vendredi 31 octobre 2008

Gypsy Witch – Alice Cooper


Voilà une illustration d'Alice par Lady A., réalisée pour représenter le personnage au moins une fois. Le dessin a été fait d'après conseils afin que le résultat corresponde le plus convenablement possible à ce que j'avais à l'esprit. D'après l'artiste, le rendu n'est pas aussi bien qu'elle le voulait car son papier était de mauvaise qualité, pluchant à chaque coup de gomme...

Alice est ici dans sa tenue la plus "classique" possible, c'est-à-dire dans les vêtements qu'elle aborde régulièrement lors de ses voyages (la jupe fendue de bohémienne, le foulard de danse orientale, son chapeau magique, ses New Rock et ses gants en velours). Elle est vêtue d'un manteau assez particulier qui est un mix entre une pèlerine légère (un ancien manteau sans manche avec parfois un capuchon, couvrant la poitrine) et une cape classique, qui reprend les couleurs des vieilles représentations de Dracula (extérieur noir, intérieur rouge sang), son ancêtre.

La réalisation du dessin ayant cependant été effectué durant la création d'un jeu de rôles basé sur Les Princes d'Ambre, où le personnage officie comme PNJ, il a été choisi de rajouter deux éléments supplémentaires: ses cicatrices à l’œil et au genou. La blessure à son œil gauche a été inspiré du The Crow original de James O'Barr, avec une cicatrice zigzaguant jusque dans le globe oculaire, fissurant l'iris, et celle de sa jambe est la reprise d'un de mes cauchemars récurrent en raison d'une douleur persistante au genou.

Alice ayant une rotule brisée, elle possède un fixateur externe posé avec des sangles sur la jambe, une vis traversant le genoux pour lui permettre de fonctionner et de marcher. Bien évidemment cela nécessite l'utilisation d'une canne (qu'elle n'a pas ici). Il s'agit du même type de jambière que possède Leatherface dans Massacre à la Tronçonneuse III ou Whistler dans les Blade. Lady A. a quand même pensé à amocher la cicatrice du genou autant que possible afin que cela paraisse crédible (la blessure n'étant pas supposée pouvoir guérir).

Ces plaies ne sont pas supposées être souvent visibles puisque Alice les cachent par honte. Ainsi les pans de sa jupe recouvrent bien souvent la jambe meurtrie tandis qu'elle se coiffe de façon à ce qu'une longue mèche de cheveux lui retombe devant le visage, afin que l'on ne puisse pas voir son œil.


L'illustration permet également de voir les deux facettes du personnage, avec la Alice douce (dessin de plein pied) et la "gamine" intéressée (l'illustration de droite).

jeudi 30 octobre 2008

Hurlements IV (Howling IV: The Original Nightmare)



HURLEMENTS IV
HOWLING IV: THE ORIGINAL NIGHTMARE
(1988)

Un an après le troisième épisode, la série quitte le territoire australien pour s’installer au Royaume-Unis d’où elle ne migrera plus par la suite. Au passage elle se sépare de quelques producteurs dans l’idée de se reprendre un peu en main: exit Philippe Mora et ses délires rocambolesques sur Hurlements II et III, c’est désormais Clive Turner qui va s’imposer sur les opus à venir, et pour l’accompagner sur ce nouvel épisode, rien de moins que Avi Lerner en personne, grand boss de Nu Image.


Avec la perte de crédibilité total de la franchise suite aux premières séquelles, deux incroyables nanars, il est évident que le but de ce nouveau film est de revenir aux sources du film de Joe Dante. Le sous-titre en est d’ailleurs la preuve: The Original Nightmare (le cauchemar original). Cette fois-ci pas question de « werewolf bitch » ou de marsupiaux, l’histoire va reprendre la trame du roman initial de Gary Brandner. Et par conséquent celle du premier Hurlements !


Joe Dante s’était relativement éloigné du livre pour n’en garder finalement que l’idée de base. Hurlements IV va lui plutôt opter pour une adaptation fidèle de la vision de l’écrivain. Un exercice plutôt dangereux car malgré des parti-pris radicalement opposés à Hurlements, quantités d’éléments demeurent similaires et risquent d’apparenter cette nouvelle séquelle à un mauvais remake d’un film désormais culte.


L’histoire est donc celle de Marie, écrivain, qui est victime d’étranges hallucinations dont l’origine semble provenir d’une dépression nerveuse. Contrainte de prendre du repos, elle part alors pour la petite ville de Drago (et non pas Drakho, comme l’indique la mauvaise orthographe du résumé du film) en compagnie de son petit ami Richard. L’endroit, perdu dans la forêt, n’abrite que très peu d’habitants et ceux-ci sont plutôt taciturnes. Alors que le couple s’installe dans un petit chalet, Marie va être troublée par un étrange hurlement animal retentissant dans la nuit. Sans cesse perturbée par ces cris qu’elle semble être la seule à entendre, elle agace de plus en plus Richard qui ne peut pas lui faire l’amour tranquillement.


Pour ne rien arranger, celui-ci tombe sous le charme d’Eleanor, l’étrange tenancière de la boutique d’art du coin, tandis que leur petit chien fini par disparaître. De plus en plus inquiète, Marie est de nouveau victime de ses visions et fini par apercevoir un loup rôder autour de sa maison. Délaissée par Richard, elle mène alors l’enquête avec l’aide inattendue d’une ex-nonne qui cherche a comprendre pourquoi une de ses anciennes collègues est devenue folle après un séjour à Drago…


Bien évidemment arrivé au quatrième film de la série, le spectateur l’aura compris: Drago est un repère de loups-garous. Une évidence qui n’est pourtant déclarée qu’en toute fin de film, le scénario reproduisant à la perfection l’intrigue du livre de Brandner. Voilà donc le plus gros défaut de Hurlements IV: tout le monde à déjà un train d’avance sur l’histoire et n’attend finalement qu’une chose… Qu’un loup-garou pointe enfin le bout de sa truffe pour nous offrir quelques séquences horrifiques ! Hélas il faut attendre bien longtemps pour cela, le métrage se trouvant doté d’un rythme de progression très lent, issu du livre, rendant l’enquête de Marie fastidieuse et parfaitement inintéressante.


Soporifique, Hurlements IV était voué à l’échec. Si l’intérêt du livre Hurlements résidait dans la surprise de la conclusion (tous les habitants sont des monstres), celle-ci est désormais éventée depuis le premier film. Et quand bien même certains ne connaîtraient pas ces œuvres postérieurs, ils n’ont aucun risque d’être surpris par la révélation finale tant tout est couru d’avance. Chiant comme la pluie, ce quatrième opus ne daigne même pas insuffler ce qu’il faut de mise en scène pour faire passer la pilule…


Si la présence de John Hough à la réalisation pouvait rassurer (il réalisa la même année l’excellent American Gothic et reste surtout connu pour La Maison des Damnés et son Incubus avec John Cassavetes), il faut se rendre à l’évidence: celui-ci ne cherche même pas à sauver les meubles et se contente de poser sa caméra dans un coin, ne manifestant visiblement aucun intérêt pour son film. Le spectateur endure 80 longues minutes où il ne se passe pratiquement jamais rien, hormis quelques séquences franchement accablantes comme une attaque de loup minable car totalement invisible, une sous-intrigue de rivalité masculine qui n’est pas un seul instant exploitée et inutile à l’histoire, et surtout la présence de visions inexplicables de la part de l’héroïne.


L’ouverture du film élimine toute menace sexuelle, présente dans les versions précédentes (le viol grossier du livre, pratiqué par un ancien détenu réhabilité sur une bourgeoise, et l’agression du tueur en série dans un sex-shop dans le film de Dante), et fait de son personnage principale une femme en proie à d’étranges hallucinations. Un élément scénaristique justifiant son déplacement à Drago et l’incrédulité de son compagnon face à ses dires, mais qui est géré n’importe comment: elles ne sont jamais expliquées et mélangent d’incompréhensibles apparitions fantomatiques à des visions du passés et du futur. Pourquoi la religieuse apparaît-elle à Marie avant même son arrivé à Drago ? D’où proviennent ses dons de clairvoyance ? Ne cherchez pas les réponses, il n’y en a pas.


Mais passé les longueurs et l’inertie générale du métrage, les dix dernières minutes surnagent un peu et laisse enfin place à l’action. Alors que Marie et sa camarade réalisent enfin que la ville est le refuge de loups-garous sataniques, ceux-ci se décident à les attaquer tout en ralliant Richard à leur cause. Mordu par sa maîtresse, il va nous offrir une incroyable scène de métamorphose pour le moins unique, et le final voit les deux héroïnes se réfugier dans un clocher avec des dizaines de loups à leurs trousses avant que tout explose ! Le film ennuyeux devient subitement un nanar incroyable en bonne concurrence avec les séquelles précédentes, à grand renfort de marionnettes poussives, de mauvaises prothèses en caoutchouc et de chiens déguisés !


Ne soyons pas de mauvaise foi: les effets spéciaux sont tout de même conçu par le vétéran Steve Johnson (Fog, Jack Burton dans les Griffes du Mandarin, le quatrième Freddy ou encore Flic ou Zombie) et il faut noter la spectaculaire liquéfaction de Richard, lequel fond littéralement sur place avant de jaillir de sa flaque sous forme de loup, comme un Phœnix renaît de ses cendres ! Si le trucage a désormais vieillit (les plans sont entrecoupés d’inserts sur l’actrice principale ou les loups-garous pour changer la progression du maquillage) il n’en demeure pas moins efficace et des plus réjouissants. Une séquence horrifique dans le plus pur esprit des années 80, au même titre que cette explosion titanesque du clocher, dix fois trop puissante mais qui en met plein les yeux.


Le reste, pourtant, n’est pas très bon. Certaines prothèses sont grossières et, tout en fonctionnant, confèrent aux scènes un aspect un peu trop factice pour être prises au sérieux. La scène de transformation du docteur, qui s’arrache lui-même sa mâchoire gigantesque, en est un exemple. Du old-school plaisant mais qui n’a jamais le même impact que les effets spéciaux du Hurlements initial. Il faut aussi rappeler que Steve Johnson a participé à l’horrible second opus et on retrouve ainsi des « loups-garous » aux visages  vaguement bestiales qu’on imagine plus tirés d’une Île du Docteur Moreau qu’autre chose. Des humanoïdes dont la moindre apparition est un moment de franche rigolade, auxquels il faut rajouter l’apparition d’une bonne dizaine de toutous (des bergers allemands et un husky) grimés en une meute de loups aux yeux rougeoyant.




Doté d’un budget bien bas, Hurlements IV possède tout de même un véritable loup-garou. Grande bestiole à la très large bouche, plutôt impressionnante malgré son aspect de grosse marionnette couverte de fourrure, la créature est pourtant à peine aperçue et ne sert finalement que deux scènes (la transformation de Richard puis l’aspect massif du docteur métamorphosé dans le final) très probablement parce qu’elle ne pouvait décemment être utilisé dans des scènes nécessitant d’importants mouvements… Pour rentabiliser, les producteurs la réemploieront dans le cinquième épisode avec une bien belle photo pour l’affiche, mais à peine un ou deux plans dans le film !


Le scénario hors-sujet, l’absence de mise en scène et les effets spéciaux souvent ringards ne sont cependant par les seuls responsables de l’échec total de ce quatrième film. De nombreuses petites choses ici et là viennent plomber l’ensemble (l’horrible chanson très daté de son époque ouvrant le film, les ridicules « Satan calls you » murmurés indéfiniment lors de la métamorphose de Richard…), le mauvais jeu des acteurs ainsi que l’aspect limité des décors et des figurants remportent la palme: la ville de Drago se résume à un chalet, deux magasins et une église pour une population de cinq ou six habitants (Eleanor, le shérif, le docteur, le couple d’épicier et un dépanneur), nous faisant nous demander d’où provient la dizaine de loups en dernière partie de film. Les personnages secondaires ont un temps de présence ridiculement court et les nombreuses allées et venues de Marie dans la forêt contribuent grandement à l’économie de décors.


Hurlements comptait sur la participation d’acteurs prestigieux, parmi lesquels Patrick Macnee (Chapeau Melon et Bottes de Cuir), Kevin McCarthy (La Quatrième Dimension), John Carradine (Les Raisins de la Colère, avec Henry Fonda) et Dick Miller (Gremlins). Un casting quatre étoiles que n’égale jamais ce quatrième film, bien au contraire. Pratiquement tous de grands inconnus, les interprètes d’Hurlements IV sont tout simplement nuls et incapables d’exprimer la moindre émotion. Mention spécial pour le shérif, impassible au possible et semblant vouloir s’enfuir au plus vite à chacune des scènes où il apparaît, et à la pauvre actrice interprétant la « sorcière » Eleanor (la Marsha du pauvre, qui était incarnée par la sculptural Elisabeth Brooks), laquelle passe son temps à prendre une voix langoureuse et n’est même pas correctement cadré lors de sa scène de sexe ! Celle-ci, reprenant la fameuse transformation des amants, ne dépasse jamais le stade « humain » et se révèle donc particulièrement gratuite en plus d’être mauvaise…


Parmi eux, un Michael T. Weiss alors tout débutant et encore très loin du Caméléon. Hirsute et peu mis en valeur par un script qui l’impose comme un vrai mufle, il ne possède pas la moindre once de talent qui pourrait laisser supposer une quelconque ascension dans les années à venir. Un comble pour ce qui est censé être le personnage
masculin principal, mais sa compagne n’est guère mieux lotis. Romy Windsor, aperçue la même année auprès d’Oliver Reed et Donald Pleasence dans La Maison des Usher, est des plus crispantes et tape sur les nerfs en raison de son interprétation pour le moins hasardeuse. Tour à tour terriblement naïf ou à la limite de l’hystérie, son personnage ne réagit jamais véritablement et lasse rapidement. Il n’y a qu’a voir avec quel ton inapproprié l’actrice prononce le nom de Richard à la toute fin du film: celle qui devrait être horrifiée de voir son petit ami parmi les corps des loups-garous donne l’impression de vouloir réveiller son homme endormi !


Ratage complet sur toute la ligne pour ce Hurlements IV qui ne parvient pas a convaincre, ni par son histoire inappropriée, ni par ses mauvais acteurs et encore moins par sa réalisation transparente. Les quelques effets spéciaux arrivant sur le tard n’y peuvent rien et le spectateur ne peut que constater l’ampleur du désastre: en adaptant la même histoire que son glorieux aîné, ce nouvel opus commet l’erreur de se comparer à lui et, dépourvu de toute qualité, ne peut que s’enliser un peu plus loin dans la médiocrité. Cela n’empêchera pas les mêmes responsables de remettre le couvert un an plus tard avec un Hurlements V pas plus réussi…




Nouveau remake: Demon House / Night of the Demons

La vague des remake semble finalement increvable et après Meurtres à la Saint Valentin, c'est un nouveau titre qui va être refait: le très sympa Night of the Demons, alias Demon House chez nous quand bien même il est en fait inédit.

Night of the Demons est un petit produit de la fin des années 80, où une bande de jeunes se rendent la nuit d'Halloween dans une bâtisse abandonnée, réputée hanté après des évènements passés. Bien sûr ils réveillent une force maléfique qui va presque tous les posséder et les transformer en démons... Un sous Evil Dead plutôt sympa où l'on pouvait retrouver la Reine des Screams Queen Linnea Quigley (et c'est sur le tournage de se film qu'elle trouva son mari, le spécialiste des effets spéciaux Steve Johnson !).

Le succès du film va engendrer deux suites: le très cool Night of the Demons 2 et le très naze Night of the Demons 3. Dans les deux cas, l'histoire est exactement la même mais on retrouve avec plaisir l'actrice Amelia Kinkade, très belle jeune femme incarnant la démone Angela, pendant féminin des habituels ersatz de Freddy Krueger du genre. Étrangement, ces deux séquelles vont être éditées chez nous sous les titres de Demon House et Demon House 2... Night of the Demons 3 devenant le "1er" (Demon House) et le second épisode demeurant le deuxième (Demon House 2). Tout le monde suit ?

Le film original, réalisé par Kevin Tenney, va donc connaître un remake dont le tournage est prévu pour 2009. Il sera réalisé et co-écrit par Adam Gierasch (scénariste de Crocodile 1 & 2 pour Nu Image, du Mortuary de Tobe Hooper, du récent Mother of Tears de Argento, mais également du remake de Toolbox Murders). Autant dire que ça pourrait faire peur si le matériau original n'était déjà pas une très grosse Série B absolument pas subtile.


Maintenant, reste à savoir si le film va être aussi fun que les deux premiers volets de la saga (franchement bon dans le genre B horrifique plein de gore et de démons farfelus) ou s'il sera un simple produit édulcoré dans le genre du remake de Prom Night. De même, Amelia Kinkade était tellement à son aise dans le rôle d'Angela qu'on a vraiment dû mal à y voir quelqu'un d'autre. C'est pourtant, étonnement, la célèbre Shannon Elizabeth (la nana d'American Pie, qui au passage s'était faite violer par le bonhomme de neige de Jack Frost pour son premier film !) qui va hériter du personnage.

A ses côtés, deux célèbres Scream Queen: Linnea Quigley, qui assure donc l'apparition d'actrice ayant joué dans l'original (laissez tombé, elle ne s'enfoncera pas son rouge à lèvres dans les seins cette fois), mais aussi l'habituée des Troma et des productions aux rabais Tiffany Shepis. Sont également annoncé Monica Keena (l'héroïne tête à claque de Freddy vs. Jason) et... Edward Furlong ! Le tout petit John Connor de Terminator 2, disparu au sommet de sa gloire pour des raisons d'alcoolisme, et qui n'avait jamais remonté la pente jusque là (saviez-vous qu'il joue dans le quatrième film The Crow ? Inédit chez nous bien sûr). Un casting pareil, on croit rêver. Un mix entre ce qu'un véritable Night of the Demons 4 pourrait offrir (Quigley, Shepis) et celui d'une production plus friqué en son temps (Keena, Furlong).

original

remake

Le remake ne s'imposait vraiment pas puisque les Night of the Demons n'ont absolument rien de classique ou culte, n'étant connus uniquement que par les seuls véritables fans du genre. Les photos elles-mêmes laissent plutôt songeur tant elles ne ressemblent en rien à la série originale. C'est propre sur soi, bien éclairé, et surtout l'ancienne maison en ruines laisse place à un palace friqué au possible. A mon avis, c'est mal barré...


Le remake de Night of the Demons il existe déjà, et il s'appelle Le Couvent !

...

Un remake de Night of the Demons, franchement... On aura tout vu...



mercredi 29 octobre 2008

Ghostbusters: The Other Side #1

Paru il y a quelques temps déjà, le comic-book Ghostbusters: Legion avait signé le retour très attendu de notre adorable bande de casseurs de fantômes. Des graphismes sympa, une histoire marrante et en continuité avec les films si chers à nos yeux.

Ce mois-ci sort le premier numéro de The Other Side, un autre volet de la saga comics de nos héros. Si on ne l'attendait pas et qu'on peut être agréablement surpris de le voir sortir, celui-ci semble hélas bien en-dessous de son prédécesseur. Doté de graphismes particulièrement mauvais (Winston avec une drôle de moustache, Venkman avec un mulet et on ne reconnait pas Ray), The Other Side pêche également par une histoire qui ne convainc pas vraiment.

Ce premier numéro pose les bases d'une idée pourtant amusante: les SOS Fantômes sont... Des fantômes ! Mais bien évidemment avant d'en arriver là, il faut donc suivre ce prologue qui semble quand même sacrément tiré par les cheveux. Nous voyons ainsi comment notre équipe s'attaque à une bande de spectres mafieux, mission habituel, jusqu'à ce que l'un d'eux réussisse à s'introduire dans le corps de Venkman et à le posséder. Avec quelques revenant, ils abattent alors les Ghostbusters...


Attendons donc de voir le prochain numéro pour que l'histoire prenne son envol, car pour l'instant tout cela est moyennement intéressant et se lit distraitement. Dommage.




mardi 28 octobre 2008

Preview: Return to the Splatterhouse


Splatterhouse, un jeu que les grands fans de films d'horreur peuvent connaître s'ils ont fréquenté la Megadrive ou les salles d'Arcades il y a de cela très longtemps. La série, composé de trois volets plus une déclinaison humoristique version SD (super deformed) se déroulait dans la maison hanté du Dr. West (oui oui le même que...) où deux parapsychologues, Rick et Jennifer, vont s'aventurer.

La suite on la connait: Jennifer est kidnappée et Rick laissé pour mort jusqu'à ce qu'apparaisse un étrange masque, vivant et maléfique, qui s'associe à lui pour lui donner les forces nécessaires pour retrouver sa bien aimée. S'ensuit alors un gameplay beat'em up où le but était d'éclater toutes créatures sur son passage jusqu'à la fin du jeu.



Bourré de références, Splatterhouse évoquait Lovecraft, mais aussi Vendredi 13 (dans le tout premier jeu le masque était une réplique de celui de Jason, avant d'avoir été modifié par la suite pour prendre la forme de crâne humain), de Deadly Spawn, des films de zombies et bien d'autres. Un vrai bonheur, encore maintenant, tant la chose allait loin dans le gore, le visqueux, le violent et le politiquement incorrect (censuré sur certaines versions et plateformes, on peut y tronçonner des fœtus mutant et, à la fin du premier jeu, on est obligé de tuer sa petite amie transformée en un monstre difforme !).

Avec l'avènement des consoles Next Gen, certains vieux titres sont dépoussiérés et Splatterhouse va faire un retour triomphant sur ces nouvelles machines ! Évidemment la 2D laisse la place aux graphismes modernes et un gameplay probablement plus poussé que le simple 1 bouton / 1 coup dans la gueule des anciens jeux.



Nous ne savons pas encore grand chose sur le jeu, et on préfère ne pas s'avancer et dire qu'il s'agit d'un futur chef d’œuvre puisque nous ne sommes pas à l'abri d'un foirage total. Les premières photos laissent même assez perplexe quant au design, assez cartoon finalement et bien éloigné d'un Resident Evil 4, quand bien même cela s'accorde parfaitement à l'ensemble, et on apprécie beaucoup l'idée de voir Rick pouvoir être démembrer et se régénérer dans ses combats !

Titré simplement Splatterhouse, ce nouveau jeu peut tout aussi être un remake qu'une suite de la série originale. La bande-annonce, lorgnant beaucoup du côté de Saw (!) nous apprend cependant que l'on incarne bel et bien Rick, et que Jennifer est coincée dans la maison de West. On croise les doigts pour que ça soit au moins aussi fun que les précédents !


 

samedi 25 octobre 2008

Hellsing, chap.95 (part 2)


Donc ça y est, le 95ème chapitre de Hellsing vient de paraître tout récemment et sa traduction est arrivé il y a peu. L'épilogue se passant vraiment de dialogue pour le comprendre je ne reviendrais pas dessus, mais cette dernière parution est l'occasion de retrouver quelques éléments de la série qui s'étaient éclipsé depuis un petit moment...

Alors que nous retrouvons l'organisation Hellsing dirigée par une Integra vieillie et Seras pleinement vampire, nous retrouvons également l'Organisation XIII et leur vieille rivalité. Tout semble redevenu normal bien qu'Integra étant la dernière de sa lignée, nous comprenons que l'organisation Hellsing va bientôt disparaître pour devenir ensuite une institution dirigée par le Gouvernement.


Il y avait bien longtemps que Hirano n'avait pu se remettre a dessiner ses passages d'humour non-sensique à base de dessins ridiculement simplifiés. Les échanges entre Integra et Seras, ou encore la tentative d'Integra de faire croire à un homme que son grand-père était un héros, seront ainsi l'occasion de retrouver cette façon de faire. Amusant, après un climax très sérieux, de retrouver cette légèreté et ces délires propre à l'auteur.

Mais le vrai grand retour c'est celui d'un des personnages principaux de la série. Seras avoue elle-même qu'elle sait que son retour aura lieu puisqu'il sont liés tous les deux. Une conclusion heureusement bien amené et qui se termine sur une image forte, celle d'une Integra encore toute puissante.

Hellsing est achevé, quand bien même sa fin peut laissé imaginer un Hellsing 2. On ne sait pas ce que Hirano a en tête actuellement, mais rappelons que Hellsing: The Dawn (petite préquelle dévoilant beaucoup d'éléments du final de l'histoire) n'est pas terminé de son côté et que nous allons peut-être en apprendre encore un peu sur Walter et Millenium. Attendons de voir, d'autant que la série ne risque pas de tomber aux oubliettes immédiatement puisque le nouvel OAV est annoncé pour prochainement.


Preview: Meurtres à la Saint Valentin 3-D

Alors que la vague des remake commence a s’essouffler, nous avons récemment été témoins du "dépoussiérage" de quelques vieux titres comme Prom Night (Le Bal de l'Horreur), When a Stranger Calls (Terreur sur la Ligne) ou encore Black Christmas. C'est maintenant au tour du sympa My Bloody Valentine (Meurtres à la Saint Valentin) d'en faire les frais avec ce My Bloody Valentine 3D.

Petit rappel, My Bloody Valentine date de 1981 et montrait un tueur issu d'une mine, au look très impressionnant, assassiner durant la période de la Saint Valentin. Un bon slasher dans la lignée de The Burning (Carnage) et Sleepaway Camp (Massacre au Camp d'
É), avec des meurtres brutaux (et souvent censurés par ailleurs) et un bon usage de l'unité de lieu (la mine, franchement flippante).


Évidemment nous ne sommes plus dans les années 80 et on aborde rarement l'horreur de façon aussi frontale qu'avant de nos jours (malgré de très bonnes exceptions, hein !). Pourtant la vue de la bande-annonce soulage: nous n'aurons pas affaire à une édulcoration totale façon Prom Night. Techniquement, ça lorgne du côté "glauque" à la mode avec Saw et le nouveau Massacre à la Tronçonneuse, et la vue d'un cœur humain dans les premières images peut, éventuellement, faire espérer quelques envolées de gore. Mais faudra pas  trop rêver...


Le produit semble être un véritable remake puisque l'on y retrouve à peu près tous les éléments de l'original: la petite communauté, la mine, le massacre ayant eu lieu quelques années auparavant, le cœur arraché dans la boite à chocolat et surtout le tueur qui a exactement le même look que le premier. On ne sait pas pour l'instant si l'intégralité du scénario sera reprise (la fête des jeunes près de la mine) mais ça à l'air d'en prendre le sens...

Maintenant bon. Le remake étant dans la boite, on ne va pas encore gueuler et se dire "et merde". Depuis le temps on est plutôt blasé et on espère juste que la chose sera assez distrayante. Par contre on est en droit de se demander quelle idée leur a prit de vouloir faire le film en 3-D. Le gimmick, sur un tel film, nous renvoie au temps des bons vieux Vendredi 13 3-D ou autres Amityville 3-D où tout se jouait sur le gadget et non sur la qualité du produit. A se demander si, en version DVD, on aura droit à une version plate ET une version 3-D avec lunette...

Le film est prévu pour 2009 et est réalisé par Patrick Lussier, le "talentueux" faiseur des Dracula 2000, ou encore de la suite de La Voix des Morts. Bon allez, pour donner envie quand même: on pourra compter sur la participation de Tom Atkins, le moustachu sympa des films de John Carpenter (New York 1997, Los Angeles 2013, Fog) et aperçu dans Creepshow, Halloween 3 ou encore Maniac Cop. Cool !


Army of Darkness #14 – Hellbillies and Deadnecks

Le quatorzième Army of Darkness sort et c'est l'occasion de voir si, comme il a été dit, la série va s'orienter vers quelque chose de plus sombre. Soyons bref: ce n'est pas le cas. Toutefois l'humour over-the-top des derniers numéros a effectivement été très atténué et nous retrouvons la constante qui veut que tout le monde meurt (excepté Ash).

Cette fois c'est une pauvre petite ranger qui va en faire les frais. Alors que Ash se loue une cabane dans la forêt dans l'optique de détruire le Necronomicon une bonne fois pour toute, il se fait arrêter par la jeune femme qui le découvre en train de parler au livre. Enfermé dans une cellule, Ash espère naïvement convaincre la ranger de le laisser partir puisqu'il doit empêcher les Forces du Mal de détruire le monde. Malheureusement son collègue arrive et récupère le grimoire qui a tôt fait de le posséder. La lutte s'engage alors entre les deux humains et le démon...

Un petit prologue au cadre très restreint (un lieu d'action, trois personnage) qui sert en fait de prologue pour une future attaque à grande échelle, puisque le final nous montre un Ash surveillant le Necronomicon, inconscient que celui-ci vient de libérer sa puissance à travers une rivière passant près d'une petite ville. On imagine donc que la suite des évènements va nous ramener à ces premiers numéros où Ash devait se confronter à des armées de Deadites possédés.


Graphiquement basique (comprendre ni beau ni raté), ce 14ème épisode laisse franchement perplexe quant à son utilité. Ash aurait très bien pu enterrer le livre immédiatement et toute l'histoire commencer au second tome. La seule véritable explication semble tenir dans l'idée de nous montrer Ash ne pas hésiter à tirer sur une jeune femme terrifiée, possédée mais sur le moment encore humaine (tout comme lui dans Evil Dead 2). Ceux qui suivent l'histoire depuis le premier film savent qu'il s'agit du seul et unique moyen de ne pas se faire piéger, mais tout de même... On se souvient du Ash indifférent de Army of Darkness vs. Marvel Zombies, qui par la suite devenait même limite gros beauf. On espère franchement que ça ne marque pas un retour à cette personnalité bien différente du Ash stupide mais sympa des films originaux...


Punisher MAX #63


Poursuivons avec le Punisher, qui évoque une zone sombre du personnage qui n'avait plus vraiment été évoqué depuis l'apparition d'Ennis dans la série: la mort d'un innocent par Castle. Autrefois le personnage était vu comme non pas un anti-héros, mais bien un simple "super-vilain" chez Daredevil et Spider-Man, qui risquait la vie des innocents pour sa guerre encensée. Bien entendu pour souligner la chose, il arrivait qu'effectivement quelqu'un se prenne une balle perdue de la part du Punisher.


L'idée est ici reprise avec la mort d'une fillette et ce nouveau numéro nous montre donc la réaction de Castle et des villageois suite à la situation. Évidemment leur "héros" est rejeté tandis que celui-ci sombre dans la dépression, s'apprêtant à se suicider. Soyons rassuré, le Punisher version "MAX" n'est pas semblable à son alter-ego de l'univers "super-héros" de Marvel. Nous sommes ici dans une variation bien plus réaliste qui fait de lui un homme d'expérience et un fin stratège: il n'est donc en rien responsable de ce décès et, l'apprenant, va bien entendu se remettre au travail.


La suite à venir sera principalement centrée sur les scènes de punitions et, on l'imagine, ça va charcler. D'autant plus que le scénario nous rappel qu'encore une fois du côté des bad-guys se trouve un homme imposant qui semble bien connaître le Punisher. Vu sa carrure, on serait presque tenté de dire qu'il s'agit de Baraccuda, ce qui est bien sûr impossible. Nul doute que son identité sera donnée en fin de numéro pour un prochain cliffhanger...


Doté en prime d'une très belle illustration de couverture et de graphismes toujours renversant, cet arc s'impose comme un très bon successeur à Ennis dont le War Zone (qui n'aura rien a voir avec la nouvelle adaptation cinéma) ne devrait plus trop tarder.


vendredi 24 octobre 2008

Gypsy Witch – Cheval Mécanique


Voici une illustration conceptuelle d'un cheval mécanique faite par Lady A., dans le cadre d'une histoire d'Alice dans le style Steampunk. Une histoire clé dans la vie du personnage puisqu'il s'agit de celle où l'héroïne va découvrir une petite automate qui prendra vie, et l'accompagner durant un bon moment en devenant comme sa fille adoptive...

Ce dessin s'inscrit dans le cadre d'une petite série réalisée par l'artiste
pour illustrer la nouvelle. Ici, il représente un moyen de transport du monde parallèle que visite Alice: un cheval mécanique fait de bois et de métal, fonctionnant par manivelle. Il se monte comme un véritable canasson mais ne possède aucune vie propre: ce n'est même pas un robot.

Son origine remonte à la création même de l'histoire, qui se situe dans un Far-West Steampunk. Plutôt que de posséder de véritable chevaux, les habitants ont créés des répliques artificielles qui se remontent à l'aide d'une clé. Prévus pour un milieu désertique, ils sont insensible au sable qui pourrait se glisser dans leurs engrenages, ne peuvent pas tomber en rade de combustible et supportent très bien la chaleur.

Celui-ci est acheté par Alice lors de son arrivé dans une petite ville. Elle le trouve chez un marchand et va le garder comme monture occasionnelle par la suite...

Nous avons vu
ensemble son design dans les grandes lignes et convenu d'utiliser des matériaux comme le bois, le bronze et le cuivre, de même que l'utilisation d'une clé à remonter pour activer le mécanisme. Par la suite, c'est Lady A. qui a travaillée les détails à travers son dessin et choisi le placement des divers éléments. On peut ainsi voir les vis, les plaques de métaux, la structure principale en bois ainsi que le "squelette" de pistons et d'engrenages.

Elle lui a rajoutée des yeux, simulé par une diode rouge et renfermant quelques senseurs à un mini ordinateur / GPS interne afin de jauger les distances et ne pas percuter des obstacles, ou tomber dedans, si le "conducteur" ne fait pas attention. La forme étoilée sous le cou est en fait le trou pour la manivelle, et la queue est faite avec du véritable crin de cheval dans un but purement décoratif.

Le concept est vraiment plaisant et la technique de la dessinatrice a
permis de donner de la texture aux éléments (les rainures du bois, le rendu du métal). De quoi avoir envie d'imaginer d'autres constructions de ce type, et de revoir la monture au sein d'une illustration de l'histoire.


mardi 21 octobre 2008

Cendre


Petite illustration de Cendre, qui fait ici sa toilette, réalisée pour remplir le Book de l'artiste, Lady A.

Il s'agit de notre deuxième animal de compagnie après Opale, mais il est possible de les confondre puisque la première avait également une fourrure grise foncée lorsqu'elle était bébé. Depuis, elle est devenue brune et bien plus grosse. Autre anecdote: nous avions récupéré Cendre afin d'offrir à Opale une compagne de jeu, pensant qu'il s'agissait d'une femelle afin d'éviter les problèmes de portées.
Nous avons découvert après-coup qu'il s'agit en réalité d'un mâle ! Son nom ayant été choisi en fonction de la première, hum, estimation, nous avons désormais beaucoup de mal à l'appeler Cendre et "Pinpin" revient plus souvent...