mardi 29 janvier 2008

Prem avec Opale


Juste un petit dessin de moi, avec notre lapin(e) Opale dans les bras.
Dessin et aquarelles par Lady A.

Des Poulpes et des Femmes: 2 ans !


Fêtons, presque en retard, le second anniversaire du blog (ou "blob", comme j'aime l'appeler, ce qui est justement souligné ici), avec un petit dessin de Lady A. !

Voilà. Et maintenant au boulot, apparemment... (notez qu'elle me tire par le tentacule)

vendredi 25 janvier 2008

The Month of the King

Janvier 2008 est le mois Ash Williams. Après deux Ash vs. Freddy vs. Jason sortis respectivement en début et fin de mois, on a également pu retrouver le King dans sa propre série (Army of Darkness) ainsi que dans l’émergence d’une seconde série, cette fois baptisée… Evil Dead !

Commençons par le nouveau numéro de Army of Darkness. Après la mort de Evil Ash Prime dans le monde post-apocalyptique (emprunté à la fin originale de L’Armée des Ténèbres, non retenue par les producteurs), voici le début d’un nouvel arc où Ash va, encore une fois, tenter de rentrer chez lui. En effet si sa version maléfique est détruite, notre héros n’est pas revenu pour autant à son époque et des démons profitent de la destruction du monde pour continuer sur leur lancée: arrive donc rien de moins que les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse !

Que de mauvais point pour ce nouveau départ… Comme le veut la règle (?), les alliés de Ash ne survivent quasiment jamais et encore une fois les personnages secondaires en pâtissent: cette fois c’est la petite sorcière vaudou qui en fait les frais ! Si ce n’était pas très clair dans le dernier numéro, un peu brouillon, c’est ici officiel: elle est bien morte durant la lutte contre le Roi Deadite. Certes Sheila est là pour la remplacer, mais pour une fois qu’un personnage durait un peu plus de quelques pages (rappelons pour mémoire qu’elle est présente dans la série depuis le crossover Re-Animator), franchement ça la fout mal. Heureusement cette fois Ash n'est pas insensible à son sort et s’excuse même auprès d’elle avant de la mettre en terre (mais la scène est désamorcée par la jalousie de Sheila et l'épitaphe portant le nom de... Sugar Baby !).


Deuxième mauvais point: la lenteur. Certes logique pour un début d’arc, l’épisode traîne toutefois bien trop en longueur et on ne retient de la vingtaine de page que deux éléments: Ash doit encore une fois trouver un moyen de sauver le monde / rentrer chez lui, et de nouveaux vilains vont venir l’embêter. Pas très original et les Cavaliers ne semblent pas particulièrement coller à l’univers de Evil Dead. On imagine d’ailleurs très bien un foirage à la manière de l'arc Dracula

Enfin dernière chose, et pas des moindres, c’est l’attitude de notre héros qui commence franchement à devenir gênante. Si l’on passait amplement sur le fait qu’il était ici plus débile que dans les films, il est beaucoup plus embêtant de voir son anti-héroïsme sombrer pratiquement au point de non-retour avec son détachement total vis-à-vis des autres protagonistes de l’histoire (revoir le crossover Marvel Zombies, avec un Ash indifférent au massacre de milliers de personnes). Maintenant, le personnage est à la limite de la beauferie ultime: agacé du comportement jaloux de Sheila, Ash n’est pas loin de la traiter comme une attardée et se trouve à la limite de l’insulte (ce qui lui vaut heureusement une baffe). Mais le pire reste cette scène où, à contrecœur et sous les ordres de Sheila, il accepte de partir en quête pour terrasser les Forces du Mal. Notre héros passe alors a côté de deux femmes sur le point de se faire violer par des mutants, sans réagir le moindre du monde ! Il faudra que Sheila ose lui demander de faire quelque chose pour qu’il daigne enfin agir !


Le personnage semble bifurquer vers un comportement hautement macho / myso des plus détestable et on est en droit de s’inquiéter !

Poursuivons avec le premier numéro de Evil Dead, par Dark Horse Comics. On sait que la licence n’avait pu être récupérée pour une sombre histoire de droits en son temps, obligeant alors le premier comic-book à porter le nom de Army of Darkness et de se focaliser sur le troisième épisode. Ici pourtant, on revient au source de l’histoire puisque la BD n'est autre qu'une adaptation du premier film !


Le choix de photos retouchée sur photoshop paraîtra étrange en terme de graphisme, mais très franchement on a vu pire dans le genre (mais on a vu mieux aussi, il faut le reconnaître). Le rendu fait qu’on se sent très proche des images du film, les Deadites sont assez réussi et Ash ressemble parfaitement à Bruce Campbell. Les auteurs ont toutefois pris quelques libertés et si Ash et Scott sont exactement les mêmes que dans le film, les trois filles, elles, ont été « refaites ». Plus sexy et plus semblables aux canons de beauté actuels. Passons sur ce détail vu que de toute façon, elles n’apparaîtront pas très longtemps…

Ce premier numéro se focalise sur l’introduction de l’histoire, tout juste avant l’apparition du premier Deadite. Nous avons droit à une scène se déroulant antérieurement au film (Ash et Scott vont chercher les filles en voiture) ainsi qu’à un flash-back de l’histoire des Knowby, raconté comme une légende par Scotty. De quoi imager les quelques éléments narrés dans Evil Dead II, mais impossible de savoir si cela correspond avec la scène introuvable tournée par Sam Raimi.


L’épisode s’arrête lorsque Cheryl est possédée, laissant donc les hostilités pour les prochains numéros. Et pour ceux qui se pose la question: oui, le viol de celle-ci par les arbres est bien présente et assez explicite, comme dans le film. On imaginait bien une ellipse éluder la scène, les Américains étant prudes et assez réservés sur ce genre de sujet, mais visiblement l’adaptation à l’air d’être fidèle à 99%.

Parmi les différences, on peut trouver la mise en avant du point de vue de Ash sur le sujet, avec une voix off à l’appuie (la fuite de Cheryl dans les bois disparaît pour montrer Ash réagir lorsqu’elle frappe à la porte). Celui-ci s’exprime exactement comme dans Army of Darkness (donc avec un certain humour idiot), et on note une petite erreur dans la relation entre les personnages, puisque Cheryl n’est ici plus la petite sœur de Ash mais une amie de Linda, et que Scott et Shelly ne sont pas en couple.


S’il est très dispensable, et qu’on comprend mal ce qui a pu justifier sa création, Evil Dead se lit très bien et fait même un bon substitue à Army of Darkness vu la tournure que prend celui-ci.

Army of Darkness, Evil Dead, Ash vs. Freddy vs. Jason. Trois titres de qualité moyenne et en dents de scie qui n’entament visiblement pas la côte de popularité du personnage pour autant, car en mars prochain il va falloir faire face à un nouveau crossover…


Army of Darkness / Xena, Warrior Princess


Preview: Doomsday


Neil Marshall, celui à qui l'on droit le très sympa Dog Soldiers (j'assume) et le chef d’œuvre The Descent,  fait l'étrange choix de nous livrer Doomsday comme prochain opus de sa carrière. Surprenant car, malgré un budget de blockbuster assez confortable, on voit mal comment un sujet pareil a pu attirer le réalisateur. On voit encore moins comment la qualité pourrait être au rendez-vous après une pourtant très bonne progression entre les deux précédent métrage. Car  pour l'heure, Doomsday ne ressemble en rien à ce que l'on aurait pu attendre du réalisateur, et au contraire évoque beaucoup trop à ce qui a (récemment en plus) déjà été vu...

Ainsi l'histoire, digne d'un bon vieux bis façon Les Nouveaux Barbares, nous raconte la mise en quarantaine de l’Écosse suite à une épidémie ravageuse qui décime une bonne partie de la population. Un énorme mur est érigé et la population désespérée est abandonnée à son sort. Trente ans plus tard, le virus refait son apparition à Londres et une équipe est envoyée sur l'île pour trouver un remède (pourquoi dans une zone supposée contaminée, vous me direz ? Ben parce que si y a des survivants c'est qu'il doit y avoir un remède...  Sérieux).



Voilà donc, pêle-mêle, un peu de 28 Jours / Semaines Plus Tard (des plans sont quasi semblables), de Je Suis une Légende, de Resident Evil (pour la nana invincible), d’Underworld (pour son look), de Land of the Dead (le blindé dans la ville fantôme et McDowell semble avoir un rôle semblable à celui de Denis Hopper) et de Mad Max (le look des guerriers, la scène de poursuite avec un camion), même si là en fait ça ressemble beaucoup plus à Absolom 2022. On pourrait aussi citer 300 avec son « This is… » non pas Sparta, n’empêche qu’on s’y attendrait presque… Bien que l’esprit soit propice à un bourrinage barbare très à la mode par ces temps, et après les combats sadiques de The Descent on imagine très bien que Marshall nous livrera un très bon spectacle à ce sujet, Doomsday semble pêcher quand même d’un manque d’originalité flagrant, et dire qu’en fait l’histoire n’est qu’un prétexte pour aligner les séquences flattant le Cimmérien qui sommeil en nous, il n’y a qu’un pas qu’on est quand même tenté de franchir.

Autre bizarrerie, la mise en avant de Rhonda Mitra pour le premier rôle. Non pas que la demoiselle soit une illustre inconnue, loin de là, mais sa présence est quand même associé à des projets bancales voir sérieusement mal fichu: Highwaymen, ou bien le Beowulf avec Lambert. Et a Beowulf on pense durant certaines images, ce qui n’est pas bon signe (sauf si on veut rire, remarquez). Une Rhonda Mitra semblant revenir sur le devant de la scène par ailleurs, puisqu’on l’annonce comme rôle principal pour un prochain blockbuster à venir: Underworld 3: Rise of the Lycans. Mais ce qui perturbe, c’est que son rôle semble quand même un peu beaucoup inspiré du personnage de Snake Plissken !

On attend donc avec un peu de crainte l’arrivée de Doomsday sur nos écran, même si l’image « haute définition » semble quand même faire montre de certains moyens, et un casting assez alléchant retient notre attention: le revenant Bob Hoskins (avez-vous oublié Super Mario Bros ?), un Malcom McDowell qui ressemble encore au Dr Loomis et visiblement l’irlandais Sean Pertwee serait de la partie (le sergent avec un morceau de tripe en moins dans Dog Soldiers).


dimanche 20 janvier 2008

Previews: Blood & Bats


Juste pour mettre les premières images live de Saya dans l'adaptation live de Blood: The Last Vampire. Rien à dire si ce n'est que la demoiselle n'a pas cet aspect très sombre de la Saya originale et se rapproche plus de l'héroïne de la série animée...

On espère grandement le voir débarquer chez nous car si, à l'époque de la sortie de The Last Vampire, il était difficile de savoir beaucoup de choses sur cette grande saga, ce n'est maintenant plus le cas.

Pour rappel, même s'il manque encore beaucoup d'éléments de l’œuvre en France, nous avons également le manga, le roman et la série Blood + chez nous. Ce qui va, on l'espère, encourager la sortie du film.


Certains doivent se rappeler du plutôt bof mais quand même rigolo Bats, la Nuit des Chauves-Souris, avec Lou Diamond Philips, où un petit bled perdu des USA se faisait envahir par une horde de chauves-souris génétiquement modifiées (et avec une tronche de Pittbull). Malgré le gag de fin du film, qui annihilait pourtant toute possibilité de faire une suite, voilà qu'arrive en direct-to-dvd une séquelle nommée Bats: Human Harvest (qu'on pourrait traduire par "La moisson humaine", quel joli titre).

Une "fausse" suite donc, où il serait visiblement question d'un groupe de soldats américains en Afghanistan? en mission pour capturer un chef terroriste. En s'engageant dans des cavernes, repaire d'Al-Quaïda, ils se retrouveront face à des chauves-souris carnivores et très  voraces...

On ne dira rien sur le scénario pour ne pas faire les mauvaises langues, si ce n'est que tout ça semble un peu repompé sur le récent La Colline à des Yeux 2 (la suite du remake, pas l'original). Le tout est réalisé par Jamie Dixon, l'auteur d'un Shadowbuilder mais également responsable des effets spéciaux pour des "chef d'oeuvre" tel que Fast & Furious 3, Ring 2 ou encore Deep Blue Sea... On note quand même la présence de Tomas Arana dans le rôle principal.

Le DVD sort le 11 mars aux USA et très prochainement chez nous on l'imagine. Bizarrement ça fait pas trop envie...


Preview: Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull


Et oui, grosse révélation et images-choc d'un personnage culte. C'est désormais plus qu'officiel, Harrison Ford revient dans le prochain Indiana Jones. Limite, jusqu'ici on pensait encore que ça ne se réaliserait jamais...

Alors oui, première réaction: "Putain mais il a pas si vieillit que ça Harrison !" Bon un peu quand même et ça se voit légèrement malgré, on l'imagine, une tonne de maquillage. Pourtant c'est avec soulagement que l'on apprend que l'âge de l'acteur sera utilisé pour l'histoire, Indiana Jones ayant lui aussi vieillit depuis le dernier épisode. De quoi se la jouer comme Clint Eastwood et Sylvester Stallone, on espère juste que cela sera assez bien mis en scène.


On appréciera également l'affiche old-school dans la lignée de ce qui se faisait pour la série, en ces temps de photoshop torché en deux minutes, ça fait vraiment du bien.

Pour l'histoire, ceux qui auront vu House II: La Seconde Histoire ne seront pas dépaysé ! Ils se souviennent très certainement cette histoire de crâne en cristal (un artefact qui existe véritablement et en plusieurs exemplaires par ailleurs) ampli d'un pouvoir spécial et que recherche les Forces du Mal... Et on se rappellera également des héros débarquant par la cheminé dans un vieux temple aztèque, dans la plus pure tradition du vieux film d'aventure.


Et bien ce nouvel Indiana Jones en reprend presque la trame, puisqu'il sera également question d'un crâne de cristal et de son ancien royaume. L'histoire se déroulera dans les années 50 (peut-être 60 ?) et si on ne sait pas vraiment si Sean Connery reviendra dans le rôle du papa, il est bel et bien question du fils d'Indiana. On espère juste que ça ne tournera pas trop au drame familiale avec des relations tendue mais où tout se termine bien quand même au final (on sait très bien a quel point la notion de famille aux États-Unis est très sacrée).

http://i.imgur.com/OWgFm8p.jpg     http://i.imgur.com/XJwaOrW.jpg

vendredi 18 janvier 2008

I Want to Believe


Et oui, ça fait près de 8 ans que nous n'avions plus de nouvelle de nos deux superstar du surnaturel, et voilà qu'enfin le tournage de X-Files reprend pour son second long-métrage. Après Combattre le Futur, qui participait à la "mythologie" de la série (comprendre la partie "conspiration" du show), il semblerait que cette fois il s'agisse d'un loner, à savoir d'une histoire indépendante, comme les épisodes de la série qui n'avaient pas rapport avec ceux du complot gouvernemental (le tueur Tooms, par exemple). Toutefois, il serait encore une fois question d'alien ici, peut-être permettant de lancer une nouvelle mythologie ?


Chris Carter tente de cacher le plus d'information possible et pour le moment presque rien ne filtre concernant le film. Une rumeur toutefois maintiens la présence de Lance Henriksen dans le casting. Aurions-nous le retour de Frank Black de MilleniuM ? Après un crossover franchement moyen, il y aurait là de quoi faire très plaisir au fan ! Toutefois il n'est pas exclu que l'acteur joue également un rôle différent, un peu comme Terry O'Quinn (Peter Watts dans MilleniuM, maintenant publiquement reconnu dans Lost) dans Combattre le Futur.

En attendant d'en savoir plus, on se contentera de ces quelques photos de nos agents préférés, même si ils ont quand même prit un petit coup de vieux !


mercredi 16 janvier 2008

Freddy vs. Jason vs. Ash #3

3ème acte pour ce grand crossover qui, déjà, entame la moitié de son récit. Une constatation s'impose: il ne se passe finalement pas temps de choses que ça et ça traine un peu. On imagine que la "folie" permissive par un tel sujet ne sera déployée qu'en toute fin de récit, dans le dernier ou les deux derniers épisodes... Dommage mais puisque le scénario devait à la base être celui du film, on comprend mieux la  présence des scènes d'expositions et de blabla explicatif. Quant à leur nécessité, c'est un peu autre chose...

Quoiqu'il en soit, est-ce que ce troisième volet tient ses promesses ? En fan aveugle que je suis, je répondrai oui. Alors certes la confrontation Ash / Jason promise à la fin du deuxième volume est reportée à plus tard puisque le cliffangher est, comme toujours, conclu dès la deuxième page du comic-book. Que se passe t-il alors ? Encore beaucoup de paroles inutiles ? Oui et non...

En fait, il y a énormément de séquences dont on se passerait bien, notamment entre Ash et les autres protagonistes. Heureusement Freddy change la donne, se prenant pour le professeur d'un Jason enfant et l'envoyant récupérer le Necronomicon avec cette condition: tuer tout ceux qui lui barre le chemin. Et celui-ci d'obéir AU SENS PROPRE !

Nous avons alors droit à une scène proprement hallucinante montrant le mort-vivant entrer calmement dans le S-Mart sous les yeux ébahit des clients, avant de déclencher le carnage lorsqu'il butte doucement contre une pauvre vieille dame ayant eu le malheurs de ne pas bouger son caddie.  A lieu alors un nouvel affrontement entre Ash et Jason, lequel se montre déjà plus dynamique et laisse même notre abruti préféré sur le carreau. Jason vainqueur !


Le reste revient un peu sur Freddy, enfin libéré de sa condition et se préparant à réaliser des cauchemars dans le monde réel. Idée surprenante: son retour ne déclenche pas la colère de Jason qui le prend toujours pour le petit ami de sa mère, et même Freddy ne se montre pas rancunier envers lui, allant même jusqu'à lui souhaiter un bon petit carnage lorsqu'il le libère. Il va même respecter sa part du marché et utiliser le Necronomicon pour donner a Jason ce qu'il souhaite... Être normal !

Nous restons donc en attente de ce qui va se passer, d'autant plus que les survivants du massacre se préparent quant à eux à récupérer le livre. Et Ash de s'endormir comme un idiot, revenant illico dans le célèbre chalet de Evil Dead, lors de la possession de sa main, grâce à Freddy. A la différence que celle-ci ne sera pas une créature Deadite mais... Le célèbre gant du brûlé d'Elm Street !


On pourrait reprocher beaucoup de choses à ce crossover: un graphisme plutôt raté concernant les humains, beaucoup trop de séquences statiques et un Freddy en retrait. Mais bon sang, Ash est extra, Jason n'a jamais été aussi iconique, et la suite promet ! Et au passage les auteurs nous donnent ici l'une des scènes les plus gore jamais créées dans les trois séries, lorsque Jason transforme littéralement un petit vieux en spaghetti humain, en le frappant avec... Son caddie de supermarché ! Surpasser le coup du lit clic-clac de Freddy vs. Jason, fallait le faire !


Preview: The Incredible Hulk


Edward Norton en marcel, mais ce n'est pas Fight Club 2. Voici donc l'une des premières photos officielles de The Incredible Hulk, la nouvelle mouture du géant vert. Pour s'amuser, on notera la couleur du liquide dans le tube qui est la même que celle du caleçon de notre Smasher préféré... C'était voulu vous pensez ?

Bon je rappel pour mémoire qu'il ne s'agit en aucun cas de la suite du Hulk dernièrement sorti (oui, celui par le réalisateur de Brokeback Mountain, là) car l'échec commercial (et artistique aussi faut dire) du truc aura fait peur aux producteurs. Le nouveau film prendra une direction très probablement très différente de la version de Ang Lee et certaines premières images nous rappellent un peu l'ancienne série télé (très kitsch mais parfois plus adulte que le film je tiens à le rappeler
– revoyez le pilote).

Vu le regain d'intérêt dernièrement pour le personnage (Planet Hulk, World War Hulk, sans parler du futur Hulk rouge et de son fils extraterrestre), il y a fort à parier pour que ça marche bien plus cette fois ci (et puis Norton il est meilleur acteur de Bana d'abord, na). L'équipe au commande du film pourrait presque assurer un sans faute: Zak Penn en co-scénariste (il a participé à Last Action Hero), et surtout le casting compte sur Norton pour Banner, mais également William Hurt dans le rôle du Général Ross et Liv Tyler dans celui de Betty. Malheureusement il faut toujours un bémol à un projet excitant, et il se trouve là en la présence de Louis Leterrier dans la réalisation, un yes-man de chez Europa à qui l'on doit notamment les deux Transporteurs et Danny the Dog.


L'histoire restera dans le terrain connu, puisqu'il y est encore question de la fuite de Banner, irradié lors d'une expérience par les rayons Gamma qui le transformeront en géant vert lors de grosses colères. Mais cette fois, en plus de Ross et des militaires, il devra faire face à.... L'Abomination ! On jubile déjà, surtout quand on sait que c'est Tim Roth (le Mr Orange de Reservoir Dogs) qui tiendra le rôle !

Allez, et dernier petit cadeau: il est question de Robert Downey Jr, l'interprète de Tony Stark dans le récent Iron Man au casting. Pour quel rôle ? Et bien justement celui de Stark ! Enfin un crossover Marvel au cinéma ? On ose à peine en rêver... Pour peu que Iron Man et ce nouveau Hulk soient réussis, on pourrait presque envisager le projet faisable !


mardi 15 janvier 2008

Preview – Jack Brooks: Monster Slayer


Enfant, Jack Brooks est témoin du massacre de sa famille. Désormais il vit avec une rage qu'il doit contrôler. Devenu plombier, il s'occupe un beau jour de la tuyauterie du professeur Crowley et libère sans le savoir une force démoniaque. Crowley, possédé, va alors se transformer en monstre et Brooks décide de lutter plutôt que de fuir. Ce faisant, il se rend également compte que la fureur qui le ronge est liée précisément à ces évènements...

Voilà le pitch de Jack Brooks: Monster Slayer, une petite série B pas si petite que ça au vu des quelques moyens déployés. Le film, hommage évident au monster-movie des années 80, se complet dans les effets spéciaux old-school et se montre plein de promesses. Seulement voilà, on espère que les promesses seront tenues.


On note immédiatement la présence de Robert "Freddy" Englund au générique, lequel interprète le professeur Crowley. Ne pas jubiler pour autant car il semble évident que celui-ci ne viendra uniquement que pour cabotiner en début de métrage avant de s'éclipser. Un peu comme David Carradine dans Dead & Breakfast par exemple. Toutefois le changement de Englund en une grosse bestiole à tentacules n'est pas sans renvoyer au sort de l'excellent Michael Rooker dans Horribilis, et on espère sincèrement que James Brooks ressemble à ce dernier.

Si l’œuvre ne semble pas spécialement "gore", il apparaît clair en revanche qu'elle sera bourrée de créatures farfelues comme au bon vieux temps des House. Et de House II justement on pense, avec ce personnage de vieux réparateur et aventurier qui apparaissait le temps de quelques scènes. Un protagoniste amusant qui n'était hélas pas assez développer dans le film, mais dont le concept semble ici reprit. Si James Brooks se voit un jour suivit d'une ou plusieurs séquelles, il sera presque possible d'y placer House II en dernière place tant les univers semblent liés.

Autant dire que si on est pas à l'abri d'une fausse bonne série B (comme Dead & Breakfast ou Sœurs de Glace en leur temps), on espère beaucoup de James Brooks. Croisons les doigts !


Aliens – Pig

La licence comics d'Aliens est tenue par Dark Horse, qui a permis à nos Xénomorphes de rencontrer de nombreuses figures connues via d'innombrables crossovers. Batman, Superman, Green Lantern, mais encore Judge Dredd ou les Terminators... Pourtant, s'il est bien un personnage que l'on aura jamais imaginé croiser nos aliens préférés, c'est bien Babe.

En fait de Babe, le héros de Pig est un simple petit cochon. Dans ce one-shot, il joue le rôle d'un appât utilisé par des pirates de l'espace. Ceux-ci convoitent le chargement d'un vaisseau s'étant crashé sur une planète hostile, mais trop près d'une ruche de Xénomorphes pour qu'ils puissent récupérer la matériel sans danger. Le chef du groupe imagine alors déposer un porc sur lequel il va fixer une bombe nucléaire pour détruire le nid et venir ensuite chercher son butin. Mais un imprévu va changer le plan...

Simple one-shot publié en 1997, Pig fait partie des rares comics Aliens à être très court (une vingtaine de pages). Pourtant cela permet au scénario de rester sur son pitch complètement dingue et de ne pas se perdre dans d'inutiles pages qui aurait pu ralentir l'intrigue. Délirant, Pig n'est pas une œuvre qui rendra clairement justice à la créature de Giger, pas plus qu'au film de Ridley Scott. Nos sommes ici bien dans la mouvance des comics  adaptant de manière très libre les créatures, se contentant de reprendre celles-ci dans un univers futuriste assez barbare et très loin de celui dévoilé dans les films (sauf dans Alien: Resurrection, qui lui pour le coup ressemble énormément à ce qui se fait en BD).

Graphiquement, Pig n'est pas des plus beaux, mais se révèle toutefois nettement plus lisible et plus appréciable que de nombreux autres comics de la franchise. Le dessin de Henry Flint dessert parfaitement les personnages des Pirates, des gens bêtes, moches et méchants qui ne sont pas sans renvoyer à l'univers de Judge Dredd: c'est normal, Flint était le dessinateur du crossover Judge Dredd vs. Aliens: Incubus.

Aux USA, Pig a été inclut dans une compilation d'histoires dénommée Hive Twelve (Ruche 12). Chez nous, c'est les gars très sympa de Wetta Comics qui ont récupérés la licence, et Pig nous a été offert dans un superbe album double-face (oui, comme un vieux disque) avec Aliens: Purge. Une bien belle édition, chose rare en France, il faut le signaler. Si vous aimez les Xénomorphes et que vous souhaitez vous lancer dans les comics, voici de quoi commencer en douceur.


lundi 14 janvier 2008

Preview: Machine Girl


Dans le genre complètement barré, Ichi the Killer avait fait fort. Puis très récemment c'est le complètement dingue Meatball Machine qui avait tapé dans l’œil d'un peu tout le monde. Maintenant c'est au tour du Machine Girl de Noburu Igoshi de faire une entrée fracassante, mélange ultra gore d'un délire d'Otaku et de cinéphage bien énervé.
Ainsi l'histoire, totalement folle, raconte la vengeance d'une jeune lycéenne après la mort de son frère, assassiné par un gang de jeunes voyous. Elle-même agressée, elle perd un bras, coupé par un Yakuza descendant d'une famille de ninja. S'en sortant vivante, elle se fait greffer un nouveau membre mécanique armé d'une sulfateuse et reprend le combat...


Sur se sujet "classique" mais assez taré se greffe alors une foule d'éléments issus de mangas ou de classiques du cinéma "autre". Ainsi retrouverons-nous une Guillotine Volante comme dans la bonne vieille époque de Wang Yu, mais aussi des Ninjas (ouais !), des Yakuzas, des effusions de sang très exagérées et renvoyant tant à certaines œuvres de Chambara qu'à Evil Dead... Lorsqu'en plus on apprend qu'une des héroïnes est incarnée par une hardeuse, il apparait clair que Machine Girl ne sera pas exploitable dans l'immédiat ailleurs qu'au Japon.
La bande-annonce laisse envisager une sorte de Versus hardcore, un mélange entre une production Troma et le Tetsuo II de Tsukamoto, avec une touche de Godfrey Ho en plus. Autant dire que le résultat va rentrer dans les annales et qu'il est attendu au tournant, tout comme l'ont été Ichi the Killer et Meatball Machine en leur temps. Espérons quand même que sous ses allures de gros délire nanardesque volontaire, le film soit quand même réussi !


Preview – Resident Evil: Degeneration


Les films Resident Evil n'entretenaient aucun rapport avec la grande saga de Capcom et les derniers scenarii des jeux vidéos commençaient sérieusement à sombrer dans les abysses du n'importe quoi (le Wesker Terminator et la mutante douée de pyrokinésie de Code: Veronica, tout Resident Evil 4) au point que l'on se demandait si on allait un jour avoir enfin une suite à la fameuse croisade des S.T.A.R.S. contre Umbrella, après la destruction de Raccoon City.

Heureusement Capcom semble avoir reprit son bébé en main, et après une preview alléchante (Resident Evil 5) et une conclusion récente à un chapitre de la saga (le Umbrella Chronicles sur Wii), voici qu'arrive un film d'animation, Resident Evil: Degeneration. Avec Advent Children pour Final Fantasy VII, voilà donc un nouveau lien entre entre jeux vidéos et cinéma, qui n'ont de cesse de s'inspirer réciproquement.

Comme pour Advent Children, Degeneration sera entièrement en CGI et ne tranchera alors pas graphiquement avec la saga telle qu'on la connait. Pour l'intrigue c'est encore un peu flou, mais visiblement il sera question de continuer l'histoire générale et d'y apporter de nouveaux éléments, ce qui n'était pas arrivé depuis un moment.

Le film se déroulerait sept ans après la destruction de Raccoon City et il est clairement fait état de la présence de Claire Redfield et Leon S. Kennedy, les héros de Resident Evil 2 (avant une aventure solo pour chacun d'eux dans Code: Veronica et Resident Evil 4). Qu'en sera t-il des S.T.A.R.S ? Saura t-on ce qu'il est vraiment advenu de Sherry ? Et surtout, est-ce qu'il y aura des Tyrants et des Hunters ?!

Les réponses à la sortie de Degeneration, prévue cette année et directement en DVD, comme pour Advent Children. Nul besoin de dire que ceux qui n'ont jamais joué à un Resident Evil seront tout simplement largué...


dimanche 13 janvier 2008

Underworld (2003)

Comparé avec Matrix lors de sa sortie, alors que son esthétisme se rapproche beaucoup plus d'un Equilibrium et que son sujet n'a strictement rien à voir, Underworld souffre d'une réputation de grosse daube qu'il est loin d'avoir. Évidemment le film est sujet à polémique tant il semble provenir d'une certaine "mode" du cinéma Fantastique / Action dans les critères post-Matrix, justement. Vendu comme un Romeo & Juliet à la sauce Vampire / Loup-Garou tirés de l'univers White Wolf (jeux de rôles), Underworld n'entretient finalement que très peu de rapport avec cette idée tant la love-story passe finalement en arrière-plan.

L'histoire narre celle de Selene, une "Death Dealer", vampire spécialisée dans l'extermination des Lycans (loups-garous). On nous raconte qu'après des siècles, la guerre touche à sa fin et qu'elle sera bientôt une créature obsolète sans aucun but. Suivant quelques uns de ses adversaires, elle découvre qu'ils poursuivent un humain, Michael, dont elle tombera évidemment amoureuse. Dans la foulée elle découvre que les Lycans sont encore très nombreux et que ceux-ci ont mis au point une arme redoutable contre les leurs (des balles à U.V.). Persuadée que les Lycans ont un plan derrière la tête, elle tente de prévenir Kraven, le dirigeant de sa Maison, qui refuse d'y croire. Elle lui désobéit en continuant ses recherches et retrouve Michael, qui s'est alors fait mordre par un loup-garou. Selene commence alors à douter de la mort du grand chef de ces derniers: Lucian. Celui-ci, en effet, est toujours vivant et pratique des recherches sur le sang des vampires et des siens, Michael étant la clé de sa réussite.

Une histoire pas très claire si l'on en révèle pas tous les enjeux, mais qui obéit à un univers bien mis en place. Underworld, c'est en fait un peu ça: un film de mise en place d'un univers dont on aurait pas encore tous les éléments pour le comprendre. Alors évidemment, les habitués de White Wolf ne seront pas perdu tant le film lui reprend des éléments (la compagnie a d'ailleurs intenté un procès contre le film): les vampires habitent un grand manoir, se complaisant dans le luxe et les belles manières tout en respectant des règles très précises (parmi les Aînés, les vieux vampires, deux sont "endormis" dans des sarcophages enterrés tandis qu'un autre gouverne), utilisation des armes plutôt que des pouvoirs monstrueux (quoique le budget serait plus la raison de ceci, non ?),etc. Pour le reste on s'éloigne quand même de cette source d'inspiration, notamment avec les Lycans,dont la meute fait plus penser à des rescapés de Fight Club qu'autre chose.

On reste parfois dubitatif tant on a l'impression de passer à côté de beaucoup de chose, mais force est  de constater que certains éléments sont plutôt bien amenés: les vampires passent pour les "bons" tandis que les Lycans ne sont que des brutes, puis on fini par perdre peu à peu ses repères jusqu'à ce que l'origine de la guerre soit éclaircie (façon de parler) dans un flash back salement défiguré par des effets mal venus (flou,  couleur jaunâtre et ondulation de l'image). Au final on a une histoire très convenues et balisée mais qui se suit sans problème et même avec un certains plaisirs.

Ajoutons des personnages charismatiques (Lucian, chef de la meute, tout bonnement excellent, Selene représentée par une Kate Beckinsale toute mimi en cuir long et moulant), pas de sidekick ou d'humour venant alléger l'ambiance, un esthétisme sombre bien venu, des "tronches" superbes dans les rôles secondaires (mention spécial au scientifique Lycan) et des visions parfois très sympathiques (Viktor, ancien vampire complètement momifié auquel des tubes sortent du dos pour l'alimenter en sang, qui évoque immédiatement à Hellraiser). Bref, Underworld, sous ses allures simplistes et ses références piochées à droite à gauche, est plein de bonnes attentions qu'il serait dommage de rater. Un bon petit spectacle auquel on regrette pas mal de défaut (pas assez gore, pas assez de loup-garous, ces derniers sont d'ailleurs plutôt ratés) mais qui est déjà bien généreux faces à grand nombre de films sortis dans la même période.


vendredi 11 janvier 2008

[FRAGMENTS] Gypsy Witch – La Chasse aux Montres Molles

LA CHASSE AUX MONTRES MOLLES

 
    Agenouillée dans sa chambre, Moe contemplait la vieille horloge qu’elle tenait dans ses petites mains de bois. Elle examinait l’artefact minutieusement, appréciant toute la complexité de cet objet mécanique: le cadran de cuivre avec ses gravures et ses reliefs, la finition des aiguilles de fer noir, faites d’arabesques et de tiges entrelacées. Il y avait aussi les chiffres romains, peint à l’encre de Chine. Ce n’était là que l’œil hypnotique de ce monstre cyclopéen en perpétuel mouvement et la petite fille ouvrit les panneaux du corps de bois rouge pour exhiber son cœur.
    L’enchevêtrement de rouages et d’engrenages dorés, le mouvement infini des ressorts, le cliquetis de toutes ces pièces semblant êtres prisent d’une vie propre. Tout cela était extrêmement familier et Moe ne pu s’empêcher de poser une main sur sa poitrine, là où se cachait un mécanisme semblable. En fermant les yeux, elle pu entendre et comparer les deux tic-tac et il lui vint à l’esprit qu’elle n’était elle-même qu’un pendule. Le belle ouvrage d’un horloger, certes, mais tout de même ; un simple objet.
    Délaissant l’œuvre, la fillette jeta un vague regard autour d’elle, où s’entassaient d’autres créations d’artisans: son Pinocchio aux couvertures de bois, un métronome élégant, un sablier aux grains d’or, renversé sur le côté, la jolie boite à musique aux couleurs du feu, avec sa petite danseuse orientale tournoyante, ou encore ce pantin de bois destiné à mimer l’anatomie humaines aux dessinateurs… Autant de trésors dans lesquels elles se reconnaissait, s’identifiait, aussi bien physiquement que spirituellement.
    On frappa doucement à la porte et Moe reconnu la voix de sa tutrice qui l’appelait. La petite fille savait qu’il était inutile de cacher son trouble, aussi demeura t-elle immobile, tournant simplement la tête pour accueillir son invitée. La porte s’ouvrit et laissa apparaître la jeune femme à la mine engourdie par le sommeil. Nul doute qu’elle venait tout juste de se lever: elle n’était vêtue que de sa tenue de nuit, bien qu’elle ait au moins eu la décence d’enfiler un pantalon quoique déboutonné.
    S’adossant à la porte, croissant les bras sur sa poitrine, elle fixa l’enfant un moment, peut-être cherchant des mots. Moe ne dit rien, l’observant, examinant secrètement ce corps humain qu’au plus profond d’elle-même elle désirait. Ce n’était pas la première fois que cela arrivait et sa tutrice était parfaitement au courant du problème, mais ce matin elle semblait un peu trop endormie pour s’en rendre compte.

(...)

A peine commencé, déjà abandonné. Écrit durant un moment d'ennui durant un cours, avec l'intention d'y revenir plus tard, mais cela ne s'est finalement pas fait. Quelques notes à propos du texte sont lisibles ici. Date approximative.

Prom Night – Le Bal de l'Horreur, le remake

A l'époque où fleurissaient les films de psycho-killers dans les glorieuses eighties, Jamie Lee Curtis aura été revu dans deux nanars notables: l'un avec David Copperfield (!), alias Le Monstre du Train, et Le Bal de l'Horreur, alias Prom Night, dont les suites sont plus marrantes que l'originale. Ces deux films sont en passe d'être remaké et c'est Prom Night qui ouvre le bal (de l'horreur)...

Si le projet paraît évidemment stupide (encore un film d'horreur commercial et pas terrifiant du tout), on se demande surtout la raison du choix de ce titre, étant donné la très faible qualité de l'original (mais on va pas se plaindre, ils auraient pu choisir un "bon" comme Carnage ou Meurtres à la Saint Valentin...) et on pourrait même se surprendre à se dire que finalement, une nouvelle version ne pourra être que supérieure à l'ancienne.

Peine perdue, si le Prom Night '08 ne sera pas ressemblant au Prom Night '80 (plus j'y pense plus je me dis que ce remake a été, tout pour celui de la Malédiction et son 666, validé uniquement par sa date) dans son fond, il le sera dans sa forme: le scénariste n'est autre que le coupable du remake (ridicule) de  Terreur sur la Ligne, Jake Wade Wall. On peut toutefois s'estimer heureux car à la base c'était Stephen Susco, responsable du scénario (pathétique) de l'adaptation américaine de The Grudge qui devait pondre une histoire, probablement plus dans le genre "fantôme".

Si ça ne vous suffit pas et que vous êtes de grands optimistes, sachez alors que ce film sera classé PG-13, donc en gros interdit au moins de 12 ans. Ce qui nous donne une histoire "d'horreur" dont l'histoire n'est prétexte qu'à un grand massacre, lequel se fera sans la moindre goutte de sang ou si peu... Super. Et dire qu'avec les succès récent des Saw et des Hostel, on pensait qu'ils avaient enfin compris...


Le seul espoir réside donc dans la présence de J.S. Cardone à la réalisation. Le réalisateur est surtout connu pour son piètre Les Vampires du Désert, mais je dois rappeler que son petit Shadowzone, une production Full Moon, témoignait quand même d'une certaine capacité de mise en scène. Il n'y a plus qu'à espérer qu'il sauve les meubles et se sente inspiré par le sujet...

Maintenant pour les petits curieux, voici le pitch de cette nouvelle version: un meurtrier psychopathe, Richard Fenton (et non, plus question de caché l'identité de l'assassin ici !) s’échappe d'un asile et s'introduit dans le bal de fin d'année où se trouve la jeune femme l'ayant fait enfermé...

A se demander si on se fout pas un peu de nous là, quand même...

Voici donc la bande-annonce, pas du tout convaincante. Et comme je vous sens sur le point de vous suicider, je vous file celle de l'original, quand même, histoire de dire. Finalement on ne perd pas trop au change et on pourrait presque considérer Prom Night comme un bon remake: d'une grosse merde, on reste avec une grosse merde !

(Liens morts, facilement retrouvables sur YouTube)


La dernière carte vidéoclub !


Le vidéoclub est une espèce en voie d'extinction, ce n'est un secret pour personne et à vrai dire on peut déjà dire qu'il n'en existe plus vraiment. Plus comme autrefois j'entends, avec les VHS, les affiches de sorties récentes, les autocollants et constructions promotionnelles en carton, et des locaux d'une taille conséquente. De nos jours le vidéoclub se limite à une pièce de petite taille, n'affichant plus que des DVDs sur des présentoirs de tailles modestes et accuse d'une sélection beaucoup moins intéressantes.
C'est totalement le cas d'Atout Vidéo, que je fréquentais durant mon enfance juste avant le Boom du nouveau support, et qui a troqué son espace gigantesque contre un préfabriqué grand comme mon salon. Sur place peu de choses, et beaucoup d'actualités que l'on a sans doute déjà vu, mais il fut quand même décidé de s'y abonner pour l'année, juste pour se donner l'occasion d'essayer quelques films que nous ne regarderions pas autrement.

Voilà donc ma dernière carte de vidéoclub, car il est certain que je n'y resterais pas et que Atout Vidéo lui-même ne restera pas debout très longtemps...

jeudi 10 janvier 2008

Castlevania II: Simon's Quest

Le succès de Vampire Killer a engendré la création de Castlevania en raison des différents support existant dans le monde des jeux-vidéos. Mais qu’est-ce qu’un succès multi adapté peut engendrer ? Une séquelle bien sûre ! Et Castlevania II: The Simon’s Quest (Dracula II: Noroi no Fuiin, traduit par Dracula II: The Accursed Seal) est la première et seule « suite » directe, véritablement liée a l’original.

L’histoire se déroule 7 ans après le premier opus, nous sommes donc en 1698. Nous apprenons que suite à sa victoire contre Dracula, Simon est désormais victime d’une malédiction lancée par le vampire: ses forces déclines avec le temps et il va vers une mort certaine. Son seul salut est de retrouver les os de Dracula, dispersés dans la région, de les réunir pour ressusciter le vampire puis de brûler celui-ci dans les ruines de Castlevania. Simon reprend donc son fouet et va devoir affronter des légions de monstres pour s’emparer de la dépouille de son ennemi…

Avec cette séquelle, Konami innove une nouvelle fois en changeant le gameplay du jeu, transformant le scrolling linéaire fonctionnant par une progression de level en level en un jeu d’aventure proche du RPG avec la possibilité d’explorer plusieurs fois les mêmes régions. A cela se rajoute également le principe des points d’expérience ainsi qu’une gestion du temps via le passage du jour à la nuit. Des trouvailles qui améliorent l’intérêt du jeu: en plus des power-up permanent, Simon peut donc gagner en level-up grâce aux points d’XP. Quant à la nuit, elle empêche de visiter les magasins et rend les monstres plus puissant.


Parmi les autres rajouts, il y a l’apparition du système de passwords ainsi que la possibilité d’obtenir des fins différentes. Elles sont ici au nombre de  trois et changent selon le temps (nombre de jours dans le jeu) entamé pour parvenir au bout du jeu. Les musiques sont toujours aussi entraînantes et cette opus introduit cette fois le thème "Bloody Tears" qui reviendra dans la série par la suite.


Cependant Castlevania II possède de nombreux défauts très souvent soulignés par les joueurs: très peu de renseignements sur les directions à prendre, donnant l’impression de tourner en rond, ainsi que de fausses informations données par les villageois. Il n’y a pratiquement aucun boss (la Mort, un masque vivant et Dracula ressemblant lui-même trop à la Mort), sachant qu’il est même possible de passer outre les deux premiers. Et, élément perturbant, le château Casltevania n'est présent qu'en toute fin de jeu, en ruine et sans monstres!


Simon’s Quest n’est donc pas la révolution que fut le premier Castlevania, mais il permis toutefois à la série de perdurer. De nombreux systèmes liés à ce jeu seront ainsi repris plus tard, influençant notamment le gameplay du célèbre Castlevania: Symphony of the Night.

Aucun « remake » ni réadaptation du jeu ne fut produit si ce n’est sur une petite console de Tiger Electronics la même année. Attention cependant de ne pas confondre ce Castlevania II: Simon's Quest, suite direct de Castlevania, avec Castlevania II: Belmont's Revenge, qui lui est une suite du Castlevania: The Adventure sur gameboy (ces deux derniers jeux se déroulant chronologiquement avant Castlevania et Simon's Quest).