lundi 13 avril 2009

Gypsy Witch – Masque & Dante


Pas d'inspiration pour ce soir. En résulte donc ce machin franchement bâclé et pas très original. Il représente Alice, dans la forme du Masque, conservant Dante sous sa forme gazeuse à l'intérieur d'une sorte de globe. La scène provient d'un jeu de rôles durant lequel Alice sauve la créature des griffes de Damaskinos en faisant croire à sa mort...

J'ai repris le Masque tel que je l'avais représenté la première fois, avec une légère variation sur son visage. Des yeux rougeoyant, pour lui donner une apparence plus impressionnante / menaçante, ainsi que des dessins d'arabesques sur le masque. Pas très visible ici, la petite taille du dessin ne permettant pas à mon pinceau de faire des miracles. J'ai donc fais un petit dessin de l'objet, de face, pour donner une meilleure impression de l'effet (voir l'article pour plus de détails).



La cape demeure, mais la coloration est atroce. Je me débrouille encore moyennement avec l'aquarelle et peindre des grandes surfaces est une horreur. On voit des altérations de tons, des blancs par-ci par-là et surtout les marques de l'eau et du pinceau, puisque je n'ai pas réussi à rendre le tout harmonieux. Faut dire que pour obtenir une couleur vive, j'ai passé plusieurs couches à la suite...

L'orbe est plutôt bof. J'ai constitué une sphère très noire, renfermant le sort du Masque pour sceller Dante sous cette forme, et j'ai rajouté des volutes un peu plus claire pour reproduire l'aspect gazeux du démon. Autant dire que si la coloration passe très bien, le tracé est brouillon au possible...

J'ai vraiment besoin d'inspiration pour réaliser quelque chose de concret je crois...

mercredi 8 avril 2009

Gypsy Witch – Time to Say Goodbye

Un dessin d'Alice et d'Oberon, lors de leur dernière rencontre. Sur la tombe de "Rebecca", ils se disent adieu et cessent d'être le couple qu'ils formaient des années en arrière, chacun devant suivre un chemin différent. Le destin d'Alice est de s'occuper de leur fille Natasha, celui d'Oberon de disparaître pour la troisième fois...

J'avais de grand espoir sur ce dessin en commençant avec Oberon, plutôt pas mal de tête et malgré les disproportions et erreurs de perspectives avec le reste de son corps. Son visage exprimait une émotion difficile à identifier convenant parfaitement à cette scène d'adieu. J'ai malheureusement très vite déchanté avec le reste. Dès lors que je me suis mis à tracer la pierre tombale, j'ai su que je n'allais rien réussir d'autre.
Passons la tombe, qui ne ressemble à rien, Alice est franchement raté. Plus petite qu'Oberon, je n'ai pas réussie à faire rencontrer son regard avec celui de son ancien compagnon. Son corps est longiforme et complètement disproportionné et sa tenue a été improvisé à partir de son ancien accoutrement (voir ici). On distingue la jupe fendue habituelle, le foulard et les New Rocks, mais son mini top est nouveau et elle possède des gants comme ceux de Tao. Sa chevelure, comme souvent, est ignoble.

Tout comme le dessin d'Alice, la coloration est très grossière. C'est parce que je n'ai plus perdu de temps à m'appliquer dès que j'ai fais le visage d'Alice, réalisant que le reste ne serait pas terrible au final. Mon matériel à pas cher rend l'âme au fur et à mesure que je dessine, ce qui ne me facilite pas la tâche cependant.
Je trouve que la scène manque de détail. Du vent, une pluie de feuilles ou de fleurs, quelque chose pour mettre en scène... La main d'Alice devait être posé sur le cœur d'Oberon en un geste intime mais je suis allé trop vite et on dirait plus qu'elle lui tapote le bras. Elle-même ne témoigne pas la mélancolie qu'elle ressent, de toute façon.
En plus il manque le bouquet de fleurs sur la tombe. C'est volontaire puisque je me suis dis que je n'y arriverai jamais...


jeudi 2 avril 2009

Gypsy Witch – Le Dernier Hommage d'Oberon


Un dessin illustrant une scène construite à la vision du magnifique épilogue de Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots, le fameux débriefing mettant en scène Snake et son "père", intitulé Naked Son. Ce passage très touchant, signant la fin de "l'ère des serpents", évoquait de nombreux aspects d'un de mes anciens textes, écrit il y a longtemps, sur le personnage de Natasha d'Ambre ainsi qu'une relation établie entre Alice et un autre personnage, le Roi Oberon...

Naked Son se déroule dans un cimetière ressemblant énormément à celui où commence le tout premier écrit sur Natasha. Le même endroit, face à une tombe pratiquement identique. Dans ce décors, une orpheline rend un hommage à la mère qu'elle n'a jamais connu, qu'elle vient tout juste de découvrir. Alors arrive un homme, celui qui pensait être le seul à venir fleurir cette tombe. Il est Oberon, Roi d'Ambre, venu comme tous les ans présenter ses hommages à sa femme décédée...



L'histoire de Natasha débute sur cette rencontre. Elle découvre ses parents, devient une Princesse d'Ambre, et s'ensuit toute une série d'aventure qui n'évoquèrent
plus jamais le personnage de la mère. Bien plus tard, vient le personnage d'Alice Cooper. Née bien après Natasha, celle-ci est une jeune sorcière établissant d'énorme point commun avec l'Ambrienne cependant. Un amour pour la danse, un physique semblable, des yeux incroyables et quantité de combats contre des monstruosités venus d'autres mondes...

Dans l'histoire que l'on connaît, Alice utilise sa machine à voyager dans le temps. Célibataire un très long moment, sa vie va pourtant changer le jour où elle rencontrera un homme étrange. Voyageur également, cachant comme elle bon nombre de secret et utilisant un faux nom pour se cacher... Une relation amoureuse va progressivement attacher la Sorcière au Roi. Des points communs, la puissance et la capacité de changer les mondes... Et des ennuis qu'ils laissent derrière eux.

La suite est évidente, un enfant va naître de leur union. Mais peu avant que la femme n'accouche, le passé refait surface... La mère Alice va sauver son enfant en utilisant ses dernières forces pour la mettre au monde. Ses blessures l'épuiseront et elle décèdera peu après. Oberon va alors quitter ce monde pour protéger cette fille qu'il ne connaîtra pas avant une vingtaine d'année...

Mais Alice n'est t-elle pas immortelle ? Puissante sorcière des mondes, chargée d'en surveiller l'équilibre, descendante de Dracula lui-même et capable de devenir vampire ou hybride ? Loup-garou, scientifique experte en génétique et haute technologie... Et surtout, Alice ne connaît-elle pas le passé, le présent et l'avenir ? Sachant depuis longtemps qu'elle aura une fille dont elle ne partagera pas la vie, au risque d'un paradoxe temporel, Alice partira aussi, laissant sa fille, Natasha, orpheline...

Des dizaines et des dizaines d'année plus tard... Natasha a grandit, connaît son identité et est devenue mère à son tour. Oberon a vieilli et se fait passer pour mort une nouvelle fois, vivant dans le secret. Il vient toujours fleurir la tombe de son dernier amour, même s'il n'est pas toujours seul à le faire...

La scène née de la vision de Naked Son en est la suite logique. Natasha, mère et heureuse, reviendra un jour rendre hommage à sa mère qu'elle a longtemps mise de côté durant son histoire. Oberon l'y rencontrera une nouvelle fois, comme lors de leur première rencontre, mais se cachera à sa vu. Il sera lui-même surpris par quelqu'un d'autre. Une jeune femme, la même que dans ses souvenirs et n'ayant pas changée. Elle utilise une machine pour voyager dans le temps, et après quelques temps à suivre la vie de sa fille en cachette, elle retourne à sa véritable ligne temporelle. En ce jour bien précis, où elle retrouve Oberon...

Une longue conversation va s'en suivre. Les paroles prononcée durant Naked Son, bien que narrant une histoire fondamentalement différente, s'en rapprochent pourtant énormément... C'est également la raison qui m'a fait dessiner Oberon en Big Boss. Les deux personnages ont beaucoup en commun, tant dans le physique que dans l'histoire. Après tout, Big Boss ne s'est-il pas fait passer pour-mort deux fois de suite ? Ne possède t-il pas une vie de famille très particulière, ses enfants étant des êtres supérieurs ?

Peu importe les dessous de cette scène spéciale ici, peu importe les révélations pourtant énorme. Nous avons encore beaucoup à travailler dessus. Voilà simplement Oberon, le "Big Boss", en fin de vie, venu porter un dernier hommage à sa femme avant de la quitter pour de bon... Pas de date ni d'épitaphe sur la tombe, c'est ce qu'aurait voulu Alice. Afin de rester cachée. Un simple symbole, celui de l'Ouroboros, le Recommencement. Encore un élément à rapprocher de Naked Son. Et le nom, "Rebecca". La nom de la sœur jumelle d'Alice, utilisé comme fausse identité...

De dos, Oberon est entièrement reprit à la version vieillie de Big Boss dans Metal Gear Solid. Il est raté bien sûr. Le dessin n'est pas terrible de toute façon, peu détaillé, peu précis, passablement colorié... Mais en première représentation de cette grande scène, il est très important.


mercredi 1 avril 2009

Gypsy Witch – Poisson d'Avril 09


Grossièrement il s'agit simplement du poisson mutant à trois yeux que pêche Bart Simpson près de la centrale de Springfield. On voit la bête plusieurs fois durant la série après cet épisode... Comme il est plutôt simple à dessiner je me disais qu'il ferait un bon spécimen pour ce premier Poisson d'Avril.


Le rapport avec Alice ? Ben comme on le sait, la demoiselle collectionne les bizarreries et possède une "Little Petshop of Horrors" où elle vend plusieurs créatures étranges, comprenez donc qu'elle puisse posséder en aquarium des poissons radioactifs  !


Voilà voilà. Le dessin est pas très ressemblant, je sais... Et la couleur tire plus sur le rouge que le orange parce que je me suis planté de crayon !

mardi 31 mars 2009

Gypsy Witch – Playtime !

Une petite illustration de Tao torturant Alice durant les évènements des Roses d'Ombre. Comme nous l'avons déjà vu précédemment (1, 2), la Chaosienne désire se venger d'Alice et de ses manipulations en jouant avec elle et la lacérant avec ses lames. Cette scène se déroule dans la continuité de ce passage, Alice étant immobilisé et totalement à la merci de Tao. Cette dernière l'a menottée bras au-dessus de la tête et prend plaisir à la dévisager pour saisir chaque expression de douleur durant l'acte. Alice possède déjà plusieurs coupures sur les flancs, endurant cette fois le supplice sur l'abdomen...

Je suis plutôt satisfait d'Alice malgré les énormes erreurs de proportions. La position de sa  tête et de ses bras me plaît bien, et son visage et sa coiffure ne sont pas si mal. malheureusement ses bras sont beaucoup trop gros et son corps trop fin ! Son œil est fait assez bizarre et le pagne que forme les vestiges de sa cape rend assez mal sur ses hanches... Mais globalement l'image me convient bien.
Tao par contre, c'est une horreur. J'ai commencé par ses cheveux au lieu de faire la forme générale de sa tête et en résulte ce visage atroce et difforme. Le reste de son corps par contre est plutôt pas mal même si j'ai laissé  tombé les mains par peur de me planter. Résultat elles sont représentées par une ébauche et semblent hypertrophiées, et surtout les lames ne possèdent pas l'échelle qu'elles devraient avoir et sont mal placées. Celle de l'avant-plan devait se positionner proche du nombril d'Alice et l'autre un peu plus haut sur le ventre, mais j'ai finalement fait comme je pouvais... Ça reste compréhensible quand même. Certaines erreurs, toutefois, sont dû au fait que je n'avais plus le look de Tao ni d'Alice sur ce passage de l'histoire et que j'ai modifié au dernier moment. Les bras de Tao et et la jupe d'Alice en font ainsi les frais...

Mais globalement, ça passe quand même et le côté BDSM en ressort plutôt bien.

lundi 19 janvier 2009

[NOTES DE TEXTE] Gypsy Witch – La Nuit des Citrouilles

Notes de Texte


Voilà le premier et unique chapitre d'une nouvelle que je me plaisais pourtant à écrire (mais j'ai tellement d'écrits en retard / projets de toute manière que bon...) et qui là encore est entre parenthèse depuis un bon moment... La Nuit des Citrouilles (titre préféré à celui de Le Champ de Citrouilles puisque ça sonnait franchement moyen) se déroule durant la jeune enfance d'Alice, encore marquée par la disparition de sa sœur.

L'origine de se texte provient d'un dessin trouvé sur DeviantArt, représentant une sorcière luttant contre une armada de citrouilles d'Halloween tueuses à la tronçonneuse. Une idée franchement amusante et dont j'ai fini par "construire" le background en remplaçant la jeune femme par Alice. Le concept était plaisant et permettait une grosse dose de délire.

http://cloudy-wolf.deviantart.com/art/Killer-Pumpkins-24880469

J'ai ainsi inventé l'histoire progressivement, même si la première difficulté fut la période d'Halloween elle-même, qui n'est pas du tout dans le même esprit en Roumanie qu'aux États-Unis. En revanche la Nuit de Walpurgis, son ancêtre en quelque sorte, est une fête religieuse très populaire là-bas et permet alors d'inclure une équivalence, mais en plus "mystique" que la version américaine que nous avons tous en tête.

L'idée était ici de réemployer les citrouilles comme objet permettant d'effrayer les fantômes et mauvais esprits durant cette fameuse nuit, mais en les animant et les rendant véritablement dangereuses pour ces êtres surnaturels, jusqu'à ce qu'un évènement quelconque les rendent folles et oblige le personnage principal à les exterminer massivement, comme le montre la fameuse illustration. Il s'agissait aussi d'un moyen de rendre un petit hommage au groupe des Smashing Pumpkins !

Ce premier chapitre, malheureusement, ne laisse pas du tout entrevoir l'histoire. Il s'agissait en fait d'une introduction à la situation, avec le clan des gitans s'installant dans une petite ville du pays et une Alice déprimée à laquelle sa grand-mère veut montrer quelques merveilles. Mais pour tout cela (même si vous pouvez en lire le résumé grossier sur la chronologie), il faut se référer à un maigre "squelette d'histoire" que j'ai en note durant la conception des différents chapitres, dont voici un aperçu:

- La tribu s'arrête près d'un village connu d'eux
- Alice se sent mal: la nuit des esprits arrive et elle ressent celui de sa sœur
- Esprit de sa sœur dans son sang (sang hanté) depuis sa mort
- La nuit d'Halloween commence
- Alice, 14 ans, est accompagnée de sa grand-mère
- Déguisée en sorcière
- Elle lui raconte le principe d'Halloween est des esprits
- Alice rencontre un petit garçon, en fait un esprit
- Belinka lui parle des citrouilles et lui expliques qu'il y a un champ hanté
- Citrouilles tueuses d'esprits
- Les-dites citrouilles s'animent et menacent de détruire le village
- Belinka a l'habitude mais décide d'y emmener Alice
- Alice et petit garçon piégé: les citrouilles veulent tuer l'esprit
- S'en prennent à Alice à cause de l'esprit dans son sang
- Alice participe et "Smashing Pumpkins" avec une hache ou autre
- Champ dévasté, invasion arrêtée, permet aux esprits de se promener librement
- Petit garçon remercie Alice de l'avoir défendu
- Garde une citrouille en souvenir, se gavera de bonbons


Comme on peut le lire, seul les deux premières entrées de la liste sont vaguement ébauchées dans ce premier chapitre, tandis que le second devait clairement mettre les choses en place via la grand-mère d'Alice, une sorcière qui souhaite redonner un peu le sourire à sa petite-fille: elle lui fait miroiter un monde fantastique qui la fascine, puis la petite s'amuse pendant la fête avant de croiser un esprit qui n'est pas malveillant. Les citrouilles vont cependant passer à l'attaque et prendre la jeune fille pour cible puisque "hantée" par un fragment de l'esprit de sa sœur...

Ce gimmick permettant d'entrainer la lutte Alice / Citrouilles est en fait un élément très important dans l'histoire du personnage, qui va fréquemment revenir dans les histoires à suivre. Vampire qui s'ignore, Alice est capable de boire les âmes en buvant le sang des humains et les utiliser comme bon lui semble par la suite (un peu comme dans Hellsing, où Alucard utilise toutes ses victimes comme soldats à la fin de l'histoire, pour lutter contre ses adversaires).


A la mort de sa sœur, la petite s'est imprégnée d'un peu de son sang et à donc récupérée une portion de l'âme immortelle de Rebekah (sa sœur jumelle, donc elle-même une vampire en puissance) et la conserve dans son corps sans en avoir conscience. C'est donc ce petit bout d'esprit qui entraîne la problématique de cette intrigue, et qui va devenir un élément important par la suite.

Quoiqu'il en soit, cette petite nouvelle me paraissait à la fois très mignonne et amusante et je regrette vraiment de l'avoir laissée en plan. Il va sérieusement falloir que je me reprennes !

vendredi 12 décembre 2008

Gypsy Witch – L'Offrande


Tout simplement la suite directe de Sacrifice, dessinée dans la continuité de ce dernier. On y retrouve donc tout autant Cthulhu que les Profonds et une Alice ligoté à un poteau, offerte en sacrifice au Grand Ancien qui, ici, s'approche un peu plus.

La situation était déjà vaguement amenée dans l'illustration précédente, avec les multiples tentacules de Cthulhu qui rampaient vers la jeune sorcière. Ici la divinité lève un bras comme pour attraper la jeune femme, les centaines de barbillons de sa bouche convergeant vers elle tandis que les adorateurs assiste à la scène.

Comme pour Sacrifice, ce dessin est totalement ignoble et souffre des mêmes défauts (Cthulhu mal représenté, dessin approximatif). Le corps d'Alice est très mal rendu et celui de Cthulhu donne mal compte de la relation taille / profondeur de l'eau. Ses tentacules sont trop nombreuses, ou en tout cas l'effet est raté, et la falaise fissurée par la main puissante du Grand Ancien n'est pas mieux.

Il vaut peut-être mieux laisser cette histoire sous format papier que d'en faire une série d'illustrations qui seront forcément mauvaises et pas très flatteuses pour la création de Lovecraft...

Gypsy Witch – Sacrifice


Dans la lignée des Cthulhu Mythos, que l'on avait déjà évoqué via l'histoire Arkham Asylum, voilà un nouveau clin d’œil à Lovecraft avec l'utilisation de sa créature la plus célèbre pour une petite intrigue mettant en scène une secte d'adorateurs de Cthulhu souhaitant sacrifier Alice au nom du Grand Ancien. Une situation quelque peu délicate pour la jeune sorcière qui, attachée, nue et sur le point d'être tuée, est témoin d'une apparition de l'ancien dieu...

Le dessin illustrant la scène principale est reprit sur une illustration plutôt connue nommée The Giant Cthulhu de Cyril Van Der Haegen, elle-même une variation du The Giant de N.C. Wyeth. On y voit la silhouette massive de Cthulhu surplomber quelques Profonds / Prêtres des Anciens et une jeune femme promise au sacrifice.


Parmi les différences ici, le choix d'une falaise surplombant l'océan. Un lieu géographique qui n'est ni la ville d'Arkham, ni les ports de Imboca ou d'Innsmouth et qui se rapproche plus des côtes d'Irlande et d’Écosse. L'idée me paraissait séduisante mais, bien sûr, devra trouver une excuse pour exister dans la nouvelle. Les Prêtres, loin de ressembler aux figures effrayantes du modèle, sont ici de vagues silhouettes en cape dont je ne savais pas trop quoi faire.

Ils sont censés être des hybrides humains / créatures dont les membres deviennent des tentacules. D'où la silhouette quelque peu difforme, les épaules basses, et la cape qui couvrent le corps pour tromper. Le film Dagon est un bon exemple pour s'en faire une représentation...


Alice est attachée différemment du dessin également, les bras au-dessus de la tête et avec des chaînes. Une représentation assez classique de la vierge sacrifiée au dragon ou à un monstre quelconque. En fait je l'ai faite ainsi car je n'avais pas le modèle lors de la réalisation du dessin, que je n'avais vu qu'une fois ou deux il y a au moins un an de ça ! Forcément les souvenirs s’altèrent...

Enfin Cthulhu... Et bien rien à dire dessus si ce n'est qu'il est extrêmement moche. Ses proportions ne sont pas un problème en soit puisque chaque artiste le représente différemment, mais il est quand même très laid. Je lui ai rajouté de multiples tentacules qui s'approchent dangereusement d'Alice pour donner de l'action dans le dessin, mais l'effet est raté. Sans parler de celui de l'eau qui explose sous l'émergence du Grand Ancien...

Bref ce truc est d'une laideur sans nom. Passons.

jeudi 11 décembre 2008

Gypsy Witch – Exécution ?


Une dernière illustration de la petite série composée sur le thème du Masque capturé par Premutos et Tao (#1, #2, #3). Celle-ci s'inscrit chronologiquement à la toute fin, montrant Alice s'agenouiller devant Premutos après avoir été torturée par Tao.
Coupant court aux exactions de sa sœur, celui-ci la prie de cesser ses "attouchements" et oblige Alice à tomber à genoux devant lui tandis qu'il prend sa forme Chaotique. Il compte bien donner une leçon à la petite sorcière et lui faire comprendre que jouer avec un Sang Réel est quelque chose de dangereux. Instable, ses menaces d'exécution deviennent plus que concrètes et il se retient difficilement de la décapiter sur le champ... Tao réalise qu'il suffit d'un rien pour que la situation dérape et observe la scène sans rien dire, ne s'amusant plus du tout.

Très sincèrement celui-ci est très raté. Rien que le scan est moche (oui, plein de petits carreaux mal effacés) et les proportions sont horribles. Alice possède une tête énorme tandis que celle de Tao est trop petite par rapport à son corps qui n'est pas très en courbes (pour un perso sexy, ça le fait pas). Les perspectives ne sont pas mieux et si la succube est censée être d'un pas ou deux derrière Alice, elle passe à l'avant plan.
Plusieurs effets sont très mal rendu : la jupe n'est pas supposé être transparente, je voulais que l'on comprenne que la jeune femme est agenouillé, et ses blessures se résument à quelques coupures peu impressionnantes alors que Tao est supposée être sadique. Quant au concept même du dessin, c'est-à-dire une main griffue apparaissant en ombre à l'avant-plan, menaçant une Alice sans défense, est moyennement compréhensible.
Si la elle a les doigts tordus et que la victime semble plus résignée que terrifiée, son expression est plutôt dans la continuité de la scène précédente (Tao veut s'amuser) tandis que celle de la Chaosienne, perplexe, est pour le coup dans le ton. Elle ignore si son frère va vraiment tuer la jeune femme, et sa violence la renvoi à certains hommes qu'elle a croisée: elle ne pensait pas que son frère pourrait lui apparaître de cette façon et hésite... Doit-elle agir ? Le retenir ? Alice mérite t-elle vraiment de mourir ?

Niveau coloration j'ai encore une fois repris les "mélanges" de couleurs avec les cheveux de Tao et le sang sur Alice. Je suis plutôt satisfait de la lame sanglante qui goutte et l'effet ombré sur la main est bien ce que je voulais obtenir (des trames régulières ne couvrant pas entièrement la zone de dessin pour donner un aspect "flou")

Au final, le dessin pourrait être pas mal avec un quelconque talent en dessin, ce que je n'ai pas.


Voilà quelques croquis que j'ai fais après-coup, en essayant de voir si j'aurai pu mieux positionner les personnages. Celui du haut rétablie la perspective (Tao en arrière-plan) mais est extrêmement moche et raté (la main est trop difforme, Alice à de trop gros seins !) tandis que celui du bas devait normalement dévoiler le hors-champ en représentant Premutos sous forme Chaotique, en manteau et chapeau. Résultat, il ressemble à une autruche géante ou à Statler des Muppets avec une queue de castor tandis qu'Alice et Tao se résument à... Pratiquement rien.

samedi 6 décembre 2008

[FRAGMENTS] Le Cavalier du Diable (1995)


LES CONTES DE LA CRYPTE: LE CAVALIER DU DIABLE
TALES FROM THE CRYPT: DEMON KNIGHT
(1995)


La série télé Les Contes de la Crypte atteint la toute fin de sa sixième et avant-dernière saison en 1995. En parallèle des épisodes est tourné ce Demon Knight, un film inspiré par le show et qui en reprend le générique et l’inévitable Cryptkeeper (le gardien de la crypte) en guise de conteur afin  de s’intégrer parfaitement à la série. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, Demon Knight n’est pas un film à sketches dans la ligné de Creepshow (ou de l’adaptation de 1972 avec Peter Cushing), ce qui paraît pourtant naturel pour une franchise dont le principe est de raconter diverses petites histoires horrifiques, mais bien un one-shot. Un épisode unique de la durée d’un long métrage qui aurait pu être un bon moyen de faire évoluer la série en une franchise cinéma. Si l’avenir des Contes ne sera pas si glorieux, Demon Knight demeure une excellente réussite, à la fois autonome et parfaitement respectueux des EC Comics et de la série télé dont il est dérivé.

On était en droit de craindre une trop grande indépendance du film vis-à-vis de cette dernière, car tout le monde ne la connaît pas nécessairement et cela peut être vu comme un handicap aux yeux des producteurs souhaitant rentabiliser autant que possible. Que l’on se rassure, ceux-ci sont les responsables originaux du show télé (parmi lesquels Richard Donner, Walter Hill, Joel Silver et Robert Zemeckis) et aucun changement n’a été effectué pour perturber les fans. Tous les éléments habituels sont réunis ici à commencer par le célèbre générique. Les interventions du Cryptkeeper, avant et après l'histoire, sont bien entendu de la partie puisqu’il s’agit avant tout de la marque de fabrique de la série. Celles-ci sont réalisés par Gilbert Adler, futur metteur en scène du second film des Contes (La Reine des Vampires), qui en quelques minutes parvient à parodier tous les clichés possibles: sexe, violence et situations abracadabrantesques.


Tales From the Crypt Presents Demon Knight (le titre alternatif et complet du film) nous dévoile ainsi l’intrigue d’une femme adultère ayant tuée son mari, se débarrassant du corps dans une cuve d’acide. Pendant qu'elle prend un bain en attendant son amant, le défunt se relève et attrape une hache pour trucider son épouse… Un stéréotype si éculé que la blague ne dure pas longtemps: il s’agit en fait du tournage d’un segment des Contes, dirigé par le Cryptkeeper lui-même ! Celui-ci s’adresse alors au spectateur, comme a son habitude, pour lui expliquer que son show a fini par intéresser Hollywood et qu’il fut décidé de tourner un long-métrage, qu’il nous propose de regarder.

Débute alors le véritable film, réalisé par Ernest Dickerson (responsable du très sympathique Que la Chasse Commence ! avec Ice-T et Rutger Hauer et plus tard de Bones avec Snoop Dogg): deux hommes se pourchassent en voitures, poursuite qui se conclue par le crash explosif des deux véhicules. L’un des conducteurs réussi à s’en sortir et erre dans les parages avant de tomber sur un clochard qui va lui trouver un endroit où passer la nuit. Tous deux se rendent dans un hôtel, ancienne église reconvertie, tandis que le shérif et son adjoint enquête sur l’accident. Ils découvrent le second automobiliste parfaitement indemne, lequel leur apprend qu’il est à la poursuite d’un voleur et que des choses atroces risques d’arriver s’ils ne font rien pour le retrouver…


Première constatation, le film démarre sur les chapeaux de roues avec cette poursuite sous fond de l’excellente Hey Man Nice Shot de Filter. Les connaisseurs des Contes savent qu’il ne faut jamais se fier au apparence et que l’histoire va nous révèler une surprise quant aux origines et aux motivations de ces deux personnages, et c’est d’ailleurs là-dessus que joue le premier quart d’heure du film: l’un blouson noir, nerveux et qui ne met pas très en confiance, l’autre bien propre sur lui, calme et vêtu façon Walker Texas Ranger. En a peine quelques scènes le charisme des acteurs agit tout de suite. Un très bon choix de casting que d’avoir prit William Sadler et Billy Zane, dans les rôles principaux.

Le meilleur point de Demon Knight demeure son histoire relativement originale où l’éternel combat du Bien contre le Mal, littéralement, n’a jamais semblé aussi désespéré. En reprenant à son compte les origines de la Génèse et du Saint Graal, le scénario y va de sa propre mythologie: l’idée est qu’ici le « Graal » est en fait une ancienne relique en forme de clé, autrefois possédée par les démons avec six autres afin de capter le pouvoir du cosmos. Lorsque Dieu dit « Que la Lumière soit », il dispersa alors les créatures des Ténèbres et leurs artefacts, permettant aux humains d’hériter de la Terre. Des millions d’années plus tard, les forces du Mal ont pu retrouver six de leurs reliques, la dernière se trouvant dans notre monde. Dieu remplit l’objet avec le sang du Christ, juste après sa crucifixion, pour la protéger, puis la confia à un homme alors marqué par le tatouage de sept étoiles dans le creux de sa main. Fuyant le Demon Knight, un envoyé du Diable, le protecteur de la clé doit agir selon certaines règles et passer le relais à quelqu’un d’autre lorsque les étoiles sont alignées dans un ordre précis, quitte à en mourir.


Une histoire étonnement soignée par rapport à ce que l’on s’attendait et très différentes des critères habituels des Contes. Une qualité de travail qui ne peut que pousser le film vers le haut, d’autant plus que la mise en scène d’Ernest Dickerson évite les poncifs et les écueils qui aurait pu handicaper un tel projet. Le récit est tout aussi excitante sur le papier qu’à l’écran et on ne peut que féliciter les responsables d’avoir dépassé le simple cadre d’adaptation d’un show télévisuel pour livrer un véritable film. Si contraintes économiques il y a eu, celles-ci ne sont pas ressenties et le huis-clos qui s’installe fonctionne à merveille. La majorité des petites productions ont bien souvent recours à ce stratagème pour limiter le nombre de personnages et de décors, et le procédé devient généralement synonyme de petit budget, mais bien heureusement il s’incorpore ici parfaitement à l’histoire.

L’atmosphère sombre, déprimante même, du film nous montre un univers où il en faut peut pour que le Mal triomphe. Tout se joue sur un petit groupe totalement isolé du reste du monde, attaqué en pleine nuit par une horde démons au look tribal, particulièrement hargneux, mais aussi par leur chef, terrible tentateur qui a tôt fait de vous trahir pour prendre votre âme. Les protagonistes tombent comme des mouches, tour à tour dépecés ou transformés en créatures infernales aux yeux verts fluo.

(...)


Texte incomplet car j'ai arrêté là ma rédaction. Ci-dessous quelques notes qui devaient figurer dans l'article complet:

• Scène coupée du Cryptkeeper tirant au Uzi dans une cellule de prison (bande-annonce)
• Quelques concepts comme celui de détruire les démons en leur tirant dans les yeux, furent utiliser par les scénaristes Ethan Reiff et Cyrus Voris pour leur série télé Brimstone (1998)
• La réplique "Turn if off ! My nipples are smokin' !"