dimanche 26 février 2012

[FRAGMENTS] Puppet Master (1989)


Puppet Master
(1989)


En 1983, le jeune Charles Band fonde sa compagnie Empire Pictures avec laquelle il va produire un grand nombre de séries B. Parmi ces titres il y eut quelques gros succès, comme Re-Animator et From Beyond, et un certain nombre de films qui deviendront cultes à leur manière (Ghoulies, Troll, Creepozoids). En 1989 malheureusement, la firme est victime de graves problèmes financiers et doit mettre la clé sous la porte. Plutôt que d'abandonner le business, Charles Band va alors fonder une nouvelle société dont le nom restera célèbre pour de nombreux rats de vidéothèque comme moi: la Full Moon.
Le but est de reproduire les œuvres d'Empire Pictures à moindre budget, une tâche qui sera un temps facilité par un partenariat avec la Paramount. Charles Band décide alors de s'inspirer d'un film de la compagnie pour son premier projet: Dolls. Réalisé en 1987 par Stuart Gordon, il mettait en scène des poupées vivantes s'attaquant aux personnes qui ne respectaient pas leurs créateurs, un couple de sorciers. Un sujet qui fascine Charles Band si l'on en croit ses déclarations ainsi que les multiples titres de sa filmographie...
Marionnettes et créatures miniatures apparaissent régulièrement dans les productions de la Full Moon qui capitalise beaucoup en proposant justement de nombreuses figurines aux collectionneurs. De quoi douter un peu de la sincérité de M. Band. D'ailleurs est-il vraiment influencé par Dolls ou par la bonne réception de Jeu d'Enfant, la première aventure de Chucky dont la sortie est alors toute récente...?


Quoiqu'il en soit, il écrit un traitement de l'histoire avec un partenaire, Kenneh Hall, et trouve le titre en s'inspirant d'une autre production d'Empire Pictures, un petit film de science-fiction nommé The Dungeonmaster. De façon quasi similaire, son film s’appellera Puppetmaster. En un mot.
Pour d'étranges raisons, le script de Kenneth Hall est réécrit a la demande de Band par le cinéaste David Schmoeller. Celui-ci est connu pour avoir déjà filmé des mannequins tueurs dans Tourist Trap et s'amuse a signer le scénario sous le pseudonyme Joseph G. Collodi, du nom de l'auteur de Pinocchio. Il est également engagé pour réaliser le film, au détriment de Hall qui est alors écarté du projet. Une situation qui révèle bien les ambitions de Charles Band, qui va continuer a faire de l'ombre à ses collaborateurs pour se mettre en avant et s'attribuer tout le mérite des succès de la Full Moon...
C'est peut-être a cause de cette combine douteuse que Kenneth Hall et David Schmoeller réclament tous les deux la paternité exclusive des pantins de Puppet Master. Qui a fabriqué qui ? C'est une véritable confusion. Car si elles sont célèbres, l'origine de leur création demeure un casse-tête

Parlons du film en lui-même. L'histoire commence en 1939


(...)

Petite introduction à une chronique vidéo qui n'a finalement jamais vu le jour. Celle-ci devait moins s'intéresser au film qu'à l'histoire de sa production, entre les origines des poupées, les changement de designs qu'il y a eu entre leur conception et leur fabrication et les remaniements du scénario où les pantins apparaissent finalement comme secondaires au profit d'une intrigue tournant autour de télépathie et de pouvoirs psychiques. Un peu comme le premier Ghoulies qui favorisait la magie noire aux petits démons...

vendredi 10 février 2012

[FRAGMENTS] Ambre – Carrier of Souls

CARRIER OF SOULS


    Encore une fois, Rain doit partir. Son travail sur le plan astral et dans l'Au-Delà. Le guide des Âmes. Je sais qu'il s'agit de son travail, de sa fonction première avant même d'avoir pu obtenir son identité et de découvrir l'amour. Et je sais qu'il n'y a plus aucun danger de le voir disparaître maintenant, la Mort ayant toujours respectée son engagement. 
    Pourtant je ne Lui ferais jamais confiance et mes griefs personnels fausseront toujours mon jugement. A chaque fois qu'il s'en va, j'ai peur qu'Elle me le reprenne et qu'il disparaisse pour toujours. 
    Encore une fois, je dois prendre sur moi. Je fais le soldat devant lui, je l'encourage, je l'embrasse et je lui souhaite bonne chance avec le sourire. Mais mon cœur se serre et je me fais l'éternelle promesse que c'est la dernière fois qu'il part. Que dès qu'il rentre, je lui demande d'arrêter. Pourtant je n'ai jamais trouvée la force, préférant lui faire l'amour jusqu'à n'en plus pouvoir et de sombrer dans le sommeil pour mieux évacuer toute ma peur et ma frustration. 
    Alors que je me retrouve seule à la maison, prenant de nouveau conscience a quelle point celle-ci est déserte, je réalise (encore une fois) que je ne peux plus vivre seule. J'ai besoin de lui auprès de moi.

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     Le plus dur c'est de s'occuper, pour ne pas y penser. Pour ne pas s'inquiéter. Des fois on y est arrive, des fois beaucoup moins. Là, c'était plutôt la seconde catégorie. Tout au plus avais-je d'en l'idée de bosser un peu sur une reprise de Land of Confusion, pour reprendre un peu la musique, et ensuite d'appeler mes enfants. Juste pour entendre leur voix. 
    Je m'acharne sur quelques accords sans trop de succès, ne parvenant pas à me concentrer sur la chanson. Ma voix sonne faux et je ne suis pas en rythme avec mes accompagnements. Une horreur. 
    C'est là qu

(...)

Texte inachevé, très vite et par dépits. Je n'ai pas réemployé le personnage depuis des années maintenant et, même si l'envie est toujours là, je n'ai aucune idée d'où aller, par où commencer, ce qui doit être changé ou exploré. Ici j'ai commencé par me projeter dans un lointain futur, en utilisant quelques éléments vaguement utilisés lors d'un jeu de rôle remontant à quelques années plus tôt, avant que je n'arrête d'employer cet univers.
L'idée était de montrer Natasha comme une mère, immortelle et toujours jeune, mais ayant réussie à ramener sa fille, et à refaire sa vie avec Rain, disposant maintenant d'un corps et d'une conscience humaine. Un second enfant, Eclypse, est né de leur union. Et après ses détails, peu d'idées. Du coup pour commencer en terrain familier je me suis projeter sur les doutes et les peurs du personnages, utilisant la condition de l'homme de sa vie pour amener un semblant d'intrigue. Dans tous les cas, j'ai fini par arrêter car je n'étais pas du tout satisfait parce que je faisais, improvisant sans grande inspiration.