mardi 27 décembre 2016

Carrie Fisher (1956-2016)


La plus belle des princesses vient de nous quitter.

L'annonce, il y a quelque jour, de son arrêt cardiaque, avait un peu affolée toute une population. Celle qui vit avec la tête dans les étoiles. Sans revenir sur sa carrière je ne me sens pas d'écrire sur le sujet, il est indéniable que son rôle de Leia Organa a éclipsé la totalité de sa filmographie. Une malédiction peut-être, pour un acteur, mais est-ce vraiment grave si ce personnage a pu entrer dans la légende, devenant à la fois intouchable, intemporel et inoubliable ?

Nous sommes très nombreux a avoir espéré qu'elle se remette de cette attaque, et les nouvelles qui ont suivies quelques heures plus tard, décrivant son état comme stable, nous avaient presque convaincues. 2016 aura eu la peau de nombreux artistes (George Michael, pratiquement au même moment), mais nous pensions qu'elle l'aurait échappé belle. Avec son âge et ses antécédents, peut-être aurait-elle été condamnée à un restant de vie un peu triste, à devoir se gaver de médicament un comble pour elle, mais au moins elle s'en serait sortie.

Mais non. 2016 est une salope qui, sentant sa fin venir, tente d'emporter tout ceux qu'elle peut avec elle. Le décès de celle qui était une véritable icône m'aura surpris avec ce léger refus d'y croire sur le moment. Très récemment je suis allé voir Rogue One. C'était il y a tout juste quelques jours, et ce sont les images les plus fraiches que j'ai en tête de la saga Star Wars. Le film se conclu sur une toute dernière scène montrant la Princesse Leia ôter le voile qui lui couvre le visage, pour regarder un objet symbolisant l'espoir de la Rébellion.

Cette Princesse Leia n'est pas la vraie. C'est une imposture composite, en partie générée par ordinateur et je ne sais quels autres effets. Si l'ignoble "filtre" 3D (ce voile obscur qui ternit l'image à cause des lunettes fumées) a sauvé les meubles, laissant presque l'impression de voir, pour de vrai, une Carrie Fisher rajeunie dans une séquence toute nouvelle, la vérité est que ma dernière rencontre avec la Princesse n'est pas celle que j'aurai voulu avoir. C'est une réplique, lisse et imparfaite, victime de l'effet Uncanny Valley. Un replicant qui, je me disais, risquerai bien de prendre la place de l'original sur le long terme. Certes les épisodes 8 et 9, se déroulant "dans le présent", assureraient la présence de l'actrice, mais tout de même.

Carrie Fisher ne sera pas dans ces nouveaux films, à moins peut-être qu'elle n'ait déjà tournée quelques séquences. Ce double digital prendra bel et bien le relais, et nous, nous avons perdu une grande dame.

Si j'étais croyant, je me dirai qu'elle retourne dans une galaxie lointaine, très lointaine, retrouvant jeunesse et énergie perdue, et allant s'éclater sur le dancefloor dans ce Gold Metal Bikini qui est pour moi un fétiche absolu.. Elle s'y serait rendue accompagnée de l'hilarante Claude Gensac, alias "Ma biche", alias Mme Cruchot, qui vient également de rendre l'âme, dans des conditions similaires.

Je la vois retrouver Jake Blues, qui cette fois ne la laisserai pas choir dans la boue...

Ouais, je dois vraiment avoir la tête dans les étoiles.


jeudi 15 décembre 2016

Jean-Pierre Dionnet AIME L'Imaginarium !

Oui, ce titre d'article est un peu faux comme vous pouvez vous en douter. Ou trafiqué, légèrement détourné, pour mieux attirer le lecteur curieux. Du clickbait, comme on dit. D'ailleurs le fait que je vais relater ici n'a rien d'extraordinaire et va sûrement faire rouler des yeux certains d'entre-vous, lesquels se demanderont si je n'ai pas mieux à faire de mon temps que d'écrire à propos de ça (et si, totalement, j'ai des choses plus importantes sur le feu en vrai).
Et pourtant je ne peux pas m'empêcher, c'est comme ça. Voyez cela comme un article bouche-trou, du contenu provisoire en attendant le renouveau de 2017 qui va quelque peu changer le blog.
Donc, je suis censé vous parler de Jean-Pierre Dionnet mais je ne vais pas vraiment le faire. C'est une personnalité suffisamment connue et appréciée pour que des présentations soient inutiles, et pour ceux qui se demandent: non, je ne l'ai pas rencontré en personne et il ne m'a pas dit verbatim qu'il aimait ce petit coin d'Internet. En fait je n'ai croisé ce petit bonhomme (même taille que moi, donc n'y voyez pas là une moquerie) qu'une seule fois dans ma vie, à l'occasion du Festival Bloody Week-End de 2015. En vitesse et sans avoir l'occasion de lui faire dédicacer quoique ce soit – dites vous connaissez le poids du livre Métal Hurlant, 1975-1987: La Machine à Rêver, pour voir ?!

Bref, c'est sur Facebook que tout se déroule (oui, je sais), et alors que je vaquais à mes occupations habituelles, à savoir glander sur le fil d'actualité en espérant y trouver quelque chose d'intéressant pour combler ma triste vie, vide et ennuyeuse, un petit pop-up indiquant une notification apparaît. C'est un "like" (oui, je sais !) sur ma page dédié à L'Imaginarium. Celle-ci n'est que vaguement mise à jour en ce moment, avec quelques partages d'articles, et son rythme de publication est tout aussi lent qu'ici. Peu de gens s'y intéressent mais j'ai eu le plaisir d'avoir quelques personnes ayant acceptés de se brancher dessus depuis sa création, "aimant" la page pour s'y abonner. Quelques uns sur invitation, parce que je suis un sale mendiant, d'autre par pure bonté d'âme.
Et alors je réalise de qui vient le clic. Jean-Pierre Dionnet, ou plutôt "Jeanpierre Dionnet" si je m'en réfère à mon écran. Ma première réaction est de ne pas trop me fier à ce pseudonyme car Facebook regorge de faux Bruno Mattéi, de George Romero et autre John Carpenter qui ne sont évidemment pas les vrais. Tout me laisse croire qu'il s'agit d'un éventuel Bisseux qui se cache sous un nom d'emprunt, et c'est par curiosité que je me renseigne un peu, juste voir si je le connais. Et... Il s'avère qu'il s'agit bien DU Jean-Pierre Dionnet. Le vrai. Pourquoi ? Comment ? Dans quel état j'erre ? Je suis toujours sous le coup de la surprise et mon "Moi' intérieur tente de rationaliser.


Alors non, je doute que Jean-Pierre Dionnet, l'homme qui a fondé Métal Hurlant, qui est copain comme cochon avec de vrais artistes, ait lu la moindre ligne de L'Imaginarium de Monsieur Bizarre. Je pense même qu'il serait atterré par mes divagations et mes pseudo-analyses, et se serait déconnecté du blog sans jamais regarder en arrière s'il l'avait fait. Donc pourquoi ce petit "like" encourageant sur Facebook ? Je n'en ai pas la moindre idée. Je suppose que via les contacts communs, des messages et annonces doivent se croiser sur les fils d'actualité, et peut-être qu'une malheureuse phrase a attirée son attention, sans plus. Ou peut-être a t-il vu qu'un ami à lui a aimé la page, sans avoir le contexte, et s'est senti de faire de même par gentillesse. Plus vraisemblablement, c'est parce que j'y évoquais récemment John Norman, et qu'il y avait cette notion de "Littérature".
Bref, je ne l'explique pas mais je ne me perds pas en espoirs ridicules. Cependant, le simple fait que cela ait eu lieu m'a foutu un gros sourire sur le visage: j'ai quand même grandi en regardant Le Quartier Interdit et Cinéma de Quartier, et je voue un culte à certains titres que seul M. Dionnet a osé présenter dans notre pays (Evil Ed, Skinner, et j'ajouterai bien Premutos mais Uncut Movies était là aussi pour ça), aussi je ne peux qu'être heureux de cette minuscule et insignifiante notification.


Voilà c'est tout, c'était inutile et ça va gonfler certains (notamment un belge aux cheveux longs, qui est constamment vénéré par d'autres "Grands", de Lloyd Kaufman à je-ne-sais-qui, et qui doit bien se marrer), mais je vous emmerde. Ça me permet de conclure 2016 sur une note positive et c'était sacrément improbable ! Et puis vous vouliez quoi ? Une chronique des quatre Project Shadowchaser ? Vous savez que vous ne les auriez même pas lu...

PS. Et je vois qu'une autre personne a aimé la page, qui n'est pas Jean-Pierre Dionnet mais qui a tout autant de mérite (et plus de charme). Merci à elle, d'ailleurs je ne comprends pas non plus pourquoi son clic !


vendredi 4 novembre 2016

mardi 1 novembre 2016

Halloween Aftermath 2016

HALLOWEEN AFTERMATH
2016


https://dreampunkfr.blogspot.fr/2016/10/road-to-halloween-blood-feast-1963.html    https://dreampunkfr.blogspot.fr/2016/10/road-to-halloween-blood-diner-1987.html    https://dreampunkfr.blogspot.fr/2016/10/road-to-halloween-blood-feast-2-all-u.html

https://dreampunkfr.blogspot.fr/2016/10/road-to-halloween-two-thousand-maniacs.html    https://dreampunkfr.blogspot.fr/2016/10/road-to-halloween-2001-maniacs-2005.html    https://dreampunkfr.blogspot.fr/2016/10/road-to-halloween-2001-maniacs-comic.html

Road to Halloween s'est fait sur un coup de tête. Road to Halloween II était un projet plus ambitieux mais s'est terminé par un échec. Road to Halloween III est tout simplement anecdotique, mais au moins je l'ai prévu comme ça. Il faut dire que l'an dernier j'avais vu gros: un marathon de films d'horreur au rythme d'une chronique par jour, pour tout le mois d'Octobre. A l'époque mes horaires de boulot me permettaient encore de travailler, puis de voir un film et enfin de pondre un petit texte avant la fin de la journée, et la seule raison pour laquelle l'ampleur de la tâche m'a dépassée c'est parce que ne suis pas foutu d'écrire juste quelques lignes. Il faut toujours que j'en fasse des pages et, forcément au bout d'un moment, il est facile de se laisser submerger.
Cependant ce n'est pas la seule raison qui m'a fait baisser les bras et le manque de retour n'a pas aidé. En a résulté une baisse de motivation et de confiance en moi dont je ne me suis pas vraiment remis. La preuve: il n'y a pas eu beaucoup de publications majeur depuis l'an dernier. Plus envie, plus le courage, et puis c'est à se demander l'intérêt. Je me suis déjà exprimé sur le sujet ici et là et je ne vais pas vraiment y revenir, mais il est clair qu'il y a eu une envie d'abandon pur et simple.


Pourquoi recommencer l'année suivante dans ce cas ? Juste comme ça, pour essayer de reprendre les rennes et justifier l'existence de L'Imaginarium malgré tout. En fait j'ai même commencé à écrire fin Septembre, mais ces textes ont été mis en attente pour Novembre. Qui plus, la Toussaint coïncidant avec la disparition de Herschell Gordon Lewis, l'hommage me semblait approprié. Le bonhomme ayant rendu l'âme à un âge avancé, pas question de se complaire dans un billet larmoyant, comme si c'était la fin du monde alors qu'il n'y avait dans ce décès rien de particulièrement triste.
Et ainsi ce Road to Halloween III lui serait dédié, avec l'idée de chroniquer au moins la Blood Trilogy originale qui l'a rendu célèbre (Blood Feast, 2000 Maniacs ! et Color Me Blood Red). Un peu court pour un mois entier, aussi me suis-je dis qu'il serait sympa d'évoquer les séquelles et les spin-off, qui sont généralement totalement snobées par les fans comme par les soit-disant Bisseux qui ne suivent que ce que les "grands" leur montre du doigt.
Cette fois cependant, pas question de se tuer à la tâche: le boulot et la vie m'empêchent d'y passer beaucoup de temps et je sais que je ne pouvais pas livrer une rétrospective complète pour Halloween. La preuve: je n'ai même pas fini mon papier sur 2001 Maniacs: Field of Screams !


Mais qu'importe. J'ai pu écrire quelques textes et je compte certainement conclure la trilogie, ce qui me relance pour Novembre et probablement jusqu'à la fin de l'année. Sans doute plus que ce que j'espérais car, encore une fois, l'abandon définitif n'était pas loin.
En tout cas j'espère que les (très) rares lecteurs ont pu trouver un semblant d'intérêt à cette courte édition d'Halloween 2016, à mon point de vue sur les deux classiques de Lewis (maintes et maintes fois disséqués par des gens plus doués que moi) et à l'éclairage apporté sur les suites et remakes de ces œuvres dont on ne parle que très rarement chez nous. Je sais que c'est un peu comme d'espérer gagner au Loto mais je me soucis toujours du retour des lecteurs et leur appréciation des articles. Bon, moins depuis le Bloody Week-End et son rappel que je ne suis qu'un inconnu perdu dans un océan de chroniqueurs se renvoyant l'ascenseur (surtout lorsque ce mec imbuvable, risée d'une part de la communauté pour son style d'écriture halluciné, m'a clairement snobé face aux autres, comme pour marquer une différence), mais quand même.
Bref. Je ne sais pas comment conclure cet article donc je vais en rester là. De toute façon je l'ai totalement improvisé et je ne savais même pas où j'allais avec ça. Je devrais en rester aux chroniques.

Joyeux Halloween à toutes et à tous, sauf les autres qui peuvent aller se faire foutre !



PRÉCÉDEMMENT

ROAD TO HALLOWEEN

http://dreampunkfr.blogspot.fr/2011/10/flesh-eater-revenge-of-living-dead-road.html  http://dreampunkfr.blogspot.fr/2011/10/freddys-tricks-and-treats-road-to.html  http://dreampunkfr.blogspot.fr/2011/10/the-hazing-road-to-halloween.html  http://dreampunkfr.blogspot.fr/2011/11/the-night-after-halloween.html

ROAD TO HALLOWEEN II

http://dreampunkfr.blogspot.fr/2015/10/road-to-halloween-ii-6-degrees-of-hell.html  http://dreampunkfr.blogspot.fr/2015/10/road-to-halloween-ii-all-hallows-eve-2.html  http://dreampunkfr.blogspot.fr/2015/10/road-to-halloween-ii-army-of.html  http://dreampunkfr.blogspot.fr/2015/10/road-to-halloween-ii-bottom-feeder.html
http://dreampunkfr.blogspot.fr/2015/10/road-to-halloween-ii-cooties.html  http://dreampunkfr.blogspot.fr/2015/10/road-to-halloween-ii-dead-above-ground.html  http://dreampunkfr.blogspot.fr/2015/10/road-to-halloween-ii-hell-asylum.html  http://dreampunkfr.blogspot.fr/2015/10/road-to-halloween-ii-hollow.html
http://dreampunkfr.blogspot.fr/2015/10/road-to-halloween-ii-i-spit-on-your.html  http://dreampunkfr.blogspot.fr/2015/10/road-to-halloween-ii-it-follows.html  http://dreampunkfr.blogspot.fr/2015/10/road-to-halloween-ii-last-shift.html  http://dreampunkfr.blogspot.fr/2015/10/road-to-halloween-ii-lesbian-vampire.htmlhttp://dreampunkfr.blogspot.fr/2015/10/road-to-halloween-ii-muck.html  http://dreampunkfr.blogspot.fr/2015/10/road-to-halloween-ii-red-river.html  http://dreampunkfr.blogspot.fr/2015/10/road-to-halloween-ii-stung.html  http://dreampunkfr.blogspot.fr/2015/10/road-to-halloween-ii-suburban-gothic.html
      http://dreampunkfr.blogspot.fr/2015/11/road-to-halloween-ii-tales-of-halloween.html  http://dreampunkfr.blogspot.fr/2015/10/road-to-halloween-ii-tremors-5.html

lundi 31 octobre 2016

Fleurs d'Halloween

FLEURS D'HALLOWEEN


Touch of Wax – Halloween
Halowaxy Amaryllis

A l'origine je voulais juste faire un petit billet idiot pour Halloween, l'air de dire "tenez, regardez ce que j'ai trouvé au supermarché aujourd'hui !". L'idée était de parler d'un truc différent pour changer, et peut-être d'inaugurer une nouvelle rubrique. Et puis j'ai été curieux.
N'y connaissant strictement rien en plante, et n'ayant plus d'ingénieur paysagiste sous la main pour que l'on m'explique comment les choses fonctionnent, j'ai fait quelques recherches qui m'ont pratiquement déprimées.


Mais commençons par le sujet de l'article, ces Fleurs d'Halloween qui font un si joli titre. J'ai croisé la chose pendant mes courses, au rayon fleurs, et Halloween étant la saison de l'Horreur, il était évident que j'allais être attiré.
Conçu par Kébol sous le label Touch of Wax, il s'agit d'un bulbe d'Amaryllis "modifié" afin de servir de décoration pure et simple. Un produit de fête spécialement conçu pour les enfants ou les gens qui, comme moi, ne savent pas du tout gérer les végétaux.
En effet, le concept (plutôt récent d'après ce que j'ai lu) tourne autour de fleurs qui poussent sans eau et sans pot: pas besoin de terre, d'engrais, d'arrosoir ou de quoique ce soit. Apparemment les Amaryllis poussent d'elles-mêmes et fleurissent comme par magie. Tout au plus sommes-nous priés de faire des rotations au bulbe afin que ses pousses soient régulières, mais cela est à la portée de n'importe qui.


Trop beau pour être vrai ? Évidemment, mais on y revient. On voit d'emblée que la chose n'est pas prévue pour le long terme et qu'elle fut totalement fabriquée pour une vente "rapide" auprès des plus jeunes ou des ignares de la nature qui aiment juste les belles choses. Et là-dessus ce n'est pas mal foutu, il faut le dire.
Si je ne sais pas trop à quoi ressemble les autres productions Touch of Wax, celle-ci est tout bonnement "parfaite" pour les vacances de la Toussaint, se faisant bien vite remarquer de par son apparence improbable, quelque part entre la courge et la sucrerie ! Sans parler de sa couleur orange vive limite fluorescente qui, multipliée par le nombre de bulbes présent en rayon, donne l'impression d'une grosse tâche radioactive parmi les plantes.
Il faut dire que, étant un végétal, la chose évoque d'emblée une citrouille miniature par sa forme et son origine, et le fait qu'on la trouve parmi les fleurs. Quant à la cire, totalement lisse et douce, elle rappelle fortement le glaçage de pâtisserie que l'on retrouve sur les éclairs ou les glands. On en mangerait, presque !


Confiserie, plante et décoration surnaturelle. Oui, c'est parfait dans tous les sens possible pour Halloween, et en plus cela ne nécessite aucun investissement de notre part. Le déballage montre qu'un support a été incrusté dans le végétal afin de pouvoir le poser sans risque sur toutes les surfaces, et la cire englobe effectivement la totalité du bulbe, même s'il ne faut pas être trop regardant sur les finitions du dessus et du dessous. Et peu importe après tout, c'est un peu comme ces jouets bootleg que l'on achète pour trois fois rien: ça semble joli, alors ça suffira bien. La seule différence c'est qu'ici la Touch of Wax d'Halloween coûte 8,90 euros, ce qui n'est pas rien.
Et très franchement cela aurait été ma seule plainte si je n'avais pas cru bon de m'intéresser à l'objet par la suite: c'est un peu cher pour de simples fleurs qui se tiennent un peu bancales étant donné la façon dont le pied de métal a été planté (clairement personne n'a utilisé de règle à bulle). Cependant je ne connais pas du tout la valeur des Amaryllis en général et cela entre peut-être dans l'échelle de prix habituels...


Pour la forme je peux également préciser qu'il n'y a pas vraiment de "choix" possible concernant les citrouilles, le visage étant pour ainsi dire le même sur chaque bulbe. En vérité la différence tient de leur forme, chacun possédant des reliefs différents. Des creux et des bosses naturels qui altèrent sensiblement l'apparence des yeux et de la bouches qui ont été peint, mais c'est tout. La sélection se fera ainsi selon préférence, entre une meilleure prononciation de tel ou tel élément, mais honnêtement si vous avez plus de 12 ans je doute que vous resterez planté devant le stock pendant trois heures.
Ou alors c'est parce que j'avais peur de me payer la honte en hésitant entre cinq bulbes différents en plein supermarché, arrivé à 32 ans...


Bref, ces Fleurs d'Halloween peuvent donner envie, changent sensiblement des courges véritables ou en plastique et peuvent convenir à tous, petits ou grands, filles ou garçons. Même l'emballage fait un effort, portant les couleurs de la fête et mettant l'accent sur le côté surnaturel avec sa petite planchette où figure un avertissement amusant en anglais, dans une police de caractères "effrayante".

http://i.imgur.com/3SJiTXU.jpg    http://i.imgur.com/hvKF2AW.jpg

Le vrai soucis vient en fait du côté moral, puisque ces Amaryllis sont en fait totalement sacrifiées pour une floraison unique. Le fait est que, contrairement au bulbes normaux, ceux de Touch of Wax ont été maltraité pour les besoins du "sans eau / sans pot" supposément pratique. Car vous vous doutez bien que, dans la nature, aucune plante ne pousse comme ça, sans ressources. Un végétal a besoin que ses racines puisent la nourriture dans le sol, que ses pousses perçoivent de la lumière, et l'eau est évidemment une condition primordiale à sa survie.
Sans tomber dans les longues explications (et pour ne pas faire d'erreurs ridicules vu que je n'ai qu'une connaissance maigrichonne du sujet), les bulbes de Touch of Wax ont été amputé du plateau situé à leur base, où poussent les racines ! Qui plus est, la cire dont ils sont recouverts fini par les étouffer. La plante est promise à une morte lente et, malgré son "programme" génétique qui la force à générer une floraison, va vite s'épuiser.


Les Amaryllis sont des plantes d'hivers et normalement leur bulbe fini par "s'endormir" après la saison, à la perte de ses fleurs, attendant le prochain cycle pour éclore à nouveau. Ici cela sera impossible: parce qu'il ne possède ni eau, ni terre et parce qu'il a été coupé, il consommera en une fois sa réserve d'énergie naturelle (présente dans le bulbe) avant de périr faute de nutriment et d'un environnement sain.
Alors j'avoue, si je suis totalement dévoué à la cause animale, je suis totalement ignorant sur la cause végétale. Je suis incapable de dire ce qui est bon ou pas pour une plante, ce qu'il est permis de faire et ce qui est répréhensible. Et bien qu'il soit simple de balayer le sujet d'un "c'est juste une fleure", la question se pose malgré tout. Il me paraît effectivement assez dégueulasse de sacrifier des bulbes parfaitement viables pour un simple commerce temporaire.
Touch of Wax propose un produit éphémère et "miraculeux" en travaillant sur la forme façon poudre aux yeux, mais ne se soucie visiblement pas d'écologie. Il me semblait que les grandes marques de jardinerie ainsi que les fournisseurs type Truffaut / Jardiland faisaient très attention à l'environnement et au traitement des végétaux, mais j'imagine que l'industrie est encore loin d'être parfaite.


Du coup, alors que j'étais d'une humeur festive, je me retrouve tout penaud avec mon bulbe mutilé. Sur le site Jardinier Paresseux.com (oui, ça existe), on parle même de crucifixion végétale.
Certes je le trouve toujours beau et j'avoue avoir très envie de le voir faire ses belles fleurs couleur rouge sang qui conviendraient parfaitement à cette fête des fantômes et des sorcières, mais je regrette sa triste existence. Je ne l'ai même pas nommé.
En attendant il repose sur l'une de mes étagères, entre une statuette de Cthulhu et une petite grenouille occulte. Du haut de sa montagne de livre, Bizarro veille, et la figurine de Slave Leia qui d'habitude vénère le Grand Ancien fera la danse du ventre pour lui...


Au final je ne vous conseille pas vraiment un achat de ce type pour les fêtes, tant pour la Toussaint que Noël, ne serait-ce que pour rejeter la pratique un peu barbare de Kébol. Cependant si vous craquez quand même, si votre gamin vous implore ou si vous êtes tout simplement insensible aux plantes, je comprends parfaitement.
Mes connaissances sur le sujet étant extrêmement limité, il n'y a peut-être aucune raison de boycotter Touch of Wax, mais je pense que creuser une bonne vieille citrouille reste toujours plus sympa pour Halloween. Sinon vous pouvez toujours peindre vos vieux pots à plantes, au moins ça n'abime rien et ça dure plus de quelques mois !

lundi 24 octobre 2016

Et pour quelques DVDs de plus


Oui je sais. Road to Halloween traînasse et ne risque pas d'être très consistant d'ici ce 31 Octobre, encore une fois. Mais je l'ai prévu comme ça, après le quasi burnout subit l'an dernier dont je me remets en fait à peine (véridique: voyez à quel point ce blog est vide depuis 12 mois) et en prenant en compte les aléas de la vie de tous les jours. Du coup je ne me sens pas vraiment coupable de pondre ce petit texte pour une fois que l'envie m'en prends véritablement.
Car c'est un petit coup de cœur que j'ai eu un peu plus tôt dans la journée en visitant un pourtant quelconque Cash Express de la région, et j'avais envie de partager ma folie...


Les Cash, ont les connait tous, nous autres passionnés de films bas de gamme. Happy Cash, Easy Cash, Galaxy Cash, Cash Express, Cash Converter. C'est là que l'on peut s'approvisionner sans limite pour trois fois rien, chaque visite ou presque promettant au moins une ou deux trouvailles sympathiques. Car les gens normaux s'y rendent avant tout pour faire le grand ménage, se débarrasser de divers encombrant et peut-être gagner quelques pièces en contrepartie. On y revend ses merdes contre du fric, ou plus rarement contre des bons d'achats au cas où un objet un peu trop coûteux pourrait devenir plus accessible: instruments de musiques, bouquins, CDs, films, répliques d'armes à feu, jeux vidéos, il y en a pour tout le monde.
Mais, si la France d'en bas comme celle d'en haut cherche avant tout à faire de bonnes affaires, à repartir avec au moins quelque chose de "valeur" (une bonne guitare, un téléphone décent, voir un ordinateur utilisable sans être trop regardant) à ce titre je ne critique pas, certaines boutiques proposent du matériel très intéressant et à un coût plus abordable que dans les grandes surfaces, il y a aussi les "rapaces" comme moi. Ceux qui guettent, ceux qui reviennent sans cesse toutes les semaines, comme des hyènes sur le terrain de chasse des lions. Des vautours qui se jettent sur les restes dont personne ne veut.
Car, question DVD, les Cash sont littéralement infestés. Pas tellement par le cinéma de masse, qui est le premier à partir des étagères (et aussi les bons films qui plaisent à la grande majorité, car avouons-le, ils existent), mais les produits de secondes zones. Ces séries B aux affiches moisies, généralement du côté Action / Horreur, qui ne parviennent jamais à convaincre les non-initiés.


Il faut dire qu'ils n'y mettent pas du leur, eux qui furent autrefois les Rois des vidéos-clubs, eux qui étaient vu par tous les gamins aussitôt qu'ils passaient à la télé. Autrefois VHS qui multipliaient les audaces pour convaincre, ces œuvres de seconde zone apparaissent désormais en piteux états. Des DVD cabossés, des affiches photoshopés à grande vitesse, des titres modifiés au bon vouloir des éditeurs (qui s'en moquent tout autant que les autres)... Ces films vous les connaissez pour être passé à côté au moins une fois dans votre vie: peu importe dans quel coin du pays, peu importe en quelle année, se sont toujours les mêmes.
Un Maniac Trasher exhibant un bout de visage dont on ne sait pas bien si il appartient à une poupée ou un comédien, un Da Hip Hop Witch avec Eminem, qui pourrait être un documentaire sur le Rap ou un clone du Projet Blair Witch version ghetto. Dark Breed, avec sa main mutante qui bouffe toute la couverture, ou Soldat Cyborg, que j'ai toujours prononcé avec l'accent allemand sans trop savoir pourquoi. Ce sont tous les Don "The Dragon" Wilson, les Matthias Hues, les Michael Dudikoff et les Lorenzo Lamas qui font la gueule, champions de Kickboxing rendus K.O. par le dédain d'un public désormais allergique aux gros muscles et à la virilité exacerbée.
Ces DVDs se reproduisent sans cesse, comme des lapins, chaque Cash en possédant au moins deux ou trois exemplaire dans les rayons. Le plus drôle dans l'histoire, c'est qu'on ne sait jamais d'où ils proviennent et rares sont ceux qui ont pu en apercevoir, neufs et emballés, dans un "vrai" magasin...


Puisque ces films sont un peu aux Cash ce que les rats sont aux égouts, leur prolifération devient un véritable problème pour les vendeurs. Les DVDs s'entassent encore et toujours jusqu'à devenir parfois très envahissant et il n'est pas rare de voir des offres promotionnelles fleurir pour enrayer la menace. Ainsi les prix baisses considérablement: 5 euros, 3 euros, 2 euros. Je ne peux m'empêcher de sourire lorsque la barre baisse à 1 euro, l'étiquette reflétant bien l'esprit commerçant qui réclame un bénéfice malgré tout, même si ce n'est que pour quelques centimes.
Il y a aussi le célèbre truc du "1 offert pour 2 achetés", qui parfois tire même vers le 1 acheté / 1 gratuit. Le chef d'équipe doit se tirer les cheveux pour trouver un moyen de refourguer sa marchandise en dépit du fait que tout le monde, lui compris, pense qu'il serait préférable de simplement tout jeter. Et que son avarice soit louée car elle permet à quelques nigauds comme moi de profiter de ces prix cassés pour remplir leur collection ! Une aubaine qui surpasse la simple stratégie d'achat, puisqu'à l'heure où le digital et le virtuel s'emparent du monde, le passionné va plus que jamais vouloir garder sa copie physique intacte. Un morceau d'Histoire auquel il est attaché pour diverses raisons et qui permet d'assouvir sa soif intarissable: on ressent bien plus son amour du cinéma, ou du genre, avec une pile de boites aux couleurs éclatantes et aux slogans accrocheurs que devant une même icône "BSPlayer" dupliquées en quinze exemplaires sur son écran d'ordinateur !
Personnellement, j'aime voir ma vidéothèque de "mauvais films" comme une quasi reconstitution des vidéos-club où j'ai grandis. Bien sûr le support est différent de la VHS, mais les couleurs et les images sont toujours là, tout comme les titres en lettres de sang ou taillés dans l'acier, qui éclatent la rétine. Et il n'y a plus qu'à poser un Boglins et quelques Monster in my Pocket sur les tranches pour retomber en enfance.


Bref, tout ça pour dire que depuis l'apparition dans ma vie d'un premier Cash Converter, je n'ai jamais cessé d'y rôder et de fouiller dans ses "ordures", au point que je suis souvent reconnu par les tenanciers qui, non sans amusement, se demande bien ce que je dois faire de toutes ces piles de DVDs, eux qui ne partagent pas du tout mon point de vue.
Et aujourd'hui encore j'y ai fait un malheur. Un repérage effectué quelques mois plus tôt avait mis à jour un étalage impressionnant de "non désirés", tous regroupés dans un long bac de plusieurs mètres de long, avec une pancarte affichant quelques promotions. Une belle occasion ? Plus que ça. Pensez-vous: 50 centimes le DVD, couplé à une offre de "1 offert pour 2 achetés. Quant au "bac", il était en fait constitué de trois étagères relativement profondes dans lesquelles j'aurai pu me perdre si j'avais mesuré dix centimètres de moins. J'ai tout de suite compris qu'il n'était plus question de regarder et piocher au hasard: il s'agissait désormais d'une véritable fouille, et bordel, dans ces cas là autant y aller à fond !
A peine quelques secondes plus tard, j'avais déjà les bras tellement chargés que je dû emprunter à ma sœur le sac en plastique qu'elle avait utilisée pour amener ce qu'elle voulait vendre sur place ! Toutes les deux minutes mon cerveau me disait: "Bon, il faudra bien s'arrêter à un moment", ce à quoi je lui répondais "Dude ! 50. Centimes." et, alors que je suis d'ordinaire raisonnable et sélectif, je me suis même surpris à me dire "A ce prix là tu prends, et tu feras le tri plus tard" lorsque je me retrouvais hésitant devant un titre que je pouvais déjà posséder, et donc qui ferait un double. Et pour la première fois j'ai même concédé à reprendre certains films que j'avais déjà, en piteux états, juste pour obtenir une meilleure copie.


Ma plus grande surprise fut de n'obtenir aucune réaction des autres personnes. L'endroit était calme mais pas désert, et j'étais persuadé que quelqu'un se foutrait de moi pour être chargé comme une mule et continuer à plonger son nez dans un stand sans fond. Pas un seul mot. Même le vendeur à la caisse n'a pas eu l'air particulièrement surpris, me demandant juste par hasard si j'avais calculé ma dépense pour ne pas avoir à gérer la promotion manuellement. "Nope ! J'ai rien compté, j'ai juste pris !" ai-je répondu avec un sourire stupide.
Au final je suis presque déçu du chiffre: 32 DVDs pour un total de 33 films. Ce n'est pas énorme. Pas énorme non plus fut le prix de mon butin: 8 euros ! Toutes proportions gardées, cela défonce mes trouvailles du Bloody Weekend. Je laisse quand même derrière moi quelques "vrais" films qui auraient pu quand même avoir leur place dans ma collection (Seven, Le Sixième Sens et quelques œuvres que tout le monde connaît) et trois tonnes d'Actioner bourrin ultra cheap, parce qu'il y a quand même une limite à ce que je peux décemment présenter à un autre être humain, lorsque je dois déballer les courses en caisse. Circle of Fire, je reviendrai pour toi, même si j'aurai préféré trouver ton petit frère Circle of Fire 2...


Que m'a donc réservée cette pêche à l'aveuglette ? Quelques films banals pour commencer, déjà vu auparavant ou récupérés sur un coup de tête parce que je me dois de les regarder un jour où l'autre: rayon français ce sont Total Western et un Requiem pas très folichon mais dont je ne garde pas de mauvais souvenir. Ça me permet de "soutenir" le genre de chez nous. Du Monster Movie avec King Cobra, où Monsieur Miyagi se fight avec un serpent géant, un Leviathan qui n'est pas celui de Cosmatos (en fait Razortooth, téléfilm type Nu Image / Asylum) et Sand Serpents. Côté Action/SF j'ai dégoté Sleeping Dogs et Dark Planet, dont je me souviens vaguement des articles dans Mad Movies à l'époque. L'improbable Red Line les accompagnes, où Rutger Hauer croise Mark Dacascos dans les pays de l'Est.
Plus "normaux" sont L'Art de la Guerre III, sans Wesley Snipes, un Black Moon Rising vaguement écrit par John Carpenter (son nom est donc mis en avant) et ce White Crane inconnu, faux film de kung-fu hong-kongais en fait certainement américain et avec David Carradine dans ses dernières heures. La jaquette précise que le film fait 173 minutes, je préfère ne pas la croire.


Plus normaux encore sont les quelques "vrais" films que j'ai dégotté. The One, clone de Matrix avec Jet Li et Jason Statham. Le Bisou Mortel du Dragon (non, décidément, je ne prendrais jamais ce titre au sérieux), le célèbre Ghost in the Shell ainsi que Cabin Fever, parce que 50 centimes est sûrement le seul prix où je l'aurai acheté.


Puis viennent les vieux copains. Ceux que je possédais déjà autrefois, avant qu'un évènement tragique ne n'oblige à me séparer d'une partie de ma collection. Traumatisé depuis lors, il m'arrive encore d'oublier ou de confondre des titres que je ne possède plus. Reviennent alors Shadowchaser III avec Frank Zagarino dans son plus grand rôle, Cyber Tracker 1, parce que le 2 se sent trop seul, et l'ignoble Mangler 2 que je récupère uniquement parce que ça m'amuse de voir Lance Henriksen comme une pute à 50 centimes.
Notez le superbement bien nommé O.G.M. - Organisme Génétiquement Meurtrier (qui fait de la concurrence à M.A.L. - Mutant Aquatique en Liberté), en fait juste Watchers 3. Qui est donc exactement le même film que Watchers et Watchers 2, sauf qu'ici c'est un remake quasi plan par plan de Predator. Très concept.
Alligator premier du nom, Le Phare de l'Angoisse et Metamorphosis sont elles de vraies bonnes séries B qui n'auraient jamais dû quitter mon antre. C'est avec grand plaisir que je les y accueille de nouveau. Plus personnel, mais c'est le même topo avec Zoldat Zyborg, alias Syngenor, où David Gale porte des oreilles de lapin et explose ses collègues au fusil laser, et C.H.U.D. II, parce que Gerrit Graham.
Enfin, je prie pour que mon nouveau Ultimate Game ne soit pas rayé comme le précédent, seule raison pour laquelle je l'ai ramassé.


De la même manière, j'ai récupéré une copie de Ring of Steel. Certes mon original passe très bien au lecteur mais sa jaquette totalement explosée me reste toujours en travers de la gorge, alors vu le prix... Qui plus est, le film étant plutôt cool, il est totalement justifié d'avoir chez soit DEUX Ring of Steel et de les opposer l'un à l'autre: ici le vainqueur et le vaincu.


Terminons ce petit tour d'horizon par les quelques "spéciaux" que je me suis vraiment amusé à récupérer. Et ça commence par un sacré bon film, The Ugly, qui va désormais remplacer ma vieille VHS, me proposant même la VO.


Théoriquement celui-ci devrait être l'hilarant Nail Gun Massacre. Une pointure dans le genre "mauvais film". J'ai presque peur qu'il s'agisse d'un de ces faux DVD qui présentent un film sur la jaquette mais un autre une fois dans le lecteur (comme ce Scanner Cop qui est en fait Scanners 2). Une Flying Jaquette, disait Tonton Mad. D'ailleurs celle-ci a failli me passer très haut au-dessus la tête tant son visuel évoque plus un film de courses de motos qu'autre chose. Même la police de caractère du titre fait plus "sport" que "massacre". Heureusement le mot Carnage m'a mis la puce à l'oreille quand même. Je croise les doigts.


Le Scorpion Rouge 2. Une fausse suite à l'excellent clone de Rambo 3 avec Dolph Lundgren. Techniquement mauvais, et en plus juste en VF, mais pour moi il s'agissait d'une pièce un peu spéciale car il s'agit d'un film que je n'ai jamais réussi à récupérer. Je lui ai longtemps couru après, je peux désormais mourir heureux. Et tant pis si le boitier est tellement endommagé qu'on se demande s'il n'a pas servi à faire de la maçonnerie...


Oui, LE Maniac Trasher, celui que tout Cash digne de ce nom se doit de posséder. En vérité je me suis laissé tenté par curiosité plus qu'autre chose. Vous savez, avec sa tronche de gros bébé en guise de couverture et parce qu'il a croisé ma route des milliers de fois ces dix dernières années, Maniac Trasher n'est pas un film pour moi. C'est une énigme, un animal de foire qui se doit d'être exhibé et analysé. En plus le Maniac du titre est joué par le super génial Larry Drake, alors rien que pour ça... !


Yakuza Contre Triades, un autre de ces films légendaires que l'on croise souvent. En fait pour celui-ci je me souviens même de sa première apparition dans les bacs à journaux, alors que j'étais au lycée. Le Cinéma Asiatique n'était pas encore aussi répandu que maintenant et il fallait surtout compter sur la collection HK ou les diffusions de Jean-Pierre Dionnet pour découvrir tout ça.
Ici c'est le titre qui promet beaucoup, et j'imagine une sorte de mix improbable entre un Syndicat du Crime et un Category III, mais il parait que le film est juste polar un peu chiant. Je ne serais pas surpris, mais j'aurai certainement la sensation d'avoir accompli quelque chose dans ma vie en regardant celui-ci.


Enfin, LA perle, la trouvaille inespérée. Un combo Day of the Panther / Strike of the Panther, improbable dyptique d'action mettant en scène l'invincible Jason Blade. J'ignorais carrément que la série était disponible en France, même à travers un DVD tout pourri à la limite du bootleg, et du coup j'ai comme l'impression d'avoir découvert le Saint Graal. Je veux dire, même la jaquette reprend la "célèbre" affiche de Strike of the Panther où apparaît ce tueur masqué façon Vendredi 13 pas du tout dans le film juste parce que le gus qui l'a réalisé à confondu le Jason du film avec un autre !
Le détail qui tue reste cette étoile éclatante mentionnant le prix imbattable d'1 euro. C'est tellement... parfait.

C'est donc dans la plus grande bonne humeur que je conclus cette entrée du blog, et si certains pensent que je viens de leur faire perdre leur temps, je peux vous assurer que cela reste toujours plus divertissant que cette arnaque de 2001 Maniacs: Field of Screams que j'ai dû me farcir pour le "véritable" article d'Halloween que j'aurai dû pondre. Ça c'est du film de merde !