mardi 14 septembre 2010

Fear Effect, Chap 1 – Fear Factor, 1ère partie

FEAR EFFECT


–  CHAPITRE 1 –
Fear Factor

Datant de l'an 2000, Fear Effect fut l'un des meilleurs jeux de la défunte PlayStation première du nom, mélange incroyable de cyberpunk, de mythologie antique et d'horreur. Un cocktail détonnant, gore et sexy, où l'on croise aussi bien des citées futuristes, des maisons closes et des zombies que des dieux anciens et de la magie chinoise. Une sorte de pur film d'exploitation où l'héroïne se dénude et où le sang gicle fréquemment. A l'origine titré Fear Factor, le jeu a même dû changer de nom en cours de développement en raison de sa ressemblance avec le groupe de métalleux Fear Factory !

Réalisé avec la technique du cel-shading, Fear Effect semble même s'inspirer des animés japonais et inclus également de nombreuses scènes d'actions extravagantes façon polar hongkongais. Un must qui a tout naturellement produit une suite encore plus dingue.

Comme pour les futures chroniques de jeux vidéos qui apparaîtront ici, nous n'allons pas nous pencher sur l'aspect technique et gameplay mais plutôt sur l'histoire et l'aspect purement "cinéma" de l’œuvre. Si vous souhaitez une critique "véritable" du jeu, il vous suffit de vous rendre sur Youtube ou n'importe quel site dédié aux jeux vidéos. Tout au plus peut-on parler (en plus des graphismes très particuliers qui, bien qu'ayant vieillis, tiennent encore la route par rapport à leurs cousins polygonales de l'époque) des animations en boucle de l'environnement, accentuant volontairement l'aspect "film" du jeu.


Les contrôles sont assez déroutant tout d'abord mais finissent par bien se prendre en main au fur et à mesure. Le jeu innovait par son système d'énergie des personnages: ceux-ci sont sensibles à la "peur", qu'elle soit induite scénaristiquement ou par la présence d'ennemis et de pièges mortels. Plus les battements de cœurs du protagoniste se font entendre, plus il devient vulnérable. Au lieu de se jeter dans un gunfight, il est alors possible de se déplacer silencieusement et de tuer ses adversaires dans le dos d'un seul coup, un peu à la manière d'un Metal Gear Solid.

Le plus gros défaut du jeu vient de son système d'énigmes à résoudre ici et là, prévu pour ne pas se limiter aux phases d'actions répétitives. Si elles s'intègrent bien à l'histoire, elles peuvent parfois être plutôt tordues et agaçantes à résoudre, même lorsque l'on connaît la réponse. De même, la difficulté générale est très élevée, allant jusqu'à obliger le joueur à finir en mode "difficile" pour obtenir la véritable fin.

Trois personnages sont jouables bien que l'héroïne soit (et tant mieux !) la plus utilisée. En plus des multiples fins disponibles, il est également très amusant de dénicher chaque "mort" du jeu: au-delà du classique décès sous le feu de l'ennemi, Fear Effect recèle de zones piégées qui entraînent une petite animation en cas d'échec. Un petit plus très réjouissant.

Mais trêve de bavardage et commençons le premier CD (sur quatre) de Fear Effect, qui nous introduit aux personnages que nous contrôlons et à la mission que nous devons remplir...


FEAR EFFECT


L'introduction du jeu nous est narrée par une jeune femme et nous montre son assassinat par un mystérieux agresseur. Il s'agit en fait d'une séquence qui se déroulera bien plus tard dans le jeu et qui aura une grande importance sur l'intrigue.





Les propos tenus par la "victime" sont assez flous mais nous apprennent qu'elle est poursuivit par son père et quelques mercenaires qui doivent la lui ramener. Ayant prit la fuite parce qu'elle a découvert la "vérité", elle préfère trouver la mort et décide de se laisser tuer par un assassin inconnu.

L'ombre de Blade Runner plane sur ce premier environnement.



Sur de gros riffs de guitare, le générique s'enclenche et notre histoire débute alors, 24 heures avant cet évènement... Nous sommes à Hong Kong, dans une époque futuriste tout droit sortie de Blade Runner, avec buildings géants et véhicules volants.



Nous rencontrons alors nos héros, Hana Tsu Vachel et Royce Glas, deux mercenaires chargés de retrouver la disparue. Celle-ci se nomme Wee Ming Lam et se trouve être la fille du chef de la plus puissante Triade de la ville. La mission a été confié à Hana par son contact Jin, et  Glas émet des réticences quant à accepter le contrat puisqu'il juge la situation dangereuse.


On va bien vite lui donner raison puisque Jin ne se montre pas au point de rendez-vous, forçant Hana a explorer la zone. C'est là que le joueur prend enfin sa manette, incarnant la jeune femme qui bien évidemment va se retrouver seule, Glas se retrouvant comme par hasard isolé d'elle à cause d'un monte-charge. Un classique du jeu-vidéo façon Resident Evil qui, là aussi, va faire beaucoup des siennes...

Des angles de vue renversant et racoleurs !

Le premier niveau se révèle fort peu intéressant puisqu'il ne s'agit que d'une succession de mini-puzzles à résoudre et de petites rencontres d'adversaires, tout ça afin de se familiariser avec les contrôles. En terme de scénario, Hana fait simplement son chemin à l'extérieur du bâtiment pour retrouver son contact, franchissant les barrières et les quelques gardes postés ici et là, le tout bien sûr sans jamais attirer l'attention même si un gunfight éclate entre elles et les hommes de mains.


Une caméra de surveillance lui révélera finalement que Jin a été capturé par les gardes et qu'il se fait passer à tabac, interrogé à propos de sa présence en ces lieux et d'une mystérieuse clef.

Hana se la joue Chow-Yun Fat...


Il va sans dire qu'Hana va infiltrer la zone fin de le délivrer, éliminant nombre d'adversaires sur son passage.



Manque de chance, ceux-ci ne sont pas des rigolos et n'hésitent pas à attacher une bombe sur Jin pour le faire parler. Si Hana parvient à éliminer le groupe (moins leur chef qui parvient à s'enfuir), elle va devoir jouer au démineur avec un code de couleur bien précis. Un puzzle que le joueur peut résoudre en observant bien le décor proche...



Pas vraiment stressée par la situation, la belle profite même de la panique de Jin pour lui faire baisser sa commission sur l'argent qu'elle recevra lorsqu'elle parviendra a mettre la main sur Wee Ming. Une somme qui s'élève tout de même à 90 millions (de... ?) et qui lui permettrait de racheter son contrat aux Triades pour retrouver sa liberté...




Une éclaboussure sanglante qui aura son importance plus tard dans le jeu...

La situation semble s'améliorer une fois la bombe désamorcée et Jin révèle l'emplacement d'un colis contenant des informations importantes sur Wee Ming, mais il est immédiatement abattu par le leader des mafieux.





Celui-ci prend la fuite pour récupérer le paquet de Jin, mais Hana le rattrape et le descend au terme d'une fusillade qui signe le premier affrontement de Boss du jeu. A peine met-elle la main sur le contenu, un disque, qu'elle est alors mise en joue par un porte-flingue...



Séquence suspense puisque le jeu passe à l'autre personnage, Glas, qui n'en peu plus d'attendre sa partenaire. Il est subitement repéré par un engin volant qui s'attaque à lui à coups de missiles et se retrouve prit en chasse par une milice armée.




S'il parvient à se débarrasser de ses poursuivants, les explosions fréquentes rendent les lieux instable et, en cherchant une sortie parmi les débris, Glas fait une chute vertigineuse.




De quoi donner une distraction pour Hana, alors neutralisée par un garde. Fuyant à son tour, elle tombe nez-à-nez avec Lam qui ne semble guère apprécier que des mercenaires s'immiscent dans ses affaires. Hana est alors passée à tabac par ses sbires tandis que Glas se remet de sa chute.



Venant à bout du véhicule aérien qui le pilonne, il parvient enfin à s'introduire dans le bâtiment et intervient à temps pour sauver Hana.




Une fusillade éclate alors et la mercenaire fini par prendre le contrôle d'un autre vaisseau armé en sautant à son bord et en abattant le pilote.


Deke, un tueur à gage sosie de Andy Sipowicz


Glas l'y rejoint et tous deux prennent la fuite pour regagner leur hôtel où ils sont attendu par Deke, leur complice. Celui-ci reçoit par ailleurs la clé de décryptage du disque de Jin et tous conviennent de poursuivre la mission malgré les complications.


Les informations qu'ils vont recevoir expliquent alors que la présence de Wee Ming au sein de l'Organisation de Lam est très importante, et que sa disparition provoque une panique énorme: il est dit que si la jeune femme n'est pas retrouvée très rapidement, ce sera la fin du règne et de la fortune du clan, lequel semble appartenir à un mystérieux culte religieux...


Ils apprennent également que leur cible semble se trouver dans la ville de Shan Xi, plus précisément dans le "restaurant" de Madame Chen avec qui elle est entrée en contact récemment. Une femme qu'Hana semble bien connaître...




Mais alors que le trio s'apprête à se lancer dans l'aventure, une voiture les prend en chasse et projette leur véhicule dans les eaux du port. S'en sortant sans mal, nos mercenaires vont alors faire route vers Shan Xi, et nous vers le 2ème CD du jeu...


CONCLUSION

Cette première partie est surtout une mise en bouche de ce qui nous attend. Le scénario est volontairement flou et ne possède pas encore toute la folie qui fait la qualité de Fear Effect. Cependant, pour une introduction, on ne s'ennuie pas une seconde et l'action est omniprésente. Qu'il s'agisse de tirer sur du malfrat, un flingue dans chaque main à la John Woo, de courir sur des tuyaux bouillant ou d'esquiver des missiles, le jeu n'est pas avare en action.

Le graphisme, bien qu'ayant prit un petit coup de vieux, demeure très appréciable et encore original, l'animation se dotant d'une multitude de détails qui donnent de la vie à l'univers du jeu. Les expressions des personnages sont travaillées et le doublage original anglais est très bon. En France, fait assez rare pour être noté, celui-ci était assez soigné également.

Une chose est sûre, une fois que l'on parvient à passer outre les défauts mineurs (commandes parfois contrariantes et énigmes bouche-trou), on ne lâche plus sa manette !

A SUIVRE
DEUXIÈME PARTIE