vendredi 29 janvier 2016

The Bloody Experiment 2015


Repérée en cours de convention à l'époque, l'équipe de Talos Prod (dont je ne connais malheureusement pas les membres pour les nommer explicitement) avait filmée les lieux et organisée quelques interviews avec les divers stands du festival pour les besoins d'une vidéo-reportage: The Bloody Experiment 2015. Celle-ci vient d'être mise en ligne et c'est sans surprise que l'on y retrouve toute l'ambiance du Bloody Week-end ainsi que les bons mots de David Didelot et Didier Lefèvre qu'on ne présente plus.

Un documentaire de quasiment une heure qui fait intervenir a peu près tout le monde, du créateur aux prestigieux invités, et où je photobomb sans aucune honte, pile à la 29ème minute – remettez deux secondes en arrière pour voir mes talents de moonwalker. Mes 3 secondes de gloire. Au moins c'est loin d'être aussi gênant qui mon apparition surprise dans une vidéo de la Japan Expo 2012 !

dimanche 17 janvier 2016

mardi 12 janvier 2016

Bon Anniversaire, Uncut Movies !


17 ans d'édition, c'est 17 ans de boucherie, de fun et de glauque selon les pelloches proposées. Du vieux comme du neuf, du Rape & Revenge au Slasher, du Fantastique au Thriller, et même du porno parce qu'à Uncut Movies, on est loin d'être snob. Difficile de croire que la petite compagnie qui s'était lancée à la fin des années 90 est toujours là, alors que tant d'autres ont sombrés, que ce soit avant (Haxan Films, pour moi du jamais vu mais beaucoup fantasmé, d'après les photos, pubs et résumés parus dans Mad Movies), mais surtout après. Et si j'ai vite lâché l'édition française de films aux alentours de 2004, en raison d'un nombre alarmant de copies moisies, incomplètes ou extrêmement en retard, j'ai toujours gardé un œil sur le catalogue sanglant du label Orléanais.

L'annonce a été faite hier sur la page Facebook de l'éditeur, hélas quelque peu effacée par la triste nouvelle du décès de Ziggy Stardust. La disparition de l'artiste, mêlé à une sorte de saturation de la situation, tant les départs d'artistes en tout genre se font à un rythme journalier maintenant (c'est les Soldes en ce moment, j'imagine que ça marche aussi comme ça dans l'Au-Delà), aura rendu cette journée du 11 Janvier assez sombre, et le seul rayon de soleil fut ce petit message de la part d'Uncut Movies. Des remerciements de leur part envers leurs fans, mais surtout une belle idée: ressortir un vieil encart publicitaire de Mad Movies, leur tout premier, celui qui présentait leurs premières VHS: Psycho Sisters et The Dead Next Door.


C'est évidemment une madeleine de Proust incroyable pour eux comme pour tous ceux qui ont suivis leur évolution en direct, et je peux vous garantir que je me rappel encore très bien de ma lecture des critiques des deux films, dans les pages du magazine. On y parlait de pénis épluché pour l'un et de langue coupée mais toujours animée des plus mauvais intentions pour l'autre. Évidemment cela faisait très envie, d'autant que le nom même du distributeur garantissait l'absence totale de censure. Et c'est ainsi qu'en très peu de temps, sortie après sortie, Uncut Movies est devenu un nom reconnaissable, puis incontournable. Pas un lecteur de l'époque ne niera s'être jeté sur les chroniques dans la rubrique vidéo, afin de savoir en détail quelles horreurs auront été éditées. Et ça balançait grave avec des trucs comme Necro Files ("Oh my God" répété en boucle au moins dix fois dans le final), les Fantom Kiler (faux hommage à 6 Femmes pour l'Assassin et véritable fumetti live, reprenant tant la violence et le sexe que l'absurdité de ces BD italiennes), ou encore Premutos, qui me marqua tellement durant mes jeunes années que j'ai utilisé ce nom par la suite comme pseudonyme pendant plus de dix ans.

Ah, Uncut Movies. Contrairement à certains, je n'ai pas totalement grandis avec leurs films puisque j'étais au début un peu trop jeune pour me les procurer. Je n'avais pas l'âge requis au début, puis ensuite je n'avais pas le chéquier (ni les ressources, il faut dire). Et puis j'ai franchis le pas, rachetant d'abord à des amis qui avait testés sans être véritablement adeptes de l'Horreur alternative (c'était Scrapbook, puis le premier Fantom Kiler dont la scène du manche à balais façon Excalibur dans le vagin fut une sacré surprise), avant de me lancer pour de bon. Question DVD, j'ai beaucoup de retard pour diverses raisons, mais je rattraperai. Ce qui est amusant cependant, c'est que encore maintenant une nouvelle parution engendre la même curiosité qu'autrefois, et que l'envie de se procurer l’œuvre pour voir en quoi elle se retrouve digne du label Uncut Movies est toujours présente.

La belle collection de Muzan-0, du forum Mad Movies

Et si je ne porte pas toutes ces bandes déjantées dans mon cœur (Anthropophagous 2000, je suis désolé, mais c'est quand même beaucoup demander), je ne pourrai jamais dire assez de bien de Slime City, Luther the Geek, Slaughter High ou encore The Boogeyman. Pieces, de Juan Piquer Simon, est évidement un incontournable pour tous Bisseux qui se respectent, Scalps et Flesh Eater ont un charme rétro inimitable, et Savage Streets avait bien besoin d'une édition française. Certes il manque désormais à l'appel beaucoup d'anciennes éditions cassettes vidéos, dont un sacré paquet de Olaf Ittenbach (Premutos, Black Past, The Burning Moon, que de souvenirs garnis de choucroutes), mais je garde espoir qu'un jour, certaines seront réédités (après tout, I Piss on Your Grave s'est miraculeusement retrouvé sur la galette de Fearmakers).

Tant qu'à rêver, pourquoi pas Psychos in Love ou Infantry of Doom, alias Violent Shit 3, qui étaient totalement barrés. En grand fan, Premutos ne serait pas du luxe non plus, ne serait-ce que pour s'éviter d'avoir à commander un DVD US avec l'affreux doublage anglais supervisé par J.R. Bookwalter, par ailleurs réalisateur de The Dead Next Door. Celui-ci aussi il mériterait une nouvelle édition, avec une image plus limpide, d'ailleurs le BluRay vient de sortir. Certes, il a toujours été dit que l'équipe préférait se focaliser sur des inédits plutôt que de perdre du temps à ressortir du vieux, et cela se comprend, mais je ne pense pas me tromper en disant que si nous sommes plusieurs à désirer une nouvelle version des anciens titres, c'est que le catalogue à véritablement su faire plaisir.


Si cela ne fait pas deux semaines que nous entamons 2016 et que déjà la déception se fait ressentir, ce mois de Janvier aura au moins pour lui cet anniversaire fort sympathique. Bon anniversaire, Uncut Movies ! Puissiez-vous nous déterrer de nouvelles pépites, vieilles comme anciennes, et agrandir notre vidéothèques de curiosités folles, comme seul certains cinéphages peuvent le supporter !
A défaut de cadeau, je vais au moins ressortir l'anecdote des posters: en 1999, peut-être en début 2000, allez savoir, j'avais encore ma vieille chambre de petit garçon. Celle-ci n'allait pas tarder à être refaite de fond en comble, mais en attendant, il me fallait exorciser la déco trop désuète par quelque chose d'un peu plus dans mes goûts. N'ayant ni argent ni possibilité d'obtenir des posters rentre-dedans, puisqu'habitant dans une toute petite ville de la Région Centre, j'ai alors eu l'idée folle d'imprimer divers pochettes de groupes (Iron Maiden, beaucoup d'Iron Maiden) et de films d'Horreur. Quelques Leprechaun, et pratiquement tout Uncut Movies d'alors: Premutos, Psycho Sisters, Generation aX, Infantry of Doom et The Necro Files. La qualité était merdique, les fichiers image d'époque étant tout petit et l'imprimante peu performante. En fait ces impressions sur format A4 ressemblaient plus à de la bouillie de pixels qu'autre chose, mais bon sang c'était tout à fait dans l'esprit !

Si on m'avait dit qu'un jour je finirai par rencontrer le duo en personne, je ne l'aurai pas cru, pensant certainement que ma passion pour l'Horreur resterait secrète pour toujours. Ce fut pourtant chose faite à la dernière édition du Bloody Week-End, où un passage sur le stand m'a permis de croiser et d'échanger quelques mots avec Romuald et Patrice, deux personnes d'une gentillesse et d'une amabilité qui surprendrait probablement le badaud lambda, tant ils sont à l’opposé des films furieux qu'ils éditent. Quelques instants très sympathique qui me donnèrent bien envie de garder contact, jusqu'à ce que je réalise l’impensable: ayant habité pendant plus de quatre ans à Orléans, je n'avais encore jamais fait attention à l'adresse de l'éditeur, avec qui j'étais pour ainsi dire voisin ! Autant dire que je me suis senti très, mais alors très, très con (heureusement j'ai l'habitude).

Stand Uncut Movies, au Bloody Week-End (photo par Scopophilia.fr)

Et donc, à défaut d'avoir pu passer une partie de ma vie d'Orléanais à côtoyer la petite équipe qui à fait rêver le tout jeune fan d'Horreur que j'étais, me voilà à rédiger ce bout de texte en signe de respect. C'est pas grand chose, mais en l'état c'est tout ce que je peux faire si ce n'est leur souhaiter une très longue continuation. D'une part parce qu'ils le méritent, après tant d'années de bons et loyaux services à la communauté fantasticophile française (sans doute la plus difficile et ingrate du monde), et d'autre part parce que, l'air de rien, je compte un peu dessus pour agrandir ma vidéothèque. Je viens tout juste de la reprendre en main après quasiment cinq ans de défection, d'enterrement et de revente, alors je ne serais pas contre un ou deux films bien chtarbés pour me refaire...

Bref, 17 ans ça se fête, et il était quand même grand temps que je parle ici d'Uncut Movies. C'est désormais choses faites, et je vous laisse avec l'adresse de leur site Internet afin que vous puissiez y faire un tour.

Bon courage pour la suite les gars, et sortez-nous des bons trucs pour 2016 !

 

lundi 11 janvier 2016

David Bowie, l'Homme aux Milles Visages (1947-2016)


L'Homme aux milles visages, l'homme qui venait d'ailleurs, David Bowie s'est éteint. Peu après Lemmy, voilà un autre géant de la musique qui disparait, et 2016 semble bien partie pour prendre le relais de l'année précédente dans la destruction permanente de la Culture et de l'Art.

Chanteur, compositeur, mais également acteur, celui que l'on surnomme parfois Halloween Jack ne fait pas que dans la chanson, et j'avoue d'ailleurs lui préférer sa carrière cinéma, où sa présence magnétique reste inégalable. Des titres inoubliables comme Les Prédateurs, L'Homme qui Venait d'Ailleurs, Furyo, où il partageait la vedette avec tout de même Takeshi Kitano, et puis bien sûr il y a Labyrinthe. Dans son pantalon moulant, il y affichait un paquet gros comme ça tout en jonglant avec deux boules d'une seule main, séduisant alors bien naturellement sa jeune partenaire de scène, Jennifer Connelly (simplement l'une des plus belles femmes du monde).


Parmi ses multiples incarnations, sur scène comme sur l'écran, celle qui est pour moi l'une des plus marquantes est également l'une des moins connues. Celle de l'artiste maudit Julian Priest, l'hôte de la série télé inspirée par Les Prédateurs mais sans rapport pour autant avec le film. Titré The Hunger, le show s'y référait cependant en assimilant le Fantastique et l'érotique, sorte de Contes de la Crypte adaptant nombres de nouvelles horrifiques où Éros côtoie Thanatos sans que l'on sache vraiment si cela est bon ou mauvais. Succédant à Terence Stamp pour la seconde saison, David Bowie y interprétait avec une classe phénoménale un étrange fantôme, littéralement piégé dans la prison abandonnée qui lui servait d'atelier. Un auteur absurde qui y inventait toutes sortes d’œuvres abstraites, sans queue ni tête mais représentant un vice, un péché, une envie, une pulsion... Ou une issue fatale. Bref, une "faim" (The Hunger).

L'épisode "pilote", Sanctuary, où il se retrouve confronté au toujours sympathique Giovanni Ribisi, n'a peut-être aucun sens, très difficilement compréhensible dans sa conclusion, et pourtant laisse éclater une nouvelle facette de ce génie caméléon dans une sorte de rôle miroir. Pour les fans, voilà un nouvel avatar à explorer de toute urgence. Car peut-être que, tout comme Priest, Bowie n'a pas tout à fait disparu et parcours encore notre monde, caché de tous, sondant notre psyché afin de la réinterpréter à travers son art...

"I resent Death" y disait-il. Vu ce qu'Elle nous vole ces derniers temps, on serait tenté de dire la même chose...

 

dimanche 10 janvier 2016

Angus Scrimm (1926-2016)

Jebediah Morningside, plus connu sous le nom du Tall Man depuis qu'il s'était fait posséder par une entité interdimensionnelle comparable à la Mort, a finalement quitté notre planète pour rejoindre sa Red Dimension.

Nul doute que là, il pourra y faire la fête avec ses nains zombies, ses Silver Spheres foreuses de têtes et en écoutant des CD de Reggie Bannister. Il nous manquera, même si vu son âge il est tout de même surprenant qu'il ait pu tenir si longtemps.

Vivement Phantasm 5 donc, et on en profitera parce qu'il n'y aura clairement pas de 6ème opus après cela.

So long, BOYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY !


samedi 2 janvier 2016