vendredi 29 août 2014

L'Imaginarium, c'est quoi ?, aka. La V4

L'Imaginarium, c'est quoi ?

Alors a la base, il y a plus de dix ans, c'était juste une sorte de plateforme pour écriture où je transposais mes textes: mes articles, mes critiques de films et de livres, mes histoires (mais les plus vieilles n'y sont plus parce que j'ai honte de mon style), etc.
Puis, avec le temps, le processus créatif m'a inspiré. J'ai participé a des fanzines divers, des évènements dans le domaine du spectacle et j'ai fais un peu de théâtre. Après avoir passé quelques années a glander dans les coulisses, pleines d'accessoires et de costumes, de souvenirs et de répliques en tout genre, j'ai voulu me lancer un peu plus loin.

Du coup j'ai accumulé des petits films, des clips, des accessoires et des débuts de costumes (même si dans ma tête je fais surtout de l'assemblage donc ça compte pas, et que le plus "beau", celui du cowboy Steampunk, fut globalement constitué par mon ex qui a fabriqué quelques éléments pour moi, puisque je suis une tanche en couture), et j'ai voulu créer "L'Imaginarium". Une sorte de musée fictif où j'entrepose tout ça. Un lieu où l'on s’émerveillerait devant des créations, des objets en provenance de partout et de toutes les époques et des œuvres qui m'inspirent.
Le concept je l'ai repris aux Cabinets des Curiosités et autres Wonderkammer, où se côtoyait alors objets d'arts, premières découvertes scientifiques, mais aussi mythologies et croyances personnelles. Très jeune, j'ai découvert chez la sœur de ma grand mère une vitrine en verre regorgeant de trésor de ce genre et cela m'a marqué a vie. Près de vingt-cinq ans plus tard, j'ai toujours envie de recréer ce monument magique a ma façon...

Cet L'Imaginarium (pensez "aquarium" mais dédié a l'Imaginaire, n'est-ce pas un mot merveilleux ? mon préféré, vous vous en doutez bien), il existe en deux manière. L'un est réel, physique, c'était mon chez moi mais je dois maintenant le refabriquer totalement vu ma situation. C'est là où se réunissent mes possessions matérielles et symboliques en une sorte de véritable caverne d'Ali-Baba. Et puis il y a l'espace "virtuel" qui est le blog. La première zone que j'ai aménagé dans l'Internet et dans ma tête. Elle regorge de tout et de n'importe quoi et ainsi se côtoient vidéo clip et making-of, storyboard et tentatives de BD, nouvelles et comptes-rendus divers, critiques de films et de BD, photos de costumes et d'évènement festifs, etc. C'est loin d'être complet, car j'ai beaucoup, beaucoup de choses en stock et que je dois mettre tout cela en forme. Bref l'espace virtuel, comme mon imaginaire, est en perpétuelle construction et ne semble jamais pouvoir atteindre une certaine forme de stabilité...

Ce blog a beaucoup évolué avec le temps et, si sa dernière incarnation me convenait sans problème, il me faut là encore tout reconstruire. J’atteins donc la V4, mais celle-ci ne devraient guère être différente de la précédente. La Page Facebook, elle, est une sorte de zone de transition pour les mises à jour, avec partage des photos et des informations, où l'espace virtuel coïncide avec l'espace réel.
Celle-ci est pour ainsi dire vide, puisque je viens de la lancer, mais elle va prendre vie progressivement. N'hésitez donc pas a suivre l'actualité, car beaucoup de choses sont en préparation !

dimanche 17 août 2014

Preview: Silent Hills


Les faits sont les suivants: la série Silent Hill fut, pendant un temps, l'un des plus gros titres des jeux vidéos ET du médium fantastico-horrifique. Le temps de la tétralogie originale en tout cas.

Silent Hill et sa suite direct, Silent Hill 3, étaient des hommages à Lovecraft, Stephen King et bon nombre de classiques de la littérature et du cinéma d'Horreur, le tout baignant dans univers cauchemardesque inspiré de L’échelle de Jacob. Silent Hill 2 était indépendant et se révèle être encore maintenant l'une des histoires les plus sombres et tragiques qui m'ait été donné de suivre, tous médias confondus. Nous y incarnions un veuf qui, guidé par une lettre peut-être imaginaire, se rendait a Silent Hill pour y retrouver sa femme supposée morte. Il faut y jouer pour comprendre l'importance de ce jeu (et s'il vous plaît, pas dans cette version HD horrible avec un nouveau doublage qui anéanti de grands moments d'émotions – dont la lecture de la lettre a la fin, si puissante que même l'actrice pleurait durant l'enregistrement).
Silent 4 fut une conclusion un peu bâtarde, recyclant un script qui n'avait rien a voir avec l'original et proposant un gameplay sensiblement différent par instant, mais tout en gardant son univers oppressant. Moins bon, moins traumatisant, mais tout de même intéressant.

Puis la série "mourut" car passant de ses concepteurs japonais aux américains. Et le problème est là: la notion de "l'horreur" américaine est très différente de celle, plus subtile, des japonais. Il n'y a qu'à voir comment les jump-scares remplacent les scènes silencieuses et comment un jeu de Survival devient un jeu d'action, pour comprendre que les nouveaux venus n'ont plus la même approche.
J'imagine que, comme beaucoup, ils ne voyaient dans la série qu'une concurrente à Resident Evil, l'autre "maître" de l'Horreur vidéoludique. Silent Hill Zero (ou Silent Hill Origins selon les versions) revient de loin mais garde quelques scènes sympathiques, et il y a des choses plaisantes à relever dans Silent Hill: Homecoming, Silent Hill: Shattered Memories et Silent Hill: Downpour. Malheureusement il ne s'agit que de vestiges de ce qui rendaient la série originale unique (la nature psychologique des monstres, les rapports humains difficiles, les passés tragiques) et ces nouveaux jeux ne tiennent pas du tout la comparaison avec leurs aînés. La preuve, certains ont même perdu Akira Yamaoka, le génial compositeur, en cours de chemin.


Par décence, je n'évoquerai pas les films et comics qui sont tout simplement lamentables et honteux. De vraies merdes qui n'ont, elles, rien compris, mais alors rien du tout, à leur sujet de base.

C'est dire a quel point le prochain Silent Hill est un mini-évènement en soit. La présence de Hideo Kojima semble confirmer le fait que les japonais ont reprit les rennes de la série, en tout cas sur certains points, et Guillermo Del Toro, mexicain, est beaucoup plus fins et amoureux du genre que biens des yankees. Autant dire que l'association des deux est aussi inattendue que jouissif, et leur bébé risque fort d'être une futur bombe.
Kojima peut enfin sortir de ses Metal Gear et montrer ce qu'il peut apporter à un genre radicalement différent, mais soyons sûr que ce vieux troll saura garder sa patte légendaire (on pari combien qu'on pourra se cacher dans des cartons ?), son humour éléphantesque mais aussi sa notion toute particulière du pathos.
Quant à Del Toro, entre ses designs uniques et son amour pour l'Alchimie, il est probablement l'un des mieux placés pour œuvrer dans la série. Rappelons nous de Cronos (horlogerie magique et démoniaque) et même de Mimic (monstres terrifiant prenant l'apparence d'humains pour nous tromper).


Silent Hill: Downpour avait déjà fait gros pour capter notre attention et nous faire croire un véritable retour au source. Le résultat avait été une semi déception. Espérons que le Fox Engine, le charisme de Reedus et un bonne mise en scène puissent ramener la saga sur le devant de la scène !

jeudi 14 août 2014