lundi 14 décembre 2015

Halloween Aftermath 2015

HALLOWEEN AFTERMATH
2015


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Plus de deux mois de retard sur mon planning ? Bah ! J'ai déjà fais pire.
Mais oui en effet, cet article était à l'origine prévu pour le 1er Novembre afin de conclure le Road to Halloween de cette année et de faire le point sur les différents films chroniqués au fil du mois. J'avais dans l'idée d'expliquer le projet, la notation fantaisiste et de faire un récapitulatif des œuvres pour voir si, en moyenne, la sélection était bonne ou non.
Cependant ceux qui ont suivi les publications ont pu remarquer un certain retard qui a fini par s'accumuler avec le temps, au point de former un véritable trou dans la seconde partie d'Octobre. En fait j'ai même dû me laisser convaincre que toute la nuit du 31 était "valide" et que je pouvais ainsi dépasser minuit pour ma dernière parution, sans rater ma deadline pour autant (merci Wendy).
De ce fait sur les 31 articles prévus pour le projet, seulement 18 ont été écrit, avec une pause de 10 jours avant les deux derniers. La raison est que, si l'exercice Mental Hurlant m'a convaincu que j'étais amplement capable d'écrire un texte par jour sans trop de problème, la réalité m'a vite rattrapé. Il fallait que j'enchaine sans temps mort, de la sortie du travail à la publication de l'article, en passant par la vision du film, l'écriture du texte, la relecture, penser à faire la cuisine, manger et ne pas me laisser distraire par les chats. Pensez-vous, ce dernier point était tout simplement insurmontable.
Après un temps, l'énergie et la motivation vint à manquer, surtout en cas de très mauvaise surprise (Red River, brrrr !). Pour ne rien arranger les choses, un entretien d'embauche est venu parasiter le tout, déplaçant très vite mes priorités.


Quoiqu'il en soit, autant voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide et conclure une bonne fois pour toute ce Road to Halloween. L'idée était de reprendre un concept très bref qui avait vu le jour en 2011 et qui consistait à chroniquer diverses œuvres en rapport avec la fête aux fantômes. La première édition était venue sur le tard et n'a pas dépassée trois films, ou plutôt deux films, un épisode de série télé et une chronique réalisée après-coup en guise de conclusion.
Pour cette nouvelle version, j'ai préféré faire les choses différemment et ne pas me focaliser sur Halloween en tant que tel (d'une part on ne trouve pas aussi facilement 31 films d'horreur basé sur ce thème, et ensuite parce que je n'avais pas nécessairement le temps de tous me les procurer). M'est venu l'envie de simplement refaire Mental Hurlant, mais une version spéciale monstres et sorcières – alors certes, je ne parle quasiment que de ça ici, mais il était entendu d'ignorer toutes œuvres de science-fiction, d'action, de vigilantes ou de tueurs parfaitement humains qui tiendraient plus du récit policier.
Ce qui est d'ailleurs vite tombé à l'eau puisque dès le deuxième jour avec la sortie du troisième I Spit on Your Grave, que j'ai malgré tout intégré au projet car je désirais en parler aussitôt. C'est pour cette raison que l’œuvre s'est retrouvée avec une notification spéciale, bien différente du reste de la sélection.


Des notes sans aucune espèce d'importance par ailleurs, puisque je n'en ai jamais attribué jusqu'ici. Cette idée de score est juste un gimmick qui m'est venu pour renforcer l'aspect unique du projet, et se divise globalement en deux: Treat (une friandise, une récompense) pour désigner un bon film, et Trick (une farce) pour un mauvais. Une manière de distinguer très rapidement dans quelle catégorie se situe chaque nouvelle entrée, et faire un décompte rapide en fin d'Halloween pour diviser et faire le point. Exactement comme un môme le ferait en rentrant de sa tournée de bonbons pour identifier son butin et se débarrasser des indésirables !
I Spit on Your Grave 3 aura ajouté une sorte de Joker sous la forme d'une citrouille, façon de dire que celui-ci ne compte pas vraiment et peut être considéré comme on le souhaite selon ses goûts. Seul Army of Frankensteins s'est vu attribuer la même note pour la simple et bonne raison que je suis incapable de le classer d'un côté ou de l'autre. Le film plaira certainement à un public et se fera conspuer par le reste, se trouvant dans une situation beaucoup plus complexe que le simple classement bien / pas bien (exactement la raison pour laquelle je ne note jamais un film).
Le bilan de cette année s'élève donc à 9 Treats, 7 Tricks, et 2 Citrouilles que vous pouvez choisir d'ignorer ou de redistribuer à votre convenance. Ce qui nous donne une sélection d'Halloween majoritairement positive, bien qu'il soit possible d'égaliser au cas où les deux "spéciaux" ne soient absolument pas votre genre. Et les mauvais spectateurs peuvent arguer que ma note pour Hell Asylum précise que, si j'ai apprécié le film, il est fort probable que le résultat soit négatif pour tout autre spectateur !


Dans tous les cas, il est évident que cet Halloween 2015 avait de quoi intéresser puisque outre le retour de inénarrable Burt Gummer dans Tremors 5, c'est Ash J. Williams qui rempile dans le temps attendu Evil Dead 4, dont le premier épisode fut diffusé le 31 (beaucoup de retard là-dessus aussi, mais on va y venir).
Du reste, on a quand même eu droit à des cannibales, des fantômes, des insectes mutants, des vampires lesbiennes, des citrouilles carnivores, des Nuggets contaminés, des voyages dans le temps, des tas de monstres de Frankenstein, des VHS maudites, des Graboids africains, mais aussi à Stacy Keach, au "fils" de John Landis, à la séduisante Kate Dennings, Corey Feldman, Lance Henriksen, Kane Hodder, John Waters, Debra Mayer, Tom Sizemore contre un homme-rat et à une quéquette coupée en deux !
Dommage que l'expérience en elle-même soit une sorte d'échec, mais j’essaierai bien de retenter l'an prochain et en faire une sorte de tradition. Et pour cette nouvelle édition, peut-être trouver un thème, où m'intéresser à un autre média, qui sait ?



PRÉCÉDEMMENT

ROAD TO HALLOWEEN

http://dreampunkfr.blogspot.fr/2011/10/flesh-eater-revenge-of-living-dead-road.html  http://dreampunkfr.blogspot.fr/2011/10/freddys-tricks-and-treats-road-to.html  http://dreampunkfr.blogspot.fr/2011/10/the-hazing-road-to-halloween.html  http://dreampunkfr.blogspot.fr/2011/11/the-night-after-halloween.html

vendredi 11 décembre 2015

[FRAGMENTS] Ghost Charmer – Heirs of the Dragon (traitement)

Simple test d'écriture automatique, totalement improvisé par ennui au travail. C'était une manière de passer le temps et de voir avec quoi j'allais me retrouver. En vérité je n'ai même pas chercher à écrire un véritable texte, parce qu'à ce stade je sais d'avance que le résultat sera inachevé. Sinon, le point de départ a été inspiré par un élément du film Le Grand Tournoi avec Jean-Claude Van Damme. Oui.


L'histoire prend place dans une version quelque peu transfigurée de la Thaïlande antique, une déclinaison sensiblement plus mystique (penser Ong Bak 2 et 3, ou le Roi Scorpion 3). C'est là que nous retrouvons Salem qui investie un temple ancien, une construction partiellement en ruine et perdue dans la jungle. Les pierres sont couvertes de lianes et de plantes mais les visages de divinités sont toujours visible malgré tout. Elle s'y rend afin de voler le Dragon d'Or, une gigantesque statue d'un dieu disparu dont la population locale à tout oublié, jusqu'au nom. On sait toutefois qu'il représente la Force, la Sagesse et la Persévérance, et se trouve être la récompense d'un grand tournoi d'arts martiaux. La légende dit même que le trésor peut accorder un vœu à son possesseur.


L'objet ne sort jamais du temps puisque l'heureux vainqueur reçoit la statue le temps de lui exprimer son désir. La jeune fille compte donc s'introduire dans les lieux et pénétrer secrètement dans la chambre du Dragon en profitant que les combats aient lieux. Le fait est que ce tournoi est extrêmement violent, avec des duels permettant l'utilisation d'armes et de sorcellerie et pouvant entrainer la mort. Naturellement Salem est bien trop jeune et inexpérimentée pour participer, ne connaissant tout au plus que deux ou trois prises de Judo, ou d'Aïkido, que lui a enseignée sa grande sœur Natasha, mais surtout elle préfère opter pour une approche plus discrète et moins dangereuse, à la façon de sa mère Alice.


Elle infiltre l'une des salles en hauteur, qui donne vu sur le ring et la foule, et se déplace furtivement pour accéder aux pièces gardées, faisant une pause un peu avant d'attendre son objectif. L'adolescente prépare ses gadgets et ses plans, et se faisant jette distraitement un œil sur l'un des combats en cours qui implique une femme humaine contre un colosse de pierre semblable au Golem de légende, en fait piloté tel un Mécha par un magicien. N'y faisant guère attention tout d'abord, elle continue ses préparations puis se retrouve à devoir patienter le temps d'une ronde – son ouverture, question timing, pour agir. C'est là qu'elle regarde de nouveau le duel, avec un peu plus d'attention, se disant alors que la combattante est impressionnante dans sa manière de bouger, même si elle n'est pas de taille face à un adversaire surnaturel.


Évidemment, elle se fait la réflexion que s'il s'agissait de sa sœur Natasha, celle-ci aurait vite fait de gagner. Rêvassant un brin, elle fini par détailler la guerrière et accroche sa tenue: sport bra, pantacourt de sport, un abdomen ferme et dessiné, une queue de cheval. Le même look que Natasha, ce qu'elle trouve plutôt cool... jusqu'à ce qu'elle réalise qu'elle est sa sœur ! Salem constate que celle-ci est mal en point, avec un large bleu sur le côté du ventre trahissant une blessure interne et un coup à la tête qui saigne abondement. Elle montre des signes de commotion et se tient difficilement debout. Ses mains saignent malgré les bandages, à force de taper sur la pierre. L'adolescente panique alors et abandonne immédiatement son projet, redescendant pour se mêler à la foule. Sa peur lui fait oublier sa position, ainsi que le fait que les enfants ne sont pas admis au tournoi, autant de choses qui pourraient attirer l'attention sur elle.


Salem se faufile jusqu'au ring et arrive à temps pour voir sa sœur tomber au sol, à plat ventre, près du bord. Elle a le visage contusionné et semble totalement sonnée. Sa petite sœur hurle son nom et se précipite sur elle (l'arène étant une plateforme surélevée et les deux personnages se retrouvent au même niveau). Natasha met un temps avant d'entendre et de voir sa cadette, et Salem lui prend le visage dans les mains, horrifiée et en larme. La blessée est bien sûr surprise de la voir mais son cerveau ne peut pas réfléchir au-delà et elle se contente d'un "Salomé... ?" d'une voix faible. Toutefois lorsqu'un gardien intervient pour repousser l'intruse, la combattante lui fait signe que tout va bien. Elle se relève doucement tandis que son adversaire attend, trop sûr de lui.


Salem se fait reculer, manière à garder une distance de sécurité. Elle ne dit rien mais regarde la scène avec peur. L'intrigue se focalise alors sur le combat en cours et épouse le point de vue de Natasha. Celle-ci a une stratégie et, malgré la douleur, fini par triompher, frappant le sorcier à la gorge via une ouverture, par une succession de coup de poings. Elle tombe à genoux, se retrouvant avec une épaule blessée, mais est annoncée comme gagnante et la foule applaudis. Salem grimpe sur le ring pour l'aider et se fait cette fois aider du gardien pour évacuer la jeune femme (son opposant, inconscient, est emporté sur une civière). Natasha est incapable de communiquer mais Salem lui parle sur le trajet, lui disant que ça va aller, et qu'elles vont s'asseoir un peu. Elles quittent l'arène et se rendent dans la zone réservées aux guerriers, sortes de vestiaires à l'abri du public.


Les deux jeunes femmes se posent lourdement sur un banc, et Salem examine sa sœur. Son visage, son corps. Le bleu l'épouvante et elle ne peut s'empêcher de geindre ("... Ton ventre..."), mais Natasha lui attrape le poignet et l'adolescente ramène son attention sur elle. Elle parle et, dans sa voix, dans son expression, il y a un peu de cette agressivité qu'elle n'a pas totalement perdu après le combat. "Qu'est-ce que tu fais là ? Tu m'as suivie ?", Et Salem de s'exclamer "Non !", sur la défensive, totalement effrayée. La conversation est interrompue par un gardien, lequel casse un gros bloc de glace avant réunir les fragments dans une serviette et la passer à Natasha, qui la place contre son côté blessé. Elle regarde toujours sa sœur presque énervée, pas encore totalement redescendue sur terre. Salem est perdue, bégaye et explique qu'elle est venue ici toute seule. Elle fini par lui raconter à propos du Dragon d'Or, une histoire que leur mère Alice lui a racontée...

Natasha soupire, repose sa tête contre le mur. Elle s'attendrit et se calme mais n'est pas encore détendue. Sa sœur cherche à comprendre, complètement dépassée par la situation, et espère que sa présence soit dû au trésor. "Toi aussi ? C'est pour ça que tu fais ça ?!". Mais Natasha ne répond pas. Salem l'observe, puis regarde son corps. Elle ne comprend pas. "Tu n'es pas obligée de faire ça / Pourquoi tu te fais du mal ? Je comprends pas...". La combattante détourne les yeux, fuyant son regard. "Salem..." commence t-elle sans savoir quoi dire. Ses lèvres sont tuméfiées et elle passe sa langue dessus avant de changer de sujet. "Est-ce que maman est au courant ?", et l'enfant secoue la tête, parlant d'une petite voix. "Non personne ne sait que je suis là, où..." et la discussion est interrompue une nouvelle fois. Un, ou une participant(e) au tournois qui gratifie la jeune femme pour son beau combat en passant. Celle-ci se fend d'un simple merci, d'une voix fatiguée.

Salem l'observe, inquiète de ses réactions, alors la grande sœur la secoue du bras. "Ça va, t'inquiète." C'en est trop pour la plus jeune qui explose, incapable de gérer ses émotions correctement. "Non, ça va pas !". Natasha, surprise, commence à réaliser l'état dans lequel est sa cadette et se sent mal à l'aise. "Tu... Ne devais pas voir ça.", fait-elle un peu gênée, ce qui donne le déclic à Salem. "... Tu l'as fait exprès", réalise t-elle. "Tu voulais ça...". Natasha ait entrée volontairement dans le tournois, en sachant que ça serait dangereux, un comportement qui ramène à son attitude auto-destructrice d'il y a très longtemps. Prise sur le fait, Natasha acquiesce, pas très fière. "J'en ai besoin." Et Salem de ne pas en croire ses oreilles: ".....quoi ?"

Un faux mouvement et Natasha grogne de douleur. Réceptive à la détresse de son aînée, l'adolescente se penche immédiatement pour l'examiner. "Il faut une onguent, je dois avoir ce qu'il faut...", dit-elle en fouillant dans sa besace avec panique, stress. L'autre la regarde faire un temps, sans rien dire. Salem s'énerve, ne trouve pas, fouille encore et encore, jusqu'à ce que Natasha se redresse et ne l'arrête en lui prenant les poignets, doucement. La jeune se laisse faire, regardant ses mains. Elles glissent dans les siennes, geste de tendresse qui les lient toutes les deux depuis toujours. "Tout va bien", dit Natasha d'une voix douce. "Excuse-moi." Salem la regarde longuement, puis fini par se calmer. Elle semble juste triste maintenant. "... Je croyais que tu allais bien..." souffle t-elle, comme si quelque part elle était coupable de ne pas avoir remarqué cela plus tôt. Natasha baisse la tête, cherche quoi dire, caresse ses petites mains avec ses pouces. "Parfois... Parfois j'ai besoin de me retrouver. Juste moi, mon ancienne Moi." Elle cherche ses mots. "C'est tout au fond, caché, mais des fois ça ressort. Ça a besoin de ressortir, juste un peu."

"Comme maman", répond Salem (en référence à Neige, leur autre mère, louve garou qui doit dompter son côté animal et parfois aussi lui céder). La combattante la regarde, puis hoche la tête. "Oui, comme maman.", et  l'adolescente de rebondir "...mais en plus malsain.", car elle en veut un petit peu à sa sœur. Elle lui en veut de revenir vers un état d'esprit toxique alors qu'elle possède une famille et devrait être épanouie. Natasha ne répond pas, mais hoche brièvement la tête, ne pouvant qu'être d'accord. Cela achève Salem qui accuse le coup. "J'pensais que t'étais heureuse..." dit-elle à voix basse. "Je t'aime", répond Natasha précipitamment, ayant conscience qu'elle doit la rassurer. "Et j'aime nos mamans." Cela fonctionne te Salem la fixe, même si elle reste muette. "Je ne cherche pas à mourir", rajoute l'aînée. L'autre reste stoïque mais les larmes reviennent. La blessée tente alors de les essuyer avec ses mains, mais réalise qu'elle laisse une trace de sang à la place. Agacée, elle fronce les sourcils et grogne de mécontentement.

La plus jeune se reprends et se dégage, comme pour éviter le contact. Sa voix marque une colère contenue: "Je peux te soigner, maintenant ?". L'autre l'observe, embêtée, puis acquiesce. Elle gronde de douleur en se levant et laisse Salem la soutenir. "Tu as des affaires à toi quelque part ?" demande t-elle malgré son envie de l'ignorer, "Des vêtements ?". Sous l'effort, la combattante réponds avec peine. "J'ai que ça.", ce qui ne manque pas de faire sourire l'adolescente. "Sexy." Natasha sourit mais, repensant à ses blessures, voit les choses différemment. "Plus maintenant..."


Les deux sœurs se retrouvent dans une chambre réservées aux participants du tournois. L'adolescente aide la blessée à s'asseoir sur le lit puis la repousse doucement en arrière pour l'allonger. Elle renverse sa sacoche sur la petite table de chevet afin de trouver sa pommade tandis que son aînée ferme les yeux et soupire, se sentant morte de fatigue et de douleur. Elle sursaute en raison d'une sensation de froid, quand Salem dépose son produit sur le côté blessé, et celle-ci s'excuse tout en prévenant qu'elle va faire pénétrer la crème. Elle masse délicatement et son attitude concentrée indique qu'elle a reçu une formation de guérisseuse (sous la tutelle de Neige), s'excusant à l'occasion tandis que Natasha retient des gémissements et halète sous l'endurance. "Voilà" déclare t-elle sans émotion, tout en portant son attention à la blessure à la tête.

Elle examine, utilise des huiles et des bandages. La combattante se laisse faire sans rien dire, même si elle apprécie intérieurement de se faire soulager comme ça, constatant que l'adolescente est vraiment douée. Exactement comme Neige. Elle murmure des "merci" inaudibles autant qu'elle peut. Salem palpe son épaule et lui fait un cataplasme, test le mouvement de ses bras et de ses jambes, s'assure qu'aucun os n'est touché, puis au final termine ses petits soins. "Le dos ?" demande t-elle, et sa patiente se retourne alors doucement, étouffant ses gémissements. La jeune fille traite les griffures qui zèbres la peau. "Repose ta tête", ordonne t-elle, et la blessée de fermer les yeux et se laisser bercer, espérant presque s'endormir. Salem la regarde un temps, avant de la placer doucement sur le côté. Natasha grogne, ouvre un œil. Salem à la mine sérieuse et l'interroge. "Comment vont tes seins ?".

"Je sais pas" déclare la guerrière. "La douleur est partout dans le thorax, j'arrive pas à cerner." Sa sœur claque des doigts, autoritaire: "Enlève". Elle l'aide à retirer son haut, et constate les dégâts. Un des seins est ornés de quelques bleus, mais l'autre possède une trace de coup importante, noirâtre. Natasha hoquette de douleur lorsqu'elles libèrent la poitrine de la brassière de sport, et l'adolescente grimace, ne pouvant qu'imaginer la douleur. Elle rallonge sa patiente délicatement et reprend son onguent, massant aussi doucement que possible. En examinant le torse de sa sœur, elle ne peut s'empêcher de commenter. "Tu ne danseras pas avant un moment." Intérieurement, elle est en colère que le corps de Natasha soit dans cet état. Personne ne voudrait la voir comme ça. Pourtant elle continue de s'occuper d'elle sans en rajouter. Elle lui ôte ses chaussons, genouillères et coudières, l'autre se laissant faire sans opposer de résistance – un fait plutôt rare qui trahit son état.

Ne sachant que faire ensuite, Salomé se rassoit et observe sa sœur un moment, cherchant l'attitude à adopter. Elle pose sa question d'une voix douce, essayant de ne pas troubler sa patiente. "Tu as combien de temps avant ton prochain match ?" La réponse n'est qu'un soupire. "Un jour..." Natasha s'enlise dans le sommeil, mais pas totalement. Salem est encore sous le choc. Elle fini par prendre une couverture et la border, s'accroupissant près d'elle et lui caressant les cheveux. "Désolée..." fait la combattante à voix basse. "Avant j'endurais mieux..." Subitement, c'est la plus jeune qui paraît la plus adulte: "Non" souffle t-elle. "Tu étais juste dans une mauvaise passe. Tu n'avais pas le choix." Natasha se force à la fixer, comprenant à quel point sa "petite" sœur est devenue grande, tâchant de ne pas se laisser envahir par le sommeil... En vain.