mardi 30 avril 2013

Doctor Who (Ep. 7.10)

 

Ep 7.10
Journey to the Centre of the TARDIS

Après l'excellent The Doctor's Wife du génial Neil Gaiman, voici un nouvel épisode qui s'attarde un peu plus sur le célèbre TARDIS du Docteur. Un appareil fascinant qui est au moins tout aussi magique que le Timelord lui-même mais qui n'a jamais vraiment été visité. On sait la Blue Box si immense que l'on pourrait s'y perdre et qu'elle contient un nombre probablement infinie de salles, et Journey to the Centre of the TARDIS semblait très prometteur à ce sujet. Hélas, hormis quelques révélations qui tiennent surtout du fanservice (ce dont je n'ai rien contre), nous n'en saurons guère plus sur l'intérieur de la cabine de police puisque l'intrigue de l'épisode se focalise sur un danger "autre" que celui du labyrinthe...
C'est probablement cette déception qui a engendré la réaction assez mitigée des fans, ce qui peut se comprendre. Beaucoup trop d'éléments connus dans la situation et pas assez de surprises et de merveilles, ce que l'on était parfaitement en droit d'attendre d'un tel endroit.


L'intrigue joue sur la relation chaotique qu'entretien Clara avec le TARDIS et débute sur une tentative de réconciliation par le Docteur. Supposant que les deux ont besoin de s'apprivoiser, il souhaite laisser Clara piloter la machine et abaisse quelques protections se faisant. Manque de chance, cette action permet à un autre vaisseau d'alpaguer et d'endommager gravement le TARDIS.
La cause ? Une équipe de "récupérateurs" qui désosse et recycle les carcasses qu'ils découvrent dans l'espace. Une bombe détruit littéralement la Blue Box dont l'intérieur devient un piège mortel. Le Docteur et Clara sont séparés alors que le vaisseau se reconfigure, et il semblerait qu'une dangereuse créature rôde à bord...
Le Timelord doit faire équipe avec ceux qui ont saboté sa machine pour retrouver la jeune femme avant qu'il ne soit trop tard, mais ceux-ci semblent plus intéressés par ce qui se trouve à bord, ne réalisant pas a quel point ils sont eux aussi en danger.


Bref, c'est effectivement a une énième mission de sauvetage que nous avons droit, un peu générique dans son déroulement (les créatures, l'équipage extérieur) et honnêtement le point de départ aurait pu s'en passer. La simple idée que Clara soit perdue dans un lieu si vaste, se modifiant par lui-même, aurait dû suffire. D'autant plus qu'une idée ingénieuse est ajoutée à ce dilemme: de part les dégâts occasionnés, le TARDIS à une "fuite". Non pas de carburant, mais de temps. Ainsi le passé et même le futur commencent à émettre des "échos" et créer des plans parallèles où chacun peut se croiser sans pour autant se voir.
Au lieu de se servir de ce concept comme une bonne trame, où il aurait pu user des principes de Temps et de Dimensions, le scénariste Steve Thompson se contente d'imiter Alien une bonne partie du son histoire avec cette menace invisible dont la nature est intéressante mais révélée trop tard. Dommage car ces "Time Zombies" (les corps calcinés de Clara et de l'équipage, issu d'un futur alternatif où ils n'ont pas survécu à l'aventure) aurait pu être utilisés à bien meilleur escient.
Mais il faut dire aussi que le réalisateur ne relève pas vraiment le niveau en camouflant leur aspect cauchemardesque derrière des flous, une shakycam et un montage ultra rapide, rendant par exemple presque indétectable ce superbe spécimen de corps fusionnés façon siamois.
Il se borne également a filmer platement l'exploration du TARDIS comme un vulgaire film de couloirs, probablement à cause des contraintes budgétaires. Et des couloirs, il n'y a pratiquement que ça, les "grandes" salles que l'on attendait étant pour la plupart de simples incrustations en fond vert que l'on aperçoit que trop furtivement.


Heureusement l'épisode sait quand même jouer sur les attentes et enfin on peut voir a quoi ressemble la fameuse piscine et la bibliothèque, ainsi que la véritable forme du Eye of Harmony ! L'aspect extraterrestre / merveilleux du TARDIS est souligné plus d'une fois avec par exemple cet étrange arbre artificiel aux "fruits" lumineux, sorte de machine permettant de construire d'autres machines, ou cette Encyclopédie de Gallifrey sous forme liquide et conservée en plusieurs bouteilles.
Journey joue également sur  la nostalgie (le Docteur vanne la garde-robe des Timelords, de nombreux clips audio d'épisodes passés sont entendu, dont l'un provient du tout premier épisode de la série) et les attentes (on retrouve une fissure temporelle de la période Pond et Clara découvre le véritable nom du Docteur en lisant un livre sur la Time War) pour fonctionner, et d'ici le season finale il faut avouer que c'est plutôt effectif.
Enfin quelques détails ici et là peuvent s'avérer plaisant, comme l'hommage au Magicien d'Oz lorsque l'on aperçoit le Docteur écrasé sous la cabine de son TARDIS, seuls ses pieds émergeant des décombres. Un petit mot également sur les personnages secondaires que beaucoup auront trouvé (à raison) faibles, voir sans intérêt. Très mince au regard de ce que l'on pouvait espérer et en dressant le bilan je ne peux que comprendre la réaction générale des fans. Mais personnellement je suis assez bon public pour ce qui est de Doctor Who et l'énergie débordante de Matt Smith suffit parfois pour se laisser emporter alors je laisse passer.

Au moins ce n'était pas Cold War...


lundi 29 avril 2013

Hansel & Gretel (2013)


Hansel & Gretel
(2013)


La sortie du Hansel and Gretel: Witch Hunters avec Jeremy Renner et Famke Janssen aura entrainé non pas un, mais trois mockbusters dans son sillage. Ce Hansel & Gretel est bien entendu signé par la Asylum et semble à priori le plus "légitime". A priori. Les deux autres étant un horrible Hansel & Gretel: Warriors of Witchcraft signé David DeCoteau et un étrange Hansel & Gretel Get Baked, où les héros sont des stoners et la sorcière vend de l'herbe...
Pourtant, la vision de ce Hansel & Gretel va en surprendre plus d'un tant le résultat est ici à des années lumières des réalisations (volontairement ?) fauchées de la compagnie. Atteignant sans problème le grade de bonne série B DTV, le film semble avoir été produit par une tout autre boite et on pourrait presque faire penser à un produit de la Lionsgate. Mais l'ironie du sort veut que cette dernière soit distributrice du Hansel & Gretel de DeCoteau, qui lui ressemble énormément à ce que l'on retrouve habituellement chez Asylum: Des acteurs pitoyables, un montage chaotique, des effets spéciaux ridicules et une image définition DV... Un peu comme si les deux firmes avaient échangées leurs copies sans le vouloir !
Je ne m'en plaindrais pas car cela fait de Hansel & Gretel un spectacle beaucoup plus plaisant à regarder. Malgré les critiques assassinent qui fleurissent sur le Net
– et qui me donnent parfois l'impression que les spectateurs se trompent de film, ce mockbuster vaut pour une fois mieux que son concept et s'impose par ses propres moyens.


L'intrigue est une modernisation du conte original, transposé à l'époque contemporaine et avec un résultat bien moins fantaisiste. Ici pas de maison de pain d'épice au sens propre, puisqu'il s'agit en fait du nom d'une pâtisserie dans laquelle travaille la jeune Gretel Grimm. On y vend des gâteaux, des bonbons et mêmes des tourtes à la viande qui valent à l'établissement une certaine renommée.
L'adolescente travaille pour le compte d'une adorable vieille dame nommée Lilith, et cela suffit pour griller l'intrigue.

Non mais "Lilith" quoi.
 

Bref, la tenancière semble toute gentille mais se révèle être en fait une sorcière qui capture des enfants (ou plutôt des adolescents) dans sa maison isolée au fond des bois, afin de les cuisiner.
Alors que Hansel et Gretel se disputent sur leur situation familiale, leur père ayant décidé de se remarier à une femme que le garçon décrit comme "une ensorceleuse", ils se retrouvent dans la forêt et l'adolescent va être victime d'un piège à loup. Les deux vont alors trouver refuge dans la bâtisse la plus proche où ils pensent être à l'abris, la bonne Lilith leur procurant soins et bons conseils. Mais après la consommation de quelques bonbons bien spéciaux, Hansel se réveil dans un cachot parmi d'autres jeunes prisonniers tandis que Gretel va découvrir que sa patronne possède des plans bien particuliers pour elle...


Hormis une introduction différente de l'histoire originale, le script suit grosso modo l'intrigue des frères Grimm et on y retrouve à peu près tous les éléments: les enfants, la sorcière, les sucreries et le cannibalisme, ainsi que le célèbre four... Hansel est bien capturé pour être dévoré et Gretel se retrouve malgré elle à "travailler" même si le scénariste n'en fait pas totalement une Cendrillon. Et bien entendue, la sorcière fini de la manière que l'on connaît.
Toutefois cet Hansel & Gretel rajoute plusieurs éléments de son cru, comme Bobby et Johnny, les enfants de la sorcière (deux jumeaux qui ne se ressemblent pas du tout, dont un sosie de Mark Boone Jr.) qui lui servent de sbires, ou l'obsession de Lilith pour Gretel qui lui rappelle sa propre fille décédée. De bonnes idées qui ne sont malheureusement pas du tout exploitées et n'ont aucune influence sur le déroulement des évènements ! Ils auraient même pu ne pas être là que cela n'aurait pas changé grand chose, et leur intrusion donne au film un aspect Survival qui s'éloigne drastiquement du concept de Conte de Fée moderne. En fait il s'agit surtout d'une façon de faire un énième clone de Massacre à la Tronçonneuse, dont le dernier volet sortait justement en même temps que le Hansel and Gretel parodié.  Une tronçonneuse est carrément filmée de manière suggestive, le temps d'une référence un peu forcée, et la cave de Lilith m'évoque l'antre délirante de Massacre à la Tronçonneuse 2, avec ces guirlandes électriques et ces colliers de doigts...
Un mockbuster 2 en 1 en quelque sorte, même s'il faut reconnaître que le mélange donne un bien meilleur résultat que d'autres ersatz comme Skinned Deep ou Inbred...
 

Je ne boude pas cette "trahison" au mythe original puisque, Hansel & Gretel étant une production Asylum, nous ne pouvions naturellement pas nous retrouver avec une simple réitération du conte. L'histoire se devait de partir dans le n'importe quoi et au final ces ajouts se fondent bien mieux que prévu dans cette relecture. La relation qu'entretien Lilith avec Gretel permet d'épaissir un peu le personnage de la sorcière, allant parfois jusqu'à apporter une dimension tragique à cet antagoniste qui espère tant retrouver une fille après des décades d'immortalité, et la présence des jumeaux rend plausible la situation d'emprisonnement dans laquelle se retrouvent Hansel et Gretel.
C'est également le moyen de fournir le film en séquences gore assez corsées, entre des affrontements qui fond mal (une tête sévèrement défoncée, une machette dans la gorge) et les "plats" préparés façon torture-porn (une adolescente dodues est empalée par l'anus comme une grosse brochette, une autre est brulée vive dans sa garniture). Le scénario se permet parfois d'être même un peu plus imaginatif grâce à un piège ingénieux (un gaz hallucinogène diffusé dans la maison en cas d'évasion des prisonniers) qui donne lieu à quelques séquences oniriques très bien troussées: Hansel rêve de se dévorer vivant lui-même après que des bonbons se soient collés à sa peau, allant jusqu'à dérouler ses propres intestins hors de son ventre, une jeune femme se retrouve dans une pièce bardées de fils de fer acérés comme des rasoirs tout en étant hantée par le souvenir de son horrible père, etc.
Un grand merci aux effets spéciaux très bien réalisé et à l'ancienne !
Après tout, ces moments de cruautés ne sont pas s'en renvoyer à ceux des contes de notre enfance et on pourrait presque dire que les deux partagent le même type d'humour noir, comme lorsque ce gamin qui parvient à s'enfuir malgré une flèche planté dans le dos se fait renverser par la voiture du shérif, se retrouvant empalé une fois à terre !
 

Bien sûr Hansel & Gretel souffre de quelques défauts, inhérent au genre et le spectateur est en droit de s'agacer un peu devant ces facilités qu'il doit se farcir à chaque film. Pourquoi donc aller visiter la maison qui se trouve à 100 mètre de là où a été posé le piège ? Pourquoi nos héros ne s'emparent pas des armes de leurs tortionnaires pour se défendre lorsqu'ils en ont l'occasion ? Au moins le scénario nous évite le coup des téléphones portables en panne de réseau.
D'autres petites choses peuvent aussi gâcher l'ensemble, comme l'acteur jouant Hansel qui apparaît clairement trop vieux pour son rôle, ou le personnage de la belle-mère qui aurait pu permettre un retournement de situation. Perçue comme une sorcière par son beau-fils, il semblerait qu'il y ait bien plus à propos de son personnage qu'on ne le laisse paraître, et la réalisation semble même aller dans ce sens en s'attardant sur elle à certains moment. Mais au final il n'en est rien et elle disparaît bien vite de l'intrigue.
L'ultime révélation, expliquant les motivations de Lilith et apportant un brin de surnaturel à l'histoire (elle dévore la jeunesse à travers la chair), arrive un peu trop tard pour changer le scénario et on retrouve quelques idées "à la Asylum" un peu too much, comme l'explosion quasi nucléaire qui survient à la mort de la sorcière ou le fait que le père termine à l'hôpital alors qu'il a été transpercé par une fourche et poignardé plusieurs fois. 
 

Mais qu'importe, ces petits "désagréments" n'entachent en rien la bonne facture de ce film et l'actrice Dee Wallace (célèbre héroïne "mère" de E.T., Cujo et Critters) livre une très bonne performance dans le rôle de la sorcière, tour à tour adorable et horriblement sadique, véritable moteur du film.
Bien filmé, parfois même très joli, et bénéficiant même d'un score composé par Alan Howarth (collaborateur de longue date de John Carpenter), Hansel & Gretel laisse présager de beaux espoirs pour le futur de la Asylum. Même s'il ne faut pas trop rêver: il s'agit probablement d'une expérience "accidentelle" qui est entièrement a attribuer au réalisateur...

... et c'est déjà pas mal !


jeudi 25 avril 2013

Modern Vampires (1998)

 
Modern Vampires
Revenant
(1998)


Modern Vampires, dont le titre original semble être Revenant, est une série B que l'on doit au duo responsable du bien farfelu Shrunken Heads. Le réalisateur Richard Elfman, frère du célèbre compositeur, et le scénariste Matthew Bright (les deux Freeway et le sympathique Dark Angel: The Ascent) s'en prennent cette fois aux vampires et autant dire que leur version du mythe n'a rien de classique. Fusse le budget plus important et les compères auraient pu livrer quelque chose d'un peu plus mémorable que ce film oublié de tous.
La faute à des valeurs de production très basses qui diminuent fortement l'impact de certaines scènes, et à un script un brin confus qui déborde d'idées mais n'arrive jamais à se focaliser sur une intrigue bien précise. Résultat les personnages gravitent autour de plusieurs histoires qui auraient pu donner lieux à différents films, sans qu'aucune ne soit bien exploitée. C'est un peu comme regarder un de ces téléfilms composés de plusieurs épisodes de série télé remontés n'importe comment.


Modern Vampires se déroule à Las Vegas, qui est sous le règne secret du Comte Dracula (assimilé ici à un vulgaire chef criminel), et comme dans le jeu de rôle Vampires: La Mascarade, les suceurs de sang vivent cachés parmi les Hommes et ne doivent pas attirer l'attention sur eux.. Les Nosferatus qui ne respectent pas ces règles représentent une menace pour toute la société vampire est sont condamnés à la destruction. L'une de ces renégats, Nico, est une jeune vampire ne sachant rien de sa nature et se faisant passer pour une prostituée afin de se procurer du sang frais. Les médias s'emparent du phénomène et lui donne le surnom de Hollywood Slasher.
Son chemin va croiser celui de Dallas, un vampire exilé depuis une vingtaine d'années et de passage en ville pour revoir ses amis. Celui-ci a autrefois transformé le fils de Van Helsing, provoquant une guerre sans fin et lui valant de se mettre Dracula à dos. Alors qu'il a ordre de repartir le plus tôt possible sous peine d'être exécuté, il décide de prendre Nico sous son aile pour la sauver et les deux tombent naturellement amoureux.
Mais pour ne rien arranger les choses, Van Helsing débarque lui aussi en ville afin de se venger...


Ce postulat de départ, un peu chargé, pourrait évoquer l'habituelle romance tourmentée que l'on retrouve fréquemment dans les histoires de vampires, mais ne nous y trompons pas. Elfman et Bright ne cherchent pas à faire dans la tragédie sérieuse et font preuve de tout autant d'idées déjantées qu'auparavant.
Ainsi découvre-t-on pleinement la vie quotidienne des vampires, véritables monstres sans pitié qui s'éclatent dans des night club bien plus sordides que ceux de Blade. Ici les humains sont gardés en cage ou enchainé, livrés en pâtures aux suceurs de sang comme de vulgaires amuse-gueules. S'ils ne sont pas dévorés sur place, ils sont victimes de pratiques horribles: certains se font directement transfuser par intraveineuse, d'autre se retrouvent prisonniers de tables d'où seule leur tête dépasse tandis que les clients s'installent autour pour leur découper le crâne à la scie circulaire...
Mais le plus étrange est que ces actes horribles sont contrebalancés par toutes les autres actions de nos vampires. Ils s'entre-aident, se témoignent amour et affection, pleures la disparition de leurs semblables et s'amusent de petites choses. Il faut voir Casper Van Dien se limer les dents dans la salle de bain ou se couple dont la femme est enceinte depuis plus d'un siècle vanter la les joies de la maternité...
Bref, le script accumule les séquences un peu délirante dont la plus mémorable reste quand même celle où une femme vampire, capturées par les acolytes de Van Helsing et attachée à un lit, remet en question la virilité des jeunes hommes et leur ordonne de l'honorer sans attendre... Pour mieux prendre une forme monstrueusement hideuse afin de freiner leurs ardeurs ! Contre toute attente, ces derniers s'emploient quand même à la besogner et vont en découvrir les terribles conséquences puisque le vampirisme est ici assimilé à une MST !


Des comme ça il y en a plein dans Revenant, entre les gags liés à l'immortalité (un vampire enflammé qui tente de s'éteindre avec un tuyau d'arrosage, la demi-douzaine de pieux planté dans le corps de Dracula) et ce pauvre Van Helsing passant une annonce dans le journal pour se trouver un apprentie. Celui-ci est contraint de s'associer avec une bande de gangsters du Ghetto qui, par un incroyable coup du sort, se retrouverons être les premiers vampires Noirs de l'Histoire !

Du coup il en devient presque étrange de voir des scènes beaucoup plus sérieuse, comme celle où Nico rentre chez ses parents après vingt ans d'absence pour mieux se venger du beau-père qui l'avait maltraité, tout en espérant pouvoir encore renouer avec sa mère.  Bizarre aussi ce choix de script qui inverse subitement les rôles et fait passer les vampires pour des héros, révélant à notre plus grande surprise que Van Helsing fut un scientifique Nazi qui aurait peut-être bien pratiqué des expériences sur des enfants (!) et qu'il a tué son fils par haine plutôt que d'accepter sa condition et de revoir son jugement sur les Nosferatus !
Dommage que ces petites choses viennent perturber un univers qui était plutôt bien trouvé, d'autant qu'entre ça et le script qui part dans tous les sens, on peut aussi relever des fautes de goût parfois gênantes: la surabondance de musiques classiques (ce qui est étrange quand on a Danny Elfman pour vous pondre le thème musical), les bruitages façon rugissements de fauve lorsque les vampires attaquent, des maquillages parfois limite pour leur forme monstrueuse (celui de Dracula notamment, avec sa perruque ridicule) et surtout ces étranges mini-montages "artistiques" qui se déclenchent lors des morsures (montrant des choses un peu étrange comme des fleurs s'ouvrant en accéléré ou un cimetière en noir et blanc). Je comprends qu'ils représentent probablement un espèce de transfert de souvenirs, comparable à ceux de Underworld, mais ça fait tout de même un peu maladroit !


Modern Vampires / Revenant ne conviendra pas à tout le monde, ni à tous les fans de vampires, et il va de soit qu'il faut être ouvert au délire. Cependant il y a de la substance dans ce film et ce n'est pas tous les jours que l'on peut voir le grand Udo Kier "danser" dans un boite de nuit des années 90 ! Sa présence est bien trop courte mais on peut compter sur la prestation d'un Rod Steiger en pleine forme dans le rôle de Van Helsing, tantôt en transe, tantôt à côté de la plaque selon les situations, et Casper Van Dien joue avec conviction un anti-héros assez loin des standards.
Avec sa belle gueule et ses capacités de comédiens, celui-ci aurait mérité une bien meilleur carrière et il prouve ici qu'il aurait pu sans problème se hisser au niveau d'un Tom Cruise.

Pour les intéressés, il existe un DVD "special director's cut" (en fait une version non censurée) et disposant de quelques bonus comme un commentaire audio du réalisateur et de l'acteur principal, qui peuvent peut-être lever un peu le voile sur les intentions de Elfman et Bright.


lundi 22 avril 2013

Hannibal (Ep. 1.03)

Ep. 1.03
Potage


L'épisode confirme que Hannibal ne joue pas dans le registre du tueur / semaine et poursuit son histoire sur l'Affaire Hobbs qui se prolongera sans nul doute à travers toute la saison. De ce fait, Potage ne fera peut-être pas l'unanimité des spectateurs puisqu'il ne donne ni dans le spectaculaire, ni dans les révélations. Il s'agit d'une simple progression à travers l'enquête et les protagonistes, nécessaire pour la conclusion qui verra le jour au dernier épisode.
Hannibal Lecter se fait beaucoup plus présent cependant et son petit jeu va avancer drastiquement. Pas tellement dans le registre de la manipulation, Will Graham étant suffisamment instable comme cela sans qu'il n'y ai besoin d'en rajouter (il est de plus déjà poussé à bout par les agissements de la journaliste Freddie Lounds), mais dans son degré d'implication.
Car Abigail Hobbs se réveil enfin de son coma et, étant suspectée d'être la fameuse copycat de son père, est étroitement analysée et surveillée par l'équipe de Crawford. La jeune femme se retrouve ainsi avec Graham, Lecter et Bloom sur le dos en plus de devoir affronter les citoyens qui la considère déjà comme une criminelle. Seule sa meilleure amie semble la soutenir, hélas elle fini bien vite assassinée...


Le scénario entretien le mystère quant à l'identité du copycat, et de l'innocence / culpabilité d'Abigail. Celle-ci ne nous est pas présenté comme la gentille adolescente que l'on pourrait croire et possède au contraire un esprit retord et manipulateur qui laisse vraiment planer le doute sur sa personnalité. Quelques flashback nous la montre dans une partie de chasse avec son père, lequel lui apprend tout sur l'équarrissage, mais jamais ne parvenons-nous à savoir si elle est totalement innocente, si elle était forcée à agir par son père ou si elle a tout simplement elle aussi sombré dans la psychose (la fameuse Folie à Deux qui est évoquée).
Reste que les quelques tentatives de montrer Lecter comme auteur probable de ces imitations semblent un peu vaine. Certes les spectateurs ignorant tout du personnage le verront déjà comme responsable, mais cela n'a aucun sens. Hannibal Lecter est un homme d'une intelligence rare, cultivé et calculateur. La bête qui sommeil en lui n'éclate que pour quelques raisons précises, qu'il s'agisse de survie, de vengeance, d'évasion ou de "provocations" par rapport à l'art (le fameux flûtiste qu'il a cuisiné à l'orchestre de Baltimore). Pourquoi irait-il tuer une pauvre adolescente innocente ? Même dans l'idée d'aliéner Will Graham, cela ne tient pas vraiment...


Potage ne plaira probablement qu'à ceux qui ont suivi et apprécié l'intrigue développée jusqu'ici tant il demeure minimaliste dans son approche et dans ce qu'il a à offrir. La conclusion apporte cependant des éléments très intéressant, avec cette sorte d'alliance qui pourrait éventuellement se former entre Lecter et Abigail, et quelques idées malsaines relèvent encore l'intérêt comme lorsque la fille Hobbs découvre avec horreur que les petits coussins de chez elle ont été rembourrés par les scalps des victimes de son père, ou dans la manière dont un jeune homme en deuil devient le bouc-émissaire dans l'affaire du second tueur.
La série fonctionne en tout cas très bien pour moi, et je ne me lasse pour l'instant pas du jeu très monolithique de Mads Mikkelsen dans le rôle Lecter, même s'il est vrai que le personnage ne semble finalement intéressant que lorsqu'il se laisse aller à quelques émotions. Au détour d'un bref sourire ou d'un regard surpris, il captive immédiatement et laisse appréhender la moindre de ses réactions.


Je ne peux conclure cette chronique non sans un léger coup de gueule face à la décision qui vient d'être prise par la chaine et le showrunner, qui est d'annuler tout simplement la diffusion de l'épisode 4 en raison des récents attentats de Boston.
Non seulement cela est extrêmement stupide et mal joué pour une série qui fonctionne sur la progression séquentielle d'épisodes en épisodes (nous ne sommes pas là dans une série d'enquêtes à part, qui peuvent être vu dans le désordre), mais la raison éthique évoquée n'a aucun rapport avec le sujet de la série. En quoi une saga policière mettant en scène des tueurs en série et des jeux de manipulation à le moindre rapport avec des actes terroristes à la bombe ?
Passe encore si l'épisode était seulement retardé, mais il est bel et bien supprimé du cadre de diffusion, ce qui obligera le spectateur à le voir "plus tard" avec le risque de perdre beaucoup une fois la trame scénaristique conclue. Contrairement à ce que laisse entendre NBC, je doute que l'épisode soit un simple stand alone sans aucune répercution sur le reste de la saison.
Quelques rumeurs ici et là laisse toutefois entendre qu'il pourrait être disponible en ligne. Bref, on est dans le flou le plus total et j'ai la drôle d'impression de me retrouver des années en arrière avec X-Files et son épisode "sensible" Souvenir d'Oubliette.

dimanche 21 avril 2013

vendredi 19 avril 2013

Some Guy Who Kills People (2011)


Some Guy Who Kills People
(2011)


Voilà un très bon film que ce Some Guy Who Kills People (Un type qui tue des gens), qui est produit par nul autre que John Landis. A vrai dire son statut étant celui de "producteur exécutif", sa contribution s'est probablement portée sur autre chose que l'aspect financier et puisque  le film porte sa patte question humour, il y a fort à parier qu'il a fortement influencé d'une façon ou d'une autre le réalisateur (Jack Perez, le gars derrière Mega Shark vs. Giant Octopus). Car oui, comme le titre l'indique, Some Guy Who Kills People est une comédie, ou plus exactement d'une comédie noire.
Pourtant le postulat de départ ne prête pas à la rigolade: nous suivons un jeune homme nommé Ken Boyd, qui fut autrefois séquestré par une bande de brutes l'ayant maltraité. Humilié, tailladé, il a fini par faire une dépression et une tentative de suicide lui valant d'être interné pendant 11 ans en hôpital psychiatrique. Comme si cela ne suffisait pas, il n'a jamais connu sa fille qui est née pendant son internement et dont la mère refuse d'avoir tout contact avec lui.
Désormais libre, Ken est un garçon introvertie qui se laisse marcher sur les pieds par quasiment tout le monde hormis quelques personnes: le shérif, qui n'est autre que l'amant de sa mère, et son meilleur ami avec qui il travail dans une cafétéria. Cette vie minable va se voir bouleverser par trois grands évènements: l'arrivée d'une jeune femme timide qui tombe amoureuse de lui, le retour de sa fille qui souhaite le connaître, et la fête d'anniversaire d'un des types l'ayant autrefois agressé. Obligé d'être sur place par son patron, Ken voit ses vieux démons ressurgir... Le soir même, la brute est assassinée, une hache planté dans la tête.
 

Première surprise: ce qui s'annonçait comme une parodie de slasher, où Ken se venge de ses agresseurs, se révèle être beaucoup plus malin que ça. En fait de "film d'horreur", Some Guy... est avant tout un thriller où les meurtres sont anecdotiques et servent à l'intrigue (malgré quelques scènes gores très sympathiques). Le scénario s'attarde surtout sur les chamboulements de la vie simple de Ken, et la manière dont il évolue. Seconde surprise: nous avons affaire là à un film extrêmement soigné qui offre une véritable histoire. Ce n'est pas parce que nous sommes dans le registre de la comédie noire que l'intrigue tombe dans les travers caricaturale d'un Scary Movie.
Ken (Kevin Corrigan, parfait dans le rôle avec son regard complètement à l'ouest) apparaît comme vulnérable, triste, et le spectateur espère le voir se reconstruire. Sa fille de onze ans  possède une énergie communicative et illumine le film de son attitude positive, donnant une performance loin des clichés d'enfants habituels. Ce n'est probablement pas un hasard si les meilleurs scènes de Some Guy... sont celles où Ken tente de créer des liens avec elle.
Karen Black, qui joue la mère de Ken, se montre bouleversante sur la fin, lorsqu'elle joue une dame d'apparence endurcie mais tout de même dévastée par ce qui lui arrive. La britannique Lucy Davis (vu dans Shaun of the Dead) est parfaite dans le rôle de la nana un peu coincée qui en pince pour le héros et Barry Bostwick incarne avec brio un shérif farfelu qui fait office du moteur comique du film. A ce titre, la scène chez le médecin légiste où il à l'impression que la tête coupée le suit des yeux est tout simplement tordante.


Ce travail inattendu sur les personnages est probablement la plus grande force du film, lequel se hisse alors des crans au-dessus de ce qu'on pouvait en attendre. Bref, loin d'être une petite pantalonnade tournée en vitesse (moi qui croyais avoir à faire un film "amateur" filmé à la DV, ce fut un soulagement), Some Guy... fait preuve de grandes qualités cinématographiques.
J'apprécie tout particulièrement comment l'angle "horrifique" n'est pas traité de la façon la plus cliché possible (les meurtres), et repose en fait plus sur la situation générale de Ken. Alors que celui-ci a vécu l'Enfer, il commence enfin à entrevoir la lumière: sa fille ne le juge pas, sa mère le pousse à aller de l'avant, son meilleur ami est prêt à l'aider et il débute une relation maladroite mais extrêmement touchante. Des petites choses positives qui arrivent sans qu'il ne le demande mais qui finissent évidemment par l'affecter. Pourtant tout peu basculer d'un instant à l'autre à cause des crimes, et Ken pourrait bien perdre ce qu'il vient juste d'obtenir... Autant dire que la tension est pesante et jusqu'à un retournement de situation final qui n'est pas forcément celui auquel on s'attend.
 

Finalement, je range ce Some Guy... à côté du Super de James Gunn. On y suit dans les deux cas un "loser" sympathique qui succombe à ses démons mais que l'on aimerait voir sortir vainqueur malgré tout, et les intrigues nous emmènent beaucoup plus loin que les apparences le laissait présager (une comédie horrifique pour l'un, une parodie de super-héros pour l'autre).
Des films "drôles" mais pas que, bien plus complexe qu'ils n'en ont l'air et qui suscitent bien plus d'émotions que le simple rire.


mercredi 17 avril 2013

Jurassic Attack (2013)


 Jurassic Attack
(2013)


Ce Jurassic Attack ne doit sa conception qu'à la ressortie actuelle de Jurassic Park en 3D au cinéma. Une de ces séries B opportunistes à la Asylum en somme, qui imite les blockbusters en activité, espérant gagner quelques dollars durant leurs runs. On appel ça des mockbusters. Ce film-ci, étrangement, n'est pas à attribuer à la Asylum mais à une toute nouvelle société nommée Titan Global Entertainment. Un futur concurrent au vu du résultat et des deux autres projets à venir (Avalanche Shark et Quatermain: Legacy !), autant dire qu'il va falloir surveiller ça de près.


Hélas malgré tout le potentiel nanar que l'on pouvait espérer obtenir du produit, Jurassic Attack n'est pas vraiment marrant. En fait il est plutôt chiant, et passé les 40 premières minutes, on fini par décrocher tant le film n'ose pas aller jusqu'au bout de sa connerie. 
Ça commençait bien pourtant, avec un hangar faisant office d'intérieur d'hélicoptère, un coin de l'écran révélant légèrement la porte grande ouverte qui donne sur l'extérieur, ces dinosaures en CGI ridicules (de quoi regretter les T-Rex en plastique des Carnosaur) et cette bombasse en sous-vêtements qu'on nous présente comme étant une grande biochimiste ! Mais rien n'y fait et malgré quelques idées bien stupides (des Raptors si furtifs qu'ils sont capables de plonger dans une rivière et de rester sous l'eau quelques temps sans faire de bruit !) et un sosie de David Hess qui cabotine grave, rien ne vient jamais perturber le cours de l'intrigue plutôt plan-plan. 
Il est ainsi question de rebelles communistes se cachant dans la forêt Amazonienne, dont le leader est un terroriste en guerre contre les États-Unis. Il fait kidnapper une scientifique afin qu'elle fabrique une arme biologique déployable par missile et le Gouvernement réagit aussitôt en envoyant un commando spécial pour détruire l'agent chimique, assassiner le grand méchant et secourir la demoiselle. Évidemment rien ne se passe comme prévue et nos héros se retrouvent bien vite piégés en pleine terre hostile, devant faire face à des dinosaures affamés.

Cette femme est une biochimiste de renom. Si si.

Voyons voir... Des bestioles mal foutues, un commando militaire, un lance-roquette bien utile et un prisonnier de guerre qui va foutre la merde... Si cela vous rappelle Ptérodactyles c'est normal, le film est produit par Mark L. Lester ! Un quasi remake de sa série B de 2005 en fait, jusqu'au placement de références littéraires (ici Le Monde Perdu d'Arthur Conan Doyle, qui est évoqué par l'un des personnages). On imagine ce Jurassic Attack emballé à la hâte, l'équipe recyclant un script préexistant pour ne pas trop perdre de temps, mais ça fait tout de même mal de voir le réalisateur de Class 1984 tomber si bas !  
Ptérodactyles n'est cependant pas le seul film auquel Jurassic Attack emprunte et toute la première partie n'est qu'une gigantesque reprise de Predator, du débarquement du commando en hélicoptère à l'attaque du camp en pleine jungle. Les scènes sont quasiment les mêmes, la musique reprend les thèmes les plus connus et le coup du scorpion est remplacé par un scarabée en caoutchouc. Génial. Bizarrement même si les personnages évoquent le fait que "quelque chose les prends en chasse", faisant référence a quelques attaques de Raptors, aucun dinosaures ne prend l'affaire de manière personnelle et il faut oublier l'idée un peu con mais jouissive d'un combat mano a mano entre un soldat et un dinosaure. En fait c'est exactement au moment où on réalise que le film ne suivra pas le film de McTiernan que tout s'écroule...


Car la traque ridicule mais rigolote des humains par les dinos, rendue franchement hors norme par la mauvaise introduction de l'équipe aux spectateurs (en gros, en-dehors de deux-trois têtes que l'on reconnait, on "découvre" sans cesse de nouveaux membres, jamais vu auparavant, qui se sont perdus dans la forêt pour être immédiatement dévorés), est malheureusement remplacée par de longues scènes de discussions sans intérêt sur l'origine des créatures ou des agissements des rebelles. 
Ainsi nous apprenons que leur chef est un odieux personnages ayant tués hommes, femmes et enfants dans sa lutte contre le capitalisme, et que la présence des sauriens est dû à la découverte d'un étrange cratère au sein de la forêt amazonienne, qui aurait abrité un écosystème coupé du reste du monde. Les dinosaures auraient survécu dans cet espace pendant des milliers d'années jusqu'à ce que... Et bien on ne sait pas, maintenant ils sont là et c'est tout, sous prétexte que la forêt tropicale est si vaste que c'est normal qu'on ne les aient jamais repérés auparavant. 
S'ensuivent de longues séquences un peu inutiles où les personnages parlent pour ne rien dire et marchent dans des décors peu avenants.


Résultat on ne réagit pas vraiment aux multiples tentatives d'évasion du communiste, qui parfois éclate de rire face à la situation, parfois s'allie avec ses ennemis pour survivre, ni au pétage de plombs d'un ermite refusant de voir son Paradis des dinosaures être saccagés par des troufions bourrins. On espère surtout quelques morceaux de bravoures, quelques trucs stupides, n'importe quoi du moment que ça ravive notre attention. 
Alors parfois oui, de petites choses valent le coup comme lorsque notre héros terrasse à lui tout seul un T-Rex avec sa mitrailleuse, ne cillant même pas lorsque la carcasse s'écrase à quelques centimètre de lui, ou la moindre explosion de grenades ou de roquettes qui, pour une raison étrange, déclenche tout une série de feux d'artifices roses ! Le personnage de la biochimiste, qui semble importante a priori, n'ouvre la bouche qu'au bout de 30 minutes de film (!) et la réaction de l'ermite lorsqu'il réalise qu'il va se faire dévorer vaut le coup d'œil. 
Dans tout ça, on retrouve même Corbin "Parker Lewis" Nemec dans le rôle du supérieur bien planqué à la base, donnant ses ordres par radio. Un tout petit rôle sans doute rajouté à la dernière minute par le réalisateur puisque toutes ses scènes se déroulent dans la même pièce, avec quelques figurants, et donnent lieu à une sous-intrigue qui n'a même pas de conclusion ! Le personnage disparaît subitement sans que sa confrontation avec un grand ponte du Gouvernement, qui préfère raser la zone plutôt que de risquer la fuite de l'arme biochimique, n'arrive à son terme. Dommage, ça aurait été l'occasion parfaite pour se redire qu'encore une fois, Parker Lewis ne perd jamais. 
Pour ne rien arranger les choses, Corbin Nemec qui d'ordinaire est plein d'énergie dans ce type de petites productions (voir sa prestation cocaïnée dans Sand Sharks) se contente de jouer stoïquement son rôle de militaire aux mâchoires serrées.

Bref, une déception. Pourvu qu'Avalanche Shark, si prometteur, ne s'écroule pas de la même manière !