lundi 29 janvier 2007

The Poulpisher


L'entrée de l'ami Robin pour le concours des 1 an du blog: un détournement du Punisher en défenseur de poulpes, qui est évidemment censé me représenter. Voilà qui est tout simplement parfait, et totalement véridique au passage !

samedi 27 janvier 2007

Preview: Barricade

Ou bien j'ai merdé, ou bien Skyblog m'a censuré la news. Pourtant ça serait pas le premier truc "gore" que je met sur le blob... ?

Il a quelques jours je parlais donc de ce Barricade. Un film allemand qui compte parmi les productions hardgore de là-bas.

Je commençais l'article en racontant qu'entre les Nekromantik, les Violent Shit et les Premutos ou autres Black Past, les allemands avaient déjà fait leur preuve dans le domaine. L'Allemagne est même d'ailleurs LE pays par excellence du gore semi-professionnel. Des films ultra sanglant et produits par le boucher du coin, filmés en DV et interprétés par des acteurs pas du tout comédiens. Mais le tout généralement jusqu'au-boutiste, extrême et centre d'expérimentations cinématographiques délirantes.

Je rebondissais donc sur Barricade. Un film effectivement très gore mais qui pêche par son manque d'originalité: on y voit en effet un groupe de jeunes partir en forêt et être les victimes d'une bande de mineurs mutants (tenant parfois du gros gloumoute pur et simple). Du très classique pour ce genre de produit, apparemment bien loin de la folie outrancière et non-sensique d'un Andreas Schnaas (voir ses Violent Shit, notamment le troisième épisode, Infantry of Doom) ou encore de la véritable qualité sans cesse de plus en plus présente des Olaf Ittenbach (l'ami réalisateur de Premutos).

Amusement, ce produit, sortant simultanément en France et aux USA, nous est vendu par les copains d'Uncut Movies comme leur films le plus sanguinolent de tous leurs catalogues. Et là permettez-nous franchement d'en douter messieurs, surtout au vue de votre catalogue. J'ignore pourquoi l'éditeur joue cette carte promotionnelle, mais gageons qu'il s'agit sans doute d'une petite touche d'humour de leur part, façon de jouer le jeu.
Quoiqu'il en soit, Barricade est un hardgore bien méchant et qui sera sûrement efficace dans son genre à défaut d'être originale, d'autant plus que d'après les différentes bandes-annonces, présentes sur le site officiel du film, on constate que la majorité du casting y passe (à part la blonde visiblement)...

PS. L'article semble bâclé, mais très franchement ça me gave d'avoir à le retaper.


dimanche 21 janvier 2007

Preview: Epic Movie


Ok, face à une époque où l'on grandissait en découvrant de vraies parodies indémodables et toujours efficaces après 30 ans (les ZAZ et leurs Y a t-il un Pilote dans l'Avion ou Y a t-il un Flic... avec Leslie Nielsen), nous sommes actuellement tombé dans une mode du "fast-movies" qui fonctionne également pour leur parodie. Là où les ZAZ fonctionnent par de véritables blagues et reprises de films cultes, quand bien même on ne les as pas vu, nous nous retrouvons désormais avec des "films" jetables, consommable une fois seulement et parodiant les derniers grands succès du moment blockbusters et de show télé (américains), parfois avant même que ceux-ci soient diffusés !

Si le premier Scary Movie était un grand coup de poing dans la gueule à ces horribles neo-slasher qui fleurirent sur nos écrans après l'apparition du premier Scream, le reste de la série est petit à petit tombé dans les abysses de la nullité. La prod a même fini par virer les frères Wyans pour les remplacer par l'un des grands du ZAZ, mais... Rien y fait. Gags généralement pathétiques, scénarii grotesques, personnages trop débilisant et parodies ne fonctionnant que parce que le public reconnait une référence populaire. Qui, dans 10 ans, comprendra la caricature de Tom Cruise au Ophra Show dans Scary Movie 4 ?

Alors nous voilà avec ce Epic Movie, qui effectivement s'annonce assez épique dans son genre. L'histoire nous narre l'aventure de quatre orphelins, l'un ayant été élevé au Louvres, l'un étant un catcheur mexicain, un autre ayant été victime d'attaques de serpents dans un avion et enfin un dernier étant un mutant de la communauté "X". Ils vont se retrouver à visiter une usine de chocolaterie où il passeront par un placard pour atterrir dans le monde de Gnarnia. Là ils vont rencontrer pirate et un étudiant en magie et, ensemble, vont devoir libérer cette dimension de la malfaisante "White Bitch".


Autant le dire tout de suite, c'est probablement le scénario le plus apocalyptique jamais conçu, l'histoire la plus démente jamais imaginé à Hollywood. Même Uwe Boll, Paul Anderson et Luc Besson réunis ne nous auraient jamais fait ça ! Mais bon, de nos jours les producteurs ne cherchent même plus à produire des films et le public n'est plus un miminum avide de qualité mais de quantité.

Nous voilà donc avec cette parodie du Monde de Narnia et de Charlie et la Chocolaterie, où se croisent Pirates des Caraïbes 2, X-Men 3, Superman Returns, Harry Potter, Da Vinci Code, mais aussi de Nacho Libre (!), Paris Hilton (!!), Snakes on the Plane (quel intérêt de parodier un film déjà drôle ???) et... Borat !!!! Là c'est clair, ils ont pété un plomb...

Reste la présence du très drôle Crispin Glover (le père McFly dans Retour vers le Futur) en Willy Wonka et David Carradine en directeur du Louvre. Autant dire pas grand chose...

Pour les courageux.


vendredi 19 janvier 2007

Preview: Snakes on a Train


Tout d'abord, vous me pardonnerez la taille de l'image, mais aucune "grande" version n'est disponible puisque le film sort tout juste de l'usine et de la promotion !

Asylum nous livre ce Snakes on a Train, démarcation évidente du Snake on a Plane (chez nous, Des Serpents dans l'Avion) avec Samuel L. Jackson. Du film bis comme on en trouve bien souvent dans les petites compagnies façon Nu Image. Et évidemment, le budget en moins. Snakes on a Train est donc en priorité réservé pour la télévision et la location. Un petit film quoi...

L'histoire diffère sensiblement de son modèle. Ici ce n'est plus des mafieux qui balancent des serpents dans un avion, mais une malédiction Maya qui attaque une jeune femme (c'est moins facile a anticiper, même avec la CIA). Celle-ci se retrouve attaquée de l'intérieur par les reptiles et sa seule chance de survie et de trouver un puissant shaman. Avec quelques heures de sursis, la pauvre prend alors le train et c'est là que le piège se déclenche. Les créatures se libèrent et se mettent à attaquer les passagers...

Bon, on ne demandera pas pourquoi les gens ne se contentent pas d'arrêter le train et de descendre de celui-ci pour s'en sortir, et on s'attardera plutôt à la façon dont le produit est ficelé. Et bien visiblement, ça semble être un peu mieux que la moyenne puisque l'on a droit a de gros délire bien gore et du CGI mal foutu mais très rigolo (un serpent plus gros que ceux de Boa, Python et King Cobra, fallait le faire !).

Ci-joint la bande-annonce dont les dernières images donne quand même envie !
(lien mort, vidéo certainement trouvable sur YouTube)

Espérons que cela soit du même niveau que Boa vs. Python !


Preview: GameBox 1.0

Allez, vous voulez vous marrer un peu ? Un petit nanar viens tout juste d'être mis en boite par la Lionsgate (plein de films que vous avez tous vu, mais surtout les Leprechaun !) qui sortira le DVD le 10 avril de cet année.

C'est quoi le truc drôle ? Ben le film date de 2004. Donc c'est dire si les studios ont bien hésité avant de prendre le risque de sortir un truc pareil, et au final on est les comprend ! Reprenant le concept de réalité virtuelle s’immisçant dans la réalité, GameBox 1.0 narre l'histoire somme toute banal du super testeur de jeu vidéo qui, après avoir perdu sa petite amie, sombre dans la dépression... Jusqu'au jour où il reçoit une étrange machine, jeu vidéo qu'il peut en partie fabriquer lui-même en insérant des photos pour l'updater.

Comme on est dans de la SF, vous vous doutez bien que le jeu est maléfique et qu'il se met à ne plus fonctionner normalement. Non seulement il devient trop réel, mais en plus notre pauvre testeur se met à halluciner une fois de retour dans le vrai monde. Va t-il s'en sortir ? (musique de suspense)

Autant prévenir que GameBox 1.0 est une production fauché, avec des effets spéciaux datés d'une dizaine (vingtaine ?) d'années et qu'il ressemble à tout un tas de films qui ont déjà traité le sujet... Reste une bien belle affiche dont le design colle à l'esthétisme glauque à la vogue ces temps-ci (Saw surtout). Le tout est réalisé par les frères David et Scott Hillenbrand, les deux responsables du nullissime King Cobra (mais qui avait au moins cette scène folle où Pat Morita, le vieux maître des Karate Kid, se fightait avec le serpent géant du film ! Incroyable d'autant que le gagnant n'est pas celui qu'on croit).


Allez, je vous avez dis que vous alliez vous marrer, alors cliquer sur ce lien vous menant à la page web, jetez un œil sur le flyers pour vous donner une idée de ce que représente le film et matez la bande-annonce.

Nanar garantie !
(lien mort)


lundi 15 janvier 2007

Presque des Hommes – A découvrir de toute urgence !


Presque des Hommes, on en a entendu parler dans le Mad Movies du mois dernier. L'histoire est celle du Schtroumpf Costaud, du Bisounours Grognon et du Snorky Astral. Ils vivaient heureux dans le monde des dessins animés pour enfant lorsque la Schtroumpfette fut retrouvée victime de viol. Craignant pour la santé morale des enfants, le Gouvernement a donc décidé de bannir nos trois héros, accusés du crime, les enfermant dans un laboratoire militaire où ils subirent les pires sévices...

Désormais adultes, ils ne sont plus que l'ombre d'eux-même. Grognon est un junkie, Astral débouche les chiottes et Costaud est ouvrier de chantier. Décidés à rentrer chez eux, ils demandent de l'aide à Musclor (He-Man) mais le Gouvernement est sûr leur trace...

 
Dit comme ça, Presque des Hommes semble n'être qu'un fanfilm sans budget, mais détrompez vous ! Nanti d'un bon savoir-faire et de comédiens prenant les choses à cœur, le film n'a pas une seule seconde un aspect fauché ou ridicule. Techniquement réussi, le côté cheap des FX s'intègrent cependant parfaitement au film et son univers. Un modèle d'efficacité dans son genre, prouvant que quand elle le veut, la France sait y faire. On désespérait !

A la fois nostalgique et complètement trash, Presque des Hommes est bien un film "Mad". Grognon rugit comme dans un concert de Black-Metal, la Princesse Sarah est devenue l'équivalent féminin de Cobra tandis que Denver explose tout ce qui bouge au Uzi. Quant à Musclor, le voilà gourou d'une secte où l'expression "dans ton cul" est prise au pied de la lettre (car c'est dans SON cul que tout se trouve pour le coup).

 
Complètement farfelue, un peu gore et franchement drôle, Presque des Hommes surprend au point de faire revenir une vieille icône de l'époque: Corbier ! Le barbu est de retour (et a sacrément vieilli depuis nos souvenirs du Club Dorothée) pour pousser la chansonnette du générique de début. Un thème musical par ailleurs très bien trouvé (et superbement maîtrisé au niveau narratif, par l'établissement de son univers) qui reste en tête bien après la vision. En une chanson, Corbier se débarrasse du Club pour s'imposer en apôtre du trash (et jusqu'au bout vu ce qu'il advient de lui dans le film). Une "rédemption" que l'on attendait pas !

Enfin, je veux souligner un point important: tout délirant qu'il soit, Presque des Hommes n'est PAS qu'un film "n'importe quoi". Les personnages existent et les sentiments dégagés par les personnages sont véritablement présents. Le final se retrouve alors doté d'une force émotionnelle délivrée avec justesse, tant par les comédiens que par la réalisation.

 
Un chef d’œuvre ? Peut-être pas, car beaucoup n'y verront qu'un court-métrage complètement barré, n'empêche qu'en l'état, il s'agit bel et bien d'une véritable réussite. Un coup de poing dans la gueule d'un cinéma français aigris et imbu de lui-même qui court à sa perte.

Bravo messieurs, vous avez gagné mon respect et un grand fan ! Puissiez-vous continuer comme cela et allez plus loin  !

J'AI PAS FINI

Il y en a qui serait capable de pas voir que je met un lien vers le site... Là vous pourrez trouver des galeries de photos (visiblement encore en construction), des téléchargements pour les musiques et bien entendu la possibilité de télécharger ou voir le film. On peut même laisser ses impressions, ce que je vais faire de ce pas !




Ambre – Recueillement

RECUEILLEMENT


            L'homme s'approche lentement de la tombe, d'un pas hésitant. Mal à l'aise, peu confiant. Il se sait sur une terre hostile pour lui, il n'est pas à sa place ici. Et personne ne l'accueillera jamais. De temps en temps il jette un œil par-dessus son épaule. Il est seul. Seul avec la tombe qui semble plus imposante que toutes les personnes qu'il ait jamais rencontrées. Ou affrontées. Il fixe l'épitaphe gravée dans la pierre, dans sa tête il cherche ses mots. C'est comme si le nom, un nom interdit, le dévisageait. Comme si la gravure de ce nom était les yeux de la tombe. Un regard de pierre qui lui renvoie des sentiments douloureux. La peur. La honte. Le regret.
            Un peu nerveux, il se mord la lèvre. Il baisse le regard, comme un enfant. C'est la culpabilité qui le ronge désormais. Et l'incapacité à s'exprimer. Mais la brise légère qui caresse son visage le calme et il ferme les yeux. Il respire un peu et se sent comme invité à parler. Autour d'eux, il y a comme un nuage de luciole. De petites particules en suspension volent au ralentit, les éclairant d'une douce lumière blanche. C'est apaisant, se dit-il. L'endroit semble bien convenir pour apporter ce fameux “repos éternel”. Et c'est mérité.

            Serrant dans sa main le bouquet de fleurs, il ose alors troubler le silence. Sa voix sonne horriblement fausse à ses oreilles, semblant abîmer toute la poésie du moment, mais c'est normal. Cette voix provient de lui, elle est donc laide. Laide comme tout ce qui vient de lui. Il le pense. Mais les mots, heureusement, forment une parole, un discours, et il n'y prête plus attention.
«– Je vous ai amené des fleurs, dit-il. Je ne savais pas de quelles couleurs les prendre alors…
Il s'interrompt, regardant son bouquet qui lui semble pitoyable. Il avait voulu bien faire mais il en avait toujours été incapable. Pourtant l'intention était véritablement là, et il veut vraiment le montrer, prouver qu'il y avait au moins ça.
– Je ne savais même pas quel genre de fleurs vous aimiez... En fait je ne sais rien presque rien de vous…

            Vouvoiement. De toute sa vie, il n'a pratiquement jamais vouvoyé quelqu'un, sauf cas particuliers. Mais jamais par respect. Et là c'est l'exception.
– On ne s'est jamais vraiment parlé, même cette fois là. J'ignorais tout de vous, je ne vous connaissais pas… Ce qui c'est passé ce jour là, c'était une erreur… De tout le monde. Je n'ai jamais voulu que cela se déroule ainsi. Je… Et…
Un temps de pause, quelques souvenirs. Doit-il poursuivre ? Ne serait-ce pas une façon de se justifier ? De se débarrasser ? Pourtant ce n'est pas le point où il veut en venir… Une nouvelle brise fait doucement jouer les pétales des fleurs. Serait-ce une incitation à poursuivre ? Une acceptation de son présent, aussi ridicule soit-il ?
– Elle a demandée à savoir ce qui c'est passé. J'ai hésité, j'ai… Quand j'ai appris ce que vous représentiez pour Elle, j'ai… J'ai eu peur. J'ai eu peur de sa réaction. Non pas pour moi, mais pour Elle. Je veux dire… Je comprends ce que c'est. Et je me suis dis qu'à sa place je voudrais savoir.

            Nouveau temps de pause. Et dans sa tête, un déclic étrange se fait. Une pensée, un vieux réflexe. L'image se fraye un chemin jusqu'à lui et il réalise alors son oublie. Il ôte donc le chapeau qu'il a sur la tête et, gêné, il présente un regard d'excuse à la pierre tombale. Mais ce genre de détail ne doit pas les troubler, alors il continue.
– Je l'ai épargnée, bien sûr. Je ne pouvais pas lui raconter les détails. Mais vous savez, j'ai dû lui expliquer vos raisons. Vous vous en doutez, Elle a été déçue… Ne vous inquiétez pas, Elle n'est pas en colère. Elle ne l'a jamais été. Elle était juste triste.
Nouveau déclic dans la tête. Cette fois une émotion. Celle qu'il avait ressentit ce jour là.
– Mais évidement c'était stupide ! Et ça a toujours été votre sujet de dispute !
 Nouvelle pause. S'emporter ne servait à rien désormais.
– … Je comprends que vous vous sentiez obligée. Je peux imaginer que cela avait de l'importance pour vous… Mais la petite Akeena était innocente, elle n'a jamais fait de mal à personne. Vouloir la tuer était une erreur. Une erreur stupide… Et ce n'était pas ce que vous vouliez, mais ce qu'on vous a appris à vouloir. Nous avons tous été manipulé dans cette histoire, vous la première… Et Elle devait le savoir. Elle a sûrement dû vouloir vous préserver de tout ça… Vous savez, je crois qu'Elle pense avoir échouée à vous protéger. Et qu'Elle se sent coupable… Mais Elle vous aime. Elle vous a toujours aimé et Elle ne vous oubliera pas.

            Un long silence suit la déclaration. Plus de brise. Et l'homme regarde longuement le bouquet de fleur, jouant nerveusement avec.
– Akeena est toujours en vie. Et elle était innocente.
Rien. Rien qu'un long silence embarrassant. Et les lueurs scintillant faiblement.
– Voilà… Je voulais juste que vous sachiez que Leandra est heureuse… Nous nous sommes mariés sous la contrainte mais si cela peut vous rassurer Elle ne le regrette pas. Et moi non plus. J'ai beaucoup appris sur Elle et j'ai découvert une personne formidable. Je ne la savais pas si fragile, si meurtrie. Bien sûr, vous le saviez…

            Le nom sur la tombe semble toujours le dévisager. Mais cette fois il n'y a plus de malaise, plus de gêne. Et l'homme ne baisse plus la tête. Il n'y a pas de confrontation dans ce regard de l'un envers l'autre. Pas de haine.
– Je comprends pourquoi vous l'aimiez. Et je respect vos sentiments. Je ne vous promets pas d'être à votre hauteur, mais je vous assure que je ferais tout mon possible pour qu'Elle ne soit plus triste. Je… J'aime Leandra… J'aime ma femme… Elle est parmi ce que j'ai de plus précieux et…
 Un petit sourire triste.
– Je suis pas un Ange, je suis pas quelqu'un de bien. J'ai fais tout un tas de saloperies dans ma vie, et de toutes les femmes et les hommes qui existent, je suis bien le dernier qui pourrait lui convenir.

            Son regard se perd dans les petites lumières. Est-ce une impression où est-ce qu'il lui semble qu'elles éprouvent de la compassion ?
– … Je pense que je ne dois pas vous plaire… Mais si vous l'acceptez, je vous promet de tout faire pour la protéger. Et de lui faire garder le sourire…
 Il n’a plus rien à dire et attend. Mais il se souvient subitement qu’il n’aura jamais de réponse. Pourtant le silence et la brise semblent lui dire quelque chose. Un instant il pense qu’il est facile d’interpréter, mais au fond de lui il comprend. Doucement il s’accroupit, déposant le bouquet là où traînent déjà de petits objets. Un sigle de moto, des plaques militaires... Quelqu'un est déjà venu ici, mais c'était il y a longtemps. En comparaison à ses bibelots chargés de souvenirs et d'amour, il se sent minable avec ses petites fleurs.

            La sélection est hétéroclite, et peut-être pas très belle, mais il le voulait ainsi. Un seringat pour les souvenirs et un gardénia pour la sincérité. Pour sa promesse, un peu d’anis et pour le liens qui les unis tout deux, un peu de chèvrefeuille. Ses significations lui paraissaient importantes. Cette idée lui avait paru si maladroite qu’il s’était senti plus ridicule qu’autre chose en le composant, mais au final… Au final il avait choisi les deux plus importantes en dernier. De la lavande, pour le respect et la tendresse. Et enfin un arum, un gigantesque et magnifique arum, pour l’âme. Pas la sienne. Mais pour celle qui l’écoute.
– Vous lui manquez, vous savez. Elle a été bannie et elle ne peut même plus venir ici. Elle ne peut plus vous revoir...Alors peut-être que… Si vous pouviez, une nuit, apparaître dans un rêve. Juste pour qu’elle vous revoie une fois, pour la faire sourire…

            Il s’arrête, conscient que sa requête ne sera jamais accordée. Du moins pas parce qu’il l’a demandé. Il lit une nouvelle fois l’épitaphe, comme il aurait plongé son regard au plus profond de ses yeux.
– Je regrette ce qui c’est passé ce jour là.
Ces derniers mots le vide de ses forces et c’est avec lenteur qu’il se redresse. Les lumières clignotent, certaines s’éteignent pour toujours. Un dernier regard sur la tombe et sur le nom qui y est écrit.

AKEELERA

            Il lui faut du temps pour se détourner. Un sensible geste de tête, quelques mots.
– Au revoir…
Il ne sait pas quoi dire d’autre. Ces mots lui semblent si ridicules… « Reposez en paix » ou « Soyez heureuse là où vous êtes ». Ses lèvres bouge mais il serait bien incapable de dire s’il a prononcé ces mots ou non.

            Autour d’eux les flocons de lumières disparaissent, la brise tombe. Premutos remet son chapeau et se détourne. Il se sait en une terre hostile, il n’est pas à sa place ici. Et personne ne l’accueillera jamais. Pourtant il ne se sent plus vraiment seul.
« Vous partez quelque part ? », semble demander une voix de femme, comme un souffle, comme un songe, se répercutant en écho dans sa tête. Il se retourne, et parmi le blanc du ciel, de la brume, il ne voit qu’une grande pierre tombale. Elle le regarde, attendant sa réponse.
– Je ne vais nulle part.

            Le Chaosien disparaît. Pour lui, le blanc devient noir, l’apaisement devient néant. Comme si un rêve se désintégrait pour faire place à la réalité du réveil. Et il n’y a plus rien… Juste les sentiments.

            La tombe restera là pour l’éternité, témoin muet en ce jour d’un étrange discours. Elle n’a rien à dire, rien n'a éprouvé. Elle n’est pas une personne mais un simple morceau de pierre représentant un individu disparu. Elle n’est rien si ce n’est un catalyseur de sentiments…

            Et pourtant… Une voix n’a t-elle pas parler ? N’a t-elle pas répondu au recueillement ? D’Akeelera, il ne reste rien si ce n’est une sépulture et des souvenirs. De Premutos, il ne reste rien si ce n’est un corps et des souvenirs. Mais Premutos et Akeelera se sont atteint, l’un comme l’autre. Un échange s’est effectué. Une réponse aux sentiments, une alchimie composée par l’amour d’une même personne et la compréhension de deux êtres pourtant radicalement opposé. Un souhait commun.

            Et cette nuit là, dans son sommeil, Leandra fit un rêve. Un rêve qui la fit sourire…

mercredi 10 janvier 2007

Nostalgie...


Aaaah nostalgie...

Hier en passant au cash, je suis tombé sur une vieille VHS qui a éveillé des souvenirs cinéphiles d'il y a des années... Il s'agissait d'une cassette du cultissime Evil Dead de Sam Raimi.

Et quel ne fut pas ma stupéfaction quand je me suis rendu compte qu'il s'agissait de la VHS que j'avais moi-même loué dans mon enfance (par 2 fois d'ailleurs) ! Oui, cette vieille cassette qui figurait sur les étagères d'un vidéo-club désormais disparu (mon premier, et le meilleur), celle-là même sur laquelle mon imagination fertile de petit garçon ignorant travaillait dure, cette cassette qui me donna sûrement des sueurs froides rien que par son absence de résumé, ses étranges photos et ce Bruce Campbell couvert de sang brandissant sa tronçonneuse.

Complètement bouleversé, mais comprenant que c'était possible (le vieux vidéo-club s'étant autrefois progressivement débarrassé de ses films, cet Evil Dead fut donc acheté par un gars de la ville jusqu’à atterrir dans le cash), je ne pu m'en empêcher... J'ai acheté la chose. J'ai déjà le DVD et la qualité de la bande doit être complètement naze mais... Je sais pas. Un coup de cœur quoi.

Sinon pour continuer à parler de ma vie, mon âme de collectionneur a aussi craqué pour une belle et rare VHS du très bon Puppet Master, et puis je me suis dégotté le DVD collector de The Killer et un Halloween 3 que j'assume parce qu'il est sympa (j'aime bien Tom Atkins).

Voilà c'est tout !

[FRAGMENTS] Ambre – Enfer Personnel

Voici quelques notes prises pour l'écriture d'une nouvelle basée sur Ambre et le personnage de Natasha, finalement jamais réalisée. L'histoire devait s'intituler Enfer Personnel, un terme qui, dans cet univers, désigne un monde spécifiquement conçu pour faire souffrir un Ambrien.

En 2007, je n'ai plus écris de récits sur Ambre et ses personnages depuis un bon moment et, à l'époque, l'envie d'en finir avec quelques arcs narratifs me prends. J'ose conclure l'histoire de la maternité de Natasha, passant de son deuil à la résurrection de son enfant. Cette histoire devait ainsi faire partie de ce cycle, comme une sorte de prélude à l'aventure à venir.

• Nath essaie de dormir sur une chaise, bras croisés, et Rain la réveille en lui pinçant le lobe de l'oreille, perché sur son épaule.

• Plein de zombies morts, un "zombie-Nath" encore debout et la vraie, assise, qui la regarde. Trop songeuse pour l'achever, elle observe son double en la voyant comme un futur potentiel si elle continue ainsi.

• Fin: Cynthia zombie s'approche de Nath, qui lève un flingue vers elle. Moment de flottement où ni l'une ni l'autre n'attaque. La zombie lève la main et utilise ses pouvoirs pour se détruire elle-même.

• Nath pose un flingue sur sa tempe.

vendredi 5 janvier 2007

Déjà Vu

Tony Scott, c'est le petit frère de Ridley Scott. Là où le grand frère a fait Blade Runner et Alien, le pauvre frérot nous avait livré de piètres films au commencement. On se rappelle ainsi de Top Gun et Jour de Tonnerre, tout deux à la gloire de Mr. Cruise...

Étonnamment, là où Ridley baisse de plus en plus au point de ne plus être que l'ombre de lui-même (coup sur coup G.I. Jane, Gladiator, Hannibal et La Chute du Faucon Noir, ça fait vraiment tâche sur le CV), Tony est devenu un réalisateur expérimenté et non plus un simple petit faiseur. Après un Spy Game très sympa, l'homme a livré son chef d’œuvre avec Man on Fire (Denzel Washington se fait pardonner toutes ses prestations à la Philadelphia) puis explose les conventions cinématographiques avec le polémique et sulfureux Domino. Comment pouvait-il poursuivre dans sa voie ? Tout simplement en acceptant le film de commande qu'est Déjà Vu.

L'histoire commence sur un attentat, l'explosion d'un bateau faisant des centaines de mort. Alors que l'enquête commence, un agent de l'ATF (Bureau de l'Alcool, du Tabac, des Armes à Feu et des Explosifs) trouve le cadavre d'une femme dont le décès remonte à une heure avant l'attentat. Faisant le lien entre les deux affaires, il est incorporé dans une unité gouvernementale spéciale pouvant visualiser le passé, quatre jours en arrière. L'enquête commence alors.

Entre l'actioner et la SF, Tony  livre ici un petit produit bien ficelé. Loin de Domino, le petit Scott reste en retrait afin de servir son histoire la mieux possible, bien que prouvant toujours une certaine virtuosité dans certains cas (lorsque Denzel Washington suit sur écran la vie de la victime, la juxtaposition des plans film/écran de surveillance se mélange presque pour incorporer les deux personnages dans un même lieu).


Sans être ni révolutionnaire ni spectaculaire, Déjà Vu reste toutefois très agréable à suivre malgré une impression de... Déjà vu. Ainsi on pense tour à tour à Minority Report (mais en beaucoup moins prétentieux et clinquant) pour la visualisation de la scène du crime, à TimeCop (mais en bien moins nanar) dans la seconde partie avec l'implication du paradoxe temporel et du transfert, mais aussi à Code: Quantum et... Terminator! (Washington tombant amoureux d'une femme a travers une image d'elle, sa façon de la retrouver dans le passé pour la protéger). On s'amuse même à trouver une banderole évoquant le "Nimitz" sur le port juste avant l'attentat (Nimitz, Retour vers l'Enfer).

Côté acteur, Washington est moins magistral que dans Man of Fire mais reste convaincant (et loin de John Q !), et c'est avec plaisir qu'on retrouve Val Kilmer, qui a quand même sacrément vieilli. Dommage que le pauvre Bruce Greenwood se retrouve dans un rôle mineur, peu présent à l'écran.

Si il devait y avoir une preuve qu'un blockbuster hollywoodien peut rester un divertissement honnête sans faire dans la surenchère, le véhicule pour star, et même posséder une histoire intéressante, Déjà Vu en est l'exemple type. Pour un film de commande c’en est presque un miracle ! Reste que malgré tout, il s'agit d'une œuvre somme toute mineur et bien moins intéressante que les précédents films du réalisateur, qui ne supportera sûrement pas plusieurs visions ("Déjà Vu? Ouais c'est sympa mais bon... J'l'ai déjà vu.") et le film souffre de quelques défauts: une fin assez prévisible au dernier moment, un trop grand rappel aux attentats du 11 septembre, quelques appels à Dieu parfois un peu trop présent (on sait les américains très porté là-dessus mais là ça devient crispant), et surtout un soucis d'actualité peut-être trop poussé: l'histoire se passant dans la Nouvelle Orléans, on y trouve les traces de l'ouragan Katrina qui est a peine évoqué. D'ici cinq ou dix ans, peu probable que le public de masse s'en souvienne.

Au final Déjà Vu s'apparente presque à un pilote pour une future série télévisé, mais un pilote classieux, bien interprété et avec une réalisation totalement dévouée à son sujet. Pour peu que l'on se laisse tenter, voilà un produit qui remplie bien sa fonction.

En espérant maintenant que Tony Scott revienne à un projet plus personnel...

Métal Hurlant 2007


Le 4 Janvier 2007
Blois (41)

http://i.imgur.com/DHIbWIT.jpg   http://i.imgur.com/fAy7oUx.jpg

http://i.imgur.com/dtWhJBD.jpg   http://i.imgur.com/afCU7L0.jpg

http://i.imgur.com/lVRi3i7.jpg    http://i.imgur.com/j2Exbvh.jpg

Photos prises par Lady A.

jeudi 4 janvier 2007

Dix ans de FF7 !

Threesome, par jaknpoi

Et oui, si hier été une journée anniversaire pour tout le blog, il faut savoir que cette année, c'est le magistral Final Fantasy VII qui fête son anniversaire: dix ans maintenant !

On a du mal à le croire mais cela fait maintenant dix ans que Sephiroth, Vincent Valentine, tout Avalanche et la ShinRa nous on fait rêvé. Dix ans que nous avons pleuré la mort d'Aeris, dix ans que l'on écrit des fanfics sur cet univers sombre et magique !

En dix ans, on en aura fait voir de toutes les couleurs à Square-Enix, et même à Squaresoft ! Rappelons-nous que de petits ajouts sont venus se greffer à la saga, comme Ergheiz, ce jeu de combat où l'on peut utiliser quelques persos, ou les Kingdom Hearts, réutilisant l'univers des Final Fantasy en général...

Triste sort que celui des occidentaux, qui ne possédera pas la "Final Fantasy VII Compilation" que prévoit Square-Enix en guise d'anniversaire... Si nous possédons déjà le jeu original, Ergheiz et les Kingdom Hearts, ainsi que Dirge of Cerberus et le très beau film Advent Children, nous pouvons toujours rêver pour avoir (officiellement) l'anime Last Order, ou encore les jeux Before Crisis et Crisis Core... Dommage, mais cela ne nous empêchera pas de souhaiter un très bonne anniversaire à l'un des meilleurs RPG de tous les temps.

Bonne anniversaire FF7 !

mercredi 3 janvier 2007

Des Poulpes et des Femmes fête sa 1ère Année !


Nous sommes le 3 janvier 2007... Il y a un an, Des Poulpes et des Femmes s'ouvrait pour la première fois. Pour être franc, ce n'était à la base qu'un simple test: "Comment ça marche un blog ?" Peu courageux, j'ai fuis les services Blogs du net pour me réfugier sur le plus simpliste de tous (travail pré-mâché oblige), Skyblog.

1 an plus tard, malgré quelques absences, Des Poulpes et des Femmes est toujours là, avec
ma foi pas mal d'articles ainsi qu'une bonne dose de petits commentaires... Quand j'y pense, ça me mettrait presque la larme à l’œil. Cela me permet aussi d'avoir une vue d'ensemble sur un an de films, de bouquin et de BD... Bref, un an de Fantastique, avec ses attentes, ses joies et ses déceptions. Et force est de constater que ce fut une année bien remplie !

1 an de blog... La vache, ça fait quand même vachement bizarre... Quand je pense qu'il y a pile un an, je pensais que je supprimerais cet endroit au bout de deux ou trois jours. Et là me voilà entrain de taper comme un texte de commémoration totalement improbable...

Hélas j'ai pas grand chose à dire pour marquer le coup... Si ce n'est qu'il s'est passé un grand nombre de chose et euh... Euh en regardant en vitesse le blog l'autre fois j'ai remarqué que euh... Ben je gueule beaucoup... C'est vrai: je râle tout le temps... Faut-il en conclure que cette année était une mauvaise année ? Et pourtant non ! Oh non !

Pour cette nouvelle année à venir, car je compte bien livrer une seconde session, je le clame haut et fort: votre poulpe râlera beaucoup moins ! Alors attention hein, c'est pas une résolution et je dis pas que je gueulerai pas ! Parce que qui sait ce que va se passer cette année, hmm ?

Allez, maintenant je vais passer au moment que vous attendez tous (si si je le sais): les remerciements ! Bon et bien, puisqu'il le faut...

Je vais pas faire un listing, y aurait des jaloux... Alors je tiens à remercier toutes les personnes ayant eu un lien de près au de loin avec ce blog: les fervents admirateurs, les illustrateurs, les commentateurs, bref... Vous tous qui m'avez suivi durant toute cette année, je vous dis "MERCI" (et là je vous entends déjà dire "J'avais besoin d'argent"... Bon, on règlera ça après...).

Merci à vous tous donc, et j'espère que vous m'accompagnerai tout au long de cette nouvelle année. Je l'espère sincèrement... Bon okay ce blog est loin d'être un bon blog, peut-être même pas un blog intéressant... Et sûrement pas un blog heureux où tout est bô cuicui les ptits oiseaux vu que je pousse un bon nombre de gueulantes, mais... C'est quand même un ptit coin sympa ce blog non ?
 

(*insérer image toute mignonne et craquante du blogueur*)

Hum par ailleurs, chers fidèles, il me vient une idée (en fait c'est juste un gros coup promo afin de m'assurer une audience): j'ouvre un petit concours.

ET OUI ! Des Poulpes et des Femmes vous offre un petit concours dit "visuel": avis aux dessinateurs, photographes, retoucheurs de photos (et de photographes), aux peintres, aux sculpteurs, aux chorégraphes, aux dentistes!! Vous avez jusqu'à.... Euh.... Bon sachant que tout le monde verra cet article APRÈS sa date anniversaire, euh... Allez vous avez 1 MOIS pour me faire parvenir votre œuvre. La contrainte sera de coller au blog (donc le réalisme et le Luc Bessonisme sont absolument PROSCRIT !).

Chaque participant verra son œuvre être publié avec un petit commentaire de moi dessus ! Et un grand prix pour le grand gagnant (si vous êtes petit ça sera le même prix mais avec une taille réduite) ! Attention pas de podium! Comme le disait l'un des finalistes dans Over the Top avec notre Sly (mais si, celui où il est camionneur et qu'il fait des bras de fer): "Y a pas de second: le second, c'est un con !" Ce concours sera très équitablement jugé par un jury composé d'un seul et unique membre, spécialiste du am-stram-gram et du lancé de fléchettes sur post-it.

Hum... Je suppose que personne ne participera... Même pas un tout petit peu ? S'il vous plaît ? Euh... Et une petite fiction en cadeau comme prix ? Je vous jure que j'écris bien (en tout cas mieux que Pierre Stolze, là !).

Bon ben en tout cas si ça intéresse du monde, envoyez moi vos créations a mon adresse hotmail, je mord pas et je répond à chacun!

fantasticlub@hotmail.fr

Voilà en conclusion, je vous souhaite à toutes et à tous une merveilleuse année à venir, que j'espère riche en émotions, en évènements et en Fantastique ! A bientôt tout le monde et encore MERCI d'être resté avec moi !