samedi 31 mai 2008

Army of Darkness / Xena #3

La relecture Evil Dead et le crossover Freddy vs. Jason vs. Ash étant terminés, il ne reste plus que la série principale des Army of Darkness et ce meeting avec Xena la guerrière pour suivre les aventures de Ash.

Ce qu'il y a de bien avec ce présent crossover, c'est qu'on oublie un peu la beauferie du Ash de la série régulière pour revenir au source du personnage (oui enfin, version Army of Darkness quand même hein). Notre héros reste donc particulièrement stupide et sa dispute avec Xena n'en paraît que plus absurde puisque notre bonhomme ne comprend décidément rien à rien.

Ce troisième numéro forme un épisode de transition en fait, où enfin Ash et Autolycus se rencontrent et où ils vont devoir faire équipe pour libérer Xena et Gabrielle d'une exécution. On laisse alors un peu tomber la menace du Mini-Ash roi des fées dont l'armée ne réapparaît qu'à la toute fin de la BD, en guise de l'habituel cliffhanger.

Un numéro moins amusant que les autres puisque l'on y parle beaucoup et qu'il ne s'y passe finalement pas grand chose. On retient quand même la grande stupidité de Ash (pour changer), mais aussi celle de Gabrielle qui ne sait visiblement pas tirer au fusil à pompe, et surtout l’interaction entre Autolycus et son sosie qui, pour passer incognito et ne pas se faire reconnaître... Se peint une moustache !

On attend le quatrième numéro en espérant que ça bouge un peu plus, ce qui sera sûrement le cas.


vendredi 30 mai 2008

Preview: Bio Slime

Encore en pleine production, arrive ce Bio Slime, un gros B (ou Z ?) qui sent bon le monstre visqueux d’antan, du type The Blob, The Stuff, The Thing, les frasques d'un Street Trash et une foulée de petits films qu'on pouvait trouver à tour de bras dans nos vieux vidéo-clubs (les sympas où on restait quelques temps, pas les machins expéditifs ou les machines d'aujourd'hui).

Bio Slime raconte la transaction d'un dealer qui tourne mal. Le client et le trafiquant décèdent tous les deux et la compagne du dernier prend la fuite avec une étrange mallette qui appartenait à l'acheteur. Elle revient à son appartement où elle habite avec quelques losers (un artiste alcoolique, une jeune femme battue par son petit ami et un voisin de chambre accro aux amphétamines). S'isolant, la voleuse ouvre l'objet et se trouve attaquée par une étrange masse gélatineuse qui l'absorbe. Le monstre va alors s'en prendre aux autres habitants qui se retrouvent bloqués dans l'appartement et contraint de faire équipe...

Une histoire assez simpliste dans la bonne tradition du vieux B comme on l'aime. Et à la vue de la bande-annonce, le maquillage, bien qu'assez amateur au demeurant, semble être suffisantpour offrir ce qu'il faut en termes de monstres et d'horreurs. On pense parfois au Slime City édité chez Uncut Movies, et on se espère bien que l'éditeur sortent le film un jour en DVD dans nos contrées.




lundi 26 mai 2008

Preview – Street Fighter: The Legend of Chun-Li


"Et qu'est-ce qu'on fait quant un Bison s'profile à l'horizon, hein ?
On lui balance une grenade à travers la gueule !"

"C'est vachement émouvant..."

"Vite ! Changez de chaine !"

Ces répliques, on s'en souvient par cœur ! Qui n'a pas passé sa soirée devant la double programmation Street Fighter / Mortal Kombat sur M6 ? Ah ce Street Fighter... Un film que l'on hait pour son non respect total du matériau d'origine, mais qu'on ne refuse jamais de revoir à chaque diffusion !

JCVD et ses GI Joe, Gomez Addams en dictateur du pauvre magnétisé façon électro-aimant, un Sagat qui n'est intéressé que par le "pognon" et un Zangief con comme ses pieds mais aux réactions savoureuses et permettant un superbe hommage au Kaiju Eiga avec E. Honda...


Si le film avait carrément abouti à une adaptation jeu vidéo, les producteurs comme les tenant des droits n'ont pas cherchés à s'enliser dans une sordide franchise (au contraire de certains). Alors quand on apprend qu'un nouveau film Street Fighter va voir le jour et que celui-ci n'a absolument AUCUN rapport avec le film précédent, pour cette fois bien respecter l'histoire du jeu et de ses comics et animes, on ne peut que souffler de joie (pour le respect) et de déception (pour le nanar).

Voici donc The Legend of Chun-Li, qui va naturellement se focaliser sur cette dernière. Bien évidemment elle ne sera pas le seul personnage à apparaître puisque l'on va y croiser Vega et ses griffes de fer mais aussi le méchant Bison, le boxeur Balrog ainsi que Gen, ancien tueur et mentor de Chun-Li (et son rapport à Akuma aaah non ! Ça sera pour un prochain film).

De quoi mettre en place l'organisation Shadaloo puis, on l'imagine, l'armée américaine avec Nash et Guile et ensuite le fameux tournois impliquant Ryu et Ken.

Robin Shou (alias Liu Kang dans MK) est Gen

Attention ce n'est pas pour autant que le film sera bon, et quand on sait que Chun-Li est jouée par Kristin Kreuk (la nana de Smallville) alors qu'une artiste martiale aurait probablement facilitée le tournage, on a de quoi être perplexe. On verra bien...

En attendant voici le site officiel, avec quelques storyboard et une partie du casting principal.

(edit: site décédé, donc lien mort)

samedi 24 mai 2008

Preview: Never Cry Werewolf


Dimension Extreme, c'est une petite boite sûrement pas très friquée mais toujours plus que certains quand même, et qui lâche en masse ses petites productions en ce moment. Responsable de Medium Raw et de son gros loup en métal (on vient d'en parler quelques articles plus bas), la firme reste dans le canidé avec ce Never Cry Werewolf. Un film qui exhume lui-aussi une ancienne vedette désormais anonyme, ici Kevin Sorbo, alias Hercule.

Kevin Sorbo, c'est donc le Héraclès de la version télé de Sam Raimi, qui a connu son petit succès avant l'émergence d'une Xena qui lui aura volé la vedette. Porté disparu suite au très mauvais Kull, d'après l’œuvre de Robert E. Howard (créateur de Conan le barbare), qui voulait jouer avec son image, le pauvre homme sera un peu revenu sur le devant de la scène grâce à la série de SF Andromeda. Dans ce Never Cry Werewolf (ex The House Next Door), il incarne un animateur de télé se la jouant Indiana Jones et qui va épauler une jeune fille cherchant à démasquer un loup-garou...



Loren, une ado de seize ans, craque sur un nouveau voisin, un célibataire bien plus âgé qu'elle et vivant avec son chien dans la maison d'en face. Alors que plusieurs personnes disparaissent dans les parages, elle en vient à le suspecter et l'espionne, découvrant qu'il est en fait un loup-garou et qu'il la convoite comme futur proie. Décidée à lutter, elle va partir en guerre avec une célébrité locale (Kevin Sorbo) et un livreur amoureux d'elle.



La chose, visiblement fun, semble avoir les mêmes défauts et qualités que Medium Raw: une histoire sympathique, des acteurs pas désagréable et des effets spéciaux à l'ancienne qui ont l'air bien présent durant le film (même si on peut tricher sur une bande-annonce), mais un manque de moyens plutôt flagrant. Dimension Extreme s'annonce comme le remplaçant d'une Full Moon qui s’essouffle un peu et sera peut-être le futur pourvoyeur de séries B comme dans le bon vieux temps !



On espère que la petite firme va réussir son coup et que Never Cry Werewolf, tout comme Medium Raw, sera un bon petit film ! Pour l'instant il donne envie, ce qui n'est déjà pas si mal. En DVD zone 1 fin octobre, aucune date pour la France mais gageons qu'une sortie minimaliste se fera quand même un jour.

   

 

Preview: Medium Raw


John Rhys-Davies, tout le monde le connaît pour être le Gimli du Seigneurs des Anneaux. Pourtant, certains doivent savoir qu'avant ça il aura surtout été le délirant professeur Arthuro dans Sliders, et surtout Salah, le copain d'Indiana Jones dans Les Aventuriers de l'Arche Perdue et La Dernière Croisade.

Désormais sur la touche, et on se doute que son rôle de gros nain ne va pas spécialement le faire passer à la postérité (le syndrome Star Wars), le pauvre doit enchaîner les petits rôles dans des productions modestes. Dernièrement (fouillez sur ce blog), on l'aura vu en terrifiant psychopathe dans Ferryman. Avec Medium Raw, notre gros barbu se la joue Danny Glover dans Saw...


Medium Raw, encore en production, c'est l'histoire de deux policiers, le vétéran Elliot Carbon (Rhys-Davies) et le jeune Johnny Morgan tout juste formé. Ceux-ci capturent un tueur en série nommé The Wolf, un maniaque complètement dingue qui se prend pour le Grand Méchant Loup du Petit Chaperon Rouge, et qui s'en prend à de toutes petites filles en se déguisant. Un costume d'acier puisqu'il aborde une sorte d'armure titanesque et diablement impressionnante, reprenant vaguement le look d'un loup-garou mais façon Iron Man (dans le genre, ça a l'air encore plus efficace que la bêbête de MetalBeast).


Elliot est tué durant l'arrestation, et trois mois plus tard c'est à son partenaire de transférer le taré dans un asile spécialisé dans les cas extrême, où travaille sa propre femme. Sur place, le policier fait connaissance avec la petite fille d'une des infirmières tandis que The Wolf rencontre ses co-détenus, parmi lesquels un cannibale et un maniaque dont les pulsions meurtrières sont déclenchées par la couleur rouge. Alors Johnny et sa femme s'apprête à quitter les lieux, le bâtiment est victime d'une coupure de courant. Les tueurs en profitent alors pour s'échapper...

Rhys-Davies, on le voit, n'aura qu'un petit rôle dans l'histoire. Une guest-star de luxe en quelque sorte, en témoigne son look véritablement impressionnant: un visage buriné, sacrément marqué, et un regard hanté très loin de l'andouille d'Indiana Jones. Un rôle qui renvoi un peu à celui que Danny Glover, le policier des L'Arme Fatale, dans le premier et très efficace Saw. Et si Medium Raw s'annonce un peu plus "cheap" que celui-ci, notamment à travers une armure moyennement convaincante (mais pourtant super impressionnante), gageons que le film va être supérieur à bien des direct-to-video qu'on peut se taper en ce moment.

On souhaite tout le bien que l'on peut au film !


vendredi 23 mai 2008

[Ciné] Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal


Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal
Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull (2008)
Cap Cinéma, Blois (41)


dimanche 18 mai 2008

Chair de Poule... En comics !


La grande surprise du mois, c'est l'arrivée dans les bacs de Chair de Poule Graphic, une adaptation en bande-dessinées des célèbres romans de R.L. Stine ! Édité par Bayard Jeunesse, le premier tome est sorti et comporte deux histoires:  L'Abominable Homme des Neiges de Pasadena et En Eaux Troubles. Le plus surprenant dans  tous cela c'est que le format adopté est celui du manga et que c'est dans ce rayon que vous trouverez la chose.


L'Abominable Homme des Neiges de Pasadena semble être en fait l'adaptation de L'Abominable Homme des Neiges que je n'ai pas lu. Je ne peux vous fournir une véritable critique de la chose car n'ayant pas lu le roman, je ne me suis pas vraiment intéressé à cette histoire. Le dessin choisi ici est, il faut le dire, plutôt moche. Dans un style typiquement français, proche de ce que l'on peut voir dans Fluide Glacial ou un éditeur du même genre, le graphisme n'accroche pas et se trouve tellement surchargé qu'on a du mal à décrypter certaines cases... Une bien mauvaise mise en bouche.


En Eaux Troubles est, lui, l'adaptation de Baignade Interdite, l'un des tout premiers titres commercialisé chez nous à l'époque. Bien plus intéressant, cette histoire possède un dessin au accent manga indéniable et probablement choisi pour appâter le jeune public. Il faut toutefois reconnaître que celui-ci sied parfaitement bien à cette histoire de sirène et qu'il donne à l'ensemble un côté tout mignon absolument adorable. Un bon point puisque l'histoire se suit alors sans peine.

Soyons clair, l'idée d'adapter en BD, et sous couvert de manga, une série comme Chair de Poule peut paraître extrêmement étrange et n'existe qu'à un but bassement commercial. Il va falloir attendre l'arrivée des prochains volumes pour savoir si il y a un quelconque intérêt dans ce produit, et surtout on espère que les adaptations prochaines seront à la hauteur des titres (notamment Le Masque Hanté, sûrement le meilleur du lot).

On peut cependant saluer le geste de vente dont le prix est très faible (moins de 5 euros!). C'est même moins cher que les livres du coup...

PS. Désolé, pas d'extraits de planche car la parution est si récente qu'elle n'est quasiment pas répertorié sur le Net !

samedi 17 mai 2008

Démons 2 (Dèmoni 2 ...L'Incubo Ritorna)


DÉMONS 2
DÈMONI 2 ...L'INCUBO RITORNA
(1986)
 
L'affaire Démons 2 se rapproche de celle du Retour des Morts-Vivants II. Dans les deux cas, le premier opus s’achève sur une note dantesque qui ne laisse pas vraiment matière à une suite, à moins que celle-ci ne soit une œuvre post-apocalyptique se déroulant dans un monde dominé par des créatures infernales, avec une poignée de survivants tâchant de rester en vie. Dans les deux cas ces séquelles ne s’orientent pas dans cette direction (seul George Romero va traiter le sujet via Le Jour des Morts-Vivants et Land of the Dead) et s’apparantent plus comme un remake de l’original qu’une continuation directe de celui-ci. Un point de départ forcément décevant face à ce que promettait l’idée de poursuivre l’histoire et qui modère un brin l’enthousiasme du spectateur à la vision du film. Pourtant contrairement au Retour des Morts-Vivants II qui détruit son concept en usant d’un humour parodique franchement lourd et malvenu, Démons 2 conserve la même atmosphère que son prédécesseur et se révèle tout aussi efficace que celui-ci, malgré une certaine sobriété dans le déroulement de son intrigue.


Démons 2 débute par une étrange voix off nous rappelant que le monde fut déjà envahi une fois par les démons, après les évènements de l'original, et que leur existence est reconnue malgré certains sceptiques. Pourtant l’histoire nous présente un monde contemporain et sans aucune connaissance de ces faits, et les seuls démons que nous rencontrons à travers cet univers avant qu’il ne bascule dans le Fantastique sont ceux d’un film d’horreur banal diffusé à la télévision. Un principe de narration extrêmement confus qui laisse à supposer que les scénaristes ne savaient pas vraiment eux-mêmes quoi faire de l’héritage du premier Démons à travers cette séquelle, mais ce concept est en fait une amusante mise en abîme, bien plus poussée que celle du premier opus. Quel dommage cependant que celle-ci soit un simple élément prétexte à une réorchestration des évènements de Démons...


Ainsi Démons 2 nous présente les différents habitants d’un imposant building de centre-ville (judicieusement nommé « The Tower »), chacun vaquant à leurs occupations tandis qu’à la télévision est diffusé un étrange film d’épouvante. Celui-ci narre l’intrusion d’un petit groupe d’amis dans une citée abandonnée et interdite à la suite d’une invasions de démons. Ils découvrent le cadavre d’une créature, laquelle revient à la vie lorsqu’une des filles, blessée à la main, fait goutter son sang dessus. Sally, une adolescente qui fête son anniversaire, semble tout particulièrement fascinée par la diffusion et se retrouve seule dans une pièce durant cette scène. Le démon se tourne alors vers elle et passe à travers l’écran pour surgir dans la réalité, attaquant la jeune fille. L’instant d’après, elle retrouve ses invités et se transforme en démon sous leurs yeux avant de les agresser. C’est le début d’une invasion qui va se répandre à travers tout le building, lequel semble être coupé du reste du monde…



Comme le laisse augurer un tel scénario, Démons 2 reprend les grandes lignes du premier opus et les transposent simplement dans un lieu différent, recyclant à l’occasion certaines  séquences:  on y retrouve la célèbre citation (« Il feront des cimetières leurs cathédrales et des tombes leur cités. »), les punks en voiture font leur retour comme éléments extérieurs, un possédé donne naissance à un véritable démon qui s’échappe de son corps, l’apparition finale d’une étrange station de télévision renvoie directement à la salle de cinéma, et tout une image du film original est ici reprise (les démons apparaissant en contre-jour dans un grand couloir vide, illustré par l’affiche de Démons). La structure même demeure semblable: le lieu principal devient un huis-clos d’où personne ne peut s’évader, des interludes extérieurs avec les punks, le massacre des survivants dans le parking rappel celui dans les gradins et un couple de héros parvient à s’évader. On retrouve certains types de personnages semblables (deux amoureux isolés qui vont mal finir, le Noir qui s’impose en leader) et jusqu’aux acteurs, puisque reviennent Lino Salemme, le chef punks qui devient ici un gardien d’immeuble, et Bobby Rhodes, mémorable maque ici reconvertit en un hilarant prof de musculation, qui va là encore diriger les opérations dans les rangs humains. Les effets spéciaux de Sergio Stivaletti, eux, n’ont subi aucun changement, ce qui accentue l’impression de redite.



Et bien entendu demeure le principe du film dans le film, bien qu’ici simple prétexte pour démarrer les hostilités et qui disparaît totalement du métrage avant une ultime utilisation dans le final. Démons 2 semble d’ailleurs assez flou quant à son origine: s’agit-il d’un métrage horrifique ou d’un documentaire, comme pourrait le laisser sous-entendre cette voix off constante ? En fait, il semble qu’il s’agisse d’un autre Démons 2, véritable suite du premier film que l’on connaît: il est fait état d’un début d’invasion du monde par les créatures,  très probablement celle entrevue à la fin de Démons, laquelle fut enrayée par les humains ayant appris à se battre. La ville par où a débuté la contamination a ainsi été isolée par la construction d’un grand mur tout autour d’elle, et la zone est désormais interdite d’accès (la version anglaise par de « forbidden city », ville interdite). Il apparaît évident que ce métrage est la continuation du premier Démons, le Démons 2 que nous voyons n’ayant en fait aucun lien direct avec celui-ci ! Une très intéressante mise en abîme un peu plus élaborée que celle aperçue dans le précédent film.




Lamberto Bava n’oublie pas de jouer avec les codes du film d’horreur pour autant, ouvrant le métrage sur l’apparition d’une étrange silhouette boiteuse et un couteau enduit de liquide rouge qui s’avère en fait être un cuisinier préparant un gâteau d’anniversaire. Son film évoque quelques classiques du genre, une manière de poursuivre le délire bordélique de Démons premier du nom: du sang acide va traverser tout l’immeuble tel le Nostromo dans Alien, la convention voulant que les enfants survivent n’est ici pas respectée et c’est un démon miniature qui va faire son apparition, lequel va contre toute attente engendrer un espèce de petit Ghoulie teigneux qui va se faire violemment trucider au parapluie (rappelons que Gremlins est sortit peu de temps auparavant) et un brave chien se métamorphose sauvagement pour se retourner contre sa propriétaire (un nouvel écho au meurtre de l’aveugle de Suspiria, déjà effectué dans Démons).



Démons 2 s’avère pourtant particulièrement décevant à ce niveau. Là où l’original allait à toute allure pour sombrer dans un grand n’importe quoi final (des démons tués au katana en moto-cross, un hélicoptère détruisant le cinéma, la fin du monde), ce second opus reste particulièrement calme et prévisible dans sa procession: hormis quelques idées amusantes qui ne sont pas toujours réutilisées (que devient le chien ?), le film est bien trop linéaire et ne fait preuve d’aucune originalité, d’aucune surprise. Se perdant dans une trop grande diversité de protagonistes, Démons 2 casse son rythme en fonctionnant par épisodes, dévoilant successivement les mésaventures de chacun. Pire, le film fait preuve de graves lacunes scénaristiques qui ont de quoi laisser perplexe ! Car si l’on avait pas le temps de s’appesantir sur les éventuelles incohérences de Démons, celles-ci sautent immédiatement aux yeux du spectateur: les personnages des punks ne servent ici a rien puisque le film va subitement les oublier en cours de route ! Si leur présence semble justifiée à la base pour reprendre une idée du film original, leur disparition du film après un crash en voiture laisse à penser que le scénario original a été retouché. Et en ce sens l’épilogue semble particulièrement artificiel et presque incohérent pour un tel film. Celui-ci a d’ailleurs effectivement été changé à la dernière minute, l’héroïne enceinte devant à l’origine accoucher d’un bébé démon (qui fut même construit en prévision du tournage de la scène, mais jamais utilisé), clôturant le film sur une note bien sombre. La mise en scène elle-même abonde dans ce sens jusqu’au dernier moment, une fin heureuse remplaçant le dénouement prévu pour la plus grande stupéfaction. Un malus incontestable qui plombe littéralement le film, trop sage face à son aîné. Des défauts qui font perdre à Démons 2 de son efficacité, mais aussi de son ambiance. La musique hard-rock parfaitement choisie pour le premier opus est ici totalement remplacée par de la New Wave anglaise (The Smiths, The Cult) pas des plus appropriés.



Qu’on se rassure cependant: Démons 2, bien qu’inférieur à son grand frère, n’en est pas mauvais pour autant. Le film est techniquement plus abouti et présente les mêmes qualités que Démons. On peut citer une violence graphique bien présente, des démons qui ont toujours autant la pêche et un suspense très bien géré (le petit garçon livré à lui-même). Si le choix des musiques est une catastrophe quelques perles surnagent (Fields of the Nephilim et Dead Can Dance !) et le score de Simon Boswell fonctionne à merveille (sa musique franchement hypnotique pour la fiction dans la fiction est excellente). Bobby Rhodes en fait des caisses pour notre plus grand plaisir (à ne pas manquer sa mort particulièrement douloureuse, un démon lui agrippant les testicules) et le potentiel nanar rehausse l’intérêt. Comment ne pas sourire devant la fuite de ses haltérophiles surgonflés lorsque la salle de gym est prise d’assaut, ou lorsque le héros semble se mettre en tête d’imiter Clark Kent en retirant ses lunettes d’un geste assuré toutes les deux minutes avant de se transformer en John McClane du pauvre ! Si on peut trouver en Démons 2 une reprise du Frissons de David Cronenberg (même immeuble, même histoire), force est de reconnaître que c’est à Piège de Cristal que l’on pense, témoin cette scène où le personnage principal, en marcel blanc, entame une descente en rappel de l’immeuble depuis le toit ! Et pourtant le film de John McTiernan ne va voir le jour qu’en 1988, soit deux ans plus tard…



Démons 2 peut décevoir et paraître bien fade face à un premier volet pour le moins explosif, mais il reste un film très sympathique au demeurant, conservant le même esprit et le même esthétisme. Ce n’est pas un hasard puisque l’on retrouve la même équipe que l’original à la barre: Dario Argento en producteur, Lamberto Bava à la réalisation, mais aussi Franco Ferrini et Dardano Sacchetti au scénario et Sergio Stivaletti aux effets spéciaux. Simon Boswell (Hardware) succède parfaitement à Claudio Simonetti et la présence de Bobby Rhodes est forcément un plus. Et si Démons montrait Fiore Argento, la fille de Dario, dans un petit rôle, Démons 2, lui, signe la toute première apparition (ou presque) de son autre fille Asia, futur célébrité en devenir. Quant à Carolina Cataldi-Tassoni, qui joue ici Sally, le principal démon du film, elle va poursuivre sa collaboration avec Dario Argento un an plus tard dans son Terreur à l’Opéra, où elle va jouer l’une des victimes du tueur.



Un troisième volet semble tout indiqué et un scénario a même été écrit, mais le film ne va malheureusement pas voir le jour. Un Démons 3 qui, selon Lamberto Bava, aurait probablement vu ses créatures surgir de journaux. Une histoire assez compliquée car Démons 3 serait également l’histoire originale du Sanctuaire de Michele Soavi avant que le script ne soit modifié pour donner le film que l’on connaît. Dans tous les cas, Démons 3 n’existe pas en tant que tel, même si le nom est parfois utilisé pour titrer des films qui n’ont absolument aucun rapport avec la série. Une constante dans le cinéma italien, notamment avec la franchise des Zombi (une fausse suite au film de George Romero puis une série de films de morts-vivants n’ayant aucun rapport entre eux) ou encore La Casa (titre italien des deux premiers Evil Dead puis de La Maison du Cauchemar de Umberto Lenzi et du tout premier Witchcraft). Ainsi derrière les films se nommant Demons 3 se cache le fameux Sanctuaire ou bien encore le Black Demons de Umberto Lenzi et le The Ogre de Lamberto Bava ! Et comme si tout cela n’était pas assez compliqué, ce titrage abusif s’étend jusqu’à un Demons 4 (La Secte de Michele Soavi), Demons 5 (Le Masque de Satan de Lamberto Bava) et Demons 6 (Il Gatto Nero de Luigi Cozzi, une adaptation du Chat Noir de Edgar Allan Poe). Autant de films qui n’ont absolument rien à voir avec les productions de Dario Argento.




mercredi 14 mai 2008

Preview – Vendredi 13, première photo


Bon, jusqu'ici on espérait encore que ça ne se fasse pas, mais le "remake" (bon parlons plutôt de relaunch) de la saga Vendredi 13 va bel et bien avoir lieu et voici déjà la première photo de tournage.

Pas question de revenir sur le sujet qui fâche (à savoir le "on recommence tout avec Jason depuis le début") et on se contentera des premières infos: on nous garantie que ça va être sanglant, rated R et pas PG-13 parce que soit-disant ça va pas avec la saga, etc. etc. (euh les gars, elle a souvent été censurée la franchise, hein). Donc, que de la langue de bois, et on va en bouffer jusqu'à la sortie du film, alors laissons tomber.

Reste que le film sera réalisé par Marcus Nispel qui avait quand même fourni un très bon travail sur la nouvelle version de Massacre à la Tronçonneuse, on peut alors quand même imaginer que la "forme" aura de la gueule. Si tant est que ça puisse intéresser quand même. Niveau casting, quelques noms:

– Jared Padalecki (vu dans Cry Wolf et House of Wax)
– Derek Mears (le mutant caméléon de La Colline à des Yeux 2)
– Amanda Righetti (Return to House on Haunted Hill)

Et puis plein de pas trop connus, comme Danielle Panabaker, Aaron Yoo, Travis Van Winkle, Willa Ford, Nick Mennell et Jonathan Sadowski...

Prévu pour le 13 février 2009.


Ah, et c'est produit par Michael Bay (au secours).