samedi 24 septembre 2005

Portraits Natasha d'Ambre & Premutos du Chaos

http://i.imgur.com/Kqpejma.png        http://i.imgur.com/Z69jEkc.png

Deux portraits de Natasha d'Ambre et Premutos du Chaos, réalisés par Chronitio. Ces retouches d'images font partie d'une petite série qui reprend les personnages joueurs du forum Ambreworld. Je ne sais pas de quel jeu vidéo provient la base...

Natasha retrouve cette couleur de cheveux châtain / auburn qui lui avait été un temps imposée en raison de la décision des administrateurs de "bannir le noir" des couleurs des PJ. Il en va de même avec Premutos.


jeudi 22 septembre 2005

Nightwish


NIGHTWISH
(1990)

Le film commence en nous présentant des étudiants en parapsychologie et leur professeur faisant une expérience sur les rêves et les cauchemars, tâchant d'en garder le contrôle sans visiblement beaucoup de succès. Après une séquence introduisant cela, nous passons à un autre cadre: celui d'une maison isolée dans un décors désertique. Nos étudiants y rejoignent leur mentor dans le but de l'assister à une expérience sur le surnaturel: il semblerait que la maison abrite une entité démoniaque, et le professeur souhaiterait avoir la preuve de son existence…



Commencer un sujet de science fiction pour ensuite s'orienter vers le cliché du film d'horreur avec l'habituel groupe aux prises avec une force dangereuse dans un lieu clos, voilà l'étrange parti-pris de Nightwish. Problème de script ? Et bien non pas vraiment, mais il faut attendre le final pour comprendre un tant soit peu ce scénario visiblement bancal, en tout cas très perturbant. Car Nightwish n'est jamais vraiment compréhensible, tant les situations s’enchaîne les unes aux autres en faisant fi des précédentes, et le film déroute constamment le spectateur par les réactions ou les agissements des personnages, tout simplement aberrant: un type est tué d'un coup de couteau ? Pas grave, personne ne semble se rappeler de ça l'instant d'après. Un autre se fait couper un doigt ? Tant pis, cela ne provoque chez lui guère plus de réaction qu'une vive douleur sur le moment. On parle d'une entité démoniaque pour ensuite voir des fantômes ou théoriser sur un complot extraterrestre ? Au temps pour la cohérence.

 

 
En dépit de toute logique, Nightwish aligne une série de scènes complètement décalés, tel ce rêve "érotique", complètement gratuit et hors propos, l'apparition subite d'un morceau de corps humain dans un réfrigérateur ou le retour d'un personnage, complètement hilare, sans aucune raison ni nécessité particulière. Le spectateur déconcerté essaye alors de se raccrocher à la trame principale de l'histoire, qui fait un peu penser au From Beyond de Stuart Gordon avec cette espèce de créature ectoplasmique en forme de vers géant, tout droit venu d'une autre dimension, qui semble pouvoir générer un climat de paranoïa autour de lui et altérer la réalité (un personnage voit ses amis sous forme de monstres le temps d'un moment, une autre voit un type apparaître subitement pour lui placer la tête dans un bocal remplie d'araignées…). Mais alors qu'on se croit en terrain connu malgré tout, on perd vite pied avec l'orientation du scénario. Le docteur devient soudainement un psychopathe qui abat un de ses élèves et se fait aider par un assistant attardé mental (qui sert visiblement de cobaye à en juger par une réplique et la présence de cicatrices sur son cou), tandis que l'un des personnage va découvrir dans les fondations sous la maison un tas de cadavres gluants censés êtres les victimes des expériences du professeur, mais qui sont utilisés comme hôtes pour des larves étranges de nature supposément extraterrestre. 




Impossible de savoir de quoi il est réellement question, et le récit stagne complètement. Alors qu'on s'attendait à voir disparaître l'un après l'autre chaque acteur du film, aucun monstre ne vient s'attaquer à eux. Le film possède alors un rythme de progression en dents de scie, passant du lent (dialogues stupides et inutiles entres les acteurs qui déambulent dans la maison) au rapide (enchaînement de séquences sans rapport comme la poursuite entre une des filles et l'assistant, la découverte des cadavres, les hallucinations et les rêves, etc.), ce qui accentue la bizarrerie de la chose. Et alors que l'on approche de la fin et qu'un retournement de situation final semble venir éclairer notre lanterne, permettant une explication à tout ce que l'on vient de voir, un second twist intervient subitement, sans prévenir, déconcertant à nouveau. Perplexe, on se pose encore la question: est-ce un habile pied-de-nez aux histoires conventionnelles ou est-ce que le réalisateur ne savait pas lui-même ce qu'il faisait ? En tout cas, la réaction du spectateur dépendra surtout des goûts et de l'humeur du moment.


 
Imprévisible, déroutant et très onirique, Nightwish compte aussi sur une mise en scène parfois inspiré (vue subjective depuis une bouche ouverte), un éclairage assez particulier par instant, parfois cheap mais conférant au film une certaine ambiance évitant une platitude pourtant assez commune au série B de ce type, mais surtout de la présence des studios KNB en ce qui concerne les effets spéciaux, qui livrent de belles amputations, des corps liquéfiés, des morceaux humains perdus çà et là et une fracture du crâne remplie de cafards.


 
Toutefois les effets visuels relatifs à l'ectoplasme sont eux ratés, sorte de dessins animés rajoutés sur le film et marquant le manque sévère de budget. De même le jeu des acteurs est une catastrophe, en rajoutant presque à la situation (est-ce que personne ne semble réagir normalement parce que c'est le scénario qui le veut ou parce que les acteurs sont nuls ?), même s'il faut compter sur la présence sympathique de Elizabeth Kaitan (une habituée des nanars sexy et érotiques tel que les Vice Academy 3 à 5, Dr. Alien ou encore Slave Girls From Beyond Infinity) et surtout du toujours impressionnant Brian Thompson (inoubliable tueur au couteau dans Cobra), très sympathique à suivre même s'il n'est pas souvent présent à l'écran.



Série B visiblement typique des années 80 (gore, érotisme, scénario stupide et budget inexistant), Nightwish possède quelques atouts mais se perd dans un scénario très étrange. Raté ou réussi ? Impossible de le dire (enfin peut-être pas "réussi" non plus, faut pas exagérer !) mais une chose est sûre, voilà un film qui n'est pas banal et qui offre une alternative intéressante aux productions parfois répétitifs et banales de l'époque.


mardi 20 septembre 2005

Dr. Poulet: Scénario terminé !


C'est en plein pendant un cours de math que le scénario de Attack of the Horrible Dr. Poulet ! fini de prendre forme dans ma tête. Je suis en IUT, et je n'ai pas fait de mathématiques depuis longtemps. Incapable de suivre, je passe alors une heure et demi à plancher sur une idée délirante inventée peu avant: faire un film autour du thème des nanars, une sorte d'hommage fauché, une série Z volontaire et parfaitement assumée.


L'histoire est donc maintenant définie, et je l'ai décrite a quelqu'un de cette manière: "On parodie Le Seigneur des Anneaux, avec une VHS maudite à la place d'un anneau. La Déesse du Nanar nous guide pour éviter les pièges de l'Horrible Dr. Poulet, un ex-savant fou communiste ayant été ressuscité dans un corps humanoïde mi-homme mi-poulet, et ses hordes de zombies navets." Un script globalement ficelé, je n'ai plus que les dialogues et quelques détails à terminer, même si cela me prendra encore un peu de temps.


Bien évidemment tout le monde me redoute la confection des effets spéciaux, mais j'ai déjà prévu d'y aller grossièrement, à base de maquillage primitif et de masques bien con. L'idée plaît et réunis pas mal de monde autour du projet: j'ai donc déjà trouvé la plupart de mes acteurs...


mardi 13 septembre 2005

L'Éveil de la Bête (Beast Rising)


L'EVEIL DE LA BÊTE
BEAST RISING
(1987)

Comédien confirmé ayant fait ses preuves au théâtre, et œuvrant occasionnellement pour le petit écran en faisant l’acteur dans quelques séries et téléfilms sans envergures, Gregg Almquist s’est aussi par deux fois attelé à l’écriture avec ce Beast Rising, puis Wolf Kill. Malgré une belle prose, notre écrivain cumule pas mal de passage à vide et au final ne raconte pas grand-chose d’intéressant…

Dans un coin perdu du Minnesota, près du Lac de la Femme et des marais, arrive Laird Menton, un jeune homme perturbé tout juste sorti de la clinique où il fut interné après le suicide de sa petite amie. Afin de se ressourcer il s’installe chez un parent éloigné, Rosmer Erasmus Olson – dit Remo, un vieil excentrique alcoolique qui est obsédé par le lac ainsi que par le Livre de Gilgamesh, œuvre antique qu’il considère comme sa Bible. Peu à l’aise par les délires de Remo et le manque d’ambiance du petit bled, Laird se laisse aller au travail physique et se fait draguer par une jeune femme sans même y prêter attention. Il accepte tout de même son invitation à la baignade malgré le comportement de Remo qui est du genre à prendre le fusil pour chasser les intrus de « son » lac. C’est alors qu’une amie qui les accompagne disparaît subitement sous l’eau. Son corps ne sera pas retrouvé. Intrigué par tous les secrets tournant autour du lac, Laird décide d’enquêter…

Transposition du mythe du Monstre du Loch Ness aux USA, Beast Rising possède la même particularité que son sujet d’inspiration: du vent et rien que du vent ! Alors que le titre nous évoque l’apparition d’un Léviathan gigantesque, nous passons le plus clair de notre temps à nous demander si la bête existe vraiment. La faute non pas à l’histoire, car la créature est belle et bien là mais volontairement cachée au lecteur, mais à l’auteur qui passe son temps à nous décrire les paysages (on va le savoir que le mica ça fait joli sous l’eau !) et à nous servir des discussions très dispensables car sans utilité aucune à l’intrigue.

Attention, le style de Almquist est loin d’être indigeste et même s’il a tendance à bien trop surcharger ses descriptions (notamment celles des marais et du lac, très poétique mais redondantes, surtout au bout d’une dizaine de chapitres), le tout se lit facilement voir même rapidement. Seulement le récit traîne en longueur bien plus qu’il ne le devrait et aurait mérité d’être condensée plutôt que de s’étaler inutilement sur quatre parties. L’intrigue progresse avec peine, l’auteur insiste beaucoup trop sur le Livre de Gilgamesh au point d’en assommer le lecteur alors qu’il aurait pu se limiter à une ou deux références, la vie des bouseux du coin donne lieu à des scènes et des dialogues vides d’intérêt mais plein de remplissage (la partie de base-ball, trop longue par rapport à ce qu’elle apporte, par exemple) et surtout l’enquête de Laird qui n’aboutis qu’en fin d’histoire est un brin trop longue. D’autant plus que le lecteur a un bon train d’avance sur lui, même si l’on est officiellement au courant de l’existence du monstre en même temps que le protagoniste.


Autre défaut, et c’est un comble pour une histoire si étirée, le sous-développement total de certains personnages ! Comme Billie, la tenancière du bar qui a vu son père être l’une des victimes de la créature lorsqu’elle était jeune et qui est persuadée que le Mal rôde dans le lac, mais qui ne va pas un seul instant mener son enquête excepté dans une conclusion franchement expédiée et pas particulièrement nécessaire au vu de ce qui était raconté dans le chapitre précédent (bouclant la boucle assez habilement concernant le personnage de Laird). Ou encore le monstre lui-même, au final une simple créature au long cou, à grosses bosses et tête de dragon. Un plésiosaure dont l’espèce a été piégée lors de la reformations des continents. Trop simpliste et cela s’avère franchement irritant.

Relativisons tout de même: si Beast Rising peut être ennuyeux par ses longueurs, il sait se montrer sympathique au détour de quelques séquences. On note ainsi le climat oppressant qui se fait ressentir a chaque fois que Laird se promène autour du lac, et ça dès sa toute première baignade où il est témoin de l’étrange frétillement d’un banc de poissons, et une atmosphère de paranoïa qui règne lorsque Remo lui affirme qu’il est entrain de perdre les pédales: le vieillard s’empresse d’évoquer le séjour en clinique du jeune homme à ses proches et les soupçons finissent naturellement par se porter sur celui-ci, lequel devient de plus en plus nerveux. Et puisque la créature est pratiquement invisible de tout le bouquin, on en vient effectivement même à avoir des doute quant à son état de santé mental…

On peut aussi saluer le fait que Laird ne soit pas représenté comme un parfait héros. Bien au contraire, il ne témoigne d’aucune sympathie pour qui que ce soit, même pour la pauvre jeune femme qui lui fait du charme. La mort des quelques personnes de son nouvel entourage ne l’affecte pas et attise simplement son intérêt et sa curiosité pour les abords du lac. Sans parler de la romance éventuelle avec Billie qui se termine par le biais d’insultes et de coups de fusils ! La conclusion n’a rien d’un happy end conventionnel et c’est un bon point. Dommage que tout cela soit noyé dans une telle quantité de vide car l’intérêt diminue fortement et toute l’atmosphère mise en place par instant retombe comme un soufflé lors des scènes qui suivent.

On ne retient donc pas grand-chose de ce livre au final, lequel s’étire bien plus qu’il ne le devrait et qui plonge bien souvent dans l’inertie plutôt que de tétaniser d’effroi ou susciter la passion du mystère. Un grand coup d’épée dans l’eau pour cette histoire de monstre marin.

L’Éveil de la Bête
Beast Rising (USA, 1987)
Écrit par: Gregg Almquist

dimanche 11 septembre 2005

Génération Perdue (The Lost Boys)


GÉNÉRATION PERDUE
THE LOST BOYS
(1987)

Santa Carla, en Californie, est considérée comme la Capitale du Monde du Meurtre malgré une apparence des plus charmantes, avec son grand parc d’attraction en bord de mer. Des centaines d’affiches de recherche témoignent pourtant d’un nombre alarmant de disparitions. C’est dans cette ville que viennent s’installer Michael et Sam, emménageant dans la maison de leur grand-père, un taxidermiste un brin excentrique. La première soirée au parc, Sam est avertit de la présence de vampires dans les environs par les frères Frog, deux vendeurs de la boutique de comics du coin, tandis que son frère tombe sous le charme de la belle Star, ce qui le pousse à fréquenter une étrange bande de voyous. Ces derniers se révèlent être en fait un groupe de Nosferatu qui, en lui faisant boire du sang d’un des leurs, le transforme progressivement en une créature de la nuit…
The Lost Boys. Un titre que les amateurs de Peter Pan vont reconnaître puisqu’il s’agit du nom donné aux compagnons du célèbre héros, des enfants ne vieillissant jamais… D’enfants justement, il en était question dans le scénario original qui montrait les frères Frog, alors des gamins de huit ans, affronter une bande de vampires à peine plus vieux qu’eux. Une sorte de Goonies vampirique en quelque sorte, qui aurait pu être intéressant: vu le titre et sa référence à l’œuvre de Sir J.M. Barrie, on imagine bien les frangins être confrontés au désire de rester toujours jeunes et de s’amuser éternellement plutôt que de devenir de vieux cons. Cette histoire ne sera cependant jamais tournée car Richard Donner, réalisateur alors prévu, laisse tomber à cause d'une production trop longue à donner le feu vert et par s’attaquer à l’excellent L’Arme Fatale à la place.
C’est Joel Schumacher qui prend sa place (après que Mary Lambert – respect éternel pour son Simetierre, un des meilleurs films d’horreur de sa génération – ait été écartée du projet pour « divergences artistiques »), demandant toutefois à ce que l’histoire soit changée. Les frères Frog sont relégué au rang de sidekicks, les vampires sont des adolescents aux allures de punks (et par ailleurs le personnage de Star, à l’origine un garçon, devient ici une fille) tandis qu’on rajoute cette famille en personnage principaux, dont les deux frères servent de liens entre les divers protagonistes.
Le problème de cette réécriture c’est qu’elle en devient bancale. Si une partie du métrage est effectivement un peu plus adulte, avec les vampires et cette transformation progressive de Michael, l’autre fait donc justement penser aux Goonies (d’ailleurs on y retrouve Corey Feldman) avec ces enfants se prenant pour de petits Van Helsing. On se retrouve parfois avec des ruptures de ton assez conséquentes entre les pitreries de nos jeunes héros et la sauvagerie des vampires (le massacre des jeunes près du feu de camp). Une scène l’illustre bien lorsque Star rend visite à Michael pour lui avouer qu’il devait être sa première victime et qu’elle lui demande maintenant de l’aider à combattre ce Mal qui les habite. Tandis que Jason Patric nous livre un jeu on ne peut plus sérieux, Corey Haim nous offre une prestation comique en se cachant sous une couette et en balançant des punch-lines censées détendre. Impossible de ne pas être consterné de voir réunis au même moment un passage de tension assez bien poussé et son opposé parfait. Dans le même genre on peut citer ce passage contenant une tension conçue pour monter en intensité ET un désamorçage de tension total, quand Michael est poussé par la soif de sang et commence à se diriger vers son frère alors que ce dernier prend un bain moussant, chantant faux et jouant avec son canard en plastique.
Génération Perdue a constamment le cul entre deux chaises et perd son public potentiel à force de vouloir plaire à tout le monde. Heureusement, le scénario ne fait pas les choses à moitié et les passages sérieux ou légers sont en eux-mêmes bien réussie. On peut ainsi apprécier les scènes relatives aux vampires, qu’il s’agisse du massacre brutal d’un groupe de jeunes, leur façon d’initier un nouveau membre ou bien encore le changement de comportement de Michael qui se replie peu à peu sur lui-même, et à côté de tout ça on peut s’amuser à voir les frères Frog partir à la chasse aux vampires alors qu’ils ne connaissent que leurs bandes-dessinées, piquant de l’eau bénite avec leurs gourdes en plein mariage ou se prenant pour un commando surentraîné.
Autre problème que l’on peut soulever: la fin abrupte. Le film se conclut sur une sorte de blague pas drôle et passe au générique sans réelle transition, donnant l’impression qu’il manque quelque chose. Et effectivement, il faut savoir qu’à la base le script montrait une dernière scène se déroulant quelques temps plus tard, où le vampire David se révèle être en réalité toujours vivant (ce qui explique pourquoi son corps ne se désintègre pas comme ceux des autres) et qui introduisait à une suite qui fut écrite mais jamais tournée: The Lost Girls.
En parlant de vampires, on remarque une ou deux trouvailles sympathiques comme la lévitation (reprise sur Peter Pan) ou encore la physionomie de leurs pieds, dont les doigts ressemblent à des serres de chauves-souris leur permettant de dormir accroché la tête en bas dans leur grotte. Pour le reste c’est assez conventionnel avec le vampire ne pouvant entrer que sur invitation, le pieu dans le cœur qui suffit à tuer, les blessures par eau bénite ou la lumière du jour. De même on retrouve le principe du demi-vampire qui peut retrouver son humanité jusqu’à ce que le Maître de la horde soit éliminé avant sa transformation complète.
Génération Perdue se rattrape avec une réalisation simple mais efficace, comptant de superbes plans aériens pour simuler les envols de nos vampire et quelques musiques sympathiques (la planante Cry Little Sister, thème du film, ou encore l’excellente People are Strange des Doors), et n’hésitant pas à verser dans le gore, notamment dans le mises à mort des vampires dont les corps explosent ou se décomposent en accéléré, et où le sang jaillit à flot des canalisations d’une maison à la manière d’un Evil Dead ! Techniquement bien foutu, il faut aussi rajouter le charme classieux d’un Kiefer Sutherland ainsi que les bonnes prestation de Jason Patric et Corey Feldman. Malheureusement le casting est, au même titre que le film, plutôt inégal et Corey Haim en rajoute un peu trop, Dianne Wiest (la mère) se retrouve à camper un personnage à la limite de l’exaspérant, et Barnard Hughes (le grand-père) n’est pas transcendant dans son rôle de toute façon trop peu développé. Un rôle qui devait être interprété par Keenan Wynn (décédé peu avant le tournage) ou John Carradine (alors bien trop malade).
Génération Perdue a désormais sacrément vieillie (comme souvent avec les films de Schumacher) et son ambiance très eighties ne manquera pas de faire rire aujourd’hui. Passe encore les coupes de cheveux et les vêtements, mais voir ce concert où le chanteur Tim Cappello, le torse nu et huileux, joue de son saxo I Still Believe en se déhanchant sauvagement devant une foule en délire à de quoi provoquer l’hilarité. Un côté rétro que certains apprécieront sûrement moins que d’autres mais qui rappelle la bonne vieille époque où l’on pouvait voir tout et n’importe quoi à l’écran.
Reflet de son temps, Génération Perdue est un film bancale et pas très aboutie, mais divertissant, amusant et possédant un certain charme relatif à son époque.



jeudi 1 septembre 2005

Wallpaper Ambreworld – Premutos / Mordred (v2)


La seconde version du wallpaper de Mordred, pour le forum Ambreworld. Il a effectué de légères retouches de couleurs sur son personnage, qui correspondent cette fois a son avatar du forum, et corrigé un petit défaut sur l'image le représentant. Dans un registre plus anecdotique, le nom des protagonistes est désormais coloré afin de ressortir un peu plus.