lundi 23 avril 2018

Friday the 13th: Bloodbath (2006)


Friday the 13th: Bloodbath
(2006)


Il me semble inutile de revenir sur la longue introduction autour d'Avatar Press et sa gestion des licences Horreur de la New Line Cinema. Tout a déjà été dit ici et il est plus simple d'entrer cette fois dans le vif du sujet plutôt que de recopier ces longs paragraphes à chaque nouvelle chronique. J'invite donc le lecteur à naviguer d'un article à l'autre en fonction de ce qui l'intéresse. Pas la peine non plus de revenir sur l'équipe en charge de cette mini-série puisque le duo est le même dans l'épisode précédent. Leur histoire est d'ailleurs plus une suite qu'un nouvel arc, et la lecture du Special est fortement recommandée pour avoir une meilleure appréciation de l'intrigue générale qui nous est raconté dans les pages de Friday the 13th: Bloodbath...
Publiée entre fin 2005 et début 2006, la BD marque un passage à l'étape supérieur en terme de narration, avec l'idée de rendre le récit un peu plus complexe que le bain de sang annoncé. Si celui-ci n'a rien d'original, mélangeant simplement les introductions de Jason Goes to Hell et Jason X en une même idée, introduire le sujet progressivement au fil d'une trame plus classique permet de briser un peu le train-train habituel de la saga et surprendre les lecteurs qui s'attendaient à du Vendredi 13 classique.


On peut n'y voir qu'un énième gimmick, concept sur lequel la franchise se repose beaucoup afin de trouver un semblant d'originalité: le copycat de Part 5, l'argument surnaturel et autoparodique de Part 6, l'héroïne aux pouvoirs psychiques de Part 7, l'escapade à New York dans Part 8, la version démoniaque de Hidden dans Goes to Hell, la virée dans l'espace de Jason X et naturellement le crossover avec Freddy... Autant d'éléments qui permettent de petites variations autour du même thème. Et ici le auteurs utilisent leur rebondissement afin de détourner les codes propres à la série, un peu à la manière de La Cabane dans les Bois d'une certaine façon.
Ainsi, après une introduction faisant directement suite au Special et montrant Jason mettre en charpie un couple de braconniers, pendant les corps dans les arbres comme des trophées de chasse, nous voilà de retour à Crystal Lake six mois plus tard pour l'ouverture d'un tout nouveau camp de vacance, Camp Tomorrow. Dix jeunes sont engagés afin de préparer l'endroit avant son ouverture – un job d'été bien payé et commençant sous les meilleurs auspices puisqu'ils ont droit à une soirée de rêve: jacuzzi, alcool à volonté, un manager qui les poussent à prendre du bon temps...


Les couples se forment presque naturellement, tout le monde y trouvant chaussure à son pied. Y compris l'unique lesbienne du groupe, qui se dégotte une bisexuelle sensible à ses charmes. Tout semble un peu trop parfait et bien vite les fêtards relèvent quelques bizarreries comme le fait qu'ils soient tous des orphelins, ou que leur chef de projet, un pur redneck, s'éclipse pour "aller lire" mais rôde en fait dans les parages avec un complice afin de les espionner... Cela ne les empêche pourtant pas d'en profiter et tous (tous !) vont s'envoyer en l'air, inconscient que Jason observe. Celui-ci passe vite à l'attaque, tuant d'abord les couples isolés tandis que le mystérieux organisateur de Camp Tomorrow entreprend de le traquer avec l'attitude d'un professionnel froid et détaché.
C'est Violet, punkette rebelle et forte tête, qui sent venir le coup fourré et décide de partir à la recherche des disparus alors que personne ne l'écoute. Mais lorsque la présence du tueur ne fait plus de doute, les survivants découvrent qu'ils doivent non seulement fuir Jason, mais aussi leur employeur qui les utilises en fait comme des appâts !


Il se trouve qu'un mystérieux conglomérat international, l'Organisation, cherche à étudier le zombie de Crystal Lake pour découvrir le secret de son immortalité, l'idée étant bien sûr de revendre les résultats pour des applications médicales ou militaires afin d'enrichir. Leur méthode consiste alors a recréer un environnement familier pour leur cobaye, avec un faux décor et un casting de victimes parfaites qui ne manqueront pas de "s'amuser" afin de l'attirer. Tout est mis en place afin que le scénario typique de Vendredi 13 puisse avoir lieu, parties de jambes en l'air comprises.
Les mercenaires cachés n'ont plus qu'à suivre le déplacement du mort-vivant puis le neutraliser. Nous avons là basiquement le plan du FBI au début de Jason Goes to Hell, avec juste un peu plus de soldats et quelques acteurs non consentant. Et parce que le tueur est invulnérable, le plan est de le cryogéniser en utilisant des lances à azote liquide. Ce qui était une des stratégies entreprises au début de Jason X, avant que David Cronenberg ne vienne tout faire foirer. L'Organisation serait arrivée à ses fins sans le moindre problème si elle n'avait pas sous-estimée l'héroïne, pleines de ressources et accessoirement grande fan de Neil Gaiman.


Capturée mais furieuse, celle-ci n'hésite pas à se jeter sur ce traitre d'organisateur pour lui arracher un morceau d'oreille ! Dotée de ce qu'elle décrit comme un "sens d'Araignée", elle est capable de pressentir le danger et se montre bien plus prudente et pro-active que les personnages habituellement croisés dans la franchise. Ainsi n'hésite t-elle pas à tirer sur l'hélicoptère de transport contenant un Jason congelé afin qu'il se crash, l'incendie réanimant alors le monstre...
Elle est au centre des meilleurs scènes du comic book, et particulièrement dans le final qui la montre conduire un énorme camion citerne rempli de nitrogène tandis que Jason, perché sur le toit, essai de la tuer – ceci alors que le véhicule s'engage sur un champ de mines et que si le véhicule explose, tout sera congelé sur cent mètres à la ronde ! Bad-ass, elle n'hésitera pas à faire péter tout ça afin de se débarrasser tant du tueur au masque de hockey que des soldats qui lui tirent dessus, devant alors courir pour échapper à la déflagration glaciale. Disons-le franchement, Violet sert globalement de substitut à Cassie Hack de Hack/Slash, la parfaite Final Girl. Elle adopte le même physique, le même look et la même attitude, et fait pour un adversaire coriace que l'on soutien immédiatement.


Son compagnon de route Rich, bien que globalement laissé sur la touche suite à une blessure par balle, n'est pas en reste et amuse pas mal la galerie via des répliques décalées. Lorsqu'il voit Jason encaisser de multiples rafales, il se demande où est Schwarzy quand on a besoin de lui. Les mercenaires à la solde de l'Organisation, il les décrit comme de "bloodthirsty, second amendment cocksuckers", et du mort-vivant cristallisé par l'azote, il déclare "He looks like a serial killing popsicle". Aussi, il n'hésite pas à poignarder celui-ci dans les couilles pour protéger sa petite copine et semble considérer Sandman comme l'un des meilleurs comics du monde, ce qui est sans doute vrai.
Et Jason alors ? Il y est splendide, l'air parfaitement décomposé derrière son masque et exagérément puissant. A un couple qui fait l'amour sous son nez, il transperce leur deux corps d'un seul coup de pied ! Un autre, il les coupe en deux en même temps d'un unique coup de machette. Lorsqu'un mercenaire est distrait par deux jeunes femmes sexy  s'embrassant, il arrive discrètement derrière lui, place sa machette entre ses jambes et remonte la lame afin de le trancher entièrement dans le sens de la longueur...


Son invincibilité est pleinement démontrée par les nombreux coups de mitrailleuses et de fusils à pompe qu'il encaisse, et sa force démentielle est l'objet d'une séquence mémorable lorsque, réveillé de sa prison de glace, il s'empare de la pale de l'hélicoptère écrasé afin de l'utiliser comme machette géante ! Notons également quelques passages en vue subjective avec les contours des trous du masque apparent, la présence de chasseurs qui le trouvent si moche qu'ils pensent avoir affaire à un extraterrestre, et un bref moment où le zombie à l'air tuer afin de venger la mort d'un cerf, comme s'il était une sorte de gardien de Crystal Lake contre la connerie humaine.
Enfin, il faut souligner a quel point la première partie de la BD évoque désormais beaucoup le récent jeu vidéo Friday the 13th: on y retrouve les adolescents éparpillés aux quatre coins du campement, certains devant fuir Jason en trouvant des cachettes ou repousser ses attaques en utilisant de petits couteaux. Ils leur faut même gérer un véhicule qui refuse de démarrer (ici trafiqué) tandis qu'un couple découvre par hasard la cabane du tueur, celle du deuxième film. A ce niveau là, c'est pratiquement une adaptation.


Friday the 13th: Bloodbath est une petite réussite qui parvient à garder l'esprit de la franchise tout en la modernisant un peu. L'introduction de l'Organisation est parfaite pour créer une Némésis différente à Jason Voorhees et placer celui-ci dans un rôle d'anti-héros, sans pour autant diminuer ses propres méfaits: lorsque l'on voit de sales types faire disparaitre les cadavres de leurs victimes innocentes dans des incinérateurs miniatures, afin de couvrir leurs traces, on ne peut qu'espérer que Jason leur fera la peau. Tout monstre qu'il soit, il ne possède pas cette malfaisante intelligente typiquement humaine et on se retrouve dans la même thématique que la franchise Alien, avec d'un côté les Xénomorphes cauchemardesques et de l'autre la puissante Compagnie, au moins tout aussi monstrueuse. Violet aurait fait la Ripley parfaite pour la suite des évènements.
Hélas le volume suivant, Fearbook, ne sera pas écrit par Brian Pullido et viendra gâcher tout cela en achevant plusieurs personnages-clés et en clôturant l'arc de manière expéditive. Peut-être un choix de la part d'Avatar Press en réalisant qu'elle ne garderait pas les droits de la licence plus longtemps. Un scénario préférable à celle de l'incompétence des successeurs sur le titre, dont le one-shot aurait plombé les ventes et obligé New Line Cinema a renégocier son contrat avec l'éditeur...



GALERIE

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vendredi 13 avril 2018

Friday the 13th – Special (2005)


Friday the 13th
Special
(2005)

"What makes him supernatural ? The hate ? The pain ?
Is it something in him, or is it the place ?"


L'histoire de ce comic-book peut se résumer comme suit: "un couple de jeunes baise aux abords de Crystal Lake et Jason est en chemin pour les tuer, mais il est retardé par un commando para-militaire qui tente de le détruire". A la fin, Jason se débarrasse de ses agresseurs et revient à ses activités habituelles, massacrant les adolescents en rut. Voyez cela comme une variation autour de la scène d'ouverture de Jason Goes to Hell, la différence étant que les forces spéciales traquant le monstre ne sont pas des agents du FBI cherchant à le punir pour ses crimes mais les hommes de main d'une richissime femme d'affaire qui cherche à faire le ménage sur le terrain familial...
Signé Brian Pulido (ancien président de Chaos! Comics, géniteur de Evil Ernie et Lady Death et parfait représentant de la phase "edgy" et violente des comics indépendants des années 90), ce numéro Special de Friday the 13th est le premier représentant moderne de la franchise dans l'industrie de la BD américaine. Les dernières tentatives remontent à dix ans plus tôt avec, chez Topps Comics, l'adaptation de Jason Goes to Hell, l'excellent Jason vs. Leatherface dont on ne dira jamais assez de bien (la preuve, j'en ai aussi fait une vidéo) et une anecdotique apparition dans le bordélique Satan's Six.

Vers 2003, fort du succès de Freddy vs. Jason et du remake de Massacre à la Tronçonneuse (géré par Platinum Dunes mais leur appartenant légalement), la New Line Cinema tente de capitaliser sur ces nouvelles représentations de ses monstres et fonde New Line Cinema's House of Horror, un label qui regroupe Freddy Krueger, Leatherface, Jason Voorhees et même l'Über Jason de Jason X en une licence à exploiter. Cela engendrera la création d'une série de livres propres à chacun, allant de la novélisation (Freddy vs. Jason, Massacre à la Tronçonneuse 2003 et Jason X) aux romans inédits (Freddy, Jason et Über Jason), ainsi qu'une série de comics chez un Avatar Press alors fleurissant et ne pouvant pas encore se reposer sur Crossed, son titre phare.
L'éditeur, justement spécialisé dans les histoires d'horreur ultra sanglantes et très permissives, tente justement sa chance avec les univers cinématographiques et regroupe ces franchises avec quelques autres titres: RoboCop, La Mutante, 2001 Maniacs et La Nuit des Morts-Vivants, évidemment sous la tutelle de ce filou de John Russo. De quoi attirer l’œil durant les conventions horrifiques et toucher divers fans forcément curieux même lorsqu'il ne sont pas versés dans le média de la bande-dessinées.


Comme déjà expliqué ici et , Avatar Press va traiter le trio infernal de la même manière, publiant d'abord un one-shot "Special" pour chacun d'eux – sorte de mise en bouche afin d'attirer le lectorat et poser les bases de chaque série, avant de développer un arc en trois numéros pour chaque personnage (Paranoid pour Freddy, Bloodbath pour Jason et The Grind pour Leatherface). Tout cela finira avec un dernier one-shot propre à chacun (mais s'intitulant Fearbook dans chaque cas, ce qui est plutôt confus) et un court recueil nommé New Line Cinema's Tales of Horror. Jason X est un cas un peu à part et là n'est pas le sujet.
Toujours est-il que si le Special de The Texas Chainsaw Massacre est totalement indépendant de The Grind et de Fearbook, permettant une lecture sans ordre particulier, ceux de Freddy et Jason servent de prologue à leur mini-série. Pas obligatoire, mais quand même recommandée pour une meilleure lecture de leur run général dans cette compagnie. Ici par exemple, il y a un élément très important qui reviendra par la suite dans Bloodbath et Fearkbook: le tueur au masque de hockey n'est pas réputé immortel pour rien et possède en fait de fortes capacités de régénération ! Une explosion de grenade qui laisse un trou impressionnant dans son thorax se rebouche ainsi progressivement.


Cela viendra jouer un rôle important dans les numéros suivant et le lecteur peut alors enchainer la trilogie Special / Bloodbath / Fearbook comme les différents chapitre d'une seule et même histoire. Mais puisque le titre du présent livre n'est pas Friday the 13th #0 et qu'il est sorti en kiosque comme un one-shot déconnecté de la série principale, c'est de cette manière que nous allons l'aborder.
L'intrigue fait ici directement suite aux évènements de Freddy vs. Jason et découle de la destruction du nouveau Camp Crystal Lake qui explose durant la confrontation entre les deux icônes. Il apparait que ce complexe était l'œuvre de Laura et Miles, les riches enfants du constructeur original de Camp Crystal Lake. Homme généreux qui pensait faire le Bien, celui-ci fut anéanti par l'affaire Voorhees et les différents meurtres qui secouèrent la région. Et si l'un refuse de croire en l'existence d'un zombie assassin tuant tout ceux qui rôde autour du lac, l'autre considère Jason comme directement responsable de la mort de son paternel. Les pertes financières et matérielles forment la goutte d'eau qui fait déborder le vase, et un mois plus tard la jeune femme organise une opération secrète afin de traquer et détruire le mort-vivant. La nature surnaturelle de la cible est cependant gardée secrète, de peur de ne pouvoir engager qui que ce soit pour le travail.


Encore un mois passe et tandis que Jason erre dans la forêt, désormais pleinement remis de son combat contre Freddy, les soldats passent à l'action. Cette fois-ci cependant, Jason ne reste pas à terre malgré les grenades et les coups de feu à répétition et s'en prend aux assaillant qui ne comprennent pas du tout la situation. Bien vite le commando est décimé de façon grotesque et cela ne laisse plus que Laura et le chef de brigade, à bord d'un hélicoptère de combat surarmé, pour venir à bout du tueur. Pendant ce temps là, quelque part, un couple tente de s'envoyer en l'air, sans arrêt interrompu par les bruits étranges qu'ils entendent. Ils pourraient partir mais, après tout, cela n'est peut-être que le tonnerre, ou un petit animal...
Ce postulat ultra simple permet au scénariste de faire court, d'éviter la multiplication de personnages, la construction du suspense et surtout de ne pas répéter ce qui a été fait un millier de fois auparavant. Les enjeux sont net et précis, et absolument pas traités comme réalistes. Un petit orage suffit pour camoufler l'équipement militaire lourd de l'escouade, le couple de jeunes venu s'éclater ne s'offusque finalement même pas d'apercevoir un vrai cadavre, décidant même de continuer à s'envoyer en l'air après s'être enfui un peu plus loin: "That guy is screwed !" s'exclame la jeune femme. "At least somebody is" répond son compagnon d'un air dépité puisque devant interrompre sa partie de jambe en l'air !


De son côté, Jason conserve non seulement son apparence de géant de Freddy vs. Jason, mais garde aussi sa force d'Obélix comiquement exagérée, permettant à Brian Pulido de s'en donner à cœur joie dans les débordements sanglants. Immortel et guérissant presque instantanément, le croquemitaine survit aux grenades et aux décharges de M60, avançant sous le feu de l'ennemi sans s'arrêter. Un véritable tank humain provoquant des dégâts considérable: il coupe un soldat en deux avec son propre fusil, arrache le cœur d'un autre à main nue (référence à Friday the 13th Part VII) et décapite quelqu'un d'un coup de poing, la tête rebondissant dans les arbres (ici à Friday the 13th Part VIII). Un idiot se positionne sur une balançoire ? Il frappe l'autre extrémité, propulsant le gars dans les airs comme une fusée. Le meilleur reste celui qui se fait frapper en haut du crâne, lequel  s'enfonçant alors dans le corps pour ressortir par son entrejambe. Magnifique.
Pour autant, l'écrivain et son illustrateur (Mike Wolver, grand régulier d'Avatar Press et un de leurs meilleurs talents) aime aussi iconiser le personnage, lui donner une stature impressionnante et totalement bad-ass. Jason tourne le dos à une explosion titanesque, écoute le discours haineux de Laura sans broncher, et au final lance sa machette dans un arbre afin de faire tomber sur elle la carcasse de l'hélicoptère en équilibre, les pales encore en action la découpant en rondelles...


Friday the 13th – Special ne pouvait pas mieux décrire la vision d'Avatar Press du personnage. Du pur fun décérébré qui amuse la galerie par ses débordements gores, ses personnages crétins ainsi que sa nudité exacerbée et ultra vulgaire, préfigurant un peu le reboot de 2009 par Platinum Dunes qui est totalement raccord avec ce qui ce trouve ici. C'est gratuit, immature et cela fera rouler des yeux, mais c'est exactement l'esprit que l'on retrouve chez ces fans qui parcourent les États-Unis à la recherche des conventions où trainent Kane Hodder, Marcus Nispel, Brian Pulido et Avatar Press.
Il va sans dire que ceux qui ne peuvent adhérer à ce côté rock'n'roll un rien ahuri feront mieux de se pencher vers les publications WildStorm, qui récupéra la licence par la suite. Celles-ci conservent le même aspect grand-guignolesque dans les meurtres commis par Jason, mais calmeront leurs pulsions adolescentes au profit d'intrigues véritablement travaillées et très prenantes (paticulièrement le trio Pamela's Tale / How I Spent my Summer Vacation / Bad Land). Les autres pourront se précipiter sans retenue sur Bloodbath, suite directe de ce Special que l'on doit au même duo et dont je vous parlerai prochainement.


D'ici là je vous laisse avec les dix (!) couvertures alternatives existantes pour ce court one-shot. Regular, Gore, Terror, Hauting, Wrap, Painted, No Escape, Blood-red ou Prism Foil, Surprise Limited Edition... elles sont toutes là !

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