferait de toi ton père ?
En quoi différerait celle de ta mère ?

Pour le premier ça ne sera pas trop compliqué d'imaginer. Il me l'a déjà dit plusieurs fois, bien que j'ignore s'il est sincère ou s'il me flatte parce que je suis sa fille. En tout cas il dirait que je suis une fille calme et patiente, d'une rare gentillesse et souriante. Peu communicative mais élève douée apprenant assez vite. Il dirait que je suis respectueuse. Mais que je devrais me mettre un peu plus en avant.

Ma mère... Vraiment j'ignore. Nous n'avons échangé que quelques mots de toute mon existence, et il s'agissait plus de formalité que d'une véritable conversation. Il y a comme un froid entre nous et je n'arrive pas du tout à me faire une opinion d'elle. Et encore moins de deviner quelle est la sienne à mon égard. Parfois je pense qu'elle me voit comme un accident, et qu'elle n'a donc aucune attache envers moi. Cela expliquerait pourquoi elle m'a laissée à mon père lorsque j'étais petite.
Parfois je pense qu'elle me voit comme une déception... Je n'ai aucune réputation, mon activité pour la meute est minimale et je ne suis pas particulièrement dominante...
J'aimerai me tromper.

Raconte la soirée “parfaite”.
Que s’y passe-t-il ? Qui s’y trouve ?

Il fut un temps où chaque soir était parfait, dans le cadre de ma vie simple et morne.
Il me suffisait de prendre ma forme de loup, de courir dans la montagne et de m'amuser là. Poursuivre de petites proies sans tuer pour autant, sentir le vent caresser ma fourrure, regarder les étoiles. Je me sentais seule, mais entière et libre.
Depuis que je connais Alice, les choses ont changées. J'aspire à du nouveau, à du partage. Converser jusqu'à très tard, juste toutes les deux, évoquer nos expériences passés, échanger nos points de vue sur différents sujets et se surprendre à se trouver des points communs. De la tendresse et des câlins. Son sourire.

C'est pour ça que j'ai quitté la meute. Parce qu'il n'y a rien de mieux au monde.
La seule façon d'en rajouter serait une rencontre improbable d'Alice avec mes deux parents. Une soirée à se parler ensemble, comme une vraie famille, avec naturellement leur acceptation de ma compagne. Je pense que mon père serais d'accord. J'aimerai que ma mère le soit aussi.

Comment est ta chambre, ton appartement ?
Décris le mobilier, le style, …

Ma petite grotte. J'avoue qu'elle me manque un peu.
Les miens vivent dans une cité troglodyte, dans une zone secrète non loin du Grand Canyon. Un endroit où des kilomètres de galeries ont été creusées dans les flans des montagnes et où chacun peut s'isoler du restes de la meute, que cela soit pour manger, dormir, ou tout autre activité.

La mienne était assez spacieuse à mes yeux, bien que je ne puisse vraiment la comparer avec celles des divers Dominants. Tout en roche rouge, elle était aménagée avec très peu de choses... Surtout des objets de rituels et des reliques de notre espèce, ainsi que quelques chroniques écrites sur le monde des esprits. Quelques vêtements et bijoux, un portrait de mon père, et c'est à peu près tout.
Ah si, un lit. Un très confortable empilement gigantesque de peaux de bêtes, épaisses et moelleuses.

De quel cours aurais-tu besoin parmi ceux-ci:
“Comment affirmer sa personnalité”
“ Dix étapes pour une nouvelle vie sentimentale”
“Comment se faire des amis et influencer les gens”
“Organiser sa vie”
Pourquoi ?
Lequel pourrais-tu donner ?

Je pense que la première, sur la personnalité, aurait son utilité. J'avoue avoir toujours été un peu effacée, à ne pas ouvertement exprimer mes opinions et simplement faire ce que l'on attendait de moi. Certes mon père me laissait une grande liberté , mais je me contentait de vivre à la manière de la communauté. Dans la meute, c'était encore pire. ''Rends-toi utile et tais-toi''.
De ce fait, même en étant maintenant parfaitement libre, j'ai conscience de ne pas être encore très en retrait. Si je suis parfaitement à l'aise en compagnie d'Alice, je reste sur mes gardes lorsque je me trouve avec un groupe d'inconnu et du coup, je passe sûrement pour la silencieuse de service...

Je ne crois pas pouvoir donner le moindre conseil en revanche. Ma vie sentimentale me convient, mais c'est encore trop neuf pour moi. De même, je n'ai jamais eu de véritable influence ni de véritables amis. Enfin, ma vie est organisé mais elle était si simple jusqu'à présent que cela ne servirait à rien pour les autres.

La seule chose que je pense pouvoir enseigner, c'est la patience...
(et encore, Alice est loin d'être une bonne élève.)

Décris ton conjoint idéal.
Je n'y avais jamais songé avant de rencontré Alice. Il me semblait clair que je finirai ma vie avec un autre membre de la tribu, mais cela n'était pas du tout une priorité pour moi. Et en aucun cas un fantasme.
Je n'ai rencontré de l'envie et du plaisir qu'avec Alice. Je ne vois pas comment je pourrai vivre avec quelqu'un d'autre qu'elle est attentive, pleine de vie, et très tendre. C'est un véritable puits de connaissance et elle ne se laisse jamais abattre. J'envie sa force de caractère et sa capacité à endurer les épreuves comme elle le fait. Et j'aime comment elle me regarde.

Si tu as des serviteurs, Auquel fais tu le plus confiance ? Lequel aimes-tu le plus ? Lequel est le plus indispensable ? Décris les tous.
Je n'ai strictement aucun serviteurs. Je n'ai jamais été élevée dans cette idée d'asservissement de l'autre, même sous couvert d'une dette ou d'une obligation sociale, et j'avoue ne pas bien comprendre cette notion de ''se dévouer au service de l'autre''. Sur grande échelle je comprend, d'ailleurs ma meute fonctionne sur ce principe de tâche en fonction des membres.
Mais d'une personne à une autre ? Je ne comprends pas.

Comment fais tu pour laver ton linge ?
Oh, j'avais pour habitude de le laver à la rivière, là où je me baignais moi-même régulièrement.
Maintenant je laisse juste Alice utiliser sa machine. Je ne comprends pas bien ces histoires de dosages et de produits bizarres...

Tout le monde a un objet qui lui est sacré, un vêtement, un souvenir, ...
Lequel est ce pour toi ?

Raconte comment tu l’as trouvé, et pourquoi cet objet est devenu si important pour toi.
Ce sont quelques grandes plumes noires de corbeau, que j'ai monté en broche pour les cheveux.
Elles sont un souvenir de ma première communication avec le monde des esprits. Mon premier contact sans mon père pour me soutenir. L'esprit du corbeau est celui que j'ai réussi à contacter et avec lequel je me suis entretenu pour la première fois.
Il disait avoir le nom de ''Pluie'' et m'a assuré que nous nous reverrons un jour.
Je ne l'ai encore jamais revu, mais je porte ses plumes en souvenir. A l'époque, je me sentais très fière.

Tu es victime d’une plaisanterie de mauvais goût.
En apprécies tu l’humour ? Vas tu égaliser le score ? Comment ?

S'il s'agit de mauvais goût, ma réaction première ne sera certainement pas le rire. En fait mon instinct animal me poussera très certainement à émettre quelques grondements et à montrer les dents. Mais bien heureusement, je sais parfaitement me contrôler et surtout mettre les choses dans leurs contextes !

Je peux très bien laisser couler si j'estime qu'il n'y a pas de mal et que la personne n'était pas particulièrement mal intentionnée. S'il s'agit d'un sale gosse, d'une personne souffrant d'une névrose ou pensant avoir des griefs contre moi, je suis parfaitement disposer à pardonner et oublier l'affaire. Par contre dans le cas où il s'agit d'une attaque personnelle, je peux me montrer beaucoup plus agressive. Et là je peux en venir aux griffes s'il faut cela pour montrer qu'il y a une limite à ne pas franchir avec moi.

Est ce que tu dors bien ? Fais tu des rêves ? Si oui, quelle sorte de rêves ?
Très bien, merci beaucoup !
Je rêve de courir après les lapins, de gambader à travers les plaines et de faire l'amour !
Très basique j'entends bien, mais que voulez-vous. Je ne suis pas très compliquée.

Pour toi, "revanche" signifie:
Œil pour œil
Paiement avec intérêts
Le seul bon ennemi est un ennemi mort
Cette vengeance, tu la serviras:
Chaude ?
Aussitôt que possible ?
Froide, au lieu et moment propice ?

Très sincèrement la notion de vengeance m'est complètement étrangère. Je peux comprendre l'idée de réagir face à une agression, surtout s'il y a risque d'aggravation si l'on agit pas. Cependant ce n'est pas moi. J'ai ôté la vie à bien des êtres, mais il y avait toujours une raison derrière. Qu'il s'agisse de nourrir ma louve, d'achever des mourants en souffrance ou d'obéir aux ordres de la meute pour prévenir d'une guerre, je n'ai jamais eu d'implications personnelles. Émotionnelles oui, bien sûr. Personnelles, non.
Cependant en me mettant dans un contexte de ce genre, si quelqu'un venait à blesser mon père ou Alice, il est évident que je réagirais. Ma louve la première, instinct oblige, mais je tâcherai toujours d'analyser la situation, de comprendre et de juger en conséquence.
Le pire scénario m'obligera évidemment à traquer et tuer l'Ennemi. Dans ce cas là, il n'y aurait pas de compromis. La chasse sera imminente (moins le temps de mettre mes protégés à l’abri) et le résultat se ferait dans les conditions idéales, aussi rapide que possible.

Quelles émotions peux tu exprimer en public (chagrin, colère, tristesse, humour, déception, joie, ... ) ?
Je ne me suis jamais vraiment posée cette question. Un théorie, toutes, puisque je ne vois pas en quoi il serait honteux de montrer ce que l'on ressent. Maintenant en pratique, j'avoue que je me suis souvent effacé par nécessité et que je n'ai pas toujours affiché clairement mes sentiments devant tous.
La joie, l'amusement et le plaisir sont des notions qui ne me sont pas inconnus et qui me font toujours sourire quoiqu'il arrive. En revanche je crois que je me suis souvent gardé de montrer mes doutes, mes frustrations et mes gênes fassent aux autres membres de la meute.
Cela change de toute manière, avec Alice je peux me montrer toute entière. Et quant aux inconnus et bien, je suppose que cela dépend de la situation...

Tu as été battu, blessée, contusionnée, dans une aventure récente, sans parler de la frustration que t’as apportée son dénouement (tu as gagné, mais à cause d’une politique de terre brûlée, ce que tu voulais a été détruit ). Tu as maintenant plusieurs semaines pour te remettre.
Ou va tu, que fais tu ?

Il n'y a pas grand chose à faire dans ces cas là. Je chasse, je mange, je dors. Il m'arrive également de méditer pour retrouver un certain calme intérieur. Ma meilleure arme dans ce cas là est la patience, et la dépense d'énergie que je peux trouver en prenant ma forme de loup.
Tout est une question de contrôle de soi, puis de réflexion.

Maintenant, si cela devait m'arriver alors que je suis avec Alice, je pense que je lui parlerai. Je lui ferais part de mes craintes, de ma déception et de mon besoin de me reprendre. Je suis sûre qu'elle aurait une façon bien à elle de m'aider à surmonter cette épreuve.

Aussi bizarre que cela puisse paraître, tu as besoin des services d’une créature du genre démoniaque. Elle peut prendre l’apparence de ton choix, et cela en fera certainement ta signature.
Quelle forme veux tu qu’elle adopte ?

Devra-t-elle avoir certains pouvoirs, qualités ou attributs particuliers ?
Je reste proche de mes racines et de mon amour pour la planète. Si je dois effectivement utiliser une créature de ce genre comme représentant de mes pensées et de mes actes, alors je pense lui garder un aspect animal. Un loup très vraisemblablement, énorme. Un prédateur qui serait là pour rappeler la toute puissance de la Nature, qu'on ne peut pas la dompter ni la contrôler.
Ses pouvoirs seront bien entendu d'ordre physique, car la force brute fonctionne tout aussi bien dans le règne animal que chez les êtres humains, et impose généralement le respect ou la crainte. Toutefois pour bien connaître le monde des esprits, je lui attribuerais également des qualités spécifiques de Manitou. Un pouvoir de possession semblable à celui des Wendigo, ainsi que celui de visiter les rêves.
La mythologie nordique évoque Fenrir, un loup géant régnant sur le monde des morts. Je crois que c'est tout à fait l'image qui s'impose à moi.

Comment est ta voix ?
T’expliques tu d’une manière formelle ou relâchée ?
J'ai une voix calme, posée et très douce. Je n'aime pas élever la voix. Si vraiment je dois me montrer ferme ou autoritaire, je peux toujours gronder comme un loup.
Je réfléchis toujours avant de parler, de manière à bien me faire comprendre et d'utiliser les formulations qui correspondent à mon interlocuteur. En gros je m'adapte, mais je conserve un parlé correct.

lundi 7 mai 2012

Gypsy Witch – Fiche d'informations: Alice

Quels sont tes noms et prénoms ?
Je m'appelle Alice Cooper. Oui je sais. Mon père est un marrant. Le nom de famille de ma mère cependant est Penaj.

Quel est ton âge ?
J'ai 22 ans.

Taille et poids:
Je mesure 1m72 pour 55 kilos. Autant dire que mon indice de masse corporelle est parfait !

As-tu des caractéristiques physiques particulières ?
J'ai des cheveux particulièrement longs, qui me descendent jusqu'aux reins. Et je ne supporterai pas de les couper ! J'ai mis longtemps pour les avoir comme ça et ils me plaisent très bien ! Ils sont lisses et d'un noir de jais superbe, très fins. Il peut arriver qu'ils frisent lorsqu'ils sont mouillés (douche, pluie).
La danse a modelée mon corps avec les années, et je possède une jolie taille de guêpe et de belles hanches qui donnent bien l'aspect "sablier". Mon ventre est plat et bien dessiné.
Enfin mes yeux sont ce que je trouve de plus beau chez moi, puisqu'ils ont une très belle couleur nacrée. Ils brillent de milles feux lorsque je suis dans la lumière et me donnent un regard complètement surnaturel. Très pratique pour séduire ou capter l'attention.

Raconte-nous quelles sont tes manies, tes tics. Comment te tiens-tu, quelle est ta gestuelle ?
Oh je suis trèèèèès à l'aise avec mon corps. Du moins je l'étais jusque là, avant mes blessures. Si je suis toujours aussi souple et contorsionniste, capable de me tortiller un peu comme je le souhaite, je ne peux plus me déplacer avec élégance comme avant.
Je boite lourdement de la jambe droite, à cause de mon genou, et la douleur constante se répercute dans le reste du membre. Du coup j'ai un tic: quand je suis nerveuse ou pensive, quand ça ne va pas, je me masse le genou. Je dois le tripoter sans arrêt de toute façon, à cause des vis sur le côté qu'il faut que je resserre ou desserre selon les moments.
La canne sur laquelle je m'appuie fait que j'ai tendance à avoir le côté droit du corps qui s’affaisse un peu.
Enfin en ce qui concerne mon œil, sa blessure a déréglée le système lacrymal et il sécrète fréquemment des larmes teintés de quelques globules rouges. Visuellement parlant, je pleure des larmes de sang, mais en réalité il s'agit juste d'une réaction physiologique. C'est la raison pour laquelle je passe mon temps à placer une mèche devant, pour le cacher. Je ne supporte pas la réaction des gens lorsqu'ils voient mon œil, et c'est encore pire lorsqu'il saigne.
A vrai dire, je fais très attention à ça, parce que je me sens tellement hideuse que je n'arrive généralement pas a affronter le regard des autres lorsqu'ils aperçoivent la blessure.....

Les choses que j'ai vécue m'ont beaucoup affectée. Avant j'étais très extravertie, dorénavant je la ramène beaucoup moins. Lorsque je me sens mal à l'aise, peu assurée, j'ai tendance à battre en retraite derrière mes vêtements. Je m'enferme dans ma cape ou mon manteau lorsque je le porte, et je m'enfonce mon chapeau haut-de-forme jusqu'au nez, histoire que la visière cache mes yeux.

Enfin, sur une note plus positive, je joue fréquemment avec mes cheveux. Avec leur longueur, je pourrais difficilement les ignorer. Je tire dessus, je souffle dessus, je joue avec. Que ce soit parce que je suis impatiente, en colère, ou d'humeur joyeuse !

As-tu des passions, des choses que tu aimes plus que d'autres ?
Y a t-il au contraire des choses que tu détestes particulièrement, as-tu des phobies ?
Bien sûr, j'aime le monde de la magie et de l'occulte. Le surnaturel. Je n'aurais probablement jamais pu devenir sorcière si ce n'était pas le cas. Mais il s'agit juste d'une petite préférence sur le monde ordinaire, car on peut y trouver tout un tas de merveilles (ou d'horreurs) qu'on ne trouve pas ailleurs.
Mais si je devais présenter mes passions, c'est bien simple il y en a deux. Tout d'abord la danse. Ma mère est danseuse dans notre petit groupe, et elle est très douée. Et très belle. Gamine, j'adorais la voir devant le feu de camp, je la trouvais magnifique et je me suis toujours promise d'être comme ça quand je serais grande. Maman a été une très bonne prof, et j'ai complétée ma formation ici et là, avec d'autres.
Ce style de danse est l'oriental et le tribal. Pour ceux qui ne visualise pas, on lui donne familièrement le nom de danse du ventre, mais c'est terriblement réducteur (c'est tout le corps est mit à contribution). Un mélange de genre provenant des pays orientaux, arabes, indiens et égyptiens.

Mon autre passion, beaucoup moins compréhensible par le commun des mortels, c'est mon amour pour les bibelots. Qu'ils soient magiques, très vieux ou juste complètement bizarre, j'adore les artefacts, les statues, les colliers, les gravures, les grimoires, et tout ce genre de machins.
Depuis toute petite, je récupère à droites et à gauches des objets que je réunis en une collection de "tout et n'importe quoi". Ça a toujours été un peu ma vision de la Caverne d'Ali-Baba: des tissus incroyables, de l'or, des œuvres d'arts, des pierres de provenances diverses, des livres rares, etc.
Du coup j'avoue, je ne suis plus tellement moi-même quand je tombe sur quelque chose qui correspond à mes goûts. Je vais tenter de le récupérer par tous les moyens, légaux ou non ! Je vais sautiller sur place, avoir les yeux qui brillent et piailler comme une gamine...

Concernant les peurs, outre les trucs habituels à tout le monde (la douleur, le rejet, la mort), je ne crains qu'une seule chose. Les chatouilles. Je ne peux pas supporter, je ne peux pas endurer, je déteste ça. Tout ça a cause de ce salaud de Cheshire qui m'a rendue hyper sensible...

Tu es poursuivi par un rêve ou un cauchemar récurrent, décris-le:
Ce n'est pas bien compliqué. C'est celui que j'ai depuis mes douze ans. Je revois la scène où ma sœur a perdu la vie, renversée par un de ces véhicules motorisés qu'on utilise dans le civil. Bien sûr ce n'est qu'une voiture, mais dans le rêve, la machine est beaucoup plus imposante, beaucoup plus menaçante. Elle est massive, le ronronnement du moteur ressemble à un grondement de bête, et je crois lui voir des yeux maléfiques....
La scène, je la connais pas cœur. Je quitte ma sœur quelques instants pour nous chercher des glaces – c'est l'été, tandis qu'elle révise son violon a l'ombre. Des gamins s'approchent, des garçons de la ville et de notre âge. Nous sommes des gens du voyages, des ''gitans'' (a prononcer avec toute la connotation négative que vous pouvez), alors ils aiment bien répéter les mots méchants de leurs parents et nous traiter de miséreuses. Je les détestes et je pense à rejoindre Rebekah – ma sœur, pour la défendre.
Y a qu'une chose qui me bloque, c'est que je reconnais l'un des enfants. C'est un garçon plus calme et plus gentil que les autres. Je l'ai déjà vu parler avec ma sœur, je crois qu'il est amoureux d'elle. Et je sais qu'Elle est amoureuse de lui. Moi j'ai jamais aimé ça. Je veux pas qu'on me vole ma sœur, et surtout pas un stupide garçon de la ville. Mais elle a l'air d'être heureuse quand il est là alors je lui donne sa chance....

Dans mon rêve je sais ce qui se passe. L'inévitable. J'entends déjà la machine gronder, omniprésente mais invisible. Je regarde ma sœur se faire insulter et j'attends. J'espère. J'espère qu'il va prendre sa défense, qu'il va envoyer chier ses copains et qu'il va se montrer digne de son amour. Et je le vois hésiter, comme s'il n'osait pas braver les siens. Mon cœur bat très fort. Je sais que je devrais y aller, mais je suis clouée au sol...

Finalement le groupe repart. Rebekah et le garçon se regarde, sans rien se dire. Elle espère aussi je crois. Mais il se détourne et fini par les rejoindre alors qu'ils traversent la route. Ils vont venir par ici je le sens, se prendre des glaces et continuer à rire de ma sœur. Et moi je les attends. Mais Rebekah panique. Je le lis dans ses yeux et je sais ce qui va se passer.
Elle se lance à sa poursuite, son violon a la main. Elle ne l'interpelle pas, elle avance juste sa main comme pour l'attraper. Elle ne regarde pas des deux côtés de la route... Le grondement du Monstre me fait mal aux oreilles. La voiture la heurte de plein fouet et je la vois s'envoler.
Il y a soudainement beaucoup de monde, je n'arrive plus a respirer et j'ai l'impression que je ne pourrais jamais atteindre ma sœur. En vérité, dans mon passé, j'ai bien sûr réussi et je l'ai retrouvé là, par terre. Mais dans le rêve, elle se tient debout, droite comme un ''i'' à me fixer.
Je vois le sang, partout, les blessures horribles. Elle est aussi brisée que son violon après le choc. Et son regard est celui du reproche. De la colère. Je sais ce qu'elle veut me dire, c'est ma sœur jumelle.

"Pourquoi n'es-tu pas venue ? Pourquoi m'avoir laissée mourir ? Pourquoi tu n'étais pas là avec moi ?"

C'est tout. C'est con. Mais c'est suffisant pour me mettre en larme et que je m'effondre. Je me confonds généralement en excuse alors qu'elle me fixe, furieuse. De toute façon à partir de là, je n'ai même plus besoin de voir son corps décharné pour me rendre malade. Je culpabilise au point de souhaiter vouloir être à sa place. Et je me réveille en hurlant...

Tu as besoin d’une monture pour un long voyage,  décris-la (nature, couleur, stature, entraînement et caractère):
Ah ça, c'est simple ! Mon très beau cheval mécanique ! C'est comme un vrai, mais sans les inconvénients ! Il est beau, tout en bois et en cuivre, parfaitement sculpté, et au prix où je l'ai payé, y a intérêt !
Ce n'est pas une machine mais un simple automate qui se remonte avec une clé spécialement prévue (un peu chiant à la longue mais j'y travaille). Si la coque externe n'est que métal et bois, fabriqué pour ressembler à un cheval, l'intérieur est un amas d'engrenages, de mécanismes et de pistons. Un peu comme une horloge compliquée qui ne donnerait pas l'heure.

Suivant ton point de vue, vaut-il mieux être aimé ou être craint ? Et vis à vis d’un autre groupe de gens ?
Je serais vaguement tentée de répondre "craint", juste parce que si on fait peur, les gens vous foute une paix royale. Mais non, honnêtement, vaut mieux être aimé. Par une personne ou un groupe d'amis (ou de famille) peu importe ! C'est mieux, on peut avoir des câlins (oui, j'aime bien les câlins), des cadeaux, des compliments, et puis si affinité on peut allez plus loin !
..... non bien sûr qu'il vaut mieux être aimé. Juste parce que ça me manque.

Quel est ton plat préféré, ta boisson favorite ?
Celles que tu détestes ?

Ah ! Ma boisson favorite s'appelle un "Tropical Storm" et c'est un mélange incroyable de jus d'orange, de mangue et de fruit de la passion. C'est super bon, super vitaminé, et j'adore les minis grains de fruit de la passion qui flottent dedans, c'est rigolo.
Mon plat préféré – hors sucrerie (sinon j'en ai pour des heures) – c'est du Tajine de poulet au citron. C'est juste divin et je pourrai tout avaler toute seule. Merveilleux.
Ce que je déteste touche plus des aliments que je définie comme trop mou ou gluant. Des épinards bouillis, des fruits de mers, du gras de viande. Berk, impossible à avaler !

Quelles bonnes raisons auraient les gens de te détester, ou simplement de ne pas t’aimer ?
As-tu une manie ou une habitude qui pourrait devenir énervante au bout d’un moment ?

Pfou-là-là ! J'en ai une tonne. Oui vraiment. Et le pire c'est que même si j'ai conscience de ces défauts, je ne fais généralement rien pour arranger les choses. Alors par où commencer ?
Premièrement je dois dire que je suis plutôt rebelle à l'autorité. Je ne supporte pas de me faire donner des ordres ou de me faire dicter ma conduite, ni qu'on me dise ce que je dois faire. Je n'aime pas ça mais alors pas du tout du tout. De ce fait je n'hésite pas à foncer tête baisser plutôt que de me laisser faire... Et des fois, ça plaît pas.

Ensuite je dois dire que je suis terriblement impulsive. Si quelque chose me plait, je vais essayer de l'avoir dans l'immédiat. Si quelque chose me déplaît, je le fais savoir dans l'immédiat. Et si j'ai des coups de cœur ou de dégoût, ma réaction est tout aussi immédiate. Je sais que ça donne l'impression que je manque de politesse ou de retenue, et c'est probablement mon seul défaut que je tente de corriger...

Enfin il peut m'arriver d'avoir un comportement très intéressé. Je n'hésite ainsi jamais a verser mon grain de sel plus que de nécessaire si je réalise que je peux obtenir quelque chose se faisant (quelque chose qui me plaît j’entends). Cela peut me rendre parfois envahissante, profiteuse et donc j'imagine très agaçante...

Racontes ta première grande histoire d’amour.
Décris la personne que tu as aimée, ainsi que l’évolution de tes sentiments envers elle, comment cela s’est il terminé ?
Comment ressens-tu ces souvenirs maintenant ?
Et ton amant, vos rivaux, parents, amis, ... ?

Aah mon premier coup de cœur. Je le connaissais depuis mon enfance parce que les gens du voyages et les forains se rencontre fréquemment, plusieurs fois dans l'année. C'était un jeune garçon avec qui j'avais sympathisé étant gamine. Il connaissais les attractions par cœur et on se faisait des escapades rigolotes sous les tentes et les manèges, ou alors on faisait gratuitement les trains fantômes et la grandes roues...
Après la mort de ma sœur..... j'ai connu des moments compliqué. En le recroisant a l'occasion, bien sûr les choses n'étaient plus les mêmes qu'autrefois mais... il m'a parfois permis de retrouver le sourire. J'ai commencé à bien l'aimer.

Avec les ans, on s'est retrouvé plusieurs fois. Lui il commençait a travailler un peu plus dans la petite fête foraine, il faisait des réparations, des ventes, gérait des problèmes ici et là. Moi je m'impliquais beaucoup dans la danse et j'avais reçu l'autorisation de participer à quelques spectacles et numéros.
Avec l'adolescence et les hormones, je crois que c'est tout naturellement qu'on s'est intéressé l'un à l'autre. On se connaissais bien, il était mignon et c'était probablement l'une des seules personnes que je ne rejetais pas. Et puis avec la danse, je voyais bien que je lui faisais de l'effet.
On a fini par bosser ensemble dans le train fantôme, il venait à mes spectacles et on sortait ensemble le reste de la nuit. Notre relation était d'abord un peu naïve: on faisait des grandes roues, on se gavait de barbe à papa et on faisait peur aux touristes. Puis après, et bien, comme n'importe quel couple, nous sommes allez plus loin.... J'aimais beaucoup danser pour lui. Je me sentais belle quand il me regardait.

Bref, avec le temps, j'ai fini par prendre mes distances. J'ai tendance à repousser les gens, surtout à cause de mon obsession pour ma sœur et mes études. Celles-ci m'ont d'ailleurs contrainte a m'éloigner. Loin. Longtemps. Et j'ai changé... Ma sexualité également et il m'a fallu un temps pour comprendre ce que je voulais. Bien sûr je peux maintenant affirmer sans honte mes préférences et si je n'avais pas Neige et bien je me laisserai certainement tenté par retrouver ce premier amour. Dans le cas hypothétique où il voudrait toujours de moi. Dans mon état..... Ok c'est déprimant ça......

Mes parents comme les siens n'ont jamais eu de problème avec notre relation. Au contraire je crois, ils étaient heureux de nous voir heureux. Parfois je crois que si je n'avais pas cherché un moyen de ramener Rebekah, si je m'étais contenté d'une petite vie calme et ordinaire, je l'aurai certainement passé en sa compagnie.
Parfois, dans des moments de solitudes, il m'est arrivé d'y repenser. M'imaginer me gaver de popcorn et de barbe à papa, de faire la grande roue et délirer dans le train fantôme. Et danser pour lui..... Parfois je me dis que c'est dommage. Parfois je me dis que c'est du gâchis......
Et ensuite je repense à Rebekah et je me dis que non. Je dois essayer de la ramener, je ne peux pas vivre comme n'importe qui et juste oublier ce qui lui est arrivé. Elle mérite mieux. Et lui aussi, il mérite certainement mieux que moi. Parce que après tout, n'est-ce pas justement une preuve que je n'étais pas faite pour lui ? J'ignore ce qu'il en pense maintenant et je ne veux pas savoir. Ça me ferais trop de mal.....
Mais oui. Parfois je regrette.

Mais maintenant, un seul regard sur Neige et son souvenir disparait. C'est elle que j'aime, pas un autre.
Oh ? Son nom? Non, je ne vous le dirai pas !

Tu découvre que des gens que tu aimes viennent d’être menacés, battus et détroussés. Tu traques les voleurs et captures leur chef.
Que fais-tu, maintenant ?

La voix de la raison voudrait que je laisse la Justice faire son travail. Que je ne me rabaisse pas à leur niveau et que je ne cède pas à la facilité de la violence par la violence. C'est ce que la moral voudrait. Je sais que c'est ce que Neige voudrait et si elle était dans les parages je m'y plierais sûrement rien que pour elle.

En vérité ? Il y a un monstre en moi. Vous croyez qu'on peu quotidiennement côtoyer des démons et des fantômes et garder une vision du monde comme celle de M. Tout le monde ? Impossible.
J'ai de la colère, quelque chose de noir, quelque chose de puissant. Quelque chose qui ne demande qu'à sortir. Appelez ça de la frustration, dites que c'est à cause de mon enfance. Dites que c'est parce que je suis née en Transylvanie et que mes origines sont peut-être spéciales.... Quelle que soit l'excuse, la réponse serait la violence.
Ils font du mal à ceux que j'aime ? Je leur fait du mal. Je ne sais pas comment, je suis impulsive et cela dépendra de l'endroit et du moment.

Je ne suis pas une jeune femme convenable.

Décris ta mort idéale ?
Euh... Toute nue dans un grand lit avec ma chérie ? Pas "avec" ma chérie dans le sens où elle est morte aussi mais dans ses bras.... Non en fait c'est horrible comme idée.

Ben sans douleur j'imagine... C'est quoi cette question à la con ?!

A quoi ressemblais-tu à 10 ans ?
Décris toi rapidement, physique, caractère, sociabilité, ... ?
Racontes une journée type de ta vie à cette époque.

10 ans. Aah... C'était les meilleurs moments de ma vie. L'innocence. J'avais mes parents, ma petite sœur, je ne connaissais rien du monde des Ténèbres et des monstres. C'était merveilleux.

A cette époque j'étais encore toute petite, mais je laissais déjà pousser mes longs cheveux. Une manière de ne pas ressembler complètement à ma sœur je crois. Et parce que maman les avaient très longs aussi. On évitait de s'habiller pareil aussi. Vous savez, on voit souvent que les enfants jumeaux portent les mêmes vêtements, un peu comme s'ils étaient la même personne. Mais en vérité, ce n'est pas parce que vous avez le même physique que vous êtes identique.
Nous étions habillée très sage, et nous étions très sage. J'avoue, j'étais probablement plus turbulente que ma petite sœur. La jumelle maléfique si vous voulez. Mais nous adorions jouer ensemble et avec les autres enfants. Moi je m'imaginais déjà pouvoir devenir une aussi belle danseuse que maman, mais je crois que Rebekah a su mieux trouver sa voie que moi. J'en étais a peine a pouvoir me tortiller en imitant ma mère qu'elle commençait le violon. Je ne tenais même pas la comparaison.
On adorait se balader près des rivières, se baigner les pieds, manger des glaces en été... Des trucs de mômes quoi. Et puis le soir à la maison, nos parents étaient là. Maman toujours gentille et attentive, papa toujours drôle, avec plein d'histoire...

Une enfance parfaite. Si un jour j'ai des enfants, c'est ce que je voudrais pour eux.

As-tu eu un animal familier ?
De quelle espèce ?
Où est-il maintenant, que lui est-il arrivé ?

Argh..... j'y viens... Pfff. Il ne mérite pas qu'on parle de lui.
Mon familier s'appelle Cheshire, comme le chat dans Alice aux Pays du Merveilles. Et non, ce n'est pas une histoire d'égo, c'est juste parce que comme ce chat, son sourire et la seule chose qu'on retrouve tout le temps chez lui...
Cheshire n'a aucune forme définie. C'est un démon, il peut ressembler aussi bien à un humain qu'à un animal ou un monstre selon les circonstances. C'est comme il veut. Le seul point commun à chaque fois, c'est cet espèce de grand sourire démoniaque, plein de dents pointues. Presque comme un sourire de dessin animé.

Cheshire est un démon, de la catégorie la moins dangereuse. Enfin en apparence. C'est un démon du rire, le genre de créature qui s'amuse à faire des farces pas bien méchantes et à se nourrir du rire des humains. Ils racontent des blagues à longueur de temps (ils se croient drôle) et s'ils ne parviennent pas à leurs fins, ils utilisent leur arme ultime: les chatouilles.
Alors je sais ça paraît stupide, mais j'étais jeune quand je l'ai conjuré, et je préférais quelque chose qui ait l'air inoffensif en cas de problème. Je veux dire entre un démon du rire, et un démon du feu ou du métal, le choix est vite fait, non ?
Malheureusement 1) je suis hyper chatouilleuse, 2) je n'aime pas ça, 3) puisque j'en ai fait mon servant et que je suis liée à lui, je ne peux pas m'en débarrasser. Voyez vous, à chaque fois que je lui demande un service, je dois en échange lui offrir ce qu'il veut. C'est le pacte. Alors vaut mieux quelques chatouilles qu'un sacrifice humain, mais je ne SUPPORTE pas ça ! Du tout !
Du coup j'essaye d'esquiver, de trouver une excuse ou quelque chose. Mais je ne peux me soustraire à mes obligation et s'il doit m'attacher pour ça (et croyez moi il le fait, le salaud), et bien... Voilà.

Ma seule petite vengeance quand il a fini, c'est que je peux le renvoyer sur demande et que ma magie peut parfois influencer sur sa forme. La plupart du temps je lui donne l'aspect d'un tout petit poulpe inoffensif. Je fais des nœuds avec ses tentacules et je joue au foot avec. Ça fait du bien.

Qu’est ce qui pourrait t’inciter à tuer ?
Fut un temps où je me serais offusquée. J'aurais dit que toute vie est sacrée et qu'il faudrait vraiment me pousser dans mes derniers retranchement pour m'y obliger. Genre menacer mes enfants ou ma propre vie...
En vérité, j'ai croisé bon nombre de monstres humains. Des personnes perverses au comportement ignoble. Des gens qui m'ont fait beaucoup de mal ou qui aimerait le faire. Je ne peux pas laisser en liberté quelqu'un comme ça.

Si j'estime qu'une personne représente un danger grave pour moi-même ou autrui, si ses actions me semblent perverties au plus haut point. Je peux convenir de mettre fin à sa vie.

Quelle description ferait de toi ton père ?
En quoi différerait celle de ta mère ?

Mon père... Petite fille, j'étais son ange. Je sais qu'il m'aime et qu'il s'inquiète beaucoup. Je crois qu'il dirait que je suis une fille qui a la beauté de sa mère, un grand don pour la danse et qui est très forte de caractère.
Je pense qu'il me verrait comme quelqu'un de profondément gentil, mais hélas de totalement perdu. Quelqu'un qui a besoin d'aide, de voir du monde et de cesser de s'isoler. Quelqu'un qui n'a jamais fait son deuil et qui commence à sombrer....

Ma mère... Ma mère, je pense qu'elle a beaucoup de peine. Elle aurait voulu que je sois heureuse, mais elle sait que je vais mal. Oh bien sûr, ses arguments seraient ceux-ci: ma fille est belle, gentille, forte, et je suis fière d'elle. Mais en fait, elle voudrait dire: ma fille va mal, je ne sais pas comment lui parler et j'ai peur qu'elle se fasse du mal.

Bref, c'est la même chose. Ils m'aiment et savent que j'ai quelques talents. Mais ils me voient avant tout comme une fille paumée et incapable de gérer sa propre vie.

Raconte la soirée “parfaite”.
Que s’y passe-t-il ? Qui s’y trouve ?
Ooh, si je vous raconte ça, ça sera interdit au moins de 18 ans....

Une soirée parfaite, c'est juste et moi et Neige, dans un grand lit. Et c'est tout. On parle pendant des heures, on se câline et on s'aime. Que voulez-vous de plus ?

Comment est ta chambre, ton appartement ?
Décris le mobilier, le style, …

Héhé, j'en suis très fière !
Je possède une grande boutique. Mais pas une simple boutique. C'est un magasin magique. Il m'a fallu de nombreuses années de conception et de débat avec des esprits et de grandes puissances mystiques pour avoir la permission et les capacités de créer cette chose, mais ça valait parfaitement le coup !
Elle se présente sous la forme d'un magasin d'antiquité. L'extérieur semble ordinaire, avec une façade en bois sculptés, représentant aussi bien de magnifiques déesses que des créatures mythologique. Il y a de grandes vitres qui permettent de jeter un œil à l'intérieur et une double porte très imposante qui s'ouvre dans les deux sens.
A l'intérieur par contre, disons que pour la partie boutique les choses sont différentes. Imaginez un temple ancien, tout en pierre, avec des colonnes, des voûtes, des bas reliefs, le tout gravé et sculpté de runes anciennes. Comme un très ancien temple d'une civilisation qui aurait désormais disparu.
Partout des meubles bizarres, drôles, blindés d'objets ancestraux ou uniques. Oh, pas de simples antiquités en fait, mais des artefacts mystiques. Des objets magiques, maudits, des reliques anciennes et oubliées de tous, des éléments nécessaires aux rituels, des idoles en pierre de d'anciens dieux, des tableaux de maîtres inconnus. Squelettes d'animaux rares, représentations de monstres, grimoires, et tout un tas de trucs comme ça.
Alors oui je sais, ça peut en faire flipper. Y en a qui peuvent trouver ça trop bizarre ou trop terrifiant. Moi j'adore. J'ai toujours aimée les bibelots, les objets, les collections des musées. Avec ce magasin, j'ai reproduis sur une grande échelle un cabinet des curiosités. Ici les gens achètent mais me revendent également quelques étrangetés, et les meilleures pièces évidemment, je les garde pour moi !
A l'étage, le reste de la demeure est plus personnelle. Bibliothèque, cuisine, salle de bain, etc. Moins gavées d'objets sauf dans certaines pièces prévues pour. Le tout est très joliment décoré à la monde orientale, pleine de tissus, de voilage et de tentures. De l'encens, du parfum et du papier d'Arménie ont imprégné les pièces d'une odeur magique, mélanges de fruits différents et autres saveurs agréables.
Puis la chambre. Là encore tentures et voilages partout. Des dizaines de coussins moelleux par terre, des tissus ont été disposés au plafond de façon à imiter une grande tente confortable. Il y a le lit, gigantesque, mes costumes dans des placards géants ou des mannequins, et un système d'éclairage tamisé reproduisant des constellations. Un peu comme pour dormir à la belle étoile mais à l'intérieur.

Oh, et le meilleur truc ? Quand je dis que j'ai fais des négociations avec des puissances mystiques, ce n'est pas une façon de parler. Ce magasin est partout à la fois. C'est difficile a expliquer, un système d'exploitation de l'espace-temps, mais disons qu'on peut le trouver aussi bien en Angleterre qu'en France, dans un grand centre ville ou un petit village isolé.

Ça semble compliqué pour s'y repérer mais on s'y fait vite. J'adore ma boutique.

De quel cours aurais-tu besoin parmi ceux-ci:
“Comment affirmer sa personnalité”
“ Dix étapes pour une nouvelle vie sentimentale”
“Comment se faire des amis et influencer les gens”
“Organiser sa vie”
Pourquoi ?
Lequel pourrais-tu donner ?

Hum. J'aurais besoin de... Tous ? Voyons les choses en face, je suis pathétique. Ma véritable personnalité est enfouie tout au fond de moi, j'ai beaucoup de mal à garder le contact avec mes proches et je suis incapable de vivre, tout simplement.
Finalement, seule ma vie sentimentale semble bien se porter. Pourtant je suis maladroite, alors quelques conseils pour éviter de faire du mal à Neige ça serait pas mal....

Les cours que je pourrai donner... Non, je crois que je suis très mal placer pour ça.

Décris ton conjoint idéal.
Neige. Point.
Elle est belle, gentille, calme, elle m'écoute, elle sait m'apaiser, me rassurer mais aussi se montrer ferme et être capable de s'opposer à moi. Elle sait me toucher, m'apprendre des choses, n'est pas repoussée par mes blessures et elle fait divinement bien l'amour.
Elle est idéale. La vraie question c'est plutôt, est-ce que moi je le suis ?

Si tu as des serviteurs, Auquel fais tu le plus confiance ? Lequel aimes-tu le plus ? Lequel est le plus indispensable ? Décris les tous.
Serviteur ? J'en ai UN et c'est déjà trop. C'est une saloperie qui n'aspire qu'à me chatouiller jusqu'à ce que j'en pleure tellement je n'en puisse plus.
Mais oui, il est indispensable. Ses connaissances et son support magique me sont très utiles, et j'ai fini par m'habituer à lui avec le temps. Juste un peu. Et pour ce qui est de lui faire confiance, je crois qu'il n'a aucune raison de me trahir. Il aime trop mon rire et me voir me tortiller sous ses chatouilles.

Comment fais tu pour laver ton linge ?
Ben... Un lave-linge. Oh il doit bien y avoir un sortilège ou deux, laissez moi le temps de retrouver ça.

Tout le monde a un objet qui lui est sacré, un vêtement, un souvenir, ...
Lequel est ce pour toi ?

Raconte comment tu l’as trouvé, et pourquoi cet objet est devenu si important pour toi.
Oui. Le violon de ma sœur. Il est détruit, cassé en plusieurs endroit et l'archer est en piteux état. Mais c'est tout ce qui me reste d'elle hormis quelques jouets et photos. Ce violon, c'était son bien le plus personnel, et il s'est brisé le même jour où elle a trouvé la mort.
Je l'ai récupéré afin de le garder près de moi. Je me souviens encore de son son, des mélodies qu'elle apprenait à jouer. J'ai souvent pensé à le réparé, mais finalement non. Je crois que ça ne serait pas bien, ce n'est pas le mien, je n'ai pas le droit.
J'ai aussi pensé apprendre à en jouer, mais là encore. C'était Rebekah, pas moi.
Je garde l'instrument dans ma chambre, sur un meuble, où il trône comme une pièce de collection. Je le laisse dans son étui, ouvert, avec une photo de ma sœur.

Ça paraît stupide mais j'aime bien le savoir avec moi.

Tu es victime d’une plaisanterie de mauvais goût.
En apprécies tu l’humour ? Vas tu égaliser le score ? Comment ?

Mauvais goût ? Je n'apprécie pas, non. Sans être susceptible, je n'aime pas qu'on se moque de moi. Une blague je peux comprendre, un accident aussi. Mais ce genre de truc, c'est comme les saloperies qu'on nous faisaient à ma sœur et à moi lorsque nous étions petites, juste parce que nous étions des "gitanes".
Je trouverai forcément un moyen de retourner la pareille. Cela dépend de la personne, mais ça ne sera pas agréable pour elle.

Est ce que tu dors bien ? Fais tu des rêves ? Si oui, quelle sorte de rêves ?
Encore jusqu'à peu, je dormais à peu près bien. J'insiste sur le à peu près. Le reste se résumant souvent à des cauchemars sur la mort de ma sœur, sur ma solitude et sur ma culpabilité.
Récemment avec mes blessures et la malédiction, je ne parviens plus à me reposer. Les rêves sont agités dans le meilleur des cas, terrifiant le reste du temps. Je me réveille souvent en sursaut, ou alors je réveille Neige en pleine nuit parce que je pleure et que je me débat dans mon sommeil.
Si je ne m'aidais pas de drogue et de petits rituels, cela serait tout simplement impossible a supporter. En l'état actuel, c'est "juste" infernal. Mais je peux faire avec.

Pour toi, "revanche" signifie:
Œil pour œil
Paiement avec intérêts
Le seul bon ennemi est un ennemi mort
Cette vengeance, tu la serviras:
Chaude ?
Aussitôt que possible ?
Froide, au lieu et moment propice ?

Œil pour œil, pas au-delà. Je ne suis pas stupide et il peut même m'arriver de comprendre ou pardonner dans certain cas. Et la vengeance, aussi tôt que possible. Je ne me vois pas calculer quelque chose, je suis trop impulsive. Si j'ai l'occasion, je fais comme je peux.

Quelles émotions peux tu exprimer en public (chagrin, colère, tristesse, humour, déception, joie, ... ) ?
J'ai... une façade. Je ne l'ai pas inventé en fait, je l'ai simplement reprise de mon ancienne moi. J'avais l'habitude d'être joyeuse, dynamique, enthousiaste. Je sais encore sourire ou imiter ces comportements, mais les trois quart du temps, tout cela est faux. Mais ça rassure mes proches, ils pensent que je vais bien et ils se posent pas de question. Et puis au dernier quart, c'est véridique alors tout va bien !
Je peux également me montrer sérieuse, voir peu aimable selon les cas, sans problème.
En revanche je cache le reste. La tristesse, les larmes, la peur, le besoin... Qui a besoin de voir ça ?

Tu as été battu, blessée, contusionnée, dans une aventure récente, sans parler de la frustration que t’as apportée son dénouement (tu as gagné, mais à cause d’une politique de terre brûlée, ce que tu voulais a été détruit ). Tu as maintenant plusieurs semaines pour te remettre.
Ou va tu, que fais tu ?

Dans l'idéal, je me repose auprès de Neige. Chez nous, ou dans un endroit joli et calme (une île paradisiaque par exemple). Elle saura comment me rassurer et me remonter le moral. J'ai rien besoin d'autre.

En vérité ? Cette situation je la vie chaque jour depuis que j'ai ces blessures et cette foutu malédiction sur ma tête. Je suis frustrée, je suis blessée et je n'ai que le reste du temps pour me remettre. J'ai Neige auprès de moi et ça aide beaucoup.
Mais en réalité, ce n'est pas suffisant. Peu importe où je suis ou ce que je fais.

Aussi bizarre que cela puisse paraître, tu as besoin des services d’une créature du genre démoniaque. Elle peut prendre l’apparence de ton choix, et cela en fera certainement ta signature.
Quelle forme veux tu qu’elle adopte ?

Devra-t-elle avoir certains pouvoirs, qualités ou attributs particuliers ?
J'ai Cheshire pour ça, merci bien.

Comment est ta voix ?
T’expliques tu d’une manière formelle ou relâchée ?
Ma voix est douce, plutôt jolie. Comme ma mère. Peut-être pas de quoi être chanteuse mais en m'exerçant un peu je suis sûre que ça le ferait !
En règle générale je parle bien. Je m'exprime clairement, poliment et en réfléchissant à la formulation adapté. Cela dit dans certaine situation, je peux jurer bien évidemment ! Si je suis affligée ou énervée, je ne vais pas prendre gants !
En revanche je dois avouer que si j'ai travaillée mon accent, ma langue natale (roumain) a tendance à revenir au galop aussitôt que j'ai une surdose d'émotion. La peur, la colère, la tristesse ou la douleur me redonnent mon accent, à couper au couteau, et dans le pire des cas je me mélange les crayons. Du coup j'alterne des mots d'une langue à l'autre, ou alors je me met à perdre tous mon vocabulaire et avoir l'air d'une touriste paumée ("Moi penser que ça pas être correcte du tout, Neige !").
Si je me coupe, par exemple, je vais jurer en roumain. Si je réagis à quelque chose d'inattendu et de surprenant c'est pareil.