lundi 29 septembre 2008

Jason tombe le masque





Quelques photos de tournage du "nouveau" Vendredi 13 viennent tout juste de paraître et nous dévoilent une partie du maquillage sous le masque de Jason Voorhees. Évidemment puisqu'il s'agit d'un tournage, le visage n'est pas complet et il s'agit juste du masque de latex par-dessus lequel l'interprète de notre gros bourrin préféré met le masque de hockey. Autant dire qu'il va encore falloir attendre un petit peu pour le look définitif.




Cependant on en voit assez pour dire que le look retenu est celui créé par Tom Savini lui-même pour son interprétation de Jason dans le quatrième opus (un design de toute façon relativement proche de celui du troisième volet également, mais en un peu plus moche). Le Jason super chevelu du deuxième Vendredi 13 a donc été évité (le concept ayant été passé à Michael Myers pour le Halloween de Rob Zombie) et on ne sait pas bien si on doit être content ou déçu. C'est au choix.



Les photos permettent aussi d'avoir un aperçu du soin apporté au paysage sauvage de Crystal Lake, celui-là même qui donnait pas mal le ton aux premiers épisodes de la série, même s'il n'avait jamais été exploité. Un côté grand retour à la nature sauvage qui n'est pas pour déplaire, même si on est en droit de se demander depuis quand ce coin de campagne est devenu une véritable jungle !



J'avoue avoir un petit faible pour celle-ci...


jeudi 25 septembre 2008

My Name is Bruce, le comic-book


Le dernier film de Bruce Campbell, encore inédit chez nous, vient d'avoir son adaptation en comic-book. On pensait la chose réservé à quelques grands blockbusters pour en faire la promotion, mais non ! En même temps, c'est Dark Horse qui publie la chose et il faut se rappeler que la firme possède une branche horrifique assez connue (Dr Rictus !).

Malheureusement comme toute adaptation en comics, c'est franchement laid (même si ça pourrait être pire) et surtout la narration est synthétisée au maximum pour tenir dans les quelques pages d'un one-shot. De toute façon c'est a chaque fois pareil, on sait que ça va être nul mais on lit quand même.


N'espérez donc aucune qualité, c'est juste un pur produit mercantile. On est juste content que la promotion soit faite pour ce type de film plutôt qu'une grosse production, ça change un peu. Le seul avantage de lire cette version est que Bruce Campbell y parait plus jeune, de l'époque Evil Dead II / Maniac Cop. Ça aide un peu plus à faire le parallèle entre l'acteur et son personnage de Ash.


mardi 23 septembre 2008

Punisher MAX #62


Deuxième partie de l'arc Girls in White Dresses qui se démarque considérablement de l'intrigue à laquelle on pensait de prime abord, passant de ce qui semblait être une affaire de crimes sexuels à une très sombre trafic de drogue. L'enquête de Castle sur un nouveau corps récemment trouvé nous indique qu'il s'agit là de la plus grosse traite jamais vu au Mexique, les victimes étant enlevées pour travailler dans des laboratoires et décédant des émanations de produits chimiques.


Un peu perturbant face à ce que l'on attendait de l'histoire, mais la cruauté du scénario ne faiblit pas. Graphiquement superbe, le nouveau numéro conserve tous ses beaux cadrages et éclairages qui donne le ton et c'est un véritable régale pour les yeux (si l'on peut dire). L'intrigue, de son côté, laisse encore quelques zones d'ombre à éclaircir (tel ce personnage énigmatique, une simple silhouette massive portant un masque à gaz et qui semble bien connaître le Punisher) et joue sur l'obsession de Frank pour sa famille, ce que Ennis avait un peu mis de côté ces derniers temps. On note aussi une belle référence à Un Justicier dans la Ville 2.


Vicieux, les auteurs nous laissent sur un cliffhanger véritablement impressionnant où Castle s'écroule après avoir, semble t-il, abattu une petite fille. Ou peut-être pas, on a l'habitude des pistes qui sont réinterprétées différemment à chaque nouvel épisode. Toutefois les réactions de Castle font que cet arc est vraiment agréable à suivre et, pour une fois depuis longtemps, on sens la vulnérabilité du personnage.

C'est donc parfait comme ça, on a hâte de lire la suite !


samedi 20 septembre 2008

Preview: Metal Man, avec Reggie


Reggie Bannister, ici, on l'aime bien. Reggie c'est surtout le mec d'un rôle, celui de Reggie (donc) des Phantasm de Don Coscarelli. Éminemment sympathique, l'acteur n'a jamais lâché le genre et on l'a souvent retrouvé en guest-star de luxe dans le films de ses copains, notamment chez Robert Kurtzman (le K de KNB) chez qui on a pu le voir en gardien de prison dans The Demolitionist, en méchant pharmacien dans Wishmaster et en gentil tonton victime de mutations dans The Rage. Il est également une proie de choix dans The Mangler Reborn, second rôle dans Last Rites et putain c'est un foutu bon chanteur !

Alors quand on apprend qu'un nouveau film va compter sur sa participation, ça fait toujours plaisir. Quand en plus on sait que c'est une grosse série B, on est encore plus heureux puisque c'est un milieu dans lequel il est très à l'aise. Un équivalent de Bruce Campbell quoi. Et arrive donc Metal Man où il joue le rôle d'un gentil scientifique ayant inventé une armure / exosquelette surpuissant. Du sous Iron Man donc, et avec une tagline qui déchire ("Le cœur de Superman. L'esprit & le corps de Terminator" !) et un design repompé sur les Cybermen du Docteur. Manque de bol, c'est terriblement cheap.


L'histoire, simpliste, montre comment un inventeur fabrique une armure révolutionnaire qui intéresse un mafieux, souhaitant évidemment l'utilisée à ses fins. Le porteur de l'exosquelette va être poursuivit par les sbires de ce méchant entrepreneur, lequel va bien entendu réussir à créer une seconde armure pour son propre compte...

Ici on ne juge jamais sur le manque de budget, bien au contraire. Mais force est de reconnaître à la vu de la bande-annonce que Metal Man manque cruellement de moyens, au point que les effets spéciaux sont effectivement très spéciaux puisqu'ils ont l'air de faire passer le serpent de Python pour des CGI techniquement au point.  Mais bon, on fermera les yeux pour cette fois et on attendra le voir le film...

... Probablement jamais !

mercredi 17 septembre 2008

Pandemonium-Station, l'annuaire pour nous !


Un petit message pour promouvoir le tout neuf Pandemonium-Station, le site annuaire de Fabrice spécialisé sur les grands thèmes qui nous intéressent: le Fantastique, l'Horreur, la Science-Fiction et la Fantasy (et tous les dérivés bien sûr).

Une très intéressante initiative puisque le concept est ici de créer un compendium de tout ce qui touche à ces domaines, et ce à travers tous les médias (donc films, BD, jeux vidéos, bouquins, etc). Une sorte de site de partage en quelque sorte, où l'on pourrait y trouver des articles, vidéos et adresses de sites et blogs en un même endroit et avec l'optique de rendre ça vivant (et pas industriel façon DVDrama pour ceux qui voient ce que je veux dire).

N'hésitez pas à contacter Fabrice si vous êtes intéressé par ce projet très ouvert, ça ne pourra être que bénéfique.

Et puis bon, j'veux pas faire mon faux cul mais j'y suis déjà répertorié ! C'est sympa Fab, merci beaucoup !

PS aux éventuels intéressés : Y a un forum en construction également, vous y êtes donc tous invités.
 


PANDEMONIUM-STATION
(y a un lien à droite en bas aussi)
(mais le lien est malheureusement mort depuis, tout comme l'annuaire)

Preview: Splatter Disco

Une bien belle affiche old-school pour Splatter Disco (ça c'est du titre racoleur), un petit film coproduit par notre grand copain Ken "Dawn of the Dead" Foree, autoproclamé "premier slasher musical". Tout un programme mais on espère que la musique sera bonne. On garde encore de mauvais souvenirs de Prom Night (l'original avec Jamie Lee Curtis, hein)...

L'histoire est celle d'une petite ville qui tente de fermer le night-club du coin, un tueur mystérieux s'en prenant effectivement aux clients et au personnel... Les premières images laissent suggérer un petit film bien cheap filmé en vitesse à la caméra DV (comme c'est la mode depuis un bon moment maintenant, remarquez) et on imagine qu'il ne faut pas espérer de bons maquillages. Mais ça peut toujours être marrant.

Le vrai petit plus du film étant bien sûr la présence de Ken Foree (qui avait déjà goûté au joie de la série B mineure et musicalement atroce avec Witch Bitch en 1988), mais aussi de la célèbre Debbie Rochon, une grande habituée de l'érotico-fantastique, ainsi que de la revenante Lynn Lowry, celle qui était la Femme Fatale du Frissons de Cronenberg !

La chose sera distribué le 18 novembre aux USA, et probablement jamais chez nous ou alors en catimini dans une édition minimaliste...


mardi 16 septembre 2008

Slaughter High Theme Song



Pour les fans de soundtracks,  voici un petit vidéo clip sur l'entraînante chanson de Slaughter High (chez nous Le Jour des Fous), un slasher des années 80 post-Vendredi 13. La musique a d'ailleurs été composée par Harry Manfredini.

Cette piste fait un peu moins de trois minutes et il s'agit donc d'une version longue par rapport à ce que l'on peut entendre dans le film (générique en début ou fin du film). En fait, la partie du morceau récupérable étant trop courte pour vraiment l'apprécier, j'ai doublée la piste et je me suis débrouillée pour les "fusionner" sans que cela soit audible. A moins d'avoir une ouïe excellente, ça devrait faire illusion.

Et en bonus vous avez donc plusieurs images du film qui résument en gros l'histoire. Je ne savais pas trop si je devais simplement mettre des extraits pêle-mêle, mais finalement je me suis plié à un exercice de raccord son / image avec soucis du rythme. Je suis assez content du passage où Marty reprend l'imagerie de Guignol / Mr. Punch avec sa batte, la vidéo bien en phase avec la bande-son.

Alors oui bon, c'est un peu gore bien sûr et y a SPOILERS pour ceux qui veulent vraiment connaître le film par eux même, mais au vu des rares visiteurs ici présent je pense que A) ils n'en ont rien à foutre, B) ils ne regarderont pas de toute manière.

Et pour les autres ben, vous pouvez vous taper une bonne moitié de la vidéo avant d'avoir quelques révélations importantes, et au pire vous écoutez juste la musique sans regarder ce qui défile !

[EDIT]

Au moment où j'ai placé cette vidéo sur Youtube, ce fut (en quelque sorte) un petit succès puisque les commentaires positifs se montraient assez fréquent. Les gens réagissaient bien au point de me demander souvent le mp3 d'origine. Et malheureusement Youtube a fini par supprimer la vidéo. Non pas en raison des droits d'auteur, comme c'est souvent le cas chez eux, mais en raison de son "contenu inapproprié". Certes on peut entr'apercevoir un brin de nudité dans les extraits mais j'étais plutôt perplexe. En relisant le règlement, j'ai fini par comprendre que c'est la violence graphique qui semble être a l'origine de cette suppression.

Certes Slaughter High se montre assez généreux en gore, mais des centaines de vidéos violentes et ultra gore sont disponibles sur le site sans que celles-ci ne soient bloqués par les administrateurs. Et je n'ai même pas été avertis à l'avance puisque c'est le message privé d'un abonné qui m'a fait remarqué la situation, me demandant pourquoi la vidéo n'était plus disponible !

J'avoue l'avoir assez mal pris, et c'était d'autant plus dommage que personne ne s'en plaignait. Pour le moment Blip.TV semble accepter la vidéo sans problème puisqu'elle est toujours en ligne, et pourtant le règlement semble être le même. Allez comprendre...

Quoiqu'il en soit, j'aime bien ce petit montage et j'ai gardé une version audio pour mon Iphone.


samedi 13 septembre 2008

Hellsing, chap.94


Et bien ça y est, l'avant-dernier chapitre de Hellsing vient de paraître au Japon et sa traduction (anglaise) a rapidement suivie. Et s'il restait encore quelques zones d'ombres quant au grand plan de Millenium (non pas celui de détruire Alucard, mais bien cette chose "Shi" aperçue dans Hellsing: The Dawn) tout nous est ici révélé et il fallait se rapporter au roman de Bram Stoker pour le deviner. Bien vu quand même !
 
Évidemment la fin de l'histoire emporte encore quelques protagonistes avec elle et nous pouvons ici faire l'adieu à deux personnages principaux. Je tairais les noms mais pour l'un c'était devenu inévitable. On est presque déçu que tout se termine bientôt (encore que connaissant Hirano, on peut attendre encore un bon trimestre ou plus pour avoir la suite !) mais cet apocalypse en plein Londres donne une belle note à l'épilogue.
 
En ce qui concerne le prochain chapitre, les infos sont très vagues mais paraît-il (paraît-il, donc à ne pas prendre ça comme officiel) qu'il s'agirait d'un chapitre un peu spécial de près de 50 pages ! Pratiquement l'équivalent d'un tome entier... Et vu à l'allure où travail Hirano, autant dire qu'on va l'attendre si c'est le cas. Ce qui laisse perplexe c'est de voir ce qui peut se tramer sur 50 pages. Car si la "fin" laisse juste suggérer une alliance Integra / Seras et une éventuelle reconstruction de Hellsing, que pourrait-il bien se passer d'autre ?
 
On peut toujours rêver sur le retour de Dracula lui-même, voir d'une version affranchie de Alucard, et son combat contre Selas ou quelque chose du genre. Mais est-ce bien la peine ? Et bien nous verrons...

 

vendredi 12 septembre 2008

Punisher MAX #61

L'époque "sans Garth Ennis" du Punisher nous parviens donc (mais que l'on se rassure, l'Irlandais va quand même travailler sur notre vigilante préféré au détour d'un ou deux one-shot dont l'un est surnommé War Zone... Adaptation officielle du futur film ?).  Que vaut donc ce nouvel arc pour son premier numéro ? Soyons rassuré, c'est toujours très bon.


Girls in White Dresses nous montre comment, dans un petit village mexicains, de toutes jeunes filles sont enlevées par d'étranges hommes aux visages cachés par des sac. On retrouve les corps, nus et battus, des enfants devenues femmes tandis que d'autres petites filles commencent à être kidnappées. Quelqu'un décide alors de contacter le Punisher, le croyant être un héros qui ira les délivrer de leur tourmenteurs. Castle refuse d'être "engagé" comme à son habitude, mais décide quand même d'enquêter sur cette sombre affaire.

Ce qui aurait pu être une histoire "classique" et franchement pas originale (voir même un peu reprise sur une des histoires précédentes d'Ennis justement !) réussi à éviter les pièges qu'on voyait venir gros comme une maison. Plutôt que de nous établir de gros méchants caricaturaux terrorisant de pauvres innocents, nous avons ici une ambiance extrêmement étrange et presque surnaturelle, hérité des meilleurs western italiens.


Le fléau qui s'abat sur la petite ville mexicaine est terrifiant dans le sens où les auteurs mettent réellement en scène les évènements: nous voyons quelques inconnus, masqués et nombreux, apparaître subitement, comme venu de nulle part, pour capturer de pauvres gosses tels des fantômes. La tentative d'engager Castle comme tueur à gages rappel un peu le célèbre Les Sept Samouraïs en un certain sens, et notre Punisher est rongé par des cauchemars incessants, prenant des allures de croquemitaine pour méchants plutôt que la version "super-héroïque" un peu ridicule des War Journal actuels.


Le graphisme, somptueux, joue énormément sur l'éclairage et le cadrage. Un bonheur absolue qui sied parfaitement à la mise en scène de l'histoire. On remarque d'ailleurs un certain retour au côté iconique du personnage du Punisher avec de très beaux plans sur son symbole en forme de crâne, chose qui avait peu à peu disparu dans la version d'Ennis, qui favorisait un certain réalisme et sa psychologie plutôt que son image.

Les bases sont posées, on espère maintenant que la découverte des éléments ne sera pas une déception. On a confiance, avec un tel départ ça va être dur de mal finir !


Clone Wars devient un comic-book


C'était inévitable, l'univers étendu de Star Wars va s'enrichir avec l'arrivée de The Clone Wars récemment au cinéma. Avec ce nouvel épisode (si on peut dire) et l'introduction de la jeune padawan d'Anakin, la saga va alors connaître une nouvelle déclinaison version comic-book publiée par Dark Horse.

C'est donc le simplement nommé The Clone Wars qui paraît ce mois-ci avec un première épisode où les personnages principaux sont donc le trio Anakin / Obi-Wan / Ahsoka, avec bien entendu quelques autres en protagonistes secondaires, durant la période de la Guerre des Clones.


Et si le couverture pète les yeux par son graphisme franchement bien foutu, il ne faut hélas pas espérer quelque chose de qualité. The Clone Wars n'est qu'une nouvelle tentative commerciale et ne s'en retrouve pas plus soignée qu'une autre. L'histoire est encore très trouble (normal pour un premier numéro) et le graphisme est assez moyen. Pas de quoi attirer l'attention en fait. Reste a espérer qu'un nouveau dessinateur prendra la relève et que les scénaristes soignent les personnages.

Une sortie française aura évidemment lieu un de ces quatre mais probablement après la parution de plusieurs autres numéros.


dimanche 7 septembre 2008

Army of Darkness #2 // Crossover Xena: Le Retour !

12ème numéro de Army of Darkness pour son relaunch et fin de l'arc Home Sweet Hell, évidemment décevant puisque un peu expédié comme d'habitude. On note toutefois une nette amélioration du comportement du (des) personnage(s) et cela promet un peu de changement, on l'espère, pour la suite à venir.

Au programme de cette fin d'aventure l'arrivée de Wrath, l'un des sept pêchés capitaux, l'alliance entre Ash et le Necronomicon lui-même afin de poursuivre leurs "propres" aventures sans personnages parasites. Pas grand chose à dire pour cette fin de période de la série, sans conteste la moins réussie. On retient un humour toujours présent bien que franchement amoindri, un joli punch en plein visage et surtout le fait que beaucoup de protagonistes survivent cette fois !

L'épilogue devient le plus intéressant puisque l'on y voit Ash, Sheila et la sorcière Cajun devenir les membres d'une équipe supposé anéantir les "méchants" générés le Necronomicon à travers le temps. Une sorte de Stargate version horrifique en gros, qui prépare un #13 que l'on espère conséquent.


On se rappel en effet que la dernière fois, le numéro 13 se concluait par la mort de Ash, la fin de la série avant son "relaunch", et formait une introduction au fameux crossover avec Marvel Zombies. On ne sait pas encore trop a quoi s'en tenir pour l'instant, mais on nous promet un invité spécial et que l'on nous annonce littéralement "Hail to the King", quoi que cela puisse vouloir dire...

"Gaze into the fist of Dredd !"

En parallèle on a pu découvrir dans les pages de The Boys (n°22 de ce mois) une preview de la suite du crossover avec Xena. Le "Why not ?" devient ici un "What, again ?" et le récit inversera la tendance, faisant de Xena et Gabrielle les voyageuses vers notre époque contemporaine. Quelque chose comme le crossover Spiderman / Red Sonja j'imagine... Une nouvelle mini-série qui formera encore une fois 4 épisodes.


samedi 6 septembre 2008

Massacre à la Tronçonneuse, la sérieusement ultime édition

Massacre à la Tronçonneuse, film légendaire, possède un grand nombre d'éditions DVD. Évidemment chaque réédition amène son lot de bonus supplémentaire et de pseudo remasterisation de la qualité de l'image (ce qui n'est franchement pas nécessaire vu l'aspect granuleux voulu du film) avec a chaque fois des titres tels que "special edition", "collector edition" et bien entendu la classique "ultimate edition" qui sous-entend que ça ne sera pas la peine de choisir un autre DVD que celui-ci puisqu'il y a tout dedans.

Sauf que voilà nos amis anglais, qui  par chez eux
on déjà édité le film en ultimate edition, ressortent encore une fois un DVD de Massacre en version... Ultimate ! Alors comment faire la différence entre deux ultimate editions, et quel intérêt de re-ressortir le film si il y avait déjà "tout" dedans?

Et bien c'est simple, on rajoute une ou deux interviews supplémentaires et, concernant le titre, on précise que cette fois c'est sérieusement l'édition ultime: The Texas Chainsaw Massacre 3 Disc Seriously Ultimate Edition, et non, ce n'est pas une blague.

Celle-ci sortira pour novembre et va contenir un nouveau  transfert "haute définition" (ah oui... mais sérieusement, on s'en fout), des commentaires audio de Tobe Hooper, Gunnar Hansen et Marilyn Burns, diverses scènes coupées / alternatives, les bande-annonce, spot radio et lobby cards, ainsi que quelques documentaires parmi lesquels The Shocking Truth. Voilà voilà.

Ah oui, il y aura le film aussi sinon. Mais tout le monde l'a déjà donc on s'en tape un peu en fait.

PS. Le packaging a l'air super moche.


vendredi 5 septembre 2008

Wulf and Batsy #3


Tout juste paru, voilà le troisième numéro du comic-book "à l'ancienne", le tout mignon Wulf and Batsy. L'occasion d'un nouvel arc intitulé Bizarre Experiments, avec l'apparition d'un savant fou !

Suivant l'intrigue de la première histoire, la belle Batsy et Wulf sont toujours à la recherche d'un endroit où vivre en paix et débarquent dans un cimetière malheureusement habité par quelques morts-vivants qui ne désirent pas vraiment les avoir auprès d'eux. Mais tout change lorsque nos héros apprennent que la "maison près du cimetière" (véridique) est habité par un étrange humain qui fait des expériences sur les cadavres, terrifiant les zombies.


Ces derniers décident de les héberger plutôt que de les laisser aller vers un triste sort mais Batsy, étant elle-même une non-morte, s'oppose aux pratiques du scientifique et va mener l'enquête avec Wulf et le seul zombie ayant décidé de les accompagner, le squelette Bill Bucklebones... Batsy infiltre alors la demeure en se faisant passer pour une innocente jeune fille et va croiser un drôle de portier difforme et masqué ainsi qu'une reporter elle aussi venue faire des recherches sur l'activité du savant.


Une trame qui semble encore mettre les humains dans le mauvais rôles, ce qui est assez original il faut le dire. Batsy est adorable et Wulf demeure encore sous sa belle forme de loup, quant aux morts-vivants ils sont dégoûtant au possible (vers plein la figure, dégoulinant ou squelettique) mais paraissent parfois tout droit tirés d'un Pierre Tombal. Quant au savant et à son assistant, ils ont un look excellent, hérité des vieux films gothiques.


Un vrai bonheur et on en redemande. On espère franchement que la série va se poursuivre ainsi et que la relation (et les origines) de Wulf et Batsy vont s'étoffer petit à petit. On espère aussi que la parution se fasse un peu plus régulière !


Preview: Trailer Park of Terror, le film


Le sympathique (mais pas transcendant) Trailer Park of Terror, un sous EC comics tendance Tales from the Crypt, vient d'être adapté. Non pas sous forme d'un métrage à sketches, comme la logique l'aurait voulu, mais bien en un one-shot. Une décision plutôt bizarre étant donné que l'histoire autour de Norma (la conteuse) et des quelques créatures vivants dans les caravanes n'est pas plus développée que ça pour l'instant dans la BD.

Le film semble toutefois respecter un tant soit peu sa source, avec une Norma qui raconte des histoires, clope et semble être assez incorrect (elle se gonfle les seins à l'hélium et ne pense visiblement qu'à baiser), même si la quarantenaire vachement beauf et vulgaire laisse place à une trentenaire assez jolie...



On en attend rien de spécial et ça à surtout l'air d'être une décalque de l'excellent House of 1000 Corpses de Rob Zombie. On verra bien, du moment que les maquillages sont sympa (c'est le cas) et que c'est gore...


mercredi 3 septembre 2008

Ticks (Infested)


TICKS
INFESTED
(1993)

Produit par le goreux Brian Yuzna (Society, les deux Le Dentiste) et réalisé par Tony Randel a qui l’on doit les très sympathiques Hellraiser II et Amityville 1993, ce Ticks est une grosse série B à l’ancienne des plus sympathique. S’il n’est pas original et très probablement conçu comme une copie de Arachnophobie sorti trois ans plus tôt (et les tiques sont des arachnides, ce qui porte parfois à la confusion ici vu leur taille), le film aurait pu avoir un intérêt très limité s’il s’était contenté d’aligner les scènes d’attaques sanglantes. A la surprise générale, Ticks se montre plutôt chiche à ce sujet et se caractérise plus par son atmosphère amusante et son hommage aux films de SF des années 50.


L’histoire nous montre comment des tiques des bois mutent sous l’effet d’un produit chimique destiné à accélérer la croissance de la marijuana. Devenues énormes, les bestioles se répandent dans la forêt au moment même où débarque dans un gîte un petit groupe de jeunes citadins, adolescents à problèmes encadrés par leurs moniteurs. Ceux-ci sont immédiatement surveillés par un duo de trafiquants de drogue possédant une plantation dans le coin tandis que les créatures passent à l’attaque, commençant par le pauvre chien d’un des banlieusards...




Autant dire que Ticks ne brille pas par son script, archétype même de l’histoire d’horreur écrite par Brent V. Friedman, un spécialiste du B ayant déjà bossé sur Syngenor et American Cyborg, et que l’on retrouve sur l’affreux Mortal Kombat: Destruction Finale. On y croise à la fois le « retour à la nature » des films d’attaques animaliers et le groupe de jeunes dans un camp forestier des slashers des années 80. Et pourtant, allez comprendre, ça se suit très facilement et on se laisse aisément prendre au jeu ! A mettre sur le compte de la très courte durée du produit (85 minutes qui passent vite), d’une galerie de personnages suffisamment attachants et de la petite dose de délire qui traverse le film. Un bon point, la majorité des petites productions horrifiques de ce type pêchant généralement par manque de saveur qui empêche toute implication du spectateur.




On suit alors les protagonistes, clichés vivants mais qui, grâce à leurs interprètes, n’ont absolument rien de transparent. Les truands sont un mix entre des bouseux tout droit sortit d’un bon vieux survival et des hippies gentiment déjantés (l’un d’eux passe son temps à vouloir se faire appeler « monseigneur », ou « sir » en v.o.) tandis que les petits jeunes n’ont rien a voir avec la bande d’adolescents libidineux à laquelle nous avons généralement droit. Les scènes de parlotes un peu longuettes sont bien présentes mais on oublie facilement ce problème de rythme, de même que l’apparition assez  tardive des créatures. Là dessus Ticks sait toutefois se montrer assez généreux et nous dispense du hors-champ et des attaques propres sur elles façon Arachnophobie, pour mieux jouer sur la répulsion du spectateur envers les petites bêbêtes.




A la manière des vieux films de monstres géants des années 50, nos tiques mutent sous l’effet d’un produit toxique verdâtre, un stéroïde devant accélérer la croissance de la marijuana, et augmentent de volume au point de devenir aussi grosse qu’une boule de pétanque. Grosses, moches et visqueuses, elles sortent en masse de gros cocons gluants (lesquels semblent empruntés aux Facehuggers d'Alien) et crapahutent partout, n’hésitant jamais à sauter au visage de leurs victimes. Le design des créatures est bien soigné et les effets spéciaux du film sont signés KNB, experts en la matière. Le film n’est donc pas avare en effets gore, ce que le nom de Brian Yuzna laissait prévoir. Les tiques s’infiltrent sous la peau, explosent sous les coups de chaussures et on retient une amusante scène d’autopsie, un corps sévèrement déchiqueté depuis l’intérieur et un pauvre hère qui se tire dans la jambe pour en déloger un parasite. A noter également l’étrange utilisation du dessin animé pour simuler une brève giclée de sang !




Un véritable festival auquel il faut rajouter la capacité des tiques de faire halluciner leurs victimes comme dans un bad trip au LCD en raison de leur neurotoxine renforcée, et surtout LE clou du spectacle: l’apparition inattendue d’une tique géante émergeant du corps d’une victime. Arachnophobie avait sa Reine, Ticks a son improbable mutant. Et si le monstre n’est présent que quelques instants, étant assez vite expédié lors du climax, il fait sensation et rattrape amplement la trop longue intervention des créatures.




Car le métrage met beaucoup trop de temps à faire apparaître ses petits monstres, tâchant de faire monter la tension en nous faisant découvrir la présence de nombreux cocons à travers la forêt mais sans jamais lâcher les hostilités pour autant. Plutôt bizarre pour un film de ce genre qui se doit d’enchaîner les attaques pour rythmer son histoire, d’autant plus qu’une photo promotionnelle existante à la sortie du film montrait le corps exsangue d’une tierce personne, laissant présager la mort de quelques randonneurs. Hors il n’en est rien, le film se limitant à un petit nombre de protagonistes et jamais la victime momifiée de la photo n’apparaît dans le film. En fait Ticks est même très décevant avec son faible bodycount. La présence de tout un groupe de jeune laissait sous-entendre la perte des trois-quarts des effectifs, mais à une personne près tout le monde survit ! Les quelques trafiquants y passent également mais jamais le scénario ne va s’embarrasser de dommages collatéraux, pas plus qu’il ne fait intervenir de sous-intrigue...




La présence d’autant de tiques géantes dans une forêt aurait dû entraîner la mort de beaucoup d’animaux et attirer l’attention des autorités, mais ces éléments ne sont jamais exploités. De même que n’est jamais concrètement utilisé le trauma du jeune héros, celui-ci partant pourtant d’une bonne idée pour un film d’horreur puisque que le garçon est sujet à des crises d’angoisse lorsqu’il se retrouve seul. Regrettable, car il y avait là matière à exploiter. Autant de pistes qu’il aurait été intéressant de suivre mais qui passent à la trappe pour des raisons évidente de budget, Ticks n’étant qu’une petite production destinée au marché vidéo.




On se rattrape avec la distribution intéressante, laquelle se compose de quelques têtes connues comme Clint Howard, ici en dealer au look beatnik qui va bien entendu jouer la victime de service, son propre père Rance Howard, dans un tout petit rôle, ou encore Barry Lynch, le frère de Richard, et Rosalind Allen, vue dans Les Démons du Maïs II et La Revanche de Pinocchio. Mais les deux grandes stars du film demeurent un tout jeune Seth Green, pas encore célèbre, et surtout Alfonso Ribeiro, le Carlton du Prince de Bel-Air !




Le pauvre aura bien du mal à rendre crédible son personnage de caïd des banlieues vu l’image de petit bourgeois qu’il se coltine, et encore moins avec son look tout droit sorti des années 80 (pantalon de pyjama, imperméable mal coupé et casquette à l’envers) et ses répliques minables (« They call me « Panic » ‘cause I never do. »). On peut néanmoins saluer sa performance puisqu’il a eu le mérite d’essayer. D’ailleurs le scénario ne lui fait pas de cadeau et il traverse ici un véritable chemin de croix: son chien se fait tuer, une tique le mord et s’infiltre sous sa peau, le rendant malade, les truands le passe à tabac puis lui tire dessus au fusil et il fini par mourir des suites de nombreuses morsures des bestioles, son corps allant donner naissance à un monstre géant ! On peut s’interroger au passage sur le fait que la seule véritable victime chez les « bons » soit un homme de couleur...



Un peu gore, absolument pas crédible et vite vu, Ticks est une authentique série B des plus sympathique qui arrive à faire oublier ses défauts grâce à des personnages attachants et des situations extravagantes. Pas mémorable mais franchement divertissant. A la suite de ça le pauvre Tony Randel va s’enliser dans la médiocrité avec le nanar Ken le Survivant, adaptation du célèbre manga, puis un honteux Morsures. Un vrai gâchis car sa carrière s’annonçait plutôt bien...




Un cadavre qui ne figure dans aucune scène du film.


Ce beau mutant n'apparaît pas non plus au montage final !