dimanche 30 avril 2006

Dracula 3000: Infinite Darkness

Grosse réputation de navet, ce Dracula 3000. Alors que M6 vient de nous le diffuser, c'est avec un œil distrait que j'ai suivi l'aventure. Un compte-rendu pas très détaillé donc, mais qui répondra à la question: "Alors, c'est naze ou pas ?"

L'histoire est (très très) simple: c'est quasiment celle du Dracula de Stocker, mais en l'an 3000. D'où Dracula 3000 (le Infinite Darkness pouvant facilement s'expliquer que l'espace, ben c'est comme la nuit, mais à l'infinie, parce qu'il fait rarement jour). Alors on retrouve la galaxie des Carpates (haha) et un grand vaisseau cargo qui s'appelle le Demeter (hoho), lequel a disparu depuis déjà 100 ans. Inutile d'en dire plus, vous l'aurez compris: c'est Dracula qui a décimé tous l'équipage.

Arrive l'habituel équipage de victimes potentielles, appâté par le gain, qui décide de monter à bord histoire de se faire un peu d'argent, des fois qu'il y aurait des choses intéressante à bord. Équipage parmi lequel on trouve une Mina (ben tiens) et un certain Van Helsing (sans blague). Sur place ils découvrent un cadavre momifié ainsi qu'une cinquantaine de cercueils. Ni une ni deux, l'un d'entre-eux en ouvre un, pensant niaisement trouver des trucs de valeur dedans, et hop ! Il ne découvre que de la poussière mais se coupe, et son sang coule dans le cercueil. Et sur la cinquantaine de cercueils, devinez quoi?  C'était celui de Dracula bien sûr ! Le mec qui a pas de pot quoi... Très vite, Dracula décime la troupe en les transformant un par un en vampire, et Van Helsing découvre alors que son ancêtre aurait déjà combattu cet être maléfique bien des siècle auparavant.

Un scénario en béton, servie par une mise en scène de malade: de longs dialogues déjà vu dans ce type d'histoire ("On va tous mourir" ou encore "Meurs sale vampire !" quand ce n'est pas "Je suis sûr que vous êtes l'un d'entre eux !"), des acteurs qui courent pendant trois heures dans de jolie couloirs vides, un Dracula ridicule habillé comme pour l’opéra, du cabotinage en masse et de fausses bonnes idées (en l'an 3000, la Religion a été interdite et plus personne ne sait ce qu'est un crucifix ou un vampire).

Dans ce foutoir, on trouve heureusement pas mal d'éléments hilarants. Certains dialogues sont tout bonnement magnifique:

En désignant un crucifix dans la main d'un cadavre.
- C'est quoi ça ?
- Un plus en métal !

On a également droit à Dracula qui pique un sprint dans des couloirs vide (quel prédateur !) ou encore a quelques retournements de situations cocasses quand: Van Helsing devient un vampire, la blondasse de service n'est pas vampirisé parce qu'elle est en fait un robot, le black de service s'en sort (!) et va même pouvoir se taper une cyborg "Pute Programmée" (et il en pleure de joie), et le vaisseau explose carrément au final, n'épargnant personne.

Mais le plus incroyable reste le casting lui-même: on y retrouve Casper Van Dien en Van Helsing (on est loin de Starship Troopers, mais proche de Python), l'ex-Playmate et sauveteuse d'Alerte à Malibu Erika Eleniak dans le rôle de la bimbo cyborg (qui bien sûr ne porte pas de sous-tif sous son débardeur, afin de bien nous montrer ses prothèses mammaires balloter à chaque pas... C'est beau le silicone), le grand Tommy "Tiny" Lester (déjà vu dans Jackie Brown, Wishmaster 2 ou Soulkeeper) en... Héros ! Et qui ose même sortir un "Je vous est à l'oeil !" (parce que le monsieur est borne en réalité), tandis que le rapper Coolio vient là pour cabotiner et allonger sa filmo de nanar (après Le Couvent, Red Waters et Pterodactyl) et que l'immense Udo Kier (oui, oui !) vient faire un caméo en début et fin de métrage (lui qui fut Dracula dans le très bon Du Sang pour Dracula, ça fait mal quand même). Hallucinant !

Ce qui aurait pu être un gros navet devient donc un sympathique petit nanar, certes pas terrible, mais quand même bien fendard. De toute façon on a connu pire...

samedi 29 avril 2006

Mad Movies #185 (Avril 2006)


Avec pas mal de retard (et oui, je ne suis pas chez moi) j'annonce donc que Mad Movies du mois d'avril est sorti... Bon je sais c'est un peu con vu qu'on est à la fin du mois mais euh... Ben euh ils nous ont encore fait patienter de deux semaines supplémentaire avec le numéro comportant le DVD alors euh... On va dire que je me venge !

Alors au sommaire de ce numéro (j'abrège, je vais pas recenser les rubriques habituels) on trouve quelques news très intéressante, comme celle de Mick Garris qui, après Masters of Horror, va peut-être accoucher d'un nouveau projet fantastique: l'adaptation du Talisman des Territoires, un roman co-écrit par Stephen King et Peter Straub. Là où ça devient intéressant, c'est que la réalisation serait confiée à Takeshi Miike et tournée avec une équipe japonaise ET américaine... Cette news nous apprend aussi que Mick Garris souhaite changer l'âge du héros, qui d'adolescent deviendrait un vieil homme... Outrage de l'adaptation ? Peut-être pas car même si le King lui-même ne semble pas enchanté par ce changement, il faut savoir que c'est Clint Eastwood qui serait envisagé pour le rôle ! A cela il faudrait rajouter aussi que si le King a encore quelques doutes sur le projet et n'a pas donné son accord, il semble quand même intéressé et aurait même demandé à ce que le grand Takeshi Kitano joue le rôle du guide spirituel du héros ! Autant dire que si tout cela se concrétise, on aura peut-être un grand chef d’œuvre.

La 24ème édition du BIFF est aussi chroniqué, avec de très belles photos à l'appuie, le remake de The Fog se fait conspuer (ça fait du bien), et Masters of Horror continue avec cette fois le The Fair-Haired Child de William Malone (qui s'annonce comme la meilleure œuvre du réalisateur – c'était pas trop dur faut dire) et le fameux Imprint de Takeshi Miike, interdit d'antenne aux USA, qui a l'air de valoir sa réputation. On continue dans la même voix avec une review du Mortuary de Tobe Hopper qui s'annonce comme son grand revival et bel et bien dans la ligné des Masters of Horror (mais très supérieur à son épisode par ailleurs) et du Fragile de Jaume Balaguero, qui semble livrer un chef d’œuvre supérieur à ses films précédents (un truc de dingue quoi!). Cerise sur le gâteau: ces deux chroniques sont livrées avec (petite) interview des réalisateurs ! Enfin, l'horreur pure semble être à la mode et Horribilis a droit à sa chronique également.

Dans le domaine "grand public", on trouvera également des critiques de V for Vendetta ainsi qu'un petit article sur le comic-book original, et sur Silent Hill dont je ne parlerais pas parce que je n'ai pas lu (en grand fan des jeux je suis pas à l'aise et je n'ose pas allez voir ce truc, j'ai pas confiance).

Pour le reste on aura droit à un article sur l'acteur de blaxploitation Rudy Ray Moore suite à la sortie en DVD des Dolemite, et l'interview-carrière sera celle du réalisateur Monte Hellman, que je ne connais point (pas très "Mad" pour le coup, on se croirait revenu au bon vieux temps d'Impact par contre).

Enfin, le DVD du mois n'est autre que le jouissif Démons I (alias Demoni) de Lamberto Bava. Film culte pour ses scènes complètements barrées comme sont final où le héros chevauche une moto-cross en plein cinéma pour décapiter des démons bondissant avec son katana avant qu'un hélicoptère ne manque de lui retomber sur le coin de la gueule. Au programme: Dario Argento au scénar, Michele Soavi qui fait son caméo, plein de gore et de hard-rock. Bref, a se fournir absolument ! Les malus ? Comme d'habitude chez Mad Movies, une affiche hideuse et faite à la va-vite à la place de l'originale, et évidemment pas de VO (ou de VA si on préfère). Mais bon.... A noter que Démons II sera bel et bien le prochain DVD Mad.

Un très bon numéro en somme !


vendredi 28 avril 2006

Preview: Skinwalkers


Petite preview sur le prochain film de James Isaac, Skinwalkers, qui s'annonce très sympa. Peu connu du grand public, James Isaac est pourtant gage d'une certaine qualité. Le monsieur a tout d'abord suivit David Cronenberg sur plusieurs de ses films (La Mouche et Le Festin Nu, déjà ça calme), il fut l'un des réalisateurs de House III (avec rien de moins que Lance Henriksen et le regretté Brion James à l'affiche !) et surtout, il est celui qui nous aura offert l'un des meilleurs films de Jason Voorhees avec Jason X.

Skinwalkers sera un film de loups-garous, un sous-genre qui fait toujours envie et qui ne compte pourtant véritablement que deux films réussis (Le Loup-Garou de Londres de John Landis et Hurlements de Joe Dante, même si pour ce dernier je dois avouer lui trouver quelques longueurs). L'histoire sera donc celle d'un jeune garçon commençant tout juste à se transformer, et qui sera l'objet d'une lutte entre deux clans de lycanthropes (des "bons" et des "méchants", bien sûr) puisqu'une ancienne prophétie prédit qu'il sera celui qui assurera la survie et l'avenir du clan qu'il aura rejoint

Une histoire certes très convenue, on ne peut le nier. Mais avec James Isaac à la barre il faut s'attendre à du gore bien sympa et peut-être des transformations et créatures très jolies (prions pour qu'ils utilisent des animatroniques et non des CGI). De plus, à la vue des (rares) photos disponibles, ont sent une imagerie proche de Aux Frontières de l'Aube (un des meilleurs films de vampires de tous les temps). D'un autre côté ça rappel aussi Génération Perdue, et ça c'est un peu moins cool.

Côté casting c'est un peu tout et n'importe quoi. On retrouve tout aussi bien Elias Koteas (Crash de Cronenberg, mais aussi le sympathique Prophecy) et Kim Coates (Crash également, Waterworld et Open Range au côté de Kevin Costner) qu'un minet comme Jason Behr (les séries Dawson et Roswell, le remake ridicule de The Grudge). Pour les rôles féminins ce sera Rhona Mitra (oui, oui, l'héroïne de Beowulf avec Lambert) et la sublime Natassia Malthe (la Lady Typhoid de Elektra et futur bimbo dans l'adaptation de Dead or Alive).

On aimerait en savoir plus mais même le site officiel est très très vide. Espérons simplement que James Isaac saura gérer son casting et surtout son film, et qu'il livrera au pire un produit aussi sympathique que ses House III et Jason X.


lundi 24 avril 2006

Black Cat, T.18

Une jolie couv' pour se 18ème Black Cat nommé "Guidés par la Lumière". Un 18ème opus qui ralentit un peu l'action et qui ne fait pas trop transparaître son humour habituel...

L'essentiel de se tome se base sur le combat entre Train et Eve contre Doctor. Les deux sont envoyés dans des dimensions virtuelles différentes, ce qui ne va pas leur faciliter la tâche: tandis que Eve se retrouve dans un espèce de monde façon Alice aux Pays des Merveilles en plus glauque, et que Doctor fini par la capturer avant de vouloir la disséquer vivante, Train de son côté va devoir affronter des illusions générées par ses souvenirs, et faire face à des doubles de Kyôko et... Vous l'aurez deviné: son ancien amour (si l'on peut dire) Saya...
Ça reste de facture classique oui, mais les graphismes et la mise en scène sont toujours aussi efficaces et on s'en prend plein la vue. Et ce volume se conclut sur une bonne note avec l'entrée en jeu des Chrono Numbers et d'un combat attendu entre Sephiria et Creed qui promet d'être excellent.



Très bonne série donc, qui souffre encore de son aspect de "déjà vu" mais qui sort du lot malgré tout.

samedi 15 avril 2006

Wishmaster

A une époque où l'on encense des monster-movies basiques et sans originalité, avec juste une bestiole moche qui tue pour tuer, ou que les boogeymen sont en passe de devenir encore moins brutaux qu'un gangster dans un film policier (voir le récent Boogeyman justement), il est bon de se replonger quelques temps en arrière et voir que certains films traitant d'une idée originale se font conspuer ou ignorer...

Wishmaster est l’œuvre de Robert Kurtzman, le "K" du trio des effets spéciaux gore-latex KNB . L'histoire ne traite pas d'un croquemitaine classique tuant figurants sur figurants pour la bonne cause, mais celle d'une créature ancestrale: le Djinn. Bien loin du Aladdin façon Disney, le Djinn nous est décrit non pas comme un bon génie à votre service, mais comme un démon malfaisant cherchant à "conquérir le monde ©" en réalisant les vœux des humains. Pas question alors de laisser ces derniers obtenir ce qu'ils veulent ! Le but est de les piéger en réalisant les vœux au pied de la lettre où de les réinterpréter.

Ainsi, souhaiter être "belle pour toujours" ou vouloir changer de métier n'est pas sans avoir de graves conséquences. Toutefois notre méchant Djinn ne se limite pas à réaliser des souhaits histoire de trouver quelques victimes. Son but est de charger une certaine pierre, portail entre son monde et le notre, d'âmes humaines puis d'activer celle-ci en réalisant les trois vœux de celui qui l'a réveillé.

Le principe du souhait se retournant contre celui qui le désir n'est pas nouveau et on peut se souvenir d'un Leprechaun 2 qui partait déjà dans cette direction le temps d'une scène. Toutefois Wishmaster tient là un concept faisant preuve d'une nouveauté certaine à l'époque où Freddy, Jason et Michael Myers étaient laissés pour mort. Et loin d'être un petit slasher façon "djeunz", Wishmaster se trouve être une œuvre partagé entre la Fantasy et la comédie horrifique bien dans l'esprit de ceux qui aiment ce genre.

Avec Kurtzman à la barre, c'est bien entendu KNB qui s'occupe des effets spéciaux: Djinn imposant, créatures monstrueuses en pagailles, têtes défoncées à la masse, cancer accéléré, décapitation, arrachage de mâchoire inférieure... Bref c'est gore et on ose y aller à fond, ce qui n'était plus trop le cas alors, et encore moins maintenant. Il faut aussi compter sur une véritable réunion de famille orchestré par son grand fan de réalisateur !

Le scénariste, Peter Atkins, est connu pour avoir livré les suites des Hellraiser, des futurs autres Wishmaster ainsi que celui de l'adaptation live de Ken le Survivant. Parmi les producteurs on retrouve un certain Wes Craven, le papa de Freddy Krueger, tandis que le compositeur du film n'est autre que Harry Manfredini, créateur du thème musical des Vendredi 13 et compositeur de quasiment tous les films de cette série. On retrouve bien sa patte dans cette soundtrack par ailleurs, à tel point qu'on s'attend parfois à voir Jason pointer le bout de son nez.

Et si Robert Kurtzman, Greg Nicotero et Howard Berger (KNB donc) s'amusent évidemment à jouer les figurants, ils ne sont pas les seuls. Wishmaster est très connu pour avoir été le premier film à réunir Robert Englund, alias Freddy, Kane Hodder, alias le Jason Voorhees le plus connu, et l'excellent Tony Todd, le majestueux Candyman himself, au sein d'un même film. De petits rôles certes mais parfois amplis de déclarations au sens cachés – mais sûrement involontaires ! – très amusantes:

Le Djinn
Sais tu quel effet cela fait de disposer d'un pouvoir infini mais de ne pouvoir l'utiliser uniquement lorsqu'une larve vous le demande ?

Kane Hodder
Non j'en sais rien, et j'en ai rien à foutre.

***

Le Djinn
J'ai déjà rencontré quelqu'un de ce genre.

Tony Todd
Monsieur, vous n'avez JAMAIS rencontré quelqu'un de mon genre !


Bref pour un peu, on s'imagine les acteurs dévoiler leur "nature horrifique" au Djinn...

Cependant ces acteurs iconiques ne sont pas les seuls invités. On se souvient que lors de son précédent film, The Demolitionist, Kurtzman avait réunis un bon nombre de têtes connues que l'on retrouve presque toutes ici (non hélas, plus de Bruce Campbell !): Tom Savini, célèbre artificier du gore et acteur mémorable (Biker chez Romero, le Sex Machine d'Une Nuit en Enfer) apparaît trois secondes lors de la mort d'un pharmacien qui n'est autre que le sympathique Reggie Bannister, très connu pour ceux qui regarde la saga Fantasy / Horreur Phantasm. Du même Phantasm on retrouve l'immense et impressionnant Tall Man lui-même, Angus Scrimm, qui n'apparaît malheureusement pas dans le film puisqu'il fait la voix-off au tout début. Ted Raimi, frère de Sam Raimi et acteur dans les films de ce dernier, mais aussi dans quelques réjouissantes œuvres comme Skinner, apparaît un cours instant en début de film avant de se faire écraser la tête par un certain Joseph Pilato, bien connu par les fans de George A. Romero pour être l'ignoble Capitaine Rhodes dans Le Jour des Morts-Vivants. Enfin on peut également voir George "Buck" Flower, spécialiste des rôles de clodo qui a plusieurs fois traîné ses guêtres chez John Carpenter, ici dans le rôle d'un... Clodo ! Enfin pour le moins connu on peut retenir Ricco Ross en inspecteur de police, qui fut marines dans AlienS avant de se reconvertir dans la SF cheap (Octopus, Project: Shadowchaser, Timelock).

Il serait cependant injuste de ne pas parler des acteurs principaux. Tammy Lauren, qui compose ici un rôle très loin des jeunes blondinettes à forte poitrine des films d'horreurs et qui impose une héroïne qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Le Djinn, lui, est incarné par Andrew Divoff, qui par son visage et sa voix devient indissociable de la créature qu'il incarne.

Si Wishmaster a ses défauts (longuet par instant, les rares CGI pas trop aboutis, quelques facilitées scénaristes), il n'en reste pas moins un très bon film qui possède son propre univers et s'impose par son côté novateur et sa générosité.

Par contre pour ce qui est des suites, c'est une autre histoire...


mercredi 12 avril 2006

Brisco County Jr. arrive en DVD !!! ... Z1 ...

Bon alors ok, la news ne nous concerne pas directement puisque les DVD arrivent aux États-Unis. Mais si ça se trouve, on pourrait espérer un retour chez nous puisqu'en son temps c'est M6 qui diffusa cette série méconnue.

The Adventures of Brisco County, Jr. est une série complètement délirante, mêlant Western, comédie, SF et fantastique. Un revival des Mystères de l'Ouest ? Si on veut, mais la série est assez différentes quand même.

Attention, Brisco County n'est pas une incontournable ni parfaite, loin de là. Elle a ses défauts et notamment une production assez chiche, donnant un aspect parfois rudimentaire à l'ensemble. Mais nom de Dieu ! C'est une série avec Bruce Campbell ! Un western buddy-movie fantastique avec la star des Evil Dead ça vous fait pas baver ça ?!


Pour en revenir aux DVD, ceux-ci seront au nombre de 8 et contiendront l'intégral de la série. Là où nous, français, pouvons commencer à baver, c'est que...

1) C'est Warner qui édite, donc sous-titres français plus que probable !

2) Outre la série et son pilote, il y aura des bonus ! D'après DevilDead, on relève des commentaires audio ainsi que d'autres suppléments: "The History of Brisco County", "Tools of the Trade", "A Brisco County Writer's Room", "Brisco's Book of Coming Things" et "A Reading From the Book of Bruce".

Autant dire que tout cela à l'air très complet et on espère que Bruce et ses potes se montreront toujours aussi amusant et sympathique que d'habitude.

On annonce la sortie de la chose pour le 18 juillet.


lundi 10 avril 2006

D'Origine Inconnue (Of Unknown Origin)

George P. Cosmatos, on le connaît pour son côté bourrin. La preuve: il a réalisé Rambo II et Cobra !

On le sait aussi responsable de Leviathan, un clone aquatique d'Alien avec Peter Weller (alias RoboCop) et Richard Crenna (alias le Colonel Trautman des Rambo). Mais bien avant ces films, Cosmatos se sera essayé au suspense et l'horreur psychologique avec Of Unknown Origin, où l'on retrouve Peter Weller.

L'histoire commence de façon basique: une belle maison bourgeoise qui se retrouve être envahie par "quelque chose" qui fait du bruit et casse un peu tout. Un esprit ? Un monstre ? Un alien ? Perdu ! Il s'agit d'un rat ! Mais pas n'importe lequel: un gros, un rat d'égout poisseux et... Très intelligent. Choisissant cette baraque pour territoire, il se met à dos son créateur et occupant, un père de famille seul pour quelques jours et qui doit travailler sur un dossier important pour une carrière prometteuse. Les deux deviennent des ennemis mortels et la maison un véritable terrain de chasse.

Loin de l'utra bourrin ou du film d'horreur habituel, Cosmatos cherche à créer un film psychologique en mettant en avant la tension. Et le bougre s'y trouve plutôt efficace pour le coup: l'angoisse ne vient pas tant du rat que de la lente dégradation de la vie de Peter Weller, qui passe de cadre bien propre sur lui et limite maniaque à celui d'obsédé ne pensant qu'à la mort de son adversaire. Petit problème cependant, Cosmatos va bien trop vite et le film perd en crédibilité. Autant l'intelligence du rat prête à l'inquiétude, il est vrai (cette saloperie va carrément bouffer un chèque pour que le dératiseur ne fasse pas son boulot !), mais le personnage principal perd trop vite la notion de la réalité et son comportement en devient parfois excessif. Un petit malus heureusement contrebalancé par la performance d'un Weller toujours aussi excellent comme à son habitude.

De l'autre côté on a le rat. Réussi sur tout les points, le gloumoute se révèle être particulièrement flippant et féroce. Cosmatos choisit de prendre son temps pour le révéler, l'élevant à l'état de créature quasi monstrueuse (gros plan sur une patte comme s'il s'agissait d'un membre griffu d'extraterrestre, etc). Un statut qu'il conserve même lorsqu'il sera clairement identifié. Ce rat là n'est pas un joli petit rongeur d'animalerie, non: il est énorme, plus gros qu'un chat, et sa férocité particulièrement surprenante. Ses dents et ses griffes deviennent de véritables armes tandis qu'il pousse des hurlements de fauve.

Alors évidemment Comastos exagère les traits de sa bestiole (jamais un rat d'égout, même très gros, ne pourra ressembler à ça), mais force est de constater que ça fonctionne plutôt bien. Et comble du bonheur, la bête n'est pas "ratée": succession de plan d'une vrai rongeur et d'une marionnette, il fait vrai et ne donne pas un instant l'impression de n'être qu'une chose en caoutchouc. La tension en devient plus forte car il émane de l'animal une véritable aura maléfique, particulièrement visible lors de la traque avec le chat, celui-ci pourtant prédateur efficace donnant l'impression d'être aussi vulnérable qu'un bébé.

Alignant les scènes d'angoisses et les séquences chocs (le rêve de Peter Weller, les terribles pièges disséminés un peu partout dans la maison, la portée du rat), Of Unknown Origin, malgré ses défauts, est probablement le meilleur film de son réalisateur. Vraiment dommage que celui-ci n'ai pas mieux maîtrisé son sujet pour le rendre un peu plus crédible...

dimanche 9 avril 2006

The Relic

Adapté d'un livre de Douglas Preston et Lincoln Child, The Relic est un film du directeur de photographie / scénariste / réalisateur (ouf) Peter Hyams. On se souvient que le bonhomme a quand même mis en scène Outland ainsi que 2010 (la suite du 2001 de Kubrick) ou encore Capricorn One avant de sombrer avec les nanars TimeCop et Mort Subite, avec Jean-Claude Van Damme, puis le nullissime La Fin des Temps avec Gouvernator... The Relic a été réalisé entre les Van Damme et le Schwarzy, dans un moment de perdition peut-être...

Inutile de dire que cette période n'est pas la bonne pour Peter Hyams, même s'il reste techniquement très doué. L'histoire est banale: on commence quelque part au Brésil où un photographe fait un reportage sur les rites d'une tribu. Celle-ci lui fait boire une étrange potion et l'homme panique. Visiblement terrifié par quelque chose, il embarque par bateau pour récupérer le contenu des caisses qu'il devait expédier pour un musée à Chicago, mais celles-ci resteront sur le port par oubli... Lorsque le bateau arrive, l'équipe est entièrement décimé et notre homme est porté disparu.

Le musée, lui, se voit rapporter la cargaison oubliée. Ils y trouvent des feuilles imprégnées d'une étrange moisissure ainsi qu'une vieille relique représentant le Kathoga, un Dieu maléfique. Un meurtre brutal a alors lieu au sein du bâtiment et un inspecteur fait le lien avec le massacre du bateau arrivé un peu plus tôt. Tout le monde pense à un tueur en série et les policiers investissent les lieux, tandis que le musée ouvre ses portes au public pour un grand gala. Mais personne ne sait que ce n'est plus un homme qui rôde dans les sous-sols du musée, mais bel et bien le Kathoga, dont les origines seraient dû à une mutation liée à la moisissure trouvée sur les feuilles.

Le script d'Alien avec un soupçon des Dents de la Mer (pour l'ouverture du bal), c'est tout ce qui constitue le scénario de The Relic. Rien d'original, de surprenant, un vulgaire ersatz comme il en existe des centaines. Et pourtant nous n'avons pas affaire là à une simple production au rabais de chez Roger Corman. Peter Hyams se révèle toujours être un très bon technicien et réalisateur, et le film se retrouve avec des acteurs sérieux, une photographie certes très sombre (et volontaire) mais qui donne une ambiance inquiétante tandis que la créature est tout simplement magnifique (avec un faciès renvoyant à celui du Predator).

Cachée les trois-quart du métrage (à la manière d'Alien), elle finira par nous apparaître dans toute sa splendeur dans la dernière partie. Grande, majestueuse, la bestiole est tout simplement une des plus belles qui m'a été donné de voir. Incrustation quasi-parfaite (même dix ans après le film date de 1996), ultra hargneuse et terriblement meurtrière (on ne compte plus les têtes qui volent), on sent que la bêbête a été soignée et c'est donc un grand plus pour le film qui, du coup, apparaît comme très sympathique malgré son côté plus que déjà-vu. D'autant que Tom Sizemore est de la partie ainsi que la très petite Linda Hunt, avec son physique si particulier.


On peut tout au plus déplorer un humour un peu trop présent dans les dialogues mais on a l'habitude. The Relic aurait pu sonner comme le retour de Peter Hyams, malheureusement il n'en fut rien.

dimanche 2 avril 2006

Pin-up Avril 2006


Pin-up d'Avril, par Renan.

Je m'excuse pour la taille relativement réduite de l'image,
mais j'ai pas de version plus grande pour celle-ci !