lundi 26 mars 2018

Black Lagoon Fanzine, le Blog officiel


Juste un petit billet afin de mentionner la création du Blog officiel de notre fanzine Black Lagoon. Vous y trouverez les informations à venir pour commander la revue, découvrir les sommaires, les points de ventes éventuels et les évènements auxquels l'équipe participera, comme des festivals ou des conventions où il sera possible de nous rencontrer. Bref tout ce qui se trouve également sur la page Facebook mais sans avoir à passer sur Facebook ! C'est un peu vide pour le moment mais cela s'étoffera progressivement à force de publication. Souvenez-vous que nous n'en sommes qu'à notre second numéro et que les membres de la rédaction n'habitent pas tous à côté, ce qui rend les réunions difficiles.

Oh, et si vous trouvez que ça ressemble étonnamment à Ze Curious Goods, l'antre de ce chauve de Jérôme Ballay, c'est sans doute parce que c'est lui qui l'a mis en place !
Qui sait, avec le temps peut-être que le reste de l'équipe sera autorisé à venir écrire et animer ce Blog. Si jamais ça se fait, je vous préviendrai aussitôt.



samedi 24 mars 2018

Toxic Crypt – Black Lagoon numéro 2, les précos sont ouvertes!

Encore un peu d'auto-promo, avec ici un repartage de l'annonce de Rigs Mordo sur Toxic Crypt à propos des précommandes de Black Lagoon #2. Elles sont désormais ouvertes et on vous explique par A + B comment s'y prendre pour l'acheter, du paiement via Paypal (merci à Jérôme pour le tuto) ou par chèque postal, à la malheureuse augmentation des tarifs de frais de ports.


On peut également y lire une petite présentation de l'équipe (merci !) et surtout du contenu de la revue, qui s'intéresse principalement à Jim Wynorski, tout simplement l'un des plus grands piliers de la série B américaine et auteur de titres mémorables comme The Lost Empire, Chopping Mall, The Return of Swamp Thing, ou encore Deathstalker II et Ghoulies IV (oui, bon). 100 pages en noir et blanc, couverture couleur absolument éclatante et une maquette démentielle à l'intérieur. 10 €.


jeudi 1 mars 2018

Bob-omb – Super Mario Bros. (1993)

Lost (and found) in the 5th Dimension
Épisode 17

BOB-OMB
Super Mario Bros. (1993)


De son nom original japonais ボム兵, ou ボムへい (soldat bombe), le Bob-omb est l'un des plus célèbres ennemis de l'univers de Mario, le plombier moustachu de Nintendo. Un adversaire de base, au même titre que les Goombas ou les petits Koopas, qui "attaque" en se laissant simplement exploser. Son nom international découle en fait de son surnom japonais, où il est souvent juste appelé "Bob" sans doute parce que cela doit beaucoup ressembler à "Bomb" (probablement un cas d'Engrish). Sa première apparence remonte à l'époque de Super Mario Bros. 2 – la version américaine, en fait le jeu de plateforme Yume Kōjō: Doki Doki Panic modifié pour l'occasion (car le vrai Super Mario Bros. 2 était trop dur !). Cependant son apparence définitive a vu le jour avec l'illustre Super Mario Bros. 3, où il passe de petit bonhomme avec des bras et des jambes à un jouet à remonter avec une clé dans le dos.
Depuis, le personnage est apparu dans pratiquement tous les jeux Mario et a connu plusieurs variantes de formes et de couleurs au fil du temps. Aussi, il fait partie des personnages ayant connu une transition sur le grand écran lorsque vint la désastreuse adaptation cinéma du jeu vidéo.


Vous me connaissez, l'idée d'une bombinette qui se promène sur ses petites pattes ne peut que m'intéresser. Du coup j'ai décidé de mettre en avant cet élément plutôt mémorable du catastrophique Super Mario Bros., un film sur lequel il y a tellement à dire, même dans les petits détails, qu'il n'y aurait absolument aucune place pour lui si je devais écrire un article sur le sujet. Non pas qu'il y ait énormément de choses intéressantes à son sujet, mais j'avoue avoir un faible pour cet objet qui aurait tout à fait sa place aux côtés de l'armée Œuf de Pâques de L'Histoire Sans Fin II.
S'il n'est pas étonnant que ce personnage secondaire soit utilisé pour la version cinéma, il est surtout étrange qu'il demeure fidèle à son modèle d'origine à 99% ! Les seules différences notables sont sa taille (dans les jeux, bien que cela diffère, le Bob-omb est a peu près aussi haut que ce nain de Mario) et son alignement qui le place ici du côté des gentils.
Par comparaison, Bullet Bill passe de munition vivante à cartouche servant à activer une paire de bottines high-tech, les Goombas, qui dans les jeux ressemblent à une énorme tête posée sur de petits pieds, deviennent des géants à petites têtes, et King Koopa, une sorte de tortue-dinosaure géante, ressemble juste à Dennis Hooper avec une coiffure de Punk.


Du coup Bob-omb s'en sort plutôt bien même s'il doit du coup sacrifier ses... origines ? sa personnalité ? Disons plutôt son individualité. Car dans Super Mario Bros., il n'est pas une entité propre mais juste un petit gadget offert aux héros par le Mushroom King (Lance Henriksen !) afin de les aider contre l'antagoniste. Une bombinette pas plus différente de n'importe quelle charge explosive si ce n'est pour son apparence et son mode de fonctionnement. Ainsi le "gag" est que malgré sa taille miniature, l'arme se trouve être si dangereuse que tout le monde la craint. Et quand je dis tout le monde, c'est littéralement chaque habitant de Koopa City, des simples passants à la milice fasciste du coin.
Faisant face à son ennemi, Mario attrape la chose, remonte la clé, la dépose au sol où elle commence à avancer très lentement et c'est la panique générale. Il faut dire qu'il y a de quoi être surpris car même s'il tombe près d'une grille d'aération, Bob-omb se montre très déterminé à faire péter sa cible !
Malgré sa chute, il continu de progresser et fait un trajet rocambolesque pour arriver à destination. Les voitures freinent en catastrophe lorsqu'il traverse la route et il grimpe sur des surfaces verticales, voir même totalement à l'envers, pour se retrouver de nouveau sur la grille juste en-dessous de Koopa. Ceci fait, il explose alors... et cela est plutôt décevant, comme a peu près tout ce qui se déroule dans le film. L'explosion est minuscule, ne justifiant absolument pas la réaction de la foule peu avant. 


A vrai dire l'arme parait presque inutile puisqu'elle ne tue même pas l'antagoniste, le propulsant juste quelques mètres dans les airs façon dessin animé. Bien sûr l'idée est que celui-ci a perdu s'est transformé pour devenir un dinosaure, forcément plus puissant et résistant, mais la bombinette est loin d'être une pétoire digne de Michael Bay.
Reste que ce petit jouet a de la gueule puisqu'il s'agit ni plus ni moins que d'une bombe toute ronde et toute noire, comme dans les cartoons, et dont la mèche s'allume toute seule lorsqu'elle est activé. Les petits yeux qui sont peint sur sa surface la rende adorable et surtout il faut noter un placement de produit à la fois honteux et ingénieux, puisque ses "pieds" sont comme des baskets miniatures et que la marque du fabriquant se retrouve sous les semelles ! Le logo Reebok, avec son drapeau du Royaume-Unis, est ainsi visible par tous lorsque Bob-omb se tient à l'envers sur la grille.
Étant donné que l'histoire se déroule dans un monde parallèle où ont évolué sles dinosaures, cela n'a évidemment aucun sens. Comment peuvent-il connaitre cette marque, ou même les couleurs de l'Angleterre ? Mais cela reste fun et rajoute un petit quelque chose de marquant à la scène.


Alors je pourrai faire mon geek de service et préciser qu'il y a quelques différences d'apparence entre ce Bob-omb et celui des jeux, comme le fait que sa clé soit positionnée sur le côté plutôt que dans son dos, et que ses yeux ne sont pas totalement identique à ceux rendus par les programmateurs japonais, mais qui s'en soucie ?
Nous avons là Lance Henriksen qui, sous la forme d'un champignon géant envahissant une ville post-apocalyptique et remplie d'hybride humains/reptiles, offre une adorable bombinette à Bob Hoskins et John Leguizamo afin qu'ils réduisent en cendres un Dennis Hooper dictateur pré-Land of the Dead. Comment ne pas aimer ?!