mardi 17 juin 2014

[Ciné] X-Men: Days of Future Past


X-Men: Days of Future Past
(2014)
UGC Ciné Cité Rouen, Rouen (76)


J's Night (2014)


J's Night
(2014)


Il y a quelques jours c'était Vendredi 13, l'occasion idéale pour se revoir quelques films de Jason Voorhees, le plus célèbre des tueurs au masque de hockey. Une tradition en quelque sorte. Mais pas cette fois. Cette année est une date un peu spéciale puisque a été mis en ligne le "premier" fanfilm français inspiré par la franchise ! A prendre avec des pincettes évidemment puisqu'il existe probablement d'autres vidéos basée sur la saga dans nos contrées, mais peu importe.
Réalisé par Antonio Rossé et Sébastien Rovere, J's Night (prononcez Jay's Night) est un court métrage d'une trentaine de minutes narrant une énième résurrection du tueur de Crystal Lake. Rien de bien transcendant dans l'idée et pourtant il aura fallu cinq bonnes années pour que le projet se concrétise pleinement. Auto financé et tourné en 2009 du côté de Montpellier, le film semble avoir connu quelques soucis durant la post-production, ce qui aurait retardé sa finalisation jusqu'en Mai 2014.
L'un de ses problèmes fut bien entendu d'ordre financier, contraignant les responsables à demander de l'aide via Ulule.com afin de réunir les 3500€ nécessaires au budget du mixage sonore. L'autre raison est déjà plus amusante puisque l'équipe dû attendre d'avoir l'aval de la Warner USA pour obtenir les droits d'autorisation du personnage de Jason !



S'il peut paraître un peu étonnant d'aller jusqu'à récupérer les droits légales pour ce qui n'est qu'un petit fanfilm à but non lucratif, il faut savoir que les plans initiaux (diffusion gratuite en ligne uniquement) ont été légèrement chamboulés lorsque l'équipe a considéré le fruit de ses efforts comme suffisamment convenable pour mériter une exploitation en salles lors de concours en festival.
On serait tenté de croire que personne, aux États-Unis, n'irait fouiner pour retracer l'existence d'une petite vidéo française, mais cette décision a été prise suite à la mésaventures de quelques camarades cinéastes, lesquels ont eu la mauvaise surprise de recevoir un courrier d'avocats après la projection privée d'un de leur film qui reprenait un personnage célèbre du grand écran !
Tout semble être rentré dans l'ordre puisque J's Night s'affiche ouvertement comme fanfilm "officiel" de la franchise, mais selon Le Blog des DVDpasChériens, les exécutifs auraient quand même refusés la demande des réalisateurs. C'est déjà un véritable parcours du combattant pour mettre en scène un film Fantastique dans nos contrées, alors s'il faut en plus compter sur un autre pays pour mettre des bâtons dans les roues des artistes, il y a peu de chance pour voir d'autres projets comme ça émerger en France...


Disponible depuis ce Vendredi 13, à 13h (gageons que les responsables auraient voulu sortir le film l'an dernier), J's Night est maintenant disponible sur YouTube et témoigne effectivement d'un soin visuel surprenant. Tellement, même, que le reste du film ne tient pas vraiment la comparaison, entre un scénario prétexte qui ne vole pas haut et une ambiance sonore pour le moins inexistante. Rien de bien surprenant puisque nous sommes là dans le domaine du fanfilm, mais lorsque le produit affiche une telle prouesse technique, il est quand même dommage que le reste ne soit pas du même niveau.
Ainsi a-t-on l'étrange sensation d'assister à la fois à un véritable film et à une petite vidéo fauchée, en alternance selon les séquences. Il est donc terriblement difficile de porter un jugement sur le résultat et cela aurait certainement pesé en défaveur du court-métrage s'il avait pu concourir.
L'illusion fonctionne dès l'ouverture, lorsqu'un groupe de jeunes vient camper aux alentours du célèbre camp Crystal Lake le temps d'une nuit. Une belle Camaro passe devant un panneau indicateur tout droit sorti du film original et le célèbre thème musical d'Harry Manfredini est là... Hélas l'atmosphère disparaît aussitôt que les personnages ouvrent la bouche, la faute à des répliques mal écrites et atrocement post-synchronisées qui décrédibilisent la réalisation. Les protagonistes sonnent faux, tant dans leur manière de parler (un fléau qui touche toute l'industrie du cinéma français) que dans le rendu sonore du doublage, visiblement un peu à la ramasse.


Et c'est dommage car même si les campeurs ne sont que de la chair à canon pour le mort-vivant de Crystal Lake, le film ne pouvant se permettre de développer quoique ce soit vis-à-vis de sa courte durée, il y avait un petit élément intéressant en la présence de cette jeune femme fraîchement enceinte. Celle-ci devient bien vite l'inévitable Final Girl qui va devoir se battre non seulement pour sa propre survie mais aussi pour la vie qu'elle porte en elle. Malheureusement il ne s'agit que d'un détail qui n'a finalement que peu d'impact sur le déroulement des évènements et jamais le scénario ne va s'appesantir sur ce sujet: J's Night se veut classique et old-school, ce qui est bien (et limite nécessaire dans le cadre d'une telle production) mais c'est tout ce que l'on a.
L'histoire montre comment Jason Voorhees, enterré au cœur de la forêt de Crystal Lake, revient à la vie lorsqu'un couple de randonneurs égarés décide de s'envoyer en l'air juste à côté de sa tombe ! Faisant fi de sa potentielle existence, monsieur décide de séduire mademoiselle (pourtant pas vraiment consentante) au milieu de nulle part et aussitôt le boogeyman s'extirpe de sa fosse pour les massacrer. Ceci fait, il part s'attaquer à leurs amis qui ont plantés leurs tentes au bord du lac...


Le reste du film se borne a montrer la mise à mort des pauvres fornicateurs venus s'amuser dans les parages et c'est tout. Les mauvaises langues diront qu'en cela J's Night est similaire aux vieux films de la franchise mais ce serait oublier les rebondissements, gimmicks et personnages qui viennent relancer des intrigues en effet répétitives et peu innovantes.
Et du coup lorsqu'arrive enfin le générique de fin, on est en droit de rester sceptique devant toute cette entreprise. "Tout ça pour ça ?", c'est un peu la phrase qui vient en tête. Un tel déploiement de moyens pour un récit qui se contente de montrer Jason exterminer une bande de jeunes, ça laisse perplexe et c'est à ce demander si le film n'aurait finalement pas dû être un peu moins soigné. Ainsi l'ensemble aurait été un peu plus homogène et plus simple à appréhender.
Cela étant dit, c'est justement cette beauté plastique qui aide le court-métrage a se différencier de ses nombreux cousins américains. D'une part cela témoigne de la passion qui anime les responsables, cette volonté d'offrir un film intéressant et pas juste de partir en forêt avec un caméscope et un pote déguisé pour faire les cons. Ensuite il faut avouer que le rendu de certains plans est à tomber. Mention spéciale pour les éclairages nocturnes à travers bois et la brume irréelle qui enveloppe les environs de Crystal Lake. La réalisation est parfois inspirée (Jason sort de terre à la manière de L'Enfer des Zombies de Lucio Fulci, ou apparaît discrètement derrière sa proie comme Michael Myers) et les effets gore signé David Scherer, qui a bossé sur The Theatre Bizarre, sont exemplaires. Enfin il faut noter du fanservice généreux, entre la reprise du meurtre au sac de couchage de Vendredi 13, Chapitre 7 et l'apparition surprise d'un certain Chosen One manieur de tronçonneuse.
Et quelle bonne idée de donner à Jason cet espèce de 6ème sens qui lui permet de détecter les personnes en plein coït!


Quelques scories cependant, avec notamment tout ce qui touche au traitement sonore (ce fameux mixage financé par crowdfunding). Déjà il faut noter la quasi absence de musique. Si le fameux "Ki ki ki, ma ma ma" est là et que la dernière partie du film utilise effectivement une bande-son pour accompagner l'action, le court métrage est majoritairement lacunaire à ce niveau. Dommage car cela aurait grandement contribué à l'atmosphère lors de l'arrivée à Crystal Lake...
Il faut également souligner a quel point les bruitages sont surutilisés, avec un rendu exagérément fort. Était-il vraiment nécessaire d'employer un son pour chaque bruit de pas ? On se croirait presque, par instant, dans un vieux jeux vidéos type Resident Evil ou Silent Hill.
Pour finir, la post-synchro est d'une qualité assez médiocre. Le doublage sonne faux et met l'accent sur les répliques trop factices. Ce qui n'est pas sans poser problème puisqu'il devient parfois difficile de savoir si le ton est à la plaisanterie ou non. Franchement par moment on se croirait vraiment dans un sketch de Joueur du Grenier !
Plus anecdotique, il convient de toucher un mot sur le rôle principal, ici tenu par Marc Cossart. Si l'interprète s'en sort très bien grâce à un physique imposant, c'est en revanche un peu moyen dans le costume et la gestuelle. Je pense notamment à la démarche style "je me balade tranquille", peut-être aurait-il été judicieux d'étudier les expression corporelles de Kane Hodder pour donner un peu plus de dynamisme au personnage.
Question déguisement, je craignais le bleu de travail criard et les gants jaune poussin façon Jason le Mort-Vivant vus sur les photos de tournage, mais heureusement les scènes nocturnes atténuent les couleurs. Le masque, en revanche, paraît bien trop artificiel et c'est à se demander pourquoi l'accessoiriste n'a pas opté pour un véritable masque de hockey, comme celui de la licence.


Mais très honnêtement il ne faut pas prendre en compte ces "défauts" dans le cadre d'un simple fanfilm. La production ne fut pas choses aisée et pinailler sur de petits détails est parfaitement inutile. Le seul véritable reproche que l'on puisse faire à J's Night, c'est d'avoir tellement  favorisé la forme que le fond semble obsolète en comparaison, mais nul doute que ce résultat n'était absolument pas prévu à l'origine.
Je ne peux donc que vous encourager à regarder ce court-métrage, disponible gratuitement je le rappel, ainsi que de jeter un œil sur sa page Facebook et lui donner un petit Like pour encourager ses créateurs.

En espérant qu'un jour le DVD distribué aux contributeurs Ulule, avec commentaire audio, interview des réalisateurs et message d'introduction personnalisées, puisse être disponible pour d'autres fans...



GALERIE


jeudi 5 juin 2014

From Dusk Till Dawn: The Series (1.10)

Ep.1.10
The Take
 

Bien. On ne pourra pas dire que ce season finale fut une déception vu le peu d'attente que suscitait la série à ce point. En fait il s'inscrit parfaitement dans la continuité du chaos scénaristique qui nous a été donné depuis l'arrivée au Titty Twister: un gros bordel aux enjeux mal définis. Et oui j'insiste: les enjeux de la totalité de la série ne sont toujours pas clairs même dans ce dernier épisode. Jusqu'à la fin on rame pour comprendre le fin mot de toutes cette histoire, savoir pourquoi l'argent du braquage est si important pour les vampires, pourquoi Santanico avait a ce point besoin de quelqu'un pour lui rendre sa liberté et surtout pourquoi les derniers épisodes faisaient tout un flanc autour de Kate Fuller alors qu'elle n'a finalement aucun rôle dans toute cette affaire !


Il est difficile de savoir si le résultat est dû a une très mauvaise concertation des scénaristes, à des réécritures ou des coupes sombres survenues tardivement dans la production. Toujours est-il que beaucoup d'éléments sont abandonnés en cours de route, comme si les créateurs avaient décidés de jeter l'éponge sur telle ou telle piste. 
Le "mystérieux" Sex Machine, joué par Jake Busey, en est l'exemple parfait puisqu'il se fait refroidir d'entrée de jeu. Pourtant un flash-back laissait sous-entendre que ses actions lui avait été dictée par Carlos, dans un but particulier mais non dévoilé. Devait-il sacrifier Kate afin d'empêcher celle-ci de s'échapper du temple ou du labyrinthe des esprits ? Ou est-ce que le sacrifice lui-même devait activer une quelconque prophétie ? Au final cela importe peu puisque cette idée n'est pas du tout évoquée par la suite, comme si elle n'avait jamais existé.
Kate Fuller est clairement placée en retrait, l'épisode resserrant avant tout son intrigue sur les frères Gecko. Alors qu'elle semblait promise à un important destin (entre le mal que Carlos s'était donné pour l'empêcher de fuir avant même que sa famille ne soit prise en otage, les répliques qui fusent sur sa bonté d'âme et le sacrifice planifié par Sex Machine), rien de cela ne transparaît et la jeune femme est mise de côté une bonne partie de l'épisode. Sa seule contribution semble être de convaincre El Rinche de renoncer à sa vengeance et de rejoindre sa famille plutôt que de sombrer dans une lutte éternelle
Et encore puisque le Ranger obtient en fait cette révélation à travers les illusions du labyrinthe.




Quant au reste de la famille Fuller, le show règle leurs comptes de manière tellement anecdotique que ça en serait presque embarrassant... si les personnages n'avaient pas été aussi antipathique (Scott) ou inexistant (Jacob) jusque là. Une idée intéressante pourtant demeure: Scott, vampirisé, pensant encore pouvoir réunir sa famille en les transformant. Et Jacob, un homme brisé et ayant perdu la Foi, qui voit le Mal en lui mais qui se refuse pourtant à l'exterminer, par amour. Il y avait de quoi offrir une fin véritablement tragique aux Fuller, peut-être plus que dans le film original, et ce malgré la façon peu flatteuse dont ils étaient dépeint jusqu'ici dans la série.
Las, voilà encore des segments qui vont être écartés de l'intrigue de manière un peu grossière. Voyant que son père refuse de le suivre dans la voie des Culebras, Scott boude comme un ado en pleine crise et repart... Il ne s'enfuit pas, il ne se réfugie pas dans les Ténèbres, il se contente de sortir de la pièce comme s'il allait s'enfermer dans sa chambre ! Quant à Jacob, mordu, il fini par avoir un malaise et supplie sa fille de le tuer car il ne veut pas devenir un monstre et le suicide est un pêché... Ce qui est plutôt hypocrite puisque le meurtre en est également un et qu'il vient probablement de damner sa fille dans cette logique.
Le pire étant que tout ceci est traité en plein milieu de l'épisode, donnant la sale impression d'assister à du remplissage en attendant d'en revenir aux Gecko et à la "véritable" trame de la série. On a donc l'impression que personne ne savaient vraiment quoi faire de ces personnages et qu'on a décidé de leur sort a la dernière minute...


Et ça continu de plus belle avec cette "conclusion" montrant Kate et le Ranger parvenir a fuir le Titty Twister, bien plus tôt qu'on ne l'aurait prévu. Là encore tout arrive en plein cours des évènements, sans donner l'impression que les protagonistes aient vraiment rencontré la moindre difficulté. El Rinche abdique sa quête de vengeance et repart chez lui à moto (ce qui aurait peut-être été une surprise si ces gros nigauds de monteurs n'avaient pas inclus ce passage dans le nouveau générique depuis l'épisode 7) tandis que Kate va et vient entre son camping-car et le parking sans trop savoir ce qu'elle doit faire.
Tout ceci fini par donner à The Take une étrange structure des plus casse-gueule. Au lieu d'un grand final où tout les points convergent vers une même conclusion, on assiste a différentes vignettes vaguement connectées entre elles par un fil rouge forcé. Des personnages quittent l'histoire en cours de route et le récit rebondis sur de nouveaux évènements qui, certes, ont le mérite d'être imprévisibles, mais qui surtout n'en finissent jamais.
S'ensuivent alors une prise d'otage vaguement convaincante où Richie est capturé, forçant Seth et Santanico à s'allier pour le récupérer, un rituel mal foutu où la vampire retrouve sa liberté et sacrifie ses suivantes (?) tandis que Carlos fuit avec Narciso pour mieux se faire enfermer dans un autre labyrinthe illusoire en guise de punition. Quant aux Gecko ils se séparent comme prévu, Seth partant dans une direction inconnu avec Kate (sans raison aucune, vous l'aurez compris, mais il fallait bien une astuce pour garder les deux personnages sous le coude pour la saison suivante) et Richie fuyant avec sa belle vers les États-Unis.


Bref c'est un peu n'importe quoi et ça montre que les responsables de la série ne savaient pas du tout quoi faire de leur projet. Hormis le story-arc des Gecko il n'y a aucune finalité d'aucune sorte, les personnages vont et viennent sans avoir de rôles définis et les quelques idées intéressantes qui sont abordées disparaissent bien vite.
La révélation faite par Ray Gecko a son fils n'apporte rien de neuf (Seth ne reconnait plus son frère, ce qui semblait déjà évident après sa vampirisation), la quête du labyrinthe est résolue en deux coups de cuillère à pot, l'association entre Carlos et Narciso n'est pas vraiment crédible et s'il pouvait être intéressant de montrer Santanico faire la démonstration de tout ses pouvoirs, il aurait été judicieux de ne pas la neutraliser la seconde d'aprèsn!
La succube rugit, se fait pousser une impressionnante paire d'ailes de chauves-souris et fonce sur ses proies... Pour mieux rebondir contre un champ de force et arrêter les frais immédiatement. Un teasing frustrant qui m'évoque les plaintes récentes à l'encontre du Godzilla actuellement dans les salles.
Oh, et naturellement William Sadler se fait dézinguer dès le début, ce qui ne plaide pas vraiment en faveur de cet épisode non plus.


Au final il serait facile de dire que ce The Take, réalisé par Dwight H. Little au passage, est un cafouillage complet. Et en l'état c'est totalement le cas. Mais l'ensemble de ces défauts prennent racine au cœur de la série en général et du coup l'épisode paye un peu pour les autres. C'est dommage car il y avait quelques bonnes choses ici et là, témoignant d'un potentiel existant mais malheureusement jamais exploité.
Les querelles incessantes entre les frères Geckos sont plutôt marrantes, surtout avec les réactions incrédules des vampires qui les accompagnent, William Sadler s'éclate encore une fois avec des répliques très imagées et Richie se montre beaucoup plus humain maintenant qu'il est devenu un vampire. Quel dommage que tout ceci soit noyés dans un flot de concept ridicule, comme lors de cette cérémonie finale où les vampires deviennent subitement vulnérable à la lumière du soleil. Peut-être que quelqu'un a rappelé aux scénaristes pourquoi leur série s'appelait From Dusk Till Dawn à l'origine...
Sans compter cette mauvaise idée de lancer le générique de fin sur l'excellente Dark Knight des Blasters (la musique qui ouvrait le film), ce qui nous rappel a quel point le show n'a eu strictement rien d'intéressant a proposer niveau bande-son...

Autant le dire, il va y avoir beaucoup à faire pour rendre la deuxième saison attrayante. Car maintenant que le facteur surprise a disparu, il reste très peu d'intérêt a regarder une série aussi mal foutue !