jeudi 27 mai 2010

[FRAGMENTS] Gypsy Witch – Barrow

BARROW


Je laisse le froid m'envahir un instant, juste pour savoir comment un simple être humain peut ressentir un tel climat. Je n'endure que quelques secondes avant de changer, plaignant tous les êtres qui doivent endurer de telles températures sans pouvoir modifier leur corps avec la métamorphose. Et je me questionne quant aux raisons qui peuvent pousser certains à habiter dans une région pareil. Il doit falloir une volonté de fer ou bien un besoin maladif de solitude, probablement en raison d'un passé que l'on préfèrerait oublier. Comme Elle. Je soupire face à la tristesse de ce mode de vie et me hâte à travers les chemins enneigés de la petite ville plongée dans l'obscurité d'une longue nuit de plusieurs mois.

Une légère tempête s'est levée durant ma progression, laquelle ne fait que me rendre un peu plus perplexe quant au choix d'Alice de venir s'installer ici. Elle n'est pas faite pour un endroit aussi agressif et s'établir à l'écart de la métropole est un risque immense.

(...)

Texte inachevé. Le récit devait être une confrontation verbale entre deux personnages rivaux mais cependant très proche, échangeant à propos d'évènements qui ont amené l'héroïne à s'isoler, déménageant au bout du monde dans un environnement hostile (la célèbre ville de Barrow) afin d'être sûre de ne jamais être dérangée. Le concept, peu subtile, était une sorte de représentation physique de l'expression "briser la glace".

dimanche 23 mai 2010

mercredi 5 mai 2010

A Nightmare on Elm Street (2010)


Réaction à chaud, posée sur papier afin de créer un petit billet dans un Scrapbook. Je tiens à préciser qu'il était très très tard et que je n'étais pas tout à fait moi-même. Mais l'avis reste valable.



  

mardi 4 mai 2010

[FRAGMENTS] Gypsy Witch – L'Alchimie des Cœurs

L'ALCHIMIE DES CŒURS


    L'alchimie maintient mon esprit occupé comme toujours et je perds bien vite la notion du temps. Il fait nuit depuis des heures et je suis probablement le dernier de la maison à être éveillé, travaillant studieusement à mes expériences sans ressentir le besoin de m'arrêter. Lorsque je suis dans cet état d'esprit, rien ne peut me perturber. Et pourtant, entre deux mélanges d’élixir, un bruit étouffé parvient à m'interrompre. Tous mes sens en alerte, je tends l'oreille et discerne les gémissements et les pleures émis depuis l'autre chambre. Alice. Avec un soupire j'abandonne ma tâche et me laisse aller à l'écouter un moment, conscient du malaise grandissant que je ressens. Je me sens coupable, responsable et en colère. Une petite voix me demande de sortir pour la rejoindre et veiller sur elle mais ma raison tente de me calmer: de toute la maison, ce n'est pas moi qui suis le mieux placer pour faire quelque chose. Je ne suis pas celui qui la connait le mieux et qui peut avoir les mots pour la réconforter. Autant d'arguments irréfutables qui devrait m'obliger à me remettre à l’œuvre, mais la petite voix l'emporte. Avec hâte, je laisse mes affaires en plan et me précipite vers la pièce voisine. J'ai d’ailleurs du mal à me retenir d'ouvrir la porte à la volée et je prend sur moi pour l'ouvrir doucement...

    La chambre est plongée dans le noir mais je distingue parfaitement sa forme roulée en boule dans le grand lit. Alice se débat avec violence dans son sommeil et laisse échapper une série de sanglots plaintifs qui me font frémir. Il n'est pas difficile de savoir de quoi elle cauchemarde et c'est probablement ce qui me révolte le plus. Doucement je m'approche d'elle et l'observe avec plus d'attention, pensant naïvement qu'une telle observation pourrait m'aider quant à l'attitude à adopter dans un cas pareil. Dois-je la réveiller ou juste l'apaiser en la laissant dormir ? Ma mère et ma sœur auraient probablement des gestes doux et des paroles efficaces, mais je doute sincèrement de pouvoir faire comme elles. Je m'assois au bord du lit et laisse mes mains au-dessus du petit corps recroquevillé, comme pour la toucher mais sans oser le faire. La connaissant, elle serait probablement énervée de me voir m'occuper d'elle et me reprocherait de la traiter comme une enfant. Cette pensée me traverse au moment même où elle se redresse en sursaut, son cri de terreur restant bloqué au fond de sa gorge. Je l'attrape par les épaules à cet instant et réalise qu'elle est trempée de sueur.
– Tout va bien, c'était juste un cauchemars.
Elle ne semble pas vraiment réaliser ma présence et se contente de couvrir sa bouche avec ses mains, comme si elle craignait de vomir. Elle demeure immobile un bref instant avant de lever les yeux vers moi, lesquels sont encore plein de larmes. Par réflexe je la libère et me recule légèrement.

    Alice se calme et baisse la tête de manière à ce que ses cheveux couvrent son œil blessé.
– Je suis désolée, émet-elle à voix basse.
Je secoue la tête et tente de prendre une voix détendue. Je préfèrerais la laisser seule maintenant qu'elle va mieux mais je me retrouve coincé ici et je vais devoir endurer un brin de conversation avec elle maintenant. Autant dire que je me sens mal à l'aise. 

(...)

Texte inachevé, car improvisé sans but réel. Le document original a été enregistré en tant que "test" et c'est exactement ce dont il s'agissait: un essai d'écriture sans planification, juste pour voir ce qui sortirai. Le sujet, encore une fois, tourne autour de l'évolution des sentiments entre Alice et Vincent, deux magiciens rivaux qui vont finir par se rapprocher en raison de circonstances particulières.
Brisée par la vie, la jeune femme n'est plus que l'ombre d'elle-même et sa détresse interpelle son camarade qui ne sait pas du tout comment réagir. Juste un petit moment de tendresse, écrit pour tester une évolution possible des personnages et pour faire de la guimauve histoire de changer un peu. Au final c'est beaucoup trop proche de Retrouvailles, écrit le mois d'avant, pour valoir quoique ce soit, mais ce sont les thèmes que je voulais travailler à ce moment là...