samedi 22 février 2003

Dementia 13 (1963)


DEMENTIA 13
(USA, 1963)

Réalisation: Francis Ford Coppola (et Jack Hill, non crédité)
Scénario: Francis Ford Coppola
Musique: Ronald Stein
Avec: Luana Anders, Patrick Magee, William Campbell

Déçue par les dispositions testamentaires de sa belle-mère, Louise est obligée de camoufler la mort accidentelle de son mari. Elle se rend alors en Irlande, dans un château, lors d'une réunion de famille, faisant croire au voyage de son époux afin de s'intégrer sans problème à celle-ci et obtenir une meilleure compensation. Mais les membres possèdent un secret particulier, et un tueur se joint bientôt à eux...

Ce film en noir et blanc est considéré comme le premier Coppola, ce qui n'est pas tout à fait le cas (il avait réalisé un film érotique juste avant).
A l'origine du projet, on y retrouve le producteur Roger Corman, qui demanda à l'un de ses apprenti-cinéastes, Coppola, de faire un film dans le même genre que Psychose. Évidemment, il lui demande de réaliser le plus vite possible et le budget est peu élevé (20 000 dollars). C'est sur le tournage d'une des productions de Corman, The Young Racers, que le réalisateur réussi à réunir le casting.
Tout comme dans le film d'Alfred Hitchcock, on retrouve une femme attirée par l'argent qui semble être l'héroïne du film avant de succomber aux violents assauts d'un tueur mystérieux. La célèbre scène de la douche est ici remplacée par une baignade dans un lac, et une hache tient lieu couteau.
Hormis ce début, l'intrigue s'éloigne du classique et tourne à l'enquête policière plutôt bavarde, aux allures de film de psycho-killer.
Le film n'a rien de spécial et on n'arrive pas à y reconnaître le futur cinéaste de Apocalypse Now. Toutefois le métrage reste assez esthétique grâce au noir et blanc et plusieurs séquences impressionnent pour l'époque.
Un film réussi, mais sans plus.
On peut noter que Roger Corman demanda à Jack Hill de tourner une séquence supplémentaire afin que le film soit plus choquant, plus proche du film d'horreur. Il s'agit de la décapitation du chasseur, il est vrai complètement gratuite et ne possédant aucun intérêt narratif.

LA SCÈNE: La mort de Louise, même si l'on connaît Psychose et que l'on note une ressemblance frappante avec la scène culte de ce film. Celle-ci arrive de façon inattendue et se trouve être relativement violente pour l'époque.

vendredi 21 février 2003

Cauchemars à Daytona Beach (1981)


CAUCHEMARS À DAYTONA BEACH
Nightmare / Nightmare in a Damaged Brain (USA, 1981)

Réalisation: Romano Scavolini
Scénario: Romano Scavolini
Musique: Jack Eri Williams
Avec: Sharon Smith, Baird Stafford, C.J. Cooke, Mik Cribeen

Suite à l'assassinat de ses parents, George Tatum est interné dans un hôpital psychiatrique où il fait régulièrement des cauchemars. Son médecin tente de l'aider, et il reçoit deux nouvelles drogues expérimentales qui ont l'air de faire effet sur lui. Mais quelques temps plus tard, le patient s'échappe et commence à tuer. Il se dirige vers Daytona Beach, lieu du drame de son enfance. Au même moment dans la ville, une femme tente de reconstruire sa vie avec son amant et ses enfants. Mais l'un d'eux passe son temps à faire de mauvaises blagues et à traumatiser son entourage.

Un film gore qui trouve son inspiration, au détour de nombreuses scènes, à travers des classiques comme Halloween ou plus particulièrement Maniac. Sans être aussi dérangeant que le film de William Lustig, Cauchemars à Daytona Beach s'en rapproche beaucoup en plusieurs points.
Déjà, l'urbanisation est omniprésente, donnant à l'atmosphère une impression de sale, de froid, même dans les lieux les plus éloignés de la ville comme la plage, les couleurs étant délavées.
Romano Scavolini ne juge pas les actes de son personnage principal, ne le décrivant pas comme un tueur monstrueux mais plutôt comme un malade qui n'arrive pas à se contrôler et qui à besoin d'aide (il pleure devant le cadavre d'une de ses victimes, fait des crises d'épilepsie assez violente, demande à son psy de venir le chercher et téléphone même à un garçon pour lui dire de partir de chez lui afin d'éviter de le tuer).
Le personnage de George Tatum impressionne par son comportement inspirant aussi bien la pitié, la compassion (ses cauchemars, ses crises), que la peur (ses meurtres).
En fait Scavolini, tout en donnant un côté documentaire au film (on ne se sent jamais vraiment impliqué), semble plutôt critiquer les méthodes des psychiatres, même si elles sont de bonne foi, qui relâchent de dangereux malades mentaux qu'ils pensent pouvoir contrôler. D'ailleurs, le médecin est le seul protagoniste à ne pas croire Tatum comme le coupable des meurtres de Daytona Beach. Le point de vue du cinéaste se résume en fait à dire qu'on ne change pas un homme, surtout pas un monstre, même si ce dernier n'est pas véritablement responsable de son état (dans le cas présent, un traumatisme ne disparait pas comme ça). Ainsi, le cinéaste ne livre pas de jugement impartial et ne condamne pas George Tatum comme un vulgaire assassin.
On peut aussi noter la façon dont le malade et le petit garçon se ressemblent (et pour cause). Ce dernier n'arrête pas de faire des blagues de très mauvais goût, donnant plusieurs fois le doute au spectateur quant à la véritable identité de l'assassin. On ne sait plus si la scène qui se déroule est le spectacle d'un enfant morbide ou l'acte d'un vrai tueur. Évidemment, et dès le début, plus le film avance et plus on se doute qu'il y a un rapport entre Tatum et la famille, hors du simple fait que Daytona Beach soit le lieu du drame de l'enfance du fugitif. La fin du métrage confirme ce dont le spectateur se doutait: la mère de la famille est l'ex-femme de George Tatum. Le petit garçon est donc son fils, ce qui explique son comportement sadique. Le film se termine sous forme de boucle car c'est le personnage principal qui a tué ses parents lorsqu'il était enfant, et c'est son fils, jeune lui aussi, que le tue à présent. La dernière image, symbole de l'horreur qui se répètera, nous montre l'enfant adresser un clin d’œil à la caméra, après abattu son père.
Cauchemars à Daytona Beach montre que les enfants peuvent être cruels. D'ailleurs il est évident que même adulte, George Tatum est resté enfant dans sa tête.
C'est sûrement ce qui provoquera l'interdiction du film en Grande-Bretagne, plus que le gore lui-même. Ces effets sanglants, réalistes et réussis, ont longtemps été attribués à Tom Savini, qui ne fut que consultant. Son nom fut exploité pour la promotion. Une démarche inutile car l'histoire est beaucoup plus intéressante que le maquillage. On remarque toutefois que celui-ci ne gâche pas le film, la violence et la nudité sont même naturels dans l'atmosphère froide du film. Les acteurs sont convaincant, en particulier les deux acteurs principaux, jouant le tueur  et le petit garçon. Ce dernier n'est en plus jamais agaçant, comme la plupart des enfants au cinéma.

LA SCÈNE: Si la toute première scène du film, où Tatum se réveil dans son lit, est marquante car inattendue, donnant le ton au film, la meilleure scène est le flashback final de son enfance, montrant ce dernier, enfant, apercevoir sa mère au lit avec un homme. Le petit garçon prend une hache et massacre les deux adultes dans un déluge gore très impressionnant. Une scène souvent censurée.
Une autre, excellente, est a noter. Elle doit son inspiration à Halloween. En pleine journée, alors qu'on ne se doute de rien, la mère de famille, qui a décidée de revendre sa maison, la prend en photo avec son amant pour une agence immobilière. Alors qu'ils parlent, l'homme semble intrigué par le cliché Polaroid qui vient de sortir de l'appareil, et n'arrête pas de regarder une des fenêtres. On voit alors sur la photo une silhouette humaine apparaitre à celle-ci, hors on sait que les enfants ne s'y trouvent pas. Le couple décide d'entrer dans la maison, mais n'y trouveront rien. Par contre le spectateur, lui...

jeudi 20 février 2003

Opération Seguin 2: Ku Klux Gland


Suite de notre première Opération Seguin (titre parodiant un certain running-gag aux Guignols de l'Info à l'époque), où Fabien et moi-même filmions la mort d'une petite peluche à la manière d'une vidéo d'exécution. Ici, l'ourson appartenait à un de mes jeunes cousins, l'ayant alors oublié depuis des années chez moi. Fait main, il était en fait extrêmement résistant !

Le sous-titre de "Ku Klux Gland" était, je crois, une idée de Fabien. La vidéo était surtout un moyen de nous occuper durant un après-midi et le montage lui-même n'était qu'un gros test des fonctions du logiciel de montage que je découvrais (Windows Movie Maker).

Runaway


Les TPE, Travaux Pratiques Encadrés, étaient des travaux d'études a effectuer en petits groupes, généralement par trois élèves. Le but étaient de délivrer un compte-rendu sur un sujet X, en une présentation orale devant professeurs, la note délivrée comptant pour le BAC.

En 2003 j'ai pondu une vidéo pour mon propre groupe (un remake du mythe d'Antigone version, euh, spéciale) et pour un second groupe dont je ne me souviens plus le thème, mais qui avait un projet concret derrière. Et puis il y a ce groupe, devant travailler sur "les artistes par qui le scandale arrive". Leur est venue l'idée de faire une vidéo provocante / scandaleuse à montrer durant l'entretien pour soutenir leur compte-rendu.

Au final, on a complètement improvisé. Matthieu m'a demandé de venir chez lui avec la caméra, où l'on devait discuter du projet. Sur place il manquait un des membres du groupe, puis très vite le projet est passé du stade sérieux au grand n'importe quoi. La première idée était de filmer en caméra caché Matthieu et Philippe entrer dans un magasin quelconque et d'y improviser leurs réactions sous prétexte d'Art. Bien sûr cela aurait demandé d'être véritablement provocant et de faire les choses telles quelles, mais dans le doute les concernés ont demandé la permission de filmer à l'intérieur d'un Truffaut ou d'un Jardiland, ce qui n'a pas été accepté par la direction (allez comprendre).

Alors, avec le temps perdu, il a été décidé d'improviser quelque chose. Nous nous sommes rendu dans un bâtiment abandonné de Vendôme (celui en début de film), dans lequel nous sommes rentré évidemment sans autorisation, puis de là nous avons filmé... La chose...

Aucune logique nulle part, on a juste fini par arrêter avec la tombée de la nuit. Déjà horrible, le résultat est devenu encore pire avec mon montage, en tout cas avec toute l'intro à la Star Wars que j'ai fait parce que... Je ne sais même plus. Je me suis amusé avec le programme j'imagine...

Au final, les professeurs ont détestés et les élèves furent incapable de défendre leur projet. La seule chose qui en est ressortie est un commentaire du prof d'Art Plastique, qui aura déclaré que seul le montage valait quelque chose. Une petite fierté pour moi, à l'époque...

dimanche 9 février 2003

The Day After


Vidéo de très mauvaise qualité. Il s'agit de l'un de mes premiers montages sur ordinateur, a une époque où je ne maîtrisais pas complètement le logiciel (pourtant un vieux Windows Movie Maker de base) et je ne savais jamais vraiment quoi choisir en terme de résolution et de format lors de l'exportation.

Quoiqu'il en soit, il s'agit d'un projet d'études dans le cadre du lycée. Les TPE pour ceux qui s'en souviennent (Travaux Pratiques Organisés), un travail de groupe qui se met en place assez tôt dans l'année et qui amène à une présentation orale, notée pour le Bac. Les élèves doivent généralement illustrer leurs recherches via plusieurs documents, images ou autres.

Étant le seul élève manipulant un tant soit peu la vidéo dans mon lycée, ma passion palliant mon manque de connaissance (c'est ainsi que j'ai appris les bases, progressivement), j'ai été sollicité par deux autres groupes en plus du miens pour offrir une vidéo et un montage.

Pour la présente, le responsable voulait quelque chose de sérieux et a organisé une demande de tournage à la Bibliothèque. Je n'ai fais que suivre ses directives et je l'ai aidé pour mettre en scène le séisme. Concernant le montage, j'ai également suivis ses indications concernant les "effets spéciaux" sonores, même si je me suis un peu lâché sur la fin (le générique Star Wars, bon sang mais qu'avais-je donc dans la tête ?!).

A ce titre on peut reconnaitre ma "patte" dans pas mal de petits détails, du nom de la boite de prod (Videodrome, comme le film de Cronenberg) au jingle télévisé (le célèbre thème des Goblins pour Dawn of the Dead). Détail amusant: lorsque les livres en arrière-plan se mettent a tomber durant l'attaque finale, on peut voir une main les pousser !