mercredi 29 mai 2013

Hannibal (Ep. 1.08)

Ep. 1.08
Fromage


Et bien je dois avouer m'être bien trompé concernant le devenir du personnage de Franklyn, le patient qui s'intéressait d'un peu trop près au Dr. Lecter. J'imaginais que celui-ci servirait de porte de sortie au cannibale, qui couvrirait ainsi ses activités, mais Fromage prend une direction différente et c'est tant mieux ! L'épisode se focalise ainsi sur Tobias, le "meilleur ami" de Franklyn qui l'accompagnait à l'opéra la dernière fois. Sans grande surprise, celui-ci se révèle être un véritable psychopathe et sa brève entrevue avec Hannibal Lecter n'avait rien de fortuite. Car Tobias a un plan impliquant le meurtre de son camarade ET de son psy.
Cependant, alors qu'il devait passer à l'acte, le tueur en série a fini par découvrir la véritable nature du Dr. Lecter et semble maintenant plus intéressé par partager
avec lui ses passions. Une aubaine pour le cannibale qui se sentait terriblement seul, mais celui-ci est-il vraiment enclin à partager sa vie avec un confrère homicide ? Rien est moins sûr. Il va d'ailleurs se servir de la situation pour "tester" Will Graham et voir si ce ne serait pas lui finalement, qui serait un compagnon digne d'intérêt...


Le récit se resserre une nouvelle fois autour d'Hannibal Lecter et le fait avec brio. Son tête-à-tête avec Tobias est pour le moins surprenant et totalement imprévisible, surtout quand chacun avoue à l'autre qu'il était une victime potentielle ! Hannibal invite Tobias à dîner dans l'idée de se débarrasser de lui, jusqu'à ce que ce dernier raconte l'avoir suivit un soir dans le but de le tuer, y renonçant en découvrant que le psychiatre est également un meurtrier.
On imagine alors déjà une sorte d'alliance se former entre les deux personnages, en tout cas un rapport où Hannibal exploiterait pleinement la folie meurtrière de son compagnon. Après tout le cannibale souffre de solitude et Tobias pourrait combler le vide, d'autant plus qu'il partage cette passion pour l'Art et la Mort au point de mêler les deux ensembles.
Violoncelliste et luthier, Tobias utilise les boyaux de ses victimes pour en faire des cordes d'instruments qu'il revend ensuite à ses clients. Dans l'espoir d'attirer l'attention de son semblable, il va même mettre en scène une composition macabre en créant une véritable contrebasse humaine, utilisant les cordes vocales de sa victimes sur laquelle il greffe manche et cheviller !


Évidemment l'équipe de Crawford mène l'enquête et alors que Tobias s'attend à la visite des Autorités, qu'il prévoit tranquillement d'assassiner afin de prouver à Hannibal son efficacité dans le domaine du meurtre, le psychiatre décide d'utiliser la situation pour clarifier certaines choses: souhaite t-il réellement d'un alter ego démoniaque pour ami ou bien cherche t-il au contraire quelqu'un de différent, capable de voir les choses sous un autre angle ? Will Graham semble le candidat idéal, son opposé total avec qui il est parfois en désaccord mais qui est capable de l'écouter. Un homme qui serait même suffisamment intelligent pour découvrir la véritable personnalité du Dr. Lecter derrière le masque de galanterie.
Puisque Tobias et Will forment en quelque sorte les deux facettes d'une même pièce, quoi de mieux que les confronter l'un à l'autre pour voir lequel saura s'en sortir ? C'est un jeu dangereux auquel se livre le psychiatre et le dénouement ne le laissera pas indemne. Pire, il risque peut-être même d'attirer un peu trop l'attention de la police sur lui...


Fromage est le genre d'épisode qui fait réaliser qu'une série a su trouver ses marques. Une preuve que la machine Hannibal est parfaitement rodée et qu'elle doit continuer sur sa lancée. Les personnages n'ont jamais été autant captivant que depuis ces dernières diffusions et nous sommes dans cette phase où le spectateur régulier attend la suite avec impatience.
Rarement une série télé n'aura fait preuve d'une telle ambiance, poétiquement macabre, sorte de cauchemar éveillé nous offrant des visions absolument dantesques comme lorsque Will Graham se met à jouer quelques notes sur les cordes vocales de la victime de Tobias. Même MilleniuM n'avait pu se permettre d'aller aussi loin, et d'ailleurs il est permis de considérer Hannibal comme son juste successeur. Lance Henriksen viendra justement jouer les guest dans le prochain épisode, et je pari que cela n'est pas une coïncidence.
Mais outre cette atmosphère oppressante, c'est le récit qui a trouvé son rythme. Les évènements s'enchainent beaucoup mieux, alternant entre les différents protagonistes maintenant installés et évitant quelques lourdeurs dans les dialogues comme en début de saison, et les relations se développent subtilement, en témoigne ce regard de soulagement de la part d'Hannibal lorsqu'il réalise que Will a survécu à sa visite chez Tobias.


Le scénario pousse l'instabilité de Graham un peu plus loin, le rendant victime d'hallucinations auditives. Des plaintes d'animaux qui ne sont pas sans évoquer les fameux bêlements du Silence des Agneaux. Le profiler est plus que jamais fragilisé, au point de se laisser aller à ses sentiments en embrassant le Dr. Alana Bloom. Le premier moment de tendresse de la série, et c'est réussi !
Mentionnons aussi le duel final entre Hannibal et Tobias qui vient nous rappeler qu'aussi charismatique soit-il, le psychiatre n'en demeure pas moins un véritable prédateur capable de tout. Il peut vouloir protéger son patient, Franklyn, et finalement l'assassiner lui-même l'instant d'après, sans aucune hésitation ! Quant à Jack Crawford, il laisse entrevoir un soupçon de doute quant à la version des faits du cannibale, ce qui aura sûrement son importance un peu plus tard cette saison.
En attendant ce dénouement, il est permis de rêver de cette seconde saison où David Bowie interpréterai l'oncle d'Hannibal Lecter.

La réponse de NBC se fait franchement attendre...


vendredi 24 mai 2013

Doctor Who (Ep. 7.13)


Ep. 7.13
The Name of the Doctor

Ça y est, voilà le season finale de Doctor Who saison 7 et commençons par remercier tout ceux qui ont eu la chance de voir l'épisode en avance de ne pas avoir ruiné la conclusion à travers la Toile. Car même en faisant attention, on a vite fait d'être les victimes d'horribles spoilers et River Song n'approuverait pas !
Avec juste 45 minutes pour répondre à un grand nombre de questions, dont l'une très importante qui donne son titre à l'aventure, il y avait quand même de fortes craintes à avoir en ce qui concerne le scénario qui pourrait paraître trop précipité. Après tout entre le Nom du Docteur, le mystère de Clara, le retour de la Grande Intelligence et la présence de Madame Vastra, Jenny et Strax, il y avait beaucoup trop d'éléments pour que tout puisse couler de source.
Et malheureusement ces inquiétudes sont fondées puisque The Name of the Doctor apparaît, encore une fois, comme un épisode en demi-teinte: une histoire intéressante et bourrées d'idées mais allant beaucoup trop vite et pas assez développée. Le bilan est comparable aux dernières diffusions de la série et on est en droit d'être un peu déçu.



Mais cela ne veut pas dire que l'épisode est un gâchis, bien au contraire ! Le récit nous emporte du début jusqu'à la fin et nous met dans le bain en nous montrant rien de moins que le célèbre vol du TARDIS par le Docteur à Gallifrey ! Plusieurs autres incarnations du Docteur apparaissent ensuite, chacune croisant brièvement le chemin de Clara. Celle-ci est incrustée à l'ancienne, comme pour mieux se confondre avec les effets vidéos datés, et tente quelques interactions. Nous apprenons que le Docteur, tous les Docteurs, sont en danger et que Clara, toutes les Clara, sont nées pour le sauver.
Ainsi s'amorce l'épisode anniversaire qui fêtera les 50 ans du show. Un véritable retour aux sources, comme on pouvait s'y attendre de la part de Moffat, et qui n'est pas là juste pour faire jolie puisqu'il s'agit du cœur même de l'intrigue. Les multiples vies du Docteur sont au centre de toute l'affaire et du coup il ne faut plus s'étonner de l'utilisation répétées de la réécriture du Temps et de l'Univers, ou de l'utilisation du voyage dans le Temps pour explorer des timelines privées (Amy et Clara). Cette thématique arrive à sa conclusion et se rapporte maintenant au Docteur sur qui on apprend quelques belles surprises.



Le point de départ est le suivant: le Docteur possède un grand secret qu'il emportera avec lui dans la tombe. Une rumeur prétend qu'on la découvert. Madame Vastra enquête, impliquant Clara et River Song, mais le groupe est attaqué par d'étranges créatures en chapeau haut-de-forme: les Whisper Men, des sbires de la Grande Intelligence qui capturent Vastra, Jenny et Strax pour forcer le Docteur à se rendre sur Trenzalore où il l'attend pour une ultime confrontation.
Seulement voilà, ce qui a été découvert n'est pas le secret du Docteur mais sa tombe. Trenzalore est le lieu de repos du Timelord et également le seul endroit de tout l'espace-temps où il n'est pas censé se trouver, sous peine de créer un important paradoxe. Pour sauver ses compagnons le Docteur n'hésite pas à instant, quitte à devoir lutter contre son propre TARDIS pour se rendre sur place. Là, ils sont attaqués par les Whisper Men mais Clara peut compter sur l'aide de River Song, qu'elle semble être la seule à voir et entendre...
Mais que désire donc l'Intelligence pour que cela nécessite de confronter le Docteur à sa dépouille ? Et en quoi The Impossible Girl est associée à cela ? Et bien disons que ceci est une simple question de voyage dans le temps et que la vérité semble toute simple lorsqu'elle nous est enfin présentée. En revanche les fils rouges des saisons précédentes (les fissures dans le Temps et l'origine de l'explosion du TARDIS) ne sont pas évoqués et je vois encore assez mal en quoi ils sont vraiment liés à tout ça...
A moins que, encore une fois, le showrunner ne nous réserve quelques surprise pour l'avenir !




En fait ce n'est pas la première fois que l'idée de placer le Docteur face à sa tombe est utilisée et déjà en 1985, dans Revelation of the Daleks, le 6ème Docteur rencontrait son monument funéraire lors d'un piège mis en place par Davros. Mais avec Moffat au commande, on peut être sûr que l'idée prend des proportions incroyable et cela au sens propre !
The Name of the Doctor regorge de trouvailles que l'on aimerait voir exploitées un peu plus, la première étant donc le tombeau du Docteur qui s'avère être son propre TARDIS. S'élevant parmi les innombrables sépultures de Trenzalore, une sorte de planète-cimetière, le célèbre vaisseau est également mort, se dégradant. Après la fuite temporelle de Journey to the Centre of the TARDIS, c'est maintenant une fuite de dimension qui est évoquée, entrainant un déplacement du "bigger on the inside" vers l'extérieur ! Mille fois hélas, le voyage dans ces fantastiques catacombes s'avère tout aussi décevant que celui de l'épisode sus-cité et il est fort regrettable qu'un tel concept ne soit pas utilisé à sa juste valeur. Pensez à l'aventure que cela aurait pu faire, croisant Doctor Who avec Indiana Jones...
On est en droit de trouver la chose un peu gratuite surtout qu'elle ne sert finalement qu'à poser un joli décor, un peu comme le parc d'attraction de la semaine dernière. De la même manière on retrouve beaucoup d'éléments Moffatiens qui sentent le recyclage: la "mort" de Jenny, les Whisper Men et même le retour de River Song qui n'est finalement justifié que pour contourner la problématique que représentait le Nom du Docteur...



En toute sincérité, c'était couru d'avance. Le nom du Docteur ne nous est pas dévoilé et il ne le sera jamais. Le Docteur a toujours été Le Docteur et que nous apporterait donc de savoir son patronyme ? L'univers étendu nous a bien fait découvrir ceux du Maître et The Rani sans que cela ne change quoique ce soit aux personnages, sans compter le fait qu'il n'y avait aucun moyen que la révélation ne soit à la hauteur du hype.
Du coup, qui de mieux que River Song pour outrepasser ce petit problème ? Après tout celle-ci est le seul personnage à savoir ce fameux nom (ce fut adressé une saison plus tôt) et Moffat n'a plus qu'à jouer au prestidigitateur pour tromper son public. Car le Nom du Docteur n'est pas le secret. Il est la clé pour entrer dans sa tombe, but ultime de la Grande Intelligence. Et tandis que les deux ennemis assurent le spectacle, River n'a plus qu'à ouvrir la porte hors champ. Un simple jeu de mise en scène, vraiment, et à ce niveau je serais presque tenté d'applaudir.



Alors c'est sûr, dit comme ça, on dirait presque une grosse arnaque et il faut avouer que c'est le genre de truc qui peut faire sortir de l'épisode, mais heureusement The Name of the Doctor sait emporter son spectateur. Lorsque le Docteur pleure à la mention de Trenzalore, lorsque la Grande Intelligence déchire son enveloppe humaine pour ne révéler que du vide et enfin lorsque Clara se projette dans la timeline du Docteur, croisant un bref instant les silhouettes de ses divers incarnations.
Mais surtout l'histoire garde un dernier atout dans sa manche pour finir en beauté, avec l'apparition d'un tout nouveau Docteur incarné par... John Hurt ! Le 12ème Docteur? Bien sûr que non, la BBC ne pouvant se permettre un acteur de sa trempe sur le long terme.
Son identité est gardée secrète pour l'anniversaire mais soulève déjà pas mal de rumeur. J'aimerai croire qu'il s'agit là du Valeyard, qui est justement cité par la Grande Intelligence durant l'épisode et qui avait en quelque sorte été réintroduit précédemment avec le personnage du Dreamlord en saison 5. Mais peut-être s'agit-il de The Other, ce mystérieux Timelord de la série Classique...
La théorie la plus prisée reste celle du Real 9th, le véritable 9ème Docteur qui ferait en fait le pond entre Paul McGann et Christopher Eccleston.



Il nous faudra attendre encore six mois pour en savoir plus, et en attendant je ne peux que vous conseiller de revoir The Name of the Doctor pour rester dans le bain et en apprécier les petits détails moins probant. Richard Grant dans le rôle de l'Intelligence, toujours parfait, le look des Whisper Men, cauchemardesque à souhait, et cette bonne idée de pouvoir voyager dans le temps à travers les rêves (qui semble confirmer que Vastra, Jenny et Strax auront leur propre spin-off un de ces jours).

Je vais peut-être pinailler un peu, mais si un TARDIS en fin de vie se met à grandir, n'était-ce pas une idée terriblement dangereuse que de choisir de le laisser mourir sur Terre, tel que le suggèrait le 9ème Docteur au season finale de l'année 2005 ?



jeudi 16 mai 2013

Hannibal (Ep. 1.07)

Ep. 1.07
Sorbet

Voilà probablement le meilleur épisode d'Hannibal à ce jour. Et alors que tout le monde retient son souffle en attendant la décision de la chaîne productrice concernant le futur de la série (la réponse n'a pas encore été prise pour d'obscures raisons), je ne peux que croiser les doigts en espérant le feu vert pour un renouvellement de saison.
Sorbet se concentre presque entièrement sur Hannibal Lecter, nous faisant enfin plonger dans son quotidien lorsqu'il ne travail pas avec le FBI. Inattendu puisque Bryan Fuller disait vouloir garder un peu flou les agissements meurtriers du personnage. Deuxième surprise, le récit nous livre une vision très différente de ce que l'on pouvait se faire de la vie d'Hannibal (surtout à la vue de la prestation d'Anthony Hopkins).


Jamais le monstre n'aura semblé si solitaire et son implication avec Will Graham et le FBI semble presque être la seule chose qui lui apporte un tant soit peu d'intérêt. Lorsqu'il n'est plus en consultation, le Dr. Lecter n'a rien à faire, il n'a personne à voir, et Mads Mikkelsen possède une manière tout à fait subtile de dépeindre la gêne que ressent le personnage lorsqu'il se retrouve seul.
Alors que Will ne se présente pas à son entretien, Lecter effleure un temps la télécommande d'une télévision dans l'espoir un peu vain de combler son absence. L'instant d'après, le voilà au sein du FBI pour le retrouver et entamer une conversation.
D'un coup les multiples invitations à dîner qu'il offre régulièrement aux autres protagonistes apparaissent non plus comme les provocations d'un tueur en série (il fait manger la viande humaine en cachette à ses hôtes) mais comme des tentatives désespérées de socialisation ! Une "faiblesse" qui humanise évidemment le personnage sans tomber dans le piège d'expliquer en détail l'origine de sa folie.


L'épisode symbolise encore une fois son thème grâce à une intrigue parallèle. Non pas une affaire criminelle cette fois-ci mais les rapports entre le Dr. Lecter et l'un de ses patients, un homme qui est obsédé par l'idée de devenir un ami parfait. Une sorte de parasite qui s'incruste et fait tout pour gagner l'attention d'un autre, en l'occurrence ici notre cannibale avec qui il souhaite devenir plus intime.
Nul doute que le personnage servira probablement de bouc-émissaire pour permettre au cannibale de se couvrir une fois de plus, mais en attendant il est assez amusant de voir le psychiatre si mal à l'aise devant les divagations de son "admirateur".
L'occasion pour la série d'introduire un tout nouveau personnage, et pas des moindres puisqu'il s'agit de la propre psy d'Hannibal ! Une femme froide et intelligente qui ne se laisse pas duper par l'attitude de celui-ci, capable de percevoir une autre personnalité derrière le masque de courtoisie.  Intriguant, captivant, ce personnage joué par Gillian Anderson (l'Agent Scully !) fait rebondir la série qui s'engage dans une nouvelle direction: Hannibal n'apparait plus comme  un esprit supérieur tirant toutes les ficelles et se retrouve subitement à la même enseigne que les autres protagonistes.


Le reste de l'épisode revient sur l'affaire de l’Éventreur et les terribles conséquences qu'elle a eu sur les Autorités. Jack Crawford sombre petit à petit, victime de cauchemars et d'hallucinations. Il apparait clair qu'il craint de perdre Will comme il a perdu Miriam, et avoue même qu'il compte abattre le tueur lorsqu'il l'aura attrapé.
L'équipe scientifique est dépassée par les évènements et commence à entrer en conflit, incapable de savoir si le nouveau crime qui a été commis est l'œuvre de l’Éventreur ou de quelqu'un d'autre. Et comme si cela ne suffisait pas, Lecter jette le doute dans l'esprit de Will en lui apportant une nouvelle théorie sur la nature des meurtres.
Ainsi déclare t-il que l'assassin est peut-être un faux tueur en série, en fait un voleur d'organes qui maquille ses crimes pour faire diversion sur ses véritables motivations. Et aussitôt, celui-ci tue à la chaine, volant des morceaux de ses victimes pour ses propres besoins !


Bref, le FBI ne sait plus où donner de la tête et nous mêmes n'arrivons plus trop à savoir si le Chesapeake Ripper est supposé être Hannibal Lecter ou un autre criminel. En tout cas l'épisode traite le sujet avec humour et il est permis de rire devant le nombre de cadavres qui arrivent subitement à la morgue, ou de la façon dont le cannibale pratique ses meurtres: il pioche au hasard une recette de cuisine et une carte de visite afin de préparer l'un avec l'autre !
Il faut dire que c'est tout un banquet qu'il prépare pour le public de l'Opéra de Baltimore, et ce sont donc des kilos de viandes qui s'empilent dans son frigo...
Voilà une surprenante façon de mettre en scène la situation mais il pouvait difficilement en être autrement devant l'absurdité de la chose. En prime Fuller ramène encore une fois un de ses personnages, ici Ellen Greene de Pushing Daisies, renforçant un peu plus le petit côté burlesque de l'entreprise.

Pourvu que Hannibal poursuive dans cette voie, et pourvue que la série survive à sa première saison !



mercredi 15 mai 2013

[FRAGMENTS] Gypsy Witch – The Little Snowgirl and the Magician's Hat (traitement)

Quelques mots improvisés, comme d'habitude afin de tromper l'ennui. L'intrigue de cette histoire devait ressembler à un petit conte de Noël et montrer comment Alice, ici une petite fille en deuil qui vient tout juste de perdre sa jumelle, parvient à retrouver le sourire et la volonté de vivre après avoir ramené sa sœur à la vie, juste pour une nuit et sous la forme d'un petit bonhomme de neige. Après un bon moment et des adieux difficiles, l'héroïne devait en sortir différente, s'engageant sur la voie de la sorcellerie dans l'espoir de pouvoir ramener sa petite sœur pour de bon. Le point de départ de la saga, en quelque sorte...


THE LITTLE SNOWGIRL
AND THE MAGICIAN'S HAT


Un petit conte de Noël, se déroulant pendant l'enfance d'Alice. Elle y est âgée d'à peine douze ans, encore sous le coup de la mort de sa sœur. Se repliant sur elle-même, elle semble toujours triste et ne parle presque plus, ce qui amène ses parents à s'inquiéter.
L'histoire se déroule une journée d'hivers, alors qu'il neige. La famille reçoit la visite des grands-parents de la petite fille et ils discutent de la situation tout en regardant des enfants jouer dehors. La mère avoue son inquiétude de voir Alice ressembler à Rebekah, ce qui amène un léger malaise. Le grand père demande à la petite fille si elle ne veut pas jouer à l'extérieur et celle-ci se contente de le regarder tristement, visiblement peu enjouée. La famille décide de sortir au grand air pour forcer l'enfant à sortir, l'emmitouflant dans un très gros manteau.
La fillette se contentera d'un petit coucou à Aura et ce manque de relation humaine rejaillit dans la conversation entre les parents. Le grand père réalise qu'Alice ne doit pas entendre ce qui s'ensuit (les parents sous-entendent une séparation ?) et lui demande si elle ne veut pas faire un bonhomme de neige, lui en désignant un "gros" dans le paysage.
Il lui fait alors don de son chapeau de magicien, qu'il sort magiquement de nulle part. Il lui parle de la cours d'Angleterre dans sa jeunesse, de ses tours de magie et des lapins qui émergent du chapeau. Il en fait apparaître un en neige, et le tend à la jeune fille qui s'en étonne, mais sans s'exclamer pour autant.
Il pose le chapeau sur sa tête, qui est beaucoup trop grand et lui tombe jusqu'au nez. Alice le soulève pour pouvoir regarder autour d'elle. La petite est ensuite laissée de côté et construit avec difficulté son bonhomme, tassant la neige comme elle peut, peinant à hisser la tête sur le corps, etc. Au final, il est tout aussi grand qu'elle, et plutôt mince. Alice lui offre son écharpe et utilise des marrons pour faire des boutons (avec bogues) et les yeux (sans bogues).
Son grand père vient la féliciter, avant de constater qu'il lui manque quelque chose. Il lui présente une pipe mais elle secoue la tête. Celui-ci se ravise avec amusement, puis lui offre une petite carotte pour le nez - il l'a volé à la grand mère, et a prit la plus petite pour ne pas se faire repérer. Il lui demande de ne rien dire, sur le ton de la confidence. Alice met le nez en place silencieusement et son grand père est un peu embêté de cette absence de réaction. Il fini par remarquer que le bonhomme ressemble un peu à Alice, comme une petite fille.
L'enfant pose alors le chapeau sur la tête du bonhomme, qui tient mieux que sur la sienne.

(...)

Traitement incomplet car il ne s'agissait que d'une façon de passer le temps.

Doctor Who – She Said, He Said (Prequel)

She Said, He Said
(A Prequel)

Alors que le season finale de cette septième saison de Doctor Who approche à grands pas, pile avant le 50ème anniversaire de la série, Steven Moffat nous gratifie de ce minisode servant de préquelle au dernier épisode, The Name of the Doctor.
N'espérez pas y trouver la moindre information cependant, il s'agit tout au plus d'un teaser de quelques minutes destiné à nous appâter. Long de trois minutes trente, She Said, He Said est juste un rappel du fil rouge qui tourne autour des mystères que représentent à la fois Clara et le Docteur.
L'un est un Timelord parcourant le Temps et l'Espace, et dont le véritable nom reste un mystère. L'autre est une humaine tout ce qu'il y a de plus normal, est pourtant elle est déjà morte deux fois, à deux époques différentes. Cette petite histoire nous livres simplement quelques pensées de l'un envers l'autre et réciproquement...


Divisée en deux parties (Clara et The Doctor respectivement), la préquelle se déroule dans un lieu inconnu et rempli d'objets en rapport avec la saison. Le Cyberman joueur d'échec de Nightmare in Silver, la machine de Mrs Gillyflower de The Crimson Horror, une peinture de Clara provenant de The Bells of Saint John, etc. Nul doute que tout ceci symbolise les souvenirs d'aventures des deux personnages, montrant que tout ce passe dans la tête de nos héros, comme pourrait l'indiquer la narration qui brise le quatrième mur.
Clara évoque le bonheur de suivre le Docteur, un être merveilleux et un peu fou. Jusqu'à ce qu'elle réalise que son véritable nom cache un secret et un évènement. Le Docteur déclare que Clara est la compagne parfaite en tout point, jusqu'à ce qu'il reconnaisse qu'elle est "impossible". L'un après l'autre, les deux voyageurs vont finalement déclarer enfin connaître le secret de chacun.
Quelque chose qu'ils sont parvenus à savoir le jour où ils sont arrivés à Trenzalore...


La tension est à son comble, les personnages mettent cartes sur table. Tous ce que l'on veut savoir nous sera dévoilé la semaine prochaine... Espérons simplement que Moffat ait pu se débrouiller avec un seul et unique épisode en guise de conclusion, ce qui semble peu au regard de ce qui doit être révélé. Mais n'oublions pas que l'épisode spécial anniversaire va suivre, et peut-être qu'une partie des réponses seront conservées pour celui-ci...
En attendant, si She Said, He Said fait son office, il est plutôt amusant de voir que sa diffusion sur Internet coïncide à peu près avec une petite bourde de l'éditeur chez BBC America, lequel a envoyé un peu trop tôt ses commandes de coffrets DVD de la saison 7, permettant à quelques chanceux d'avoir accès plus vite à la conclusion tant attendue.

C'est un peu comme avoir une machine à voyager dans le temps et se promener dans un futur qui est encore censé resté secret. On ne pouvait pas faire une "meilleure" erreur pour une série comme Doctor Who !



mardi 14 mai 2013

Doctor Who (Ep. 7.11)


Ep. 7.11
The Crimson Horror

Il était permis d'avoir peur de cet épisode, puisque signé par Mark Gatiss, le responsable du très mauvais Cold War diffusé il y a quelques temps. Ce n'est pas que l'homme est un mauvais scénariste, on peut même dire qu'il déborde d'idées, seulement il semble parfois avoir un peu de mal à s'organiser lorsqu'il s'agit d'aller au-delà du concept et de l'appliquer sur une trame qui tient la route. Des épisodes comme The Idiot's Lantern, Night Terrors ou Victory of the Daleks étaient tous prometteurs mais le résultat n'est jamais aussi satisfaisant au final.
Il en va de même avec ce Crimson Horror, qui marque rien de moins que le 100ème épisode de Doctor Who depuis son revival en 2005 ! Une histoire plaisante et bourrée de petites choses sympathiques, mais qui ne dépasse jamais le rang d'épisode correct. Cela reste très agréable à regarder, mais pour fêter le 100ème il y avait sans doute plus original.



L'histoire nous ramène a l'époque Victorienne, à Yorkshire, où sont retrouvés des corps à la peau rouge. La fameuse "Horreur Pourpre" du titre sur laquelle enquêtent Madame Vastra, Jenny et Strax. Ces derniers ont découvert un optogramme sur la dernière victime en date, c'est-à-dire une impression sur la rétine de la dernière chose qu'elle a vu avant de mourir, qui n'est autre que le visage du Docteur !
Le trio fait rapidement le lien avec la campagne de recrutement de Mrs. Gillyflower (Diana Rigg, la Emma Peel de Chapeau Melon et Bottes de Cuir) pour sa communauté privée. Un endroit baptisé Sweetville où n'est acceptée que l'élite. Jenny infiltre les lieux et découvre le Docteur, lui aussi victime d'un cas d'Horreur Pourpre mais toujours vivant. Après décontamination, il lui explique que les candidats sélectionnés sont soumis à un lavage de cerveau les transformant en zombies dociles, l'idéal pour une communauté "parfaite", et que les cadavres à peau rouge sont les rejets du procédé.
Le quatuor refait alors équipe afin de stopper Gillyflower et sauver Clara, transformée en légume comme tant d'autres...



L'intrigue de The Crimson Horror n'a donc rien de spécial et peu encore une fois évoquer quelques épisodes passés. Le déroulement est plutôt routinier, jusqu'à une conclusion des plus simples. On pourrait presque voir le script comme un archétype tant son déroulement paraît académique ! Sa seule innovation est de centrer les premières minutes sur le trio Vastra / Jenny & Strax avant de retrouver le Docteur, qui raconte ensuite sa version de l'histoire par flash-back. 
Rien d'extraordinaire, j'en conviens, et c'est ce qui vaut à l'épisode de ne pas remporter l'adhésion générale, mais heureusement Gatiss est ici beaucoup plus inspiré qu'à son précédent essai et balance plusieurs éléments amusants ou intéressants ici et là, comme ces personnes "parfaites" exposées sous de géantes cloches en verre.
Citons également Ada, la fille de Miss Gillyflower, qui est aveugle et dont le maquillage peut évoquer les vieux films d'épouvante de la Hammer avec ses yeux blancs et ses cicatrices, ainsi que ce parasite préhistorique baptisé Mr. Sweet, sorte de grosse sangsue rouge se raccrochant à Miss Gillyflower et à l'origine de toute l'affaire. Un extraterrestre miniature qui, en fin d'épisode, est carrément animé à l'ancienne en stop-motion !



Alors que nous venons tout juste de perdre le grand Ray Harryhausen, c'est un véritable plaisir de que pouvoir revoir ce type d'effets spéciaux dans une production si moderne. On sait Gattis fan d'Histoire et de reconstitution, et cela n'est probablement pas un hasard. Tout comme le flash-back du Docteur, présenté en teinte sépia et avec une image abîmée et primitive, comme prise par un antique appareil.



Le récit possède également un ton très léger qui joue en faveur de l'épisode. Là où Cold War échouait à créer une forme de tension, The Crimson Horror fait dans l'humour et ne cherche jamais à se prendre trop au sérieux. Strax reste évidemment le moteur comique et il est vrai que le voir vouloir abattre son cheval parce qu'il s'est perdu en chemin est assez drôle.
Mais que dire de cette réaction à peine croyable du Docteur, qui tient subitement son Sonic Screwdriver pointé en l'air, en voyant Jenny ôter sa robe à crinoline pour révéler une combinaison moulante plus pratique pour se battre ?! Oh je n'invente rien, Matt Smith changeant même la façon de tenir son outil en reprenant contenance !
Je ne croyais sincèrement plus que le moindre caractère sexuel aussi souligné reviendrait de sitôt dans la série, surtout depuis la fin de l'ère Davies, et l'idée que le Docteur puisse avoir la trique reste quand même très surprenante, mais c'est très drôle ! Et tant pis pour tout ceux qui préfère percevoir le Timelord comme un être asexué.



Bien sûr tous les gags ne fonctionnent pas nécessairement, certains sont même un peu poussif. Un personnage s'évanouit fréquemment en apercevant des faits "extraordinaires" et un petit garçon connaissant la ville comme sa poche est nommé Thomas Thomas, en référence au GPS TomTom.
Rien de bien grave cependant, et je me suis bien plus agacé de l'épilogue "rajouté" en fin d'épisode, qui forme le pont avec la prochaine aventure et introduit deux nouveaux compagnons.
Deux enfants dont Clara est la babysitter, et qui ont miraculeusement trouvé sur Internet des images de la jeune femme à différentes époques. Ils en déduisent alors immédiatement que leur gouvernante peut voyager dans le temps et exigent de faire partie du prochain voyage sans quoi... Ils le diront à leur parents !
Je comprends qu'il fallait un prétexte pour introduire ces deux personnages sans perdre trop de temps, et aussi que la scène est censée être drôle et dans le même esprit que le reste de l'épisode, mais la séquence est plutôt embarrassante.
Même en passant sous silence le comportement des enfants, qui évoquent surtout de petites pestes capricieuses, comment croire qu'ils puissent penser, à leur âge, que Clara voyage dans le temps ? Pire ! Comment une jeune femme censé être très maline et pleine de ressources ne trouve aucune parade à leur chantage ?!

De quoi faire craindre la semaine prochaine, pour une histoire pourtant signée Neil Gaiman !
Espérons juste que ces bambins ne deviennent pas des passagers réguliers par la suite...


 

vendredi 3 mai 2013

[FRAGMENTS] A Nightmare on Elm Street: Dreamwar (traitement)

Encore une fois, c'est l'une de ces histoires que je n'ai jamais pleinement écrites et qui demeurent à l'état d'idées, de notes et de résumés. Quelque chose que j'ai pensé faire un temps avant d'abandonner totalement et de laisser mes notes prendre la poussière. Puisque je commence à ressortir mes fonds de tiroirs, voilà donc le concept de Dreamwar, une fanfiction s'inscrivant dans l'univers de A Nightmare on Elm Street et qui devait explorer quelques concepts esquissés par les différents films.


Dreamwar est une alternative au malheureux sixième épisode de la franchise, tout en retenant d'une certaine façon son scénario. Ainsi celui-ci se déroulait dans un futur assez lointain après le cinquième opus et utilisait ce bond dans le temps pour apporter un élément nouveau dans son intrigue. Freddy y était victorieux, ayant décimé tous les enfants de sa ville (et non plus juste Elm Street) à l'exception d'un seul, et ses actions maléfique ont considérablement influencées les habitants. Springwood est devenu un lieu surréaliste où les adultes ont perdus la raison et où la société ne fonctionne plus. Qui plus est, le reste du pays ne semble même pas avoir réalisé la perte de contact avec la commune, comme si celle-ci avait partiellement fusionné avec le monde des rêves et se retrouvait hors d'atteinte. Ce qui est clairement visible lors des entrées / sorties des personnages, avec une étrange frontière invisible qu'ils traversent sans s'en rendre compte...

Beaucoup de Freddy s'ouvrent sur une citation d'auteur, liée aux rêves.
J'avoue aimer celle-ci, vue dans le film d'horreur Maya (1989).


Pour les besoins de cette relecture, la continuité avec les opus précédents a bien été gardée malgré quelques retouches ici et là:

A Nightmare on Elm Street
Freddy Krueger parvient à entrer dans les rêves des descendants de ses bourreaux et commence sa vengeance. Il connaît sa première défaite avec la jeune Nancy Thompson, qui parvient à le "terrasser".

A Nightmare on Elm Street 2 & 3
Se nourrissant pendant des années des cauchemars des habitants d'Elm Street et des environs, Freddy parvient à revenir grâce aux évènements se déroulant dans le second film, lequel est une sorte d'introduction à sa longue escapade meurtrière décrite à la radio dans Dream Warriors. Il semble encore une fois vaincu, mais il est devenu trop fort pour vraiment disparaitre.
Perdu dans les limbes, quelque part entre le rêve et la réalité, il rencontre d'autres êtes qui peuvent comme lui visiter et influencer l'imaginaire des humains. Ce sont d'anciens démons (les Dream Demons détestés du 6ème film) avec qui il va faire un deal: il sacrifiera plusieurs âmes de ses victimes en échange de plus de puissance...

A Nightmare on Elm Street 4 & 5
Freddy revient, obtient vengeance pour de bon. Grâce à des pouvoirs accrus et en retournant contre elles le don de Kirstin et Alice (qui leur permettent de ramener des gens dans leur rêve – les transformant en victimes potentielles), il étend son influence d'Elm Street au reste de la ville. Il connait une nouvelle défaite lorsque l'âme de sa mère est invoquée, laquelle le scelle en elle temporairement. Il ne lui faut cependant pas longtemps pour s'évader, absorbant le fantôme, et mettre son plan en marche.


De nouveau libre et pouvant puiser des forces à travers l'âme de n'importe quel habitant, Krueger devient une entité supérieur, proche d'un dieu, qui sème le trouble entre la Réalité et l'Imaginaire. Springwood est totalement contaminé par le Mal et Freddy a fini par tuer tous les enfants de la ville, plongeant celle-ci dans un état second comme perçu dans Freddy's Dead. Les habitants sont confrontés à ses pulsions meurtrières et la bourgade ressemble à un cauchemar vivant, similaire à la conclusion du film Terror Tract, où se mêlent visions monstrueuses et crimes sanglants à la vue de tous et sans que personne ne puisse réagir concrètement – exactement comme dans un rêve où rien n'a de sens et où l'on ne ressens rien même devant la situation la plus grotesque. On peut considérer les évènements de la série Freddy's Nightmares comme le prélude à cette situation.

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Les animaux ont tous été transformés en d'horribles créatures (à la manière de ceux apparaissant dans Freddy's Revenge: les chiens, le chat et la souris, et l'oiseau coupé au montage) tandis que les figures d'Autorités, police et membre hospitaliers, sont gardés sous contrôles. Prisonniers de leurs établissements, ils sont comme des pantins de chair dans un théâtre de marionnettes. Un spectacle similaire au garçon somnambule de Dream Warriors, les fils étant ici non plus des ligaments, mais des chaines insérés dans leur corps à la manière de Hellraiser.

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Parmi la population il y a toujours ceux qui parviennent à se réveiller et échapper à l'emprise mentale de Freddy, et ceux qui sont dotés d'un esprit fort et ne se laissent pas manipuler. Ce sont ces âmes que Freddy doit sacrifier aux démons, utilisant pour cela le reste des habitants en guise de patrouilles. A la manière du final de Invasion of the Body Snatchers, les humains zombifiés et sans aucune volonté peuvent repérer ceux qui ne sont pas comme "eux", alerter les autres de leurs présences et les capturer. L'ancien asile de Westin Hills, où Freddy a été conçu des années auparavant, fait office de centre de détention provisoire. On y retrouve d'ailleurs le Dr. Neil Gordon de Dream Warriors (joué par Craig Wasson), tout aussi contrôlé que les autres mais  Il est le seul qui connaisse le point faible de Krueger, un artefact qui contient la puissance que lui ont prêté les démons et qui pourrait lui être dérobé ou détruit.
Celui-ci est en quelque sorte de noyau de ce nouveau Springwood et se situe en son centre, prenant la forme de la petite maquette faite par Kirstin à l'époque où elle fréquentait l'établissement. Le modèle de la maison de Krueger...



Pour apaiser les Dream Demons et s'assurer de sa domination sur le monde des vivants, Freddy à  inventé un autel en leur honneur et les survivants capturés y sont exécutés. L'endroit évoque autant les origines du croquemitaine que les rites sacrificiels des Ammonites pour Moloch, une ethnie à qui l'on offrait des enfants et des nouveaux-nés. Ainsi se dresse en pleine ville une gigantesque statue, laquelle évoque une version démoniaque de Krueger un peu à la manière de cette construction visible dans New Nightmare, lorsque Heather Langenkamp se rend dans le monde des rêves pour la confrontation finale. Comme pour Moloch, elle possède des bras tendus afin de recevoir ses victimes et précipites celles-ci dans sa "bouche", l'ouverture du four d'où l'on peut voir des flammes d'origines surnaturelles – présumablement celles de l'Enfer. Les corps consumés libèrent une fumée spectrale qui représente leur âmes transformées, mélangées, qui se mélange en un tourbillon pour aller nourrir la dimension des démons. Un "Soulnado" comparable à celui visible dans les Mortal Kombat en quelque sorte.

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Du reste, Freddy est pratiquement omniscient et s'est transporté physiquement dans Springwood bien que retenant tout ses pouvoirs. Il a réintégré son ancienne demeure qui fait office de palace, et dans son jardin est visible un abime infernal semblant mener vers l'Enfer – exactement comme à la fin de 976-EVIL, justement réalisé par Robert Englund ! Il y a gardé en guise de trophées les cadavres et les âmes de certaines de ses victimes et ainsi peut-on retrouver sa mère, de nouveau emmurée "vivante" dans une pièce qui évoque une Église, fantôme prisonnier des lieux et gardée "pure" afin que soit testée sa Foi face à toutes les horreurs commises par son propre enfant. Le corps de Loretta Krueger, la femme de Freddy, est visible sur son lit, réduit à l'état de squelette et pouvant être vue comme une sorte de macabre poupée gonflable. Enfin les responsables de sa mort sont également présent comme "Dream Slaves", des esprits en constantes agonies qu'il peut torturer à sa guise, transformer et corrompre à volonté. Parmi eux, l'ancien Lieutenant Donald Thompson, père de Nancy, qui fait office de parodie de représentant de la Loi et réduit à l'état de squelette.
Également présentes, les trois jeunes femmes qui avaient réussie à triompher du croquemitaine. Nancy, Kirstin et Alice, qu'il a fini par traquer et tuer à son tour, sont désormais ses "Dream Brides", un trio d'esclaves qu'il se plaît à tourmenter de toutes les manières possibles et qui sont généralement enchainées à ses côtés, sur son trône ou autre, et vêtue de façon très suggestive à la manière de Slave Leia dans Le Retour du Jedi.

   

Springwood est donc totalement à feu et à sang mais cela ne se remarque pas dans le reste du pays. Les pouvoirs de Freddy ne lui permettant pas encore de s'étendre autre part, il demeure en quelque sorte coincé sur ce territoire, se retrouvant finalement aussi limité qu'autrefois. Pour éviter d'être remarqué et interrompu, ses pouvoirs et l'aide des Dream Demons lui ont permis d'ériger une sorte de champ de protection autour des lieux, un filtre de perception de plus en plus dense au fur et à mesure que l'on entre en ville. En le traversant, un visiteur finira par être progressivement contaminé par le Mal qui rôde, passant d'une personne ne remarquant rien d'anormal au premier regard à un prisonnier se faisant happer par une réalité distordue.


C'est dans ces conditions que le jeune Jacob, fils d'Alice et qui était utilisé par Freddy dans le cinquième épisode, a fini par grandir. Il possède le même don que sa mère et l'a utilisé pour échapper aux griffes du croquemitaine. Toujours petit garçon, il est cependant devenu une sorte de légende urbaine auprès des habitants, et un véritable Messie auprès des résistants, utilisant ses pouvoirs pour visiter ou sauver ceux qu'il peut, réveiller la conscience des êtres zombifiés. Son personnage est en cela très similaire à celui de Jody dans les Phantasm, et plus particulièrement dans Phantasm II lorsqu'il fini par rencontrer une jeune femme doté des mêmes dons et lui rendre régulièrement visite par rêves interposés avant de venir la chercher physiquement lorsqu'elle se retrouve menacée par le Tall Man. Les deux personnages expérimentes plus d'une fois et se découvre de ses aptitudes qui dépassent le simple contrôle des rêves, entrant dans un domaine plus proche de la télépathie et autres talents psychiques du genre.
Ici Jacob a réussi à rassembler une petite armée et ceux-ci tentent de s'organiser malgré tous les dangers. Ils doivent éviter le contact avec les citoyens au service de Freddy, qui peuvent les repérer, ainsi qu'aux dangers liés aux abominations qui errent dans Springwood. Toutefois, tous sont des Dream Warriors en puissance et peuvent utiliser d'incroyables talents dans leurs rêves pour combattre l'oppresseur et faire avancer la bataille. Leur plus grand espoir est de trouver comment obtenir ces capacités de façon régulière, en jouant sur la fusion de la réalité et du rêve comme le fait Krueger.


Leur but est évidemment de trouver la source de sa puissance, le fameux artefact créé par Kirstin, mais aussi de détruire l'autel à sacrifices afin de supprimer la livraison d'âmes entre Freddy et les Dream Demons. Cela mettrait fin au pacte qui les unis et le croquemitaine perdrait la plupart de ses pouvoirs. Qui plus est, celui-ci ayant prit une forme physique en fusionnant les deux plans, il peut alors se retrouver humain et vulnérable s'il est prit au dépourvu, ce qui permettrait de le neutraliser pour de bon.
L'histoire de Dreamwar commence lorsque Jacob entre contact avec une native américaine du nom de Neige, une jeune shaman et Dreamwalker, qui comme lui peut manipuler les rêves à sa guise, et lui demande son aide. Celle-ci est aussi puissante que lui et se trouve hors de Springwood, pouvant alors opérer sans trop de risques d'être repérée. Freddy, de son côté, commence à se lasser de son terrain de jeu si petit et commence à tester ses limites pour s'étendre sur le reste du pays. S'il en est encore incapable, il parvient cependant à entrer en contact avec sa propre fille, vivant à New York, espérant la gagner à sa cause et trouver en elle un moyen de se propager comme un virus...


Le reste de l'histoire n'a malheureusement pas été noté et je n'ai plus que quelques flashs et scènes en tête sans me rappeler de ce qui était planifié. Cependant quelques notes supplémentaires étaient ajoutées sur le document, dans l'idée de jouer avec le format comme un comic-book et créer une sorte de crossover  (un "tie-in" comme on dit) avec un autre récit. Celui-ci basé sur l'univers de Massacre à la Tronçonneuse et plus particulièrement du mal-aimé 3ème opus...

L'histoire commence avec la cavale de Leatherface, sa fille et le "shérif" (dont l'implication n'est connue que dans la fin originale et l'adaptation comics), seuls survivants du clan à la fin du film Leatherface: The Texas Chainsaw Massacre III. Une introduction explique leur histoire, comment leur univers est indépendant de Massacre à la Tronçonneuse 2 et décrypte le texte compliqué au début de leur film: suite aux évènements du premier volet, Leatherface a prit la fuite avec son grand-père pour rejoindre le reste de la famille, laissant derrière lui son autre frère (Cook, ou Drayton dans Massacre 2, baptisé W.E. Sawyer dans l'intro de Massacre 3). Pour leur permettre de s'échapper, celui-ci s'est rendu à la police en disant être Leatherface et sera jugé et condamné à mort.
La fillette à maintenant grandi et s'appelle Sally, d'après l'héroïne du film original. Elle possède toujours sa poupée et se trouve être complètement psychotique. Le shérif parle très peu, mutique. Leur errance fini par les amener jusqu'à Springwood où ils réalisent la situation. Sally semble apprécier les lieux, qui convient à leur vision macabre du monde, mais comprend vite qu'ils ne peuvent rien contrôler et que la ville est finalement plus dangereuse que leur longue fuite des autorités.

- Necronomicon Ex Mortis
- Jason ??
- Leatherface montrant son vrai visage (celui prévu pour le film 3, est-ce que même que remake ?)
- Leatherface mettant le Necronomicon comme visage pour faire le plein de pouvoirs