mardi 28 février 2006

Peter Benchley (1940 - 2006)


Terminons tristement ce mois de Février par le décès de l'écrivain Peter Benchley, célèbre auteur des Dents de la Mer.

Peter Benchley était le petit-fils de Robert Benchley, fondateur de l'Algonquin Round Table, groupe d'écrivains new-yorkais dans les années 20. Diplômé de Harvard, il a écrit pour de grands journaux et magazines comme Newsweek, le National Geographic et le Washington Post, ainsi que les discours du président des États-Unis Lyndon B. Johnson, de 1967 à 1969.

C'est en 1974 qu'il est rendu célèbre, lors de la sortie des Dents de la Mer qui devient alors un best-seller restant en tête des ventes pendant 44 semaines. La suite, on la connaît: un an plus tard Steven Spielberg adapte son livre et commet un chef d’œuvre indétrônable et sans cesse copié.

Parmi ses romans, Peter Benchley a œuvré dans l'aventure (Dans les Grands Fonds) ainsi que dans le thriller (La Plage Sanglante) avant de continuer d'écrire de la science-fiction proche de son titre de gloire avec La Bête, ou White Shark. Amusant d'ailleurs de remarquer qu'avec ce dernier et Creature, il n'a jamais vraiment pu quitter l'image traumatisante du grand requin blanc. Laquelle il a cependant défendu après la phobie qu'auront engendrés Jaws et son adaptation.

D'autres de ses écrits ont également été adaptés (Les Grands Fonds, La Bête, mais aussi Creature et The Island) sans grand succès malheureusement, ce qui n'a pas empêché l'auteur de se consacrer aux créatures sous-marines dans des livres documentaires.

Son décès remonte au samedi 11 de ce mois, où il succombe d'une fibrose pulmonaire. Il était âgé de 66 ans.

Une occasion de ressortir son grand livre, très différent de sa version cinéma.


Fictions

1974 - Les Dents de la Mer (Jaws)
1976 - Dans les Grands Fonds (The Deep)
1979 - La Plage Sanglante (The Island)
1982 - The Girl of the Sea of Cortez
1986 - Q Clearance
1989 - Rummies (ou Lush)
1991 - La Bête (Beast)
1994 - White Shark
1997 - Peter Benchley's Creature

Autres

1994 - Ocean Planet: Writings and Images of the Sea
2001 - Shark Trouble: True Stories About Sharks and the Sea
2002 - Shark !  - True Stories and Lessons from the Deep
2005 - Shark Life: True Stories About Sharks and the Sea
(coécrit avec Karen Wojtyla)

samedi 25 février 2006

Pin-up Février 2006


Pin-up de Février, par Renan.

Shark Zone


SHARK ZONE
(2003)

Daniel Lerner c’est un peu Monsieur Mauvais Films. Producteur de Nu Image (on le trouve au générique de Crocodile, des Spiders, des Octopus et des Shark Attack), le bonhomme est spécialisé dans les films au rabais depuis toujours. Scénariste attitré des Operation Delta Force, on le retrouve à la base de nombreux titres peu glorieux (Merchant of Death, Project Shadowchaser 4, U.S. Seals) dont le présent film et surtout le très nullissime Octopus 2. Sa carrière de producteur ne vaut guère mieux car on y croise aussi bien American Ninja 3 que Hurlements IV ainsi que des dizaines d’autres films miteux (les Cyborg Cop, Alien Hunter, For the Cause…). Un grand spécialiste de la SF et de l’actioner à petit budget donc, bien que la subite ascension de Nu Image lui aura permis de figurer sur des films plus « prestigieux » comme le Replicant de Ringo Lam. Sa carrière de réalisateur, elle, commence avec ce Shark Zone et nous prouve qu’il ne fait pas mieux que les films dont il s’occupait jusque là. En fait, c’est même pire…


Shark Zone (parfois appelé La Mort au Large chez nous, grâce à un éditeur peu scrupuleux qui reprend en fait le titre du fameux ersatz des Dents de la Mer de Enzo G. Castellari, une bisserie italienne datant de 1981), ce n’est autre qu’un nouveau Shark Attack auquel on aurait bien changé le nom. Quatrième volet d’une série pathétique dont seul le premier opus reste potable, les autres sombrant dans le ridicule le plus absolu. Par ailleurs il est intéressant de faire le parallèle entre ce Shark Zone et Shark Attack III: le premier traite simplement de grands requins blancs, comme dans les deux premiers films de la série des mangeurs d’hommes, et devait à la base s’appeler Jurassic Shark (toute ressemblance avec Jurassic Park ne serait que pur hasard). Un titre qui ne se justifiait que par la présence dans le film d’un bout de réplique expliquant que les requins existent depuis le Jurassique. Hors Shark Attack III, lui, traite bel et bien d’un requin préhistorique (le Mégalodon) et aurait donc logiquement dû hériter de ce titre, d’autant plus qu’il se raccorde pas mal aux autres Shark Attack. Confusion des scripts ? Tant pis, on est plus à ça près et puis chez Nu Image, on s’en fout un peu de ses films en fait…




L’histoire de Shark Zone tient de la vaste blague. Tout commence par le naufrage d’un vieux galion transportant des diamants. On raconte que l’épave gît quelque part non loin des côtes de San Francisco, et aussitôt un groupe d’aventuriers du dimanche mené par un ancien des Navy SEALS (Danny Lerner, scénariste de U.S. Seals) plonge à sa recherche. Manque de chance, le gros macho du groupe refuse de respecter les consignes de sécurité et s’attire aussitôt la sympathie d’un énorme requin blanc qui l’embrasse à sa façon. Rendu tout euphorique par une telle rencontre (trop d’hormones dans le repas ?) la bestiole s’en va alors croquer tout le monde un par un, ne laissant qu’un seul survivant: le fils du guide de plongé. Dix ans passent et le jeune homme qui n’a pas changé d’un poil est désormais marié et père d’un gamin absolument insupportable. Obsédé par les squales, notre héros est maintenant devenu le responsable de la sécurité des plages du comté et se retrouve cette année avec un sacré problème sur les bras: cette fois, interdiction de crier au requin. Le maire souhaite attirer le touriste à l’occasion de la grande fête annuelle et il est hors de question de le faire fuir en fermant les plages pour cause d’hypothétiques mangeurs d’hommes que personne n’a jamais vu. Notre pauvre chef de la sécurité se retrouve donc à faire son boulot sans aucune aide ni matériel adéquat, alors que pourtant les grands blancs sont bien là…



Ce scénario, c’est celui des Dents de la Mer. Datant de 1975, le film a tellement été copié depuis qu’il est de nos jours pratiquement impossible de penser qu’un scénariste aura eut l’audace de le reprendre tel quel sans rien en changer. Et pourtant c’est ce qu’a  fait Lerner, qui nous avait quand même déjà fait le coup dans Octopus 2. Les Shark Attack avaient au moins eu l’obligeance de chercher un brin d’originalité (sauf pour le second opus, il est vrai), ici on a tout simplement multiplié le nombre de requins. Peut-être de peur de voir le spectateur être offusqué de se faire prendre pour un con, le brave artisan décide d’expédier la deuxième partie du film de Spielberg (la traque du requin) en une scène pour mieux redonner un second souffle à son histoire en repompant cette fois le scénario de L’Invasion des Piranhas de Antonio Margheriti.


En effet, le sponsor trouvé par le maire afin de produire sa fameuse fête annuelle n’est autre qu’un mafioso russe (Velizar Binev, grand habitué de Nu Image qui joue dans presque tous les films de la firme) qui a pour but de récupérer les fameux diamants de la légende, quand bien même il n’a jamais été certifié qu’ils existent vraiment. S’il demande à notre héros de le guider vers la localisation de l’épave, il voit ce dernier refuser car incapable de retourner sur les lieux du drame de son passé. Va t-il chercher un autre guide ? Et bien non car restant persuadé que ce type est « le meilleur », il va finir par kidnapper son fils pour l’obliger à grimper sur son bateau et lui indiquer le chemin. Et bien évidemment les requins rôdent toujours autour du galion…



Aucune originalité à signaler et on en attendait pas moins de la part de Nu Image qui s’est progressivement enlisée dans la médiocrité malgré quelques productions sympathiques. Difficile d’ailleurs de croire que ce genre de film est finalement vendu aux chaînes télévisées tant le travail sans le bâclage à plein nez. Car non, la réalisation ne rehausse pas le métrage, bien au contraire. Ouvrant son film sur une longue séquence générique prévue pour coller une migraine incroyable à son spectateur et ainsi l’assommer pour ne pas le laisser avoir tous ses esprits durant le film (comprendre: un long et rapide survol de l’océan filmé… Tête en bas ! Et sous fond d’une pseudo musique classique qui plus est), Lerner passe le reste de son temps à tourner de nombreuses scènes de parlotes le plus platement possible, très bien appuyées par des comédiens tout bonnement inconsistants: un héros sans aucun charisme, son épouse inexistante, son fils exaspérant, ses copains sidekicks désopilants, le maire crapuleux… Ça ne s’arrête évidemment pas là et il faudrait parler des incohérences grosses comme des requins baleines et de trouvailles très inspirées: dans Shark Zone, les plongeurs simplement équipés de masques et de bombonnes d’air réussissent à se parler sous l’eau comme s’ils avaient des radios. Quand Lerner film la mort d’un couple ayant eu la mauvaise idée de prendre un bain de minuit, comment fait-il pour simuler l’eau rougit par le sang en pleine nuit ? Tout simplement en filmant le couché de soleil à travers l’eau bien sûr ! La teinte orangée qui apparaît sert amplement au subterfuge… La plage permet de faire apparaître de belles femmes en bikinis ou aux seins nus ? Pas de soucis, on rajoute un garde-côte obsédé le temps d’une scène et la caméra peut alors s’attarder sur les courbes de ces jeunes demoiselles, ce qui va être d’ailleurs réitéré à la fin du film sur un bateau de croisière. De même, la femme du héros ne sert concrètement qu’à exhiber son soutien-gorge…




Des comme ça, Lerner en rajoutes des tonnes, quitte à abandonner son scénario en cours de route. Car après une heure de remake des Dents de la Mer, où la traque et l’extermination des requins se limitent à un survol de la mer en hélico avec largage de bombes (dont les explosions sont reprises à celle de la pieuvre dans Octopus) et à quelques répliques bien senties (« C’est comme une partie de poker ! » dit l’un, « Voilà une partie qu’ils auront du mal à digérer » répond l’autre), on passe subitement à l’intrigue policière qui sent bon le Walker Texas Ranger: notre mafioso obèse enlève l’enfant du héros (le pauvre, il ne sait pas à quoi il s’expose) dans une séquence cheap du plus bel effet pour l’obliger à coopérer. Bien sûr il accepte et monte sur le bateau pour… Indiquer sur une carte l’emplacement exact de l’épave ! Épave qui se trouve d’ailleurs être tout juste là où le bateau à mit l’ancre ! Y a pas à dire, on comprend tout à fait pourquoi il avait refusé de le faire plus tôt auparavant: c’est très risqué d’être sur un bateau et de pointer son doigt sur un morceau de papier… Heureusement, il va se rebeller peu après et quand les requins survivants attaquent tous les méchants plongeurs, il décide qu’il est temps d’en finir et balance le Parrain du pauvre dans l’eau avant de prendre la fuite avec son fils. Fin. Oui mais… Il reste des requins tueurs non ? Pas grave voyons: s’ils ont mangé des méchants russes c’est qu’ils sont gentils au fond !



D’ailleurs en parlant de squales on se dit qu’on peut toujours se rattraper durant les scènes d’agression, mais ça aurait été trop en demander. A l’instar de Shark Attack 2, nos bestiaux continuent de pousser des rugissements de fauves sans que cela soit expliqué à un moment ou à un autre (en même temps il ne faut pas non plus trop s’étonner lorsque l’on voit leurs pauvres victimes réussirent à crier tout aussi naturellement sous l’eau). Autant Shark Attack 2 tentait de donner un semblant d’explication quant à leur agressivité, autant là rien n’est jamais cohérent: les requins blancs sont des tueurs, ils sont méchants et rusés, et ça parce que le héros le dit. Après, qu’ils attaquent en bande continuellement alors que le grand blanc est plutôt de nature solitaire et qu’ils avalent tout ce qui leur passe sous les dents alors que ce n’est absolument pas le cas en vérité, on s’en fiche, personne ne va chercher à se renseigner. Les requins blancs sont des monstres, et voilà.




Mais bref, que valent les attaques, donc ? Rien du tout puisqu’elles sont exactement les mêmes que dans Shark Attack 2 ! Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un assemblage de divers plans de provenance différente. On y trouve un ou deux plans en CGI ratés, des gros plans d’une fausse tête de requin tantôt réussie, tantôt raté (ça dépend l’angle) et repiqués aux Shark Attack précédents et surtout une dizaine de stock-shots de reportages animaliers dont le grain de l’image vieillotte tranche avec la qualité numérique du téléfilm, quand on ne voit pas carrément les appâts et le matériel de plongé apparaître dans le champ. Le tout est bien évidemment monté de façon frénétique, avec insertions de plans rapides et mal cadrés sur des acteurs (dont, si vous êtes bien attentif, Ernie Hudson lors de sa mort de Shark Attack !) et sur le sang dilué dans l’eau, ce qui provoque un chaos visuel où il est quasiment impossible de savoir ce qui se passe et, bien entendu, où l’on ne voit jamais clairement une attaque digne de ce nom. Oubliez Les Dents de la Mer, ici il n’y a jamais une scène avec un requin (même faux) et un acteur ensemble. Du gore ? Un ou deux pieds sombrant furtivement dans l’eau (oui, oui, comme dans…) et un cadavre à peine abîmé et entr’aperçu. Autant dire rien. Oh bien sûr les squales ne se limitent pas aux stock-shots sans cesses réutilisés (parfois même plusieurs fois dans la même scène, bien que l’on inverse l’image pour faire illusion) et vous aurez droit à quelques ailerons de polystyrène (repiquant d’ailleurs un plan des Dents de la Mer 2), d’un réalisme saisissant et d’une rigidité à toute épreuve. Si en plus on vous dit que ces derniers sont issus de Shark Attack 2




Cheap, n’est-ce pas ? Plus économe que jamais, Nu Image pousse le vice d’ailleurs assez loin pour faire jouer à un acteur deux rôles complètement différents (le gentil papa ex-Seals et le méchant maire), se livrer à la bonne vieille méthode de destruction de maquettes de bateaux (l’une coulée dans un aquarium, l’autre explosée au pétard) et évidemment réutiliser des images de ses propres films, ici notamment pour les attaques de requins et une scène se déroulant sur un beau bateau de croisière déjà aperçu dans Octopus. Apparemment limité sur les droits musicaux, on nous refourgue également deux  fois de suite la même musique additionnelle que l’on avait déjà entendu dans Crocodile. A noter aussi que Shark Zone aura été coproduit par la Bulgarie, où s’est probablement effectué le tournage à des fins d’économie budgétaire comme ce fut le cas pour quelques autres films (Alien Hunter la même année): on paye encore moins cher les figurants recrutés sur place.




Bref tout cela donne une association de non savoir-faire assez ahurissant, entraînant des contre-performances à foison et assurant à Shark Zone ses galons de gros navet absolument indéfendable. Reste qu’il faut noter deux scènes qui réveillent un tant soit peu le spectateur par leur impressionnante improbabilité: la tête d’un requin gigantesque traversant la coque d’un bateau pour aller gober l’épouse du héros et l’attirer dans les grands fonds, et un autre requin de la taille d’un Mégalodon apparaissant en pleine piscine dans un luxueux yacht ! Deux scènes qui se révèlent malheureusement n’être que des hallucinations du héros, exactement comme c’était le cas dans Octopus 2. De là à en conclure que Daniel Lerner est un homme sans talents ni idées…




vendredi 24 février 2006

Webs


WEBS
(2003)

Petit téléfilm de Sci-Fi Channel calibré pour les samedi soirs, Webs est être l’une de ces multiples productions au rabais prévues pour animer la chaîne productrice. Au mieux un nanar, au pire un navet, ce genre de film est supposé être visible par le grand public et prive donc les aficionados de tout ce qui pourrait leur plaire (édulcoration maximisé, scénario prétexte, pas d’insultes, de violence graphique ou d’ambiance glauque). Les exemples sont très nombreux et rien n’indique que Webs fait exception, et pourtant c’est bel et bien à une vraie petite série B que l’on a affaire !


L’histoire est pourtant à la limite du ridicule: à Chicago, une équipe d’électriciens arrive dans un immeuble abandonné pour en couper le courant avant la démolition. Dans les sous-sols ils découvrent une pièce qui n’apparaît pas sur le plan et qui possède carrément un générateur nucléaire portable. Il s’agissait en fait d’une expérience visant à ouvrir un portail dimensionnel qu’ils déclenchent sans le vouloir. Projetés dans un Chicago parallèle, déserté et couvert de toiles d’araignées, ils sont alors confrontés à des espèces de zombies mutants ayant supplantés la population et doivent se battre avec les survivants de ce monde, tout en essayant de regagner le leur…


Une histoire qui repompe alors les grandes lignes de Aliens (les araignées-zombies et leur Reine) tout en empruntant à Je Suis une Légende de Richard Matheson (la ville déserte et ses survivants qui tuent les zombies à l’aide de pieux en acier) et bien sûr on pense inévitablement à Sliders. Rien d’innovant, comme on pouvait s’y attendre, et on reste dans le schéma classique du genre: le héros tout de suite identifiable, la belle du casting qui fini bien sûr dans ses bras, le black du groupe dont l’avarice lui cause une fin tragique (pas loin de la conclusion du film en plus, c’est pas de chance !)… Et pourtant, allez comprendre, ça se laisse suivre tranquillement et on se surprend même à apprécier la chose.


Passé les quelques soucis qui font souvent basculer le films vers les abîmes du nanar (musique mollassonne et dispensable, effets spéciaux souvent approximatifs, acteurs pas tous des plus doués, sans parler d’un nombre d’erreurs de script assez hallucinant témoignant d’un tournage à la va-vite comme c’est souvent le cas dans productions Sci-Fi), force est de reconnaître que Webs possède aussi des qualités que l’on ne lui soupçonnerait pas ! Tout d’abord l’absence de temps mort et l’évacuation de toutes présentations de personnages: pas de blabla inutile, dès les premières minutes nous sommes projetés dans l’univers parallèles et les hostilités commencent. Un bon point car le spectateur entre dans le bain immédiatement et assiste à quelques réjouissances auxquelles il ne s’attendait pas du tout: pratiquement pas de hors-champ lors des attaques des mutants, combats tenant bien la route et pas mal d’agressivités pour ce qui est un petit produit formaté et généralement à distribution du cadre familial.



Webs nous montre des combattants œuvrer au javelot, les munitions des armes à feu ayant été épuisées lors de combats passés, tandis que nos mutants savent bien se servir de leurs griffes et de leur dentition proéminente. On s’égorge, se transperce les entrailles et se poignarde avec une hargne évidente qui fait plaisir à voir: un combattant saute de son perchoir pour empaler deux créatures en même temps, un pauvre survivant égorgé d’un coup de griffes n’hésite pas à cribler son agresseur d’une multitude de coups de machettes en l’insultant, quant aux armes à feu ramenées par nos électriciens (car en Amérique avec un peu d’argent on peut s’acheter un arsenal durant la pause-déjeuner, dixit l’un d’eux) elle font jaillir des hectolitres de sang noirâtre du corps des mutants lors de leurs violents impacts. Un bourrinage certes limité par une réalisation plate et un faible budget mais qui fait quand même illusion.


Pour preuve cette scène où le macho de service, du genre à jalouser la classe naturelle du héros, se met à tenir la dernière place à lui tout seul, se préparant à un combat un contre deux avec une machette dans chaque main. Poseur, charismatique à mort, une aura qui fait immédiatement écho à celle d’un certain Ash dans Evil Dead 2: un faciès un rien ressemblant à Bruce Campbell, le visage couvert de sang et de bile noire, l’homme se lance dans une lutte perdue qui rappelle qu’avant tout, le réalisateur David Wu est également celui qui était le monteur des meilleurs John Woo en son temps (Le Syndicat du Crime, Une Balle dans la Tête, À Toute Épreuve). Une bonne dernière scène pour un personnage que l’on aura cru insipide, avant de le voir remporter toute notre sympathie par sa combativité même si cela arrive un peu tard.



De bons points qui rehaussent quelque peu le niveau de Webs sans pour autant effacer ses nombreux défauts. Car oui, comme nous l’avons vite passé en revu plus haut, le téléfilm possède tous les problèmes relatif à sa nature de produit de commande de chaîne télé: des protagonistes bien souvent pathétiques (un type pense encore à prendre une montagne d’argent alors qu’il est coursé par des mutants sanguinaires, le personnage principal n’a aucun charisme) et des effets spéciaux très limités (les créatures sont affublées d’un fond de teint et de cheveux sales ridicules, ainsi que d’un énorme dentier en caoutchouc), même si pour une fois les CGI sont très correct. Le plus flagrant reste quand même les erreurs techniques apparentes (la bande de scotch qui retient l’appareil servant à faire gicler le sang apparaît sous la chemise des mutants) ainsi que la grande modestie des lieux de tournage (quelques rues et deux ou trois intérieurs, c’est pas le top pour représenter tout un monde envahie par les mutants arachnéens). Quelques séquences savoureuses de ringardise, comme lorsque nos héros assurent au vieux scientifique qu’ils ont les capacités pour recréer un portail dimensionnel, puisque après tout ils sont électriciens (!) ou que le personnage principal se souvient avec tristesse de ses amis décédés par le biais de stock-shots risibles en noir et blanc sous fond de musique à côté de la plaque… A noter aussi la petite trouvaille du monteur: de nombreux inserts inutiles ainsi que d’incessant ralentis en début ou fin de plans. Amusant, quand on a pigé le truc, de voir à quel point il en abuse pour rallonger le métrage et lui permettre d’atteindre les basiques 90 minutes de rigueur.



Alors évidemment un film d’aussi petite envergure ne peut jamais exploiter son sujet à fond et c’est tout naturellement que plus de la moitié des éléments du script sont simplement racontés (les 30 ans de guerre entre le monde parallèle et les araignées mutantes) quand ils ne seront tout simplement pas inexploités et passés sous silence (l’origine des Reines, provenant elles aussi d’une autre dimension, leur organisation et leur don de télépathie). De nombreuses questions reste sans réponses: pourquoi les Reines (enfin LA Reine plutôt, car évidemment nous n’en voyons qu’une) ne choisissent que des femmes pour nourritures et des hommes comme soldats ? Qui a tissée toutes ces toiles d’araignées et pourquoi ? (de vraies toiles d’araignées, alors que nos mutants sont d’anciens humains et la Reine trop grande pour le faire)… Et bien sûr LA question: pourquoi une araignée mutante a t-elle des seins (mais pas de tétons) ?!


Bref inutile d’inventer une logique à ce qui n’est pas expliqué ni explicable: Webs ne cherche pas à approfondir son univers mais juste à remplir la grille de programmation de la chaîne productrice. Heureusement le tout est bien rythmé et supérieur à la moyenne du genre, et se termine par une petite touche d’humour à la Un Cri dans l’Océan, permettant de finir sur une bonne impression. Loin d’être indispensable, vous l’aurez compris, Webs possède cependant quelques petites surprises qui font plaisir à voir alors que l’on aurait pu s’attendre à un produit conventionnel et complètement transparent comme bien d’autres, lui donnant aisément ses galons de bonne petite série B.


mercredi 22 février 2006

Nanarland – Webs

Fiche de film faite sur le forum de Nanarland, dans la catégorie "On s'est fait avoir". Une section où l'on évoque des films que l'on pensait être des nanars mais qui ne le sont finalement pas, ou bien parce que trop mauvais pour être amusant, ou bien parce qu'ils sont meilleurs qu'on ne le pensait. On n'y écrit pas véritablement de chronique mais plutôt un petit texte où l'on évoque brièvement pour quelles raisons le film n'entre pas dans la catégorie principale du site.

Il s'agit ici du téléfilm Webs, et j'ai repris plusieurs éléments évoqués ici afin de construire une véritable chronique pour le blog. 





Nanarland – On s'est fait avoir
Webs (2003)
"Je m'attendais à un petit nanar tendance Nu Image ou UFO, un truc à base de CGI pourris, de beaucoup de parlote et de scénario jetable, d'autant que le pitch du film était prometteur:

Des électriciens découvrent par hasard dans un immeuble désaffecté un portail vers une autre dimension. Dans celle-ci, le monde est contrôlé par une race d'araignées mutantes qui ont transformées la quasi totalité de l'espèce humaine en zombies (mutants aussi) à leurs ordres. Ils vont lutter avec les survivants pour rejoindre leur monde.

Et ben en fait... C'était très bien !! Une sorte de AlienS, mixé à du Sliders et à Je Suis une Légende (on y retrouve même du Blade II pour le côté combats méchants dit donc).

Certes, les "mutants" sont plutôt rigolos: grosses papattes griffues (plutôt belles faut l'avoué) ils ont les cheveux sales, un dentier en caoutchouc proéminent et on a l'impression de reconnaître les mêmes figurants à chaque fois. MAIS...

Pour ce qui semble être un produit format télé (le grain de l'image, la typo pour les génériques, la zic) c'est étonnamment violent et on sent que le réal' hésite pas une seconde à pouvoir donner ce qu'il peut: gros jet de biles noirâtres quand les monstres sont shootés au shotgun, morceaux de chairs arrachés brièvement entr'aperçus, et surtout combat entre humains et mutants filmés avec une certaine efficacité qui fait grandement plaisir.

En gros on se tape dessus à coups de machettes, de griffes ou de pieu de fer, ça se transperce en s'aspergeant de sang, le tout avec un acharnement plutôt féroce. On s'amusera même à voir des séquences de combat qui n'hésite pas à en foutre plein la vue (notamment combat 1 contre 2, avec deux machettes à la main et une attitude de poseur à la comic-book mais c'est raresans que ça fasse ultra tape à l’œil).

On a aussi une Spider Queen simpliste mais plutôt bien foutue (c'est pas du Beowulf niveau FX quoi), un final marrant, des idées marrantes (le garde mangé de la Reine avec ses humains-cocons), ça part très vite et y a très peu de temps morts, bref c'est de la grosse série B cheap (oui alors le coup du "monde envahie" ça se résume à 3 rues et 4 pièces) mais nettement au-dessus de ce qui se fait actuellement dans le genre.

Reste un beau passage nanar quand même lorsque le héros se souvient de ses potes par le biais de flash-back stock-shot en noir et blanc sous fond de musique pseudo-tragique, et le principe du "je gagne quelques secondes l'air de rien sur mon métrage" en casant des petits ralentis en début ou fin de plans et par le biais de multiples insères inutiles.
"

mardi 21 février 2006

Black Cat, T.17

Trois mois d'attente pour ce nouveau volume intitulé "Foncez !!"

On peut noter une couverture plutôt moyenne (sauf Eve qui est toujours aussi mignonne), qui correspond malheureusement à la qualité de ce tome.

Black Cat #17 semble plus être un volume de transition qu'autre chose. Le tome précédent nous laissait entrevoir un grand combat entre Train et Shiki, qui est hélas ici assez vite expédié en début de livre. On s'attendait bien à quelque chose du genre mais ça fait mal quand même, d'autant plus que Train agit de la même manière que Eve dans son combat: plutôt que de tuer ou de laisser K.O. le méchant, on lui fait la moral pour le faire devenir tout gentil (même si l'humour est toujours aussi présent notamment dans cette scène).

Le reste de l'histoire permet juste aux personnages de se retrouver (excepté Sven et la chasseuse qui l'accompagne) dans la fameuse bâtisse où l'on risque par la suite d'avoir le schéma classique du "j'avance d'un étage, je combat un boss". Dommage, mais on peut néanmoins voir Kevin passer à l'action avec ses deux revolvers, et le bougre est plutôt doué.

Rien d'autre de particulier à dire car l'histoire n'avance presque pas. Reste que Creed semble s'énerver un peu, que l'on s'attend enfin à voir Doctor se battre (et il a l'air bien déjanté aussi finalement) alors que Ekidona n'a finalement que très peu de place contrairement à ce qu'on s'attendait, et que la fin du tome laisse entrevoir l'arrivée des Numbers ainsi que de la délirante Kyôko. Par contre plus de Rinslet, et les autres personnages secondaires semblent sur la touche pour l'instant...

En volume un peu décevant et en-dessous de la moyenne donc, du genre à allonger la série plutôt qu'à la raconter, mais qui possède quelques touches d'humour bien appréciables (notamment Eve qui déshabille quelques personnes sans le vouloir).

Mad Movies #183 (Février 2006)


Du Mad Movies à l'heure pour sa version simple (ce qui est suffisamment rare pour être noté) mais en retard pour sa version DVD. Pas grave, cette fois on a droit à une couverture bien plus belle que la précédente.

Au sommaire de ce numéro de février, un petit topo sur les FX de Generation Mutant (les Sharkman, Morphman, Snakeman, Mosquitoman, etc.) ainsi qu'un article consacré à ces films, une longue preview richement illustré du Labyrinthe de Pan de Del Toro (certains dessins son tout bonnement magnifiques), la suite de l'article sur Masters of Horror (avec cette fois Dario Argento et Mick Garris) et un article sur le (ENFIN sorti) génial Bubba Ho-Tep suivit d'une très intéressante interview de son réal' Don Coscarelli, qui revient un peu sur ses Phantasm.

Un article bien entendu sur Hostel même si ce n'était pas très nécessaire au vue du numéro précédent, mais aussi sur Hellbent, le "premier slasher 100% gay" (eh les mecs ! Et David DeCoteau alors, vous l'avez oublié ?) qui a pourtant la réputation d'être un sombre navet, et un long et sympathique compte rendu du sympathique American Film Market 2005.

Viennent ensuite les habituels Interview Carrière (Aldo Lado ce mois-ci, réalisateur de La Bête Tue de Sang-Froid entre autre), les Notules Lunaires toujours aussi drôle, le Fantastic Guide (chapitre 71 les gars !) qui se laisse un peu aller en ne chroniquant qu'un Critters sur les quatre, et bien entendu les rubrique DVD, musique, jeux vidéos, etc.

On peut remarquer également un article consacré à la chaîne CineFX, que l'on suppose être présente pour dissiper le malaise suite à ce qui c'est passé après la parution de l'article sur l'apparition de Sci-Fi Channel en France (on se souvient des discussions houleuses sur le Net, sur les forum de DevilDead et Mad Movies entres autres)...

Un numéro très sympathique qui offre cette fois-ci un Lucio Fulci en DVD, The Black Cat. Pas un grand Fulci mais pas un des pires non plus (c'est pas L'Enfer des Zombies mais c'est pas non plus Les Fantômes de Sodome quoi), avec la VF et la VA. Un film pas indispensable mais qui possède ses bons moments. 

mercredi 15 février 2006

Poulpe Premutos


Et voilà un petit truc que Lady A. a fait pour moi, à l'aquarelle. Un Premutos version poulpe, avec son chapeau sur la tête ! C'est un ancien travail fait un peu à l'arrache, juste histoire de s'occuper. Il doit s'agir d'un des tout premiers dessins que l'illustratrice a réalisée spécialement pour moi, et l'une de ses premières représentations du personnage.

L'image est malheureusement floue car il ne s'agit pas d'une numérisation mais d'une photographie (un peu arrangée).

mardi 14 février 2006

Hellsing Ultimate – OAV 1

Une déception.

Eh oui, a trop attendre, on est déçu... Les 30 premières minutes preview donnaient envie tant la qualité semblait au rendez-vous et pourtant au final, c'est seulement des regrets que j'en retiens...

Pour bien commencer parlons des points forts tout d'abord, car cette nouvelle monture d'Hellsing n'en est pas dénuée, loin de là. On peut admirer Alucard, qui n'a pas changé. Toujours aussi charismatique, hautain et puissant, il est le personnage le plus réussie de l'anime. Viens ensuite cette grande surprise concernant Seras Victoria. Un poil plus dynamique que dans la série ou le manga (durée restreinte oblige), nous la voyons un peu moins s'apitoyer sur son sort et dévoiler la véritable vampire qui sommeil en elle dans une scène très impressionnante. Elle est bien entendu au centre des enjeux comiques toujours aussi drôles (ses rêves dans "l'autre monde", représentés par les previews des autres épisodes dans la série, bien que l'esprit du Hankonen brille par son absence) et on apprécie un design un peu plus mature. Quant à Integra, elle est comme Alucard: inchangée, elle reste la digne dirigeante d'Hellsing. Enfin on note un relooking très appréciables pour les goules. Celles-ci sont véritablement hideuses et féroces, et non du simple menu fretin comme elles en avaient l'air dans la série.

Côté action cet OAV donne dans la surenchère et le fun absolu. Plus proche du manga, les séquences sont impressionnantes: la destruction d'Alucard par les goules, le pétage de plomb de Seras qui montre sa nature vampire, et LE clou du spectacle bien sûr, qui n'est autre que l'excellent affrontement entre Alucard et Anderso. De même, le gore vient enfin pointer le bout de son nez et c'est un déluge de démembrement tout bonnement jouissif qui s'offre à nous !

Rajoutons à cela des plans de folie tantôt directement issues du manga (Alucard et Seras brandissant leurs armes, le visage dans l'ombre), ou conçu pour l'occasion (le Casull brandit en l'air sous la pleine lune). Un grand soin a été apporté a la réalisation, ce qui fait bien plaisir.


Malheureusement...

Tout cela est contrebalancé par une foule de défauts qu'il serait trop long à énumérer. Il faut d'abord faire mention de la musique. Horripilante, nullissime, il s'agit d'une musique électro ultra répétitive ne collant pas du tout avec les scènes et qui semble n'être là que pour combler la bande-son. Inutile de dire qu'il est impossible de ne pas faire la comparaison avec les musiques prodigieuses de la séries, qui manquent ici terriblement, et que l'on essaie vainement de retransposer lors des scènes-clés. Une catastrophe pour ce qui était l'un des meilleurs points de la série !

Viens ensuite le problème des doublages et de choix de chara-design. Si le trio principal d'Hellsing reste inchangé, il faut noter le changement de voix catastrophique de Walter qui ne va pas du tout au personnage, et dont le visage est sur certains plans pas des plus réussie. Ce qui passe encore avec ce personnage finalement peu présent ne va par contre pas du tout avec LE second personnage culte de la série, à savoir Anderson. Toujours aussi grand et impressionnant, son visage est cependant plus grossier et moins expressif que dans l'ancien design, ses mouvements beaucoup plus rigide et moins gracieux (le voir marcher vers Seras une fois Alucard décapité, et comparer ce passage dans la scène du métro dans la série !) et surtout, il se voit être doté d'un doublage atroce.

Là où l'ancien doubleur avait donné au personnage une voix teinte d'une certaine folie euphorique, il n'y a ici qu'une voix rauque semblant provenir d'une caricature d'un méchant de Saint Seya ou Hokuto no Ken... Pire, la démence émise lors de ses dialogues semble grandement forcé, ce qui se ressent horriblement lors de ses éclats de rire qui ne dégage absolument rien. Fini le Anderson qui pète un plomb en tuant du vampire, on a là un basique rire forcé de méchant comme dans les animes les plus basiques...


Non content de relooker sensiblement Walter et Anderson, et pas avec réussite, le chara-design devient par contre véritablement HIDEUX avec les personnages secondaires. Ainsi le prêtre vampire du début garde au début son visage, semblable au manga et à la série, pour changer progressivement lors des scènes suivantes. Des traits grossiers dessinés à la va-vite et sans implication de la part du dessinateur, qui donne l'impression d'avoir un figurant d'arrière plan au lieu d'un véritable protagoniste... Le problème se retrouve avec les deux adolescent vampire qui n'ont plus rien de commun avec ceux que nous connaissons, le bonnet mis à part (c'est flagrant pour la fille qui se retrouve carrément avec un visage masculin !).

Il faut aussi remarquer un sous-emploi total de ces derniers. Le prêtre vampire demeure un personnage, mais les adolescents vampires ne sont présent que quelques secondes. Walter n'a que trois lignes de dialogues et Integra n'apparaît finalement que très peu... Ce problème peut être compréhensible au vue de la durée limité de l'OAV (une cinquantaine de minute), mais cela rapporte un autre soucis qui est celui de vouloir tout caser en un minimum de temps... Ainsi les scènes s’enchainent sans temps mort alors que les personnages restent tous en retrait, et on a même l'impression que les évènements se déroulent en un ou deux jours seulement... Se dégage une impression de surcharge lié à des séquences inutiles et parfois trop longues (voir notamment la présentation de Anderson à l'orphelinat, qui commençait bien avant de s'éterniser pour rien).

Enfin, il faut aussi souligner la médiocrité d'un ou deux passages qui ne sont pas du tout en phase avec ce que l'on connait de cette univers, notamment lors de la destruction du couple de vampires adolescent. Là où le manga nous montrait Alucard expédier le garçon en quelques coups, et où la série nous le montrait s'amuser à ridiculiser ces buveurs de sang débutant, on a ici une fusillade dix fois trop longue et inutile par Alucard qui ne dégage en rien les habituels mise à mort avec classe que l'on connaît...

Peut-être au fond en attendais-je trop. Peut-être que je souhaitais une surprise équivalente à celle de la série télé dont je ne retient que les qualités. Peut-être devrais-je attendre de voir les deux OAV à la suite... Mais mon jugement pour ne laisse place qu'à une grande déception et je ne suis plus si pressé que ça de voir la suite...


samedi 11 février 2006

Fruits Basket, T.16

C'est toujours un plaisir de trouver son Fruits Basket et ce 16ème volume ne fait pas exception, d'autant plus qu'il s'agit d'un numéro assez spécial.

Pas vraiment question d'avancer l'histoire ici, puisqu'on parle surtout de deux personnages très en retrait dans le récit, j'ai nommé: le papa et la maman de Tohru. Les 3/4 du manga seront donc consacré à la vie adolescente de "Papillon Rouge", narrant son existence violente (passage à tabac, rejet des parents et de l'Éducation) jusqu'à sa rencontre avec son futur mari dont on apprend par ailleurs beaucoup de chose. Puis évidemment nous assisteront à la naissance de Tohru et à la mort tragique du père de celle-ci.

Conséquence: ça fait du bien ! On se moque subitement de connaître la suite de l'histoire et plonger dans le passé pour mieux connaître celle que Tohru semblait décrire comme la mère parfaite est un plaisir immense. Le mythe en prend un coup (d'autant plus que c'est Kyo qui raconte le passé de Katsuna, que celle-ci lui a elle-même raconté) et nous voyons les choses d'un point de vue différent. Katsuna était humaine et pas parfaite, elle a beaucoup souffert et on regrette qu'elle ne soit pas présente encore dans l'histoire pour qu'elle puisse avoir droit à une part de bonheur.

Natsuji Takaya synthétise tout l'essence de son manga en ce court passage (humour léger ou délirant, psychologie trouble, ambiance tragique et noire...) et réalise peut-être ce qui est LE meilleur acte de son œuvre. Un régal.

Le dernier quart du livre nous fait un peu plus progresser dans l'histoire. Nous auront tout d'abord droit à quelques réflexions internes d'un Kyo qui semble se refermer un peu plus sur lui-même, et nous en apprendrons plus sur lui par le biais d'un rêve où seront présente la mère de Tohru et la sienne, après son suicide (de là à dire que c'est Kyo enfant qui a découvert le corps de celle-ci, il n'y a qu'un pas). Ensuite nous en voyons un peu plus sur Yuki qui lui semble revivre de plus en plus – et on assiste peut-être même à une futur relation avec Machi (on avait de toute façon plus ou moins l'impression dernièrement qu'il ne finirait pas avec Tohru suite à sa déclaration il y a un ou deux volumes).

Enfin nous assistons à un passage chez les Soma durant le nouvel an, où l'on peutvoir Ayame faire le pitre, Hatori sourire (si !!!!) et Akito être violent (comme d'hab) et même... Yuki s'affirmer en pardonnant à Akito son comportement passé et en s'excusant auprès d'Hatori ! Quant à Rin et Haru, c'est dans une belle image d'étreinte qu'ils concluent ce 16ème numéro.

Un Fruits Basket nettement au-dessus de la moyenne donc, et qui nous débarrasse pleinement des petites déceptions des derniers volumes (qui sentait le bâclage à plein nez concernant le triangle Yuki-Tohru-Kyo) pour nous transporter dans une tempête de sentiments comme Natsuki Takaya sait bien le faire.

A ne pas rater !

lundi 6 février 2006

Preview: The Witches Hammer

   

Encore une preview d'un petit Z qu'on ne verra probablement jamais. Comme son titre ne l'indique pas, The Witches Hammer est un film de... vampires ! Repompe évidente de Blade et Underworld, l'histoire narre comment une jeune femme est ramenée à la vie en tant que vampire par une organisation top secrète, Project 571, et entrainée à devenir un assassin mortelle pour détruire d'autres Nosferatus. Malheureusement toute l'équipe est décimée et elle doit empêchée un Maître vampire de mettre la main sur un ancien grimoire ayant le pouvoir de réanimer les morts. Avec l'aide de deux prêtres, elle devra également contrer les démons et les sorcières cherchant eux aussi à s'emparer du livre... C'est très basique en gros, mais ça pourrait quand même être prétexte à de gros débordements. Et n'imaginez pas le retour d'un gothique classieux, car malgré la présence du "Hammer" du titre, ce film anglais n'a strictement rien à voir avec les produits de la glorieuse firme.


Reste que ça délire sec, avec une vampire qui se la joue Terminator 2 avec sa Gatling et un cabotinage grotesque de toute l'équipe du film, composée de vampires, sorcières et de ninjas ! Du bon gros nanar filmé à la DV pour pas un rond, on a beau en avoir des dizaines tous les mois, ça trouve toujours le moyen de donner envie ! Ça sortira le 7 mars directement en DVD chez nos amis anglais et faudra pas espérer voir sortir la chose chez nous.
Enfin, histoire de faire cool et de dire que j'en sais des choses, The Hammer Witches se paie la présence de Stéphanie Beacham, actrice de série télé qu'on aura pu voir dans de "prestigieuses" séries telle que Dynastie, Beverly Hills 90210 ou encore Charmed... Mouais bon, je vais quand même citer SeaQuest, Police des Mers histoire de lui donner un peu de valeur à nos yeux, hein ?