vendredi 12 décembre 2003

[Ciné] Marat/Sade


Marat/Sade
The Persecution and Assassination of Jean-Paul Marat 
as Performed by the Inmates of the Asylum of Charenton
Under the Direction of the Marquis de Sade (1967)
Les Lobis, Blois (41)


mercredi 12 novembre 2003

Correspondance Ad-Æternam


Juste un petit extrait d'une lettre de Wendy que je viens de recevoir. Je ne la publie pas dans son intégralité pour la simple raison que cela reste personnel, mais elle traite sensiblement de sujets qui risquent d'être d'actualité sur ce blog, à l'avenir. L'un est ma découverte avec l'auteur Roger Zelazny et l'incroyable mythologie qu'il a inventé pour son cycle des Princes d'Ambre. Un sujet passionnant sur lequel je me penche actuellement et qui pourrait donner naissance à quelques écrits.


L'autre est tout simplement le petit coup de pub au fanzine Le Siècle Pleure Au-Dessus de la Crypte, dans lequel je devrais prochainement publier quelques chroniques. J'ai suivi pratiquement en direct la naissance de cette aberration de papier et il est très plaisant de le voir faire une petite apparition dans les pages d'un magazine comme D-Side.

Bref, rien de véritablement substantiel pour ce billet, mais j'estimais que cela avait tout de même sa place dans le journal, ne serait-ce que pour archiver.


dimanche 26 octobre 2003

vendredi 24 octobre 2003

The Substitute 2 (1997)

Origine: USA
Année: 1997
Genre: La leçon t'a pas suffit ? et pan dans ta gueule !
Réalisation: Steven Pearl
Scénario: Roy Frumkes, Rocco Simonelli
Musique: Joe Delia
Avec: Treat Williams, Angel David, B.D. Wong, Susan May Pratt, Michael Michele

 



Un mercenaire apprend que son frère, professeur dans un lycée pour jeunes à problèmes, vient de se faire tuer. Tout en s'occupant de sa nièce, il infiltre le lycée en se faisant passer pour le remplaçant de son frère. Il découvre qu'un gang se cache derrière l'affaire et demande de l'aide à un autre mercenaire...

Du premier The Substitute, il ne reste ici pas grand chose si ce n'est l'histoire de base: un mercenaire joue les remplaçants dans un lycée.
On ne retrouve pas Tom Berenger dans cette séquelle qui se passe dans un autre lycée, mais un tout autre personnage. On retrouve cependant, par le biais du deuxième mercenaire venu aider le premier, celui de Joel Six, seul survivant (avec Berenger) de la fusillade finale dans le lycée du premier. S'il était interprété par Raymond Cruz dans le premier volet, c'est ici Angel David qui le remplace, avec un look beaucoup plus décontracté, plus cool, faisant perdre au protagoniste ses allures de faux bad-guy au teint basané. Il nous apprend au passage que le héros incarné par Tom Berenger continue son travail de prof dans la ville du premier film et qu'il est toujours avec l'héroïne (on est content pour lui...).
Mais a défaut de Berenger, on se retrouve avec le charismatique Treat Williams qui est un autre mercenaire (bien que trop "clean" d'ailleurs. Fini les cicatrices et les drôles de trognes du premier The Substitute). Cet acteur est le seul personnage qui soit agréable à suivre dans cette séquelle, finalement inférieure à l'original puisque identique dans le fond comme dans la forme.
En effet, déjà superficiel (un mercenaire veut venger la mort de son frère, du déjà-vu), le scénario traite encore moins des jeunes à problèmes que le premier opus (déjà pas vraiment concerné par le sujet) pour faire étalage de fusillades énergiques, d'explosions et de coups de tatanes. Et même si le film se veut plus fournis que l'original pour ce qui est de l'action, le spectateur s'ennuie assez rapidement puisque tout est mollement filmé, y compris la scène d'action finale repompant celle du premier film (une grande fusillade dans le lycée, non plus avec des dealers mais un gang de voleurs de voiture).
L'histoire inclue même un bad-guy également mercenaire, juste pour rajouter une scène de combat entre lui et Williams à la fin. Un type qui ne sert pratiquement à rien mais qui se paye quand même le luxe de donner la scène la plus drôle du film (enfin, ça ne dure que quelques secondes et il faut bien regarder).
Au final une série B divertissante puisque complètement invraisemblable et orientée action, mais qui traîne un peu et plonge le spectateur dans la torpeur, ne se réveillant que de temps en temps pour les scènes d'action. Mais bon, y a Treat Williams...
On peut toutefois remarquer que la musique du film contient un peu moins de rap que l'original et rajoute de gros riffs de guitare électrique bienvenus (surtout pour ceux qui sont sensible a la musique urbaine des ghettos).

LA SCÈNE: Il n'y a pas grand chose a retenir du film, mais le spectateur masculin pourra apprécier la scène où la mignonne Susan May Pratt (qui joue la nièce du héros) est en soutien-gorge. Voilà voilà.
Mais la scène la plus marrante du film est celle qui suit le meurtre de la belle Michael Michele par le bad-guy de l'histoire, lequel découvre enfin qui est Treat Williams. Il prend alors son téléphone pour dire à son gang que ce type commence à l'énerver, tout en ramassant un jolie ours en peluche blanc pour s'essuyer ses mains pleines de sang assez distraitement. Ça fait rire...

The Substitute (1996)

Origine: USA , 1996
Année: 1996
Genre: film éducatif option "prend-toi ça dans les dents"
Réalisation: Robert Mandel
Scénario: Roy Frumkes, Rocco Simonelli ; Alan Ormsby
Musique: Gary Chang
Avec: Tom Berenger, Ernie Hudson, Diane Venora, Marc Anthony, Richard Brooks, William Forsythe, Glenn Plummer

 


Alors que son équipe se retrouve sans travail, un mercenaire remplace sa fiancée, enseignante dans un lycée, qui vient de se faire agresser. Découvrant que certains élèves font du trafique de drogue, il contact son groupe pour les surveiller, tout en continuant de jouer les remplaçants...

Les films sur les lycées pour jeunes à problèmes (généralement des noirs, des arabes et des mexicains, bref, toutes les minorités ethniques), est presque un genre a lui seul puisque l'on y compte autant la série des The Substitute que Sister Act 2: Back in the Habit, Le Proviseur (The Principal, avec James Belushi et Louis Gossett Jr.) ou encore Esprit Rebelle et la parodie Profs et Rebelles (High School High). On ne peut cependant pas vraiment compter un film comme Class of 1984 dans cette catégorie...
Mais The Substitute est une bonne grosse série B qui ne veut pas vraiment faire passer de message sur les élèves en difficulté et leurs lycées. Il s'agit simplement d'un film d'action avec fusillades, empoignades viriles et quelques explosions (ben oui c'est un film avec Tom Berenger aussi, z'êtes marrant vous. Un gars qu'a joué dans Platoon !).
Si le sujet n'est pas vraiment crédible (un mercenaire remplace une prof et appel son commando pour lutter contre les trafiquants de drogue – et ils étaient trois pour écrire l'histoire quand même !), le film reste un très bon divertissement grâce à Berenger et Ernie Hudson (qui a prit du poids depuis Ghostbusters), dont la présence donne un petit plus au film.
De plus (belle transition), le film possède un certain humour qui est le bienvenu (une fille qui se lime les ongles est surnommée Freddy Krueger, Berenger imite Schwarzenegger et son "I'll be back" de The Terminator, un mec a des gaz a cause des fibres qu'il prend au petit déj' et se chie dessus quand Berenger se fâche).
Il n'y a pas grand chose à dire si ce n'est que l'on peut le regarder sans problème a condition d'accepter les films qui ne se prennent pas la tête et ne sont là que pour divertir (le principe même de la série B donc... Bon d'accord, après celui de rapporter un max de thunes aux producteurs). Le succès (?) engendrera plusieurs suite, sans Berenger toutefois, mais avec le tout aussi sympathique Treat Williams.
A noter que, bien qu'il ne s'agisse que d'une série B, deux vidéoclips seront crées avec les groupes utilisés pour la bande originale: "Hoo Banting" de Mack 10 et "Miami Life" de Ass Kass. Il va sans dire que la qualité musicale de ses deux morceaux reste discutable...

LA SCÈNE: Alors que le principal attend dans son bureau que Tom Berenger se face tuer par des jeunes, il entend quelqu'un se faire défenestrer. Il appel les urgences pour signaler un "accident" (pensant, le gros nigaud, que c'est Berenger qui s'est fait balancer), lorsque l'on voit par la fenêtre derrière lui une autre personne tomber à toute vitesse en poussant un petit cri. Le proviseur se retourne avant de se rendre compte que ce sont les jeunes qui se font défenestrer chacun leur tour, et non Berenger. Marrant.

dimanche 7 septembre 2003

[Ciné] Bruce Tout-Puissant


Bruce Tout-Puissant
Bruce Almighty (2003)
Cap Cinéma, Blois (41)



Sketches 2002 (Trailer)


Stupide bande-annonce pour une stupide vidéo.
Aucune idée de pourquoi j'ai monté ça, mais je crois que je voulais maîtriser un peu plus le logiciel (pourtant un Windows Movie Maker de base très merdique). Aussi, c'est une sorte de référence à la bande-annonce de Evil Ed, mais personne ne fera attention.

jeudi 14 août 2003

Happy Birthday, Adrien !


Illustrations d'anniversaire faites par Akira, accompagnant une petite histoire écrite pour l'occasion. Merci beaucoup à Akira pour ce très gentil cadeau, absolument inattendu !

dimanche 10 août 2003

[Ciné] Terminator 3: Le Soulèvement des Machines


Terminator 3: Le Soulèvement des Machines
Terminator 3: Rise of the Machines (2003)
Cap Cinéma, Blois (41)


vendredi 8 août 2003

Western Couscous


Court-métrage réalisé en décembre 2002, avec l'association Scandal Prod Video.
Il s'agit en fait d'une reprise en plus soignée d'un ancien sketch vidéo, improvisé quelques temps plus tôt et pour lequel j'avais prêté les fausses armes à feux que nous utilisions régulièrement, Fabien et moi, pour nos propres films. Elles furent réutilisées encore une fois pour cette nouvelle version.

Au rayon des anecdotes, je devais à l'origine jouer un serveur mais ma tenue m'a valu le rôle du narrateur à la place. L'acteur interprétant Abdel Scott était mon ancien professeur de théâtre et ce fut une surprise pour tous les deux de se retrouver sur le tournage, après plusieurs années. Enfin, ce n'est évidemment pas ma voix qui a été utilisée en off car le réalisateur a jugé qu'elle n'était pas satisfaisante...

lundi 14 juillet 2003

ShinRa corp. - MàJ


Inclusion des premiers chapitres de mes deux fanfictions sur Final Fantasy VII, La Déchéance d'Hojo et Le Glas du Destin, sous le pseudonyme de Adrien B. Demented, sur le site ShinRa Corporation. A noter qu'il s'agit de l'avant-dernière mise à jour du site avant qu'il ne soit abandonné par sa créatrice !

dimanche 22 juin 2003

Cube² : Hypercube (2002)


CUBE² : HYPERCUBE
(Canada, 2002)

Réalisation: Andrzej Sekula
Scénario: Sean Hood et Ernie Barbarash & Lauren McLaughlin
Musique: Norman Orenstein
Avec: Geraint Wyn Davies, Kari Matchett, Neil Crone, Matthew Ferguson, Barbara Gordon, Lindsey Connell

Plusieurs personnes qui ne se connaissent pas et qui n'ont apparemment rien en commun se réveillent dans un lieu étrange, constitué uniquement de pièces cubiques avec un passage à chaque mur. Ils tentent alors de trouver la sortie, tout en cherchant à comprendre où ils sont et pourquoi...

Si le premier Cube était un très bon film, sorti en salle alors qu'on ne s'y attendait pas, et qu'il avait le mérite d'être original, ce n'est absolument pas le cas de cette séquelle, tout à fait inutile.
La première chose qui marque, c'est la réalisation. Là où Vincenzo Natali donnait de la claustrophobie dans les pièces du Cube, Sekula (chef opérateur du premier film) lui offre une impression de grandeur, sa caméra flottant dans l'espace-temps, usant de l'image de synthèse pour rajouter de nombreux mouvements amples et cadrant étrangement ses personnages (gros plans inutiles sur diverses parties du corps, décadrages volontaires, caméra d'épaules, split-screen) ; le tout avec une extrême mollesse qui se ressent et freine encore plus le rythme déjà lent du film, qui devient vite soporifique car inerte (ça parle beaucoup pour ne rien dire et ça ne bouge pas vraiment). L'aspect technique vient renforcer cette mauvaise réalisation, Sekula usant de plans numériques foireux, approximatifs et déjà dépassés depuis longtemps, conférant à Cube² un aspect proche du jeu vidéo très "cheap" (voir la fin, lorsque le Cube se déstructure, ou les effets de distorsions temporelles et les pièges).
Le Cube lui-même diffère du premier, troquant les couleurs différentes pour des pièces absolument toutes semblables, d'un blanc aseptisé (le réalisateur souhaitait que sa version soit plus froide et intemporelle).
A cela vient s'ajouter un scénario inepte, effarant de nullité face à l'efficacité du script du premier volet. L'intrigue est simple: c'est exactement la même que dans le film précédent. Seulement cette fois l'effet de surprise n'est plus et on se contente de remplacer l'attardé mental par une vielle femme sénile, le nouveau groupe se composant ici d'un aveugle, un adolescent, une avocate précieuse, une brute épaisse et une femme élevée au rang d'héroïne dès le début. Des stéréotypes usés jusqu'à la corde, d'autant que l'on sait directement ce que chaque protagoniste ou presque va devenir, là où Cube attendait de vraiment mettre ses personnages à l'épreuve avant d'installer la tension, toujours plus montante.
De plus l'histoire ne fait preuve d'aucune nouveauté par rapport à l'original, si ce n'est d'inclure la théorie de l'Hypercube, une cube contenant des dimensions parallèles (temps, largeur, profondeur et une multitude d'autres). Les scénaristes mettent alors au point de fumeuses théories sur la téléportation quantique (mieux vaut revoir la série Code: Quantum, c'est plus drôle) à laquelle ici tout le monde croit (sauf le spectateur !) sans même se poser de question sur la probabilité de telles inepties. On peut d'ailleurs noter que bien que l'un des écrivains, Sean Hood, possède une formation universitaire poussée dans les mathématiques, la plupart des formules inscrites dans le film sont incorrectes.

Rajoutez des flashbacks qui se passent hors du Cube (ce qui évapore encore plus le concept de claustrophobie), notamment pour la présentation des personnages avant leur emprisonnement, la présence d'un être à l'existence hypothétique qui aurait été créé génétiquement pour être supérieur à l'Homme, lequel serait un hacker surpuissant et recherché par ses créateurs, le fait que tous les personnages aient un point commun avec l'existence du Cube (ce qui entraine une certitude quant au fait que celui-ci soit l'objet d'une conspiration), un épilogue se déroulant hors de ce dernier (là où l'original conservait toute son énigme), dans un hangar plein de militaires qui semblent agir pour le Gouvernement et montrant l'aspect extérieur de la chose comme un liquide façon Stargate (alors qu'un des personnages du premier film était le concepteur de la coque externe), un humour qui ne fonctionne jamais ainsi que l'abandon pur et simple de la violence: il n'y a pour ainsi dire aucun piège mais des distorsions temporelles qui permettent de retrouver en vie des personnages déjà mort. Et surtout, des dialogues qui laissent sans voix tellement ils sont nuls ("C'est horrible cet endroit.", "Aidez-moi j'ai peur !"). Le final n'est pas un happy-end et est censé surprendre le spectateur par une série de retournements de situation tellement gros qu'ils agacent plus qu'autre chose. Sans parler des protagonistes, insupportables comme cette vieille dame, amusante au début mais vite prise de tête au fil du film, ou cette aveugle hystérique qui ne sert strictement à rien si ce n'est à une des surprises de la conclusion, laquelle arrive de manière tellement rapide que le spectateur ne peux l'accepter. Au point que de se demander si ce n'est pas une idée rajouté en dernière minute.
Bref, rien ne peut sauver ce film de la catastrophe: mal filmé, mal joué, déjà vu, énervant, pédant mais jamais à la hauteur de ses ambitions. A éviter en somme.
On note la promesse d'une autre séquelle à la fin (on nous apprend ainsi que la "phase 2" est terminé, sans parler d'un objet qui est récupéré mais dont on ne sait absolument rien). Malgré sa nullité, Cube² obtint le prix de la critique au Fantasporto 2002 (Portugal) et à échappé de peu au prix du meilleur film (!) au profit de Intacto. Quant à Kari Matchett, on la retrouve étrangement dans le Cypher de Natali, sa seconde réalisation après Cube...

LA SCÈNE: Le final, qui plombe tellement l'énigme du premier Cube sans pourtant apporter de véritable explication, tellement aberrant qu'il en devient le seul véritable souvenir que l'on peut avoir du film.