mardi 25 décembre 2001

vendredi 22 juin 2001

Journal d'un Survivant – Entrée 18/18

Dimanche 22 Juin 2001

Incident mineur ce matin.
Alors que nous devions remplacer le blindé qui bloque les portes arrières par un camion, et le faire rentrer dans un entrepôt juxtaposé au magasin par souci de sécurité, nous avons été agressé par les zombies. Ils étaient tous massés à l'avant du centre commercial mais quelque chose les a attirés: une odeur de sang.
Natasha nous a avouée un peu plus tard qu'elle avait ses règles. Ce n'est pas grave car la mission s'est accomplie sans problème. Elle devra cependant éviter de sortir ces prochains jours.

13h12. Arrivée de l'hélico de l'autre groupe. Il y a eu un peu de tension à la venue de ces étrangers dans notre zone, mais elle s'est vite dissipée.
Nous avons donc fait la connaissance de Roger Peterson (35 ans), un militaire dont le régiment a été décimé par une attaque de Drain Deimos, Matthew Stevens (30 ans), qui était prof d'Histoire dans un lycée de la ville et Ophelia Roses (22 ans), une jeune femme qui faisait des études en médecine.
Le quartier qu'ils ont libérés se résume à quelques immeubles à moitié en ruines. Ils n'ont presque plus de ressources et il reste encore cinq personnes là-bas.
Il a été décidé qu'ils viendront s'installer dans le centre commercial, qui est un endroit plus sûr.
A l'aide des deux hélicos nous irons les chercher demain, ainsi que leur équipement. J'ai toutefois demandé à Natasha et à Dwayne de rester, avec Ophelia et Matthew, pendant que nous irons effectuer les transports.
Ces mecs ont l'air réglos et on dû vivre le même genre de chance que nous. Un peu de compagnie ne nous fera pas de mal.

Et c'est là-dessus que se conclu l'odyssée de notre narrateur anonyme. J'avais prévu quelques péripéties à venir, seulement à ma réunion avec Fabien j'ai découverts que celui-ci avait été capable de conclure son histoire. Je n'ai hélas pas la copie de sa version, car je l'aurai publiée en parallèle, mais son héros finissait par rejoindre l'armée des morts après une lente descente aux Enfers. En vérité j'ai trouvé qu'il avait fait du tellement bon boulot que je n'ai pas cru bon continuer seul de mon côté.
Son intrigue reposait autour d'un père de famille forcé de vivre reclus chez lui suite à l'épidémie et finissant par détester sa propre famille. D'abord l'insupportable belle-mère pour laquelle il n'a aucun sentiment, puis sa femme qui lui paraît irraisonnée et enfin son sale mioche qui a tôt fait de lui peser sur le système. Il devient violent, psychotique et fini par devenir un zombie à son tour.
Fabien, tu étais le meilleur de nous deux et même 15 ans après, sans avoir relu ton texte, je te tire mon chapeau.

Quant a nos personnages, je n'ai aucune idée de ce qu'ils ont pu devenir. Ce que j'avais en tête a vite disparu au fil du temps, et seule Natasha a fini par s'échapper de cet univers pour avoir une vie bien a elle...

jeudi 21 juin 2001

Journal d'un Survivant – Entrée 17/18

Samedi 21 Juin 2001

Une odeur de pourriture venant des cadavres a commencée à se faire sentir. Il a fallu se débarrasser d'eux. On les a transportés grâce à des chariots puis on les a balancés sur le parking. Ça fait une sorte de nouvelle barricade organique.
Ce travail nous a pris plus de la matinée et on s'est tous mis à gerber. Dwayne a craqué et il est parti e pleurant. Natasha était presque dans le même état et Reggie s'est foutu un walkman sur les oreilles pour se concentrer sur de la musique. John m'a vu flancher un moment, il est venu m'aider et m'a demandé de me reposer un instant. J'ai refusé.
Le plus dur était de ne pas regarder le visage des morts. En face de vous, un zombie ne vous inspire que de la peur ou de la rage. Mais une fois mort, on se rend compte qu'ils étaient des êtres humains. Il y avait des gens de tout âge, même des bébés putain !
Après ça, tout le monde s'est isolé. Dans ce genre de moment, on ne veut parler à personne.
Il a quand même fallu communiquer avec l'autre équipe. Trois d'entre eux arriveront nous voir avec un hélico. On fera une nouvelle mise au point sur la situation.
Maintenant je vais aller dans la salle d'arcade pour jouer un peu et oublier ce que nous avons fait.
On se croyait fort après tout ce qui nous était arrivé jusque là, mais on vient d'avoir la preuve que nous sommes bien plus fragile qu'on aurait pu le croire. Tant physiquement que psychologiquement. L'ennemi à tous les atouts.

Et aussi: un centre commercial désert, ça fait bien plus peur que tout ce que j'ai vu jusqu'à maintenant. C'est en me rendant compte de cette solitude que, pendant un court instant, je me suis demandé s'il ne valait pas mieux être mort que de vivre comme ça.

mercredi 20 juin 2001

Journal d'un Survivant – Entrée 16/18

Vendredi 20 Juin 2001

On s'est amusé à balancer du toit des parpaings et des briques sur le coin de la gueule des zombies qui hantent le parking. Marrant...
Maria            j'ai écris Maria ! Je voulais dire Natasha a réussie à entrer en contact avec l'autre groupe. Ils sont tous dans un quartier qu'ils ont libérés des monstres pas loin. Ils doivent être une dizaine. Nous sommes en ce moment entrain de prévoir une rencontre entre nous.

mardi 19 juin 2001

Journal d'un Survivant – Entrée 15/18

Jeudi 19 Juin 2001

Ça y est, le centre commercial est libre.
Plus de zombies et pas de mutants. En plus Natasha a presque établie une communication radio avec une autre équipe de survivants. Elle travaille encore dessus.
On a trouvés les derniers morts-vivants dans le vidéoclub, au rayon X !! Selon John, il s'agirait d'un réflexe inconscient. Les zombies reviendraient principalement aux endroits qui tenaient le plus d'importance dans leur vie. Ben mon cochon, comme dirait Reggie !
D'ailleurs avec John et Reg, on s'est tapé une petite projo. C'est pas trop notre préoccupation actuelle, mais c'est vrai que le sexe c'est plus trop ça depuis... Moi depuis Maria...

L'oublierais-je un jour ? Pourquoi m'a t-elle quitté ?
Je tente de prendre un nouveau départ, c'est difficile.

lundi 18 juin 2001

Journal d'un Survivant – Entrée 14/18

Mercredi 18 Juin 2001

Nous avons commencés à exterminer les zombies. Ils sont si stupides qu'il est facile de les piéger.
Quels cons !

Pendant mon tour de garde sur le toit – on surveille aussi l'extérieur – j'ai vu surgir du sol un espèce de gros vers souterrain. La bête était aveugle, avec une énorme carapace chitineuse qui la couvrait entièrement. Une gueule gigantesque de laquelle sortaient des tentacules. Elle s'en servait pour se traîner. Elle ressemblait vraiment aux bestioles d'un film que j'ai vu dans le vidéoclub du magasin: Tremors. J'ai tiré dessus plusieurs fois. Je ne sais pas si je l'ai blessée mais cela l'a agacée, et elle a calmée sa rage en bouffant les zombies avant de repartir. La galerie qu'elle a creusée s'est effondrée sous elle. De toute façon, on n'avait pas l'intention d'explorer les sous-sols.
Natasha a fait brûler la boutique de fleurs car celles-ci devenaient gigantesques, happant et engloutissant sous leurs masses tout ce qui passait à leur portées. Le système anti-incendie a empêché que le feu ne se propage partout.

dimanche 17 juin 2001

Journal d'un Survivant – Entrée 13/18

Mardi 17 Juin 2001

On s'est amusé à piéger des zombies avec les escalators et les portes automatiques. En effet, la salle de contrôle nous appartient. Alors pour se détendre, on met un peu de musique, des choses comme ça...
Parmi les morts-vivants, Reggie aurait retrouvé un vieux pote à lui, avec qui il avait joué du Metal. Ça ne lui a pourtant pas empêché de lui exploser le crâne à la barre à mine.
Natasha passe son temps à mettre de nouvelles fringues. Et comme c'est l'été, elle s'habille évidemment assez... légèrement. C'est un plaisir pour les yeux comparé à la merde qui traine autour de nous. Elle est si belle, j'en arrive parfois à oublier ma pauvre Maria...
Quant à Dwayne, il sombre dans l'alcoolisme et la paranoïa. On fait ce que l'on peut pour le rassurer, mais...
John, lui par contre, est en pleine forme. Il dit qu'il vit un rêve de gosse. Il s'éclate comme un môme avec ce qu'il trouve dans les différents magasins que l'on peut atteindre.

On a bloqué les dernières issues du supermarché avec des camions. Les zombies ne peuvent ni entrer ni sortir. On va d'abord exterminer ceux à l'intérieur, puis on s'occupera de ceux de dehors, toujours plus nombreux.
Je n'ai pas revu de mutants depuis longtemps.

samedi 16 juin 2001

Journal d'un Survivant – Entrée 12/18

Lundi 16 Juin 2001

On est revenu au supermarché.
Nous nous sommes barricadés dans les pièces du dernier étage. Nous avons même un petit hélico sur le toit. Le blindé nous a servi à bloquer les portes de l'arrière par lesquelles nous sommes rentrés, mais il y avait déjà des centaines de zombies dans le magasin.
Reggie et moi avons pillé la boutique d'armes, Natasha, John et Dwayne ont prit toute la bouffe possible. Nous avons ce qu'il faut pour survivre assez longtemps.

Reggie et Dwayne ont fait les cons: ils ont piqués deux semi-remorques sur le parking et ont exploser des zombies avec. John et moi les couvrions avec des fusils sniper. Natasha n'arrêtait pas de faire des comparaisons de la situation actuelle avec le film de George A. Romero, Dawn of the Dead.

Il est tard et c'est mon tour de garde. J'espère que pour les temps à venir on se fendra autant la gueule ! C'est pas tout les jours qu'on possède un magasin entier pour soit.
Ça m'aide à oublier pour Maria...

vendredi 15 juin 2001

Journal d'un Survivant – Entrée 11/18

Dimanche 15 Juin 2001

Je n'ai pas écris la dernière fois.
J'ai perdu Maria, elle est morte. L'après-midi du 14, Reggie, John, Natasha, Dwayne et moi étions partis avec le blindé dans un supermarché afin de réapprovisionner le commissariat. Nous étions sur le chemin du retour quand celui-ci a explosé.
J'ai retrouvé le corps de Maria dans les décombres. Elle était restée pour aider à l'infirmerie... J'ai fait ce qu'il fallait pour qu'elle ne revienne pas.
Nous nous sommes réfugié dans un complexe souterrain abandonné que nous avons trouvés en traversant les égouts. J'y ai vu des rats aussi gros que des Saint-Bernard ! Et des toiles d'araignées gigantesque.
Nous n'avons aucun moyen de savoir si d'autres personnes ont survécus...
Il faut quitter cette ville ! Mais peut-être que ce fléau s'est répandu à travers le pays. Ou le monde... Nous sommes entrain d'étudier un plan des égouts. Pourra t-on survivre à seulement cinq dans ce merdier ?

mercredi 13 juin 2001

Journal d'un Survivant – Entrée 10/18

Vendredi 13 Juin 2001

Vendredi 13... Quelle ironie...
La fatigue et l'ennui commencent à l'emporter sur la peur.
Nous avons perdu quatre hommes dont ce brave Jimmy. Nous ne sommes donc plus que six dans notre équipe.
Nous étions attaqués de tous les côtés lorsque ces quatre policiers ont décidés de se sacrifier en les attirant ailleurs, ces putains de zombies !
Peu après nous avons organisés des recherches pour les retrouver.
Ils étaient en pièces, réfugiés dans un vieux semi-remorque accidenté. Pas dévorés, démembrés...
Tout ça me déprime. S'il n'y avait pas Maria et Natasha pour me remonter le moral...

mardi 12 juin 2001

Journal d'un Survivant – Entrée 09/18

Jeudi 12 Juin 2001

Une tempête vient de détruire la façade du RPD. Les dégâts sont superficiels et les débris servent de barricades.
J'ai l'impression de vivre dans une forteresse. Les zombies, toujours plus nombreux, se massent et attaquent les différents barrages.
Nos munitions commencent à manquer, nous utilisons donc des armes blanches et amenons vers nous les morts-vivants, un par un.
Il fait froid, j'ai du mal à tenir mon stylo pour écrire: il n'y a plus de chauffage.
Vivement que la tempête finisse pour nous redonner la chaleur du mois de juin.

lundi 11 juin 2001

Journal d'un Survivant – Entrée 08/18

Mercredi 11 Juin 2001

Une culture de plantes médicinales a été découverte au sous-sol, de plus un grand stock de provisions vient d'être ramené d'un supermarché. Nos chances de survie augmentent...
Je passe beaucoup de temps au stand de tir et je montre assez habile.

14h45. Une grande battue a été organisée afin de retrouver l’Écorché. Nous avons traqués cette bête pendant des heures mais il semble que les zombies l'aient eu avant nous. Il ne restait du mutant qu'un gros tas de muscles palpitant. Je suppose qu'il n'a pas pu se défendre sans sa langue. D'ailleurs celle-ci lui a valu par les civiles le sobriquet de "Licker".

dimanche 10 juin 2001

Journal d'un Survivant – Entrée 07/18

Mardi 10 Juin 2001

Nous sommes en proie au manque de provisions. Plusieurs équipes ont été mobilisées et envoyées dans différents endroits de la ville.
Nous mêmes sommes partis afin de trouver de bons moyens de transport. Nous avons réussi, au terme de nombreux affrontements avec les zombies, à récupérer un blindé de la police. Il est en bon état et nous avons même trouvé quelques armes et munitions.

15h25. Les dobermans du chenil du commissariat ont finalement réussis à sortir de leurs cages. Ils ont attaqués et tués une dizaine de civiles. Les policiers les ont abattus au bout du compte.

19h30. L’Écorché a fait des siennes. Il est venu pendant le dîné mais quelqu'un a réussi à lui couper la langue. Il s'est enfuit, mais nous allons le retrouver. On ne déplore qu'un blessé pendant l'attaque, à cause d'un réflexe de la langue. Même tranchée, elle lui a entaillée la main ! Rien de grave cependant.

samedi 9 juin 2001

Journal d'un Survivant – Entrée 06/18

Lundi 9 Juin 2001

Aujourd'hui on a pu se reposer.
J'ai fais plus amples connaissances avec les membres de mon groupe.
John était un des plus réputés gardes du corps du maire et il a 34 ans. Reggie est un fan de hard-rock qui bossait dans un fast-food, il a 21 ans. Natasha, elle, était encore étudiante, elle n'a que 19 ans. Soit un an de moins que Maria et moi, en fait c'est la plus jeune. Elle est un peu émotive mais tient mieux le choc que d'autres personnes. Jimmy et Dwayne sont deux bon flics. Jimmy a 30 ans et Dwayne en a 22. Ils adorent plaisanter même si actuellement la situation ne permet pas la détente.
J'ai croisé le Capitaine Brian Irons. Il a l'air sympa mais stressé... Il reste pas mal à l'écart des autres. Je suppose que c'est parce qu'il n'ait pas arrivé à protéger la fille du maire... Une si belle femme... Mais morte d'une blessure au ventre, comment ? Qui l'a attaquée ? Ce n'était pas un monstre à ce que je sais. En tout cas, on a jamais retrouvé son corps. Irons a dû s'en occuper je pense.
Nous avons perdu un homme, un policier du nom de Mike Wyatt. Il faisait la garde de nuit sur l'héliport – au toit du RPD – et s'est fait sauvagement mutiler. Il est décédé en fin d'après-midi dans l'infirmerie improvisée. Avant de mourir, il a donné des renseignements sur son agresseur: vaguement humain, écorché vif, le cerveau et les omoplates à nus, des griffes tranchantes et surtout une langue extensibles pouvant empaler un homme. Ces détails, surtout le dernier, m'ont rappelé la créature du bus. J'en ai donc parlé aux responsables des groupes et ils vont organiser des recherches.

Dehors, les cris se font de plus en plus nombreux mais de moins en moins humains...

vendredi 8 juin 2001

Journal d'un Survivant – Entrée 05/18

Dimanche 8 Juin 2001

Nous l'avons fait ! Pour la première fois ! J'ai enfin pu goûter à la douceur de son corps. C'était génial. Ça l'aurait été plus sans les hurlements des créatures dehors, dans la nuit...
La tête de John lorsqu'il est venu nous chercher. Je pense qu'on a dérangé pas mal de monde avec le bruit.

Nous sommes partis vers 2h30 du matin et il faisait encore nuit. Reggie a remarqué une lueur au loin dans le ciel et Jimmy Bratt nous a expliqué qu'il s'agissait du projecteur du beffroi de Saint-Michael. S'il était allumé c'est qu'il y avait au moins un survivant.
Nous avons tous les cinq cherché le moyen de transport le plus rapide: le tramway. Un aller simple pour la tour de l'horloge.
Dans la rue nous avons rencontrés très peu de zombies. Seulement Reggie a flanché en reconnaissant un ami parmi les morts-vivants. C'est Jimmy qui l'a abattu au bout du compte. John a décidé de décapiter le plus de cadavres possible à l'aide d'une hache à incendie, afin qu'ils restent en état de mort permanente.
C'est dans le tramway que les choses ont commencées.
Dans le véhicule, nous avons retrouvé un cadavre totalement desséché. Il n'y avait plus une goutte de sang dans le corps. Au plafond, Maria a remarquée une créature: celle-ci est retombée sur Jimmy. Elle était énorme et ressemblait à une araignée par sa forme. Elle possède des yeux de mouches, quelques poils urticants et des crochets terminent ses pattes. Sans attendre, John l'a éclaté avec sa hache. Cette bestiole était gorgée de sang, sûrement celui de la momie. Ses petits copains nous ont sautés dessus. Ils avaient complètement recouvert le tramway et on ne voyait plus rien.
Alors qu'ils brisaient les vitres, Jimmy a démarré la machine qui s'est élancée à fond et, après une éternité alors qu'on se croyait perdu, nous avons heurté de plein fouet le mur du beffroi. On s'est tous retrouvé catapulté hors de l'appareil, mais les corps de ces créatures nous ont protégés. Certains étaient encore vivant après le choc et agonisaient. Tout monstres qu'ils soient, ils ressemblaient à des animaux et par pitié pour eux, nous les avons achevés rapidement avec la hache de John. Nous avons appelé ces mutants "Drain Deimos".

Dans le beffroi, c'était un carnage. Il y avait un grand nombre de corps, mais sans cerveaux. Nous n'avons trouvé que deux survivants: un flic du nom de Dwayne Rivers et une jeune fille, Natasha Cristerfield. Ils nous ont raconté qu'un mutant était venu pour leur aspirer la cervelle ! Selon leurs descriptions, ça ressemble au Drain Deimos mais en vert, des pattes à la place des crochets, une tête dans les Aliens (oui, du film) et avec une longue et fine langue cylindrique avec laquelle il aspire la matière grise. Ils appellent ça un "Brain Sucker". Et dire qu'il reste aussi le mutant qui a décapité le chauffeur du bus...
Le restant de la journée nous avons fabriqué un système radio et appelé un des deux hélicos restant de la police. Les zombies nous ont attaqués mais la police est venue à temps. Le ciel s'est obscurci et il s'est mis à pleuvoir. Dans l'espace aérien, on a croisé un hélico de la milice d'Umbrella. Il s'est fait attaqué par des corbeaux ! Ils ont pénétrés dans le cockpit par centaines, et l'appareil s'est crashé dans la ville. Nous sommes rentré grâce aux projecteurs du QG de la RPD. Barnett et Natasha sont d'accord pour rester dans l'équipe.
J'espère que ça ne sera pas comme ça tous les jours !
Et je trouve étrange qu'aucun mutant, zombie ou animal ne nous ait attaqué cet après-midi (si l'on excepte l'assaut surprise en début de soirée). Umbrella y serait pour quelque chose ?

jeudi 7 juin 2001

Journal d'un Survivant – Entrée 04/18

Samedi 7 Juin 2001

John (Fairbank) est un type sympa. Il faisait parti d'un club d'armes à feu, ce qui lui a permis de s'en tirer. Il n'a jamais l'air stressé, toujours décontracté. Je viens de me faire un pote, c'est toujours ça. Ce matin nous avons tous déménagés le hall pour nous placer aux étages supérieurs. On a bien fait parce qu'en début d'après-midi, les barricades ont cédées.
Les zombies ont pénétrés par cinquantaine dans le hall. Des flics aidés de volontaires – dont moi – se sont postés sur la balustrade du premier étage qui entoure tout le hall. On nous a armé de fusils sniper et on a fait un carton sur les envahisseurs. J'ai même eu le plaisir de retrouver Bob dans la lunette de mon fusil. Ce salaud que je connaissais depuis des années était au courant de tout et ne m'a rien dit. Il avait bonne mine en zombie, encore avec sa blouse blanche maculée de sang et son badge d'identité pendouillant de sa poitrine. Je n'ai pas hésité à lui faire sauter le caisson. Comme je n'ai pas l'habitude des armes, la déflagration et le recul m'ont fait bouger lors du tir et la balle l'a percuté en pleine gorge. Celle-ci a éclatée et sa tête est partie comme un bouchon de champagne. Elle n'a jamais ratterrie: en partant en l'air elle s'est retrouvée dans la ligne de mir d'un autre tireur et des balles perdues l'ont pulvérisée. Sa cervelle et celle de nombreux autres morts-vivants ont ainsi repeint les murs du commissariat. C'était jouissif. Comme moi, beaucoup ont éprouvés le plaisir de dégommer ces caricatures d'êtres humains.
Les flics ont vite fait de redescendre avec leurs plus grosses pétoires afin de repousser les éventuels survivants. Nous avons réaménagés les entrées externes (grilles, portails) de manière à empêcher les zombies ou d'autres mutants de rentrer mais de laisser les rescapés encore dehors de nous retrouver.
J'ai rejoins Maria qui aidait d'autres personnes à virer les cadavres hors du hall. Elle a l'air d'aller mieux. On s'est retrouvés avec John pour boire un café et discuter.
Dehors le combat fait toujours rage. Les flics commencent à former des équipes pour patrouiller ou faire des sorties afin de récupérer du matos ou reprendre du terrain. Je pars en reconnaissance demain avec Maria et John. Un flic du nom de Jimmy Bratt et un civil appelé Reggie Barnett nous rejoindrons. Comme nous devrons partir tôt, nous n'allons pas tarder à nous coucher, bien qu'il ne soit que 21h...

Note. Je partage ma couche avec Maria. C'est la première fois que nous dormirons dans le même lit. Quand je pense que notre couchette est assez isolée... Je me demande si elle y pense aussi...

mercredi 6 juin 2001

Journal d'un Survivant – Entrée 03/18

Vendredi 6 Juin 2001

Vers 6h du matin nous avons été réveillé par des hurlements et des coups de feu. La ville était en proie au chaos, des bâtiments étaient en flammes, des monstres, des cadavres et des véhicules accidentés jonchaient les rues. Les habitants et les policiers tiraient dans tous les sens. J'ai vu de mes propres yeux les morts revenir à la vie, cherchant les vivants pour s'en nourrir.
Umbrella a envoyée des types armées par hélico pour liquider les monstres et emmener les civiles. Et moi qui ai cru Bob, quel salaud !
Je ne fais pas confiance à Umbrella. Maria et moi avons à peine eu le temps de nous habiller. On a sautés dans ma voiture pour rejoindre les barrages des flics. Dans ce foutoir j'ai même descendu deux de ces enfants de putain ! J'ai visé la tête pour les stopper et ça à marché ! Sinon ils sont insensibles.
Au barrage, la police a parquée les habitants dans quatre bus afin d'atteindre le commissariat. Le nôtre ainsi qu'un second ont pu atteindre le bâtiment, mais pas les deux autres. L'un a déparé sur les autres véhicules accidentés et s'est renversé. Les occupants, coincés dans la carcasse métallique, se sont fait dévorer par les zombies qui sont passés par les fenêtres brisées. L'autre car a été attaqué par une créature que je n'ai pas eu le temps de voir. Le chauffeur s'est fait décapiter par un truc long et rose, puis le véhicule a fini sa course dans un immeuble incendié. Le réservoir a explosé...
Nous autres avons été placés dans le hall d'entrée. J'ai aidé les flics à barricader les portes. Des corbeaux ont tentés de défoncer les fenêtres. Personne ne comprend ce qui se passe mais je suis sûr d'une chose: Umbrella est responsable. Nous avons passé la journée à protéger les issues et aider la police à ramener des rescapés.
Dehors c'est la guerre. J'entends encore des explosions. Je suis avec Maria. Elle est terrifiée. J'essaie de la rassurer mais ça ne marche pas. Un type nommé Fairbank est venu lui donner un sédatif. Elle ne va pas tarder à s'endormir. Je vais passer la soirée avec ce type puis j'irai me coucher.

En espérant que je me réveille...

mardi 5 juin 2001

Journal d'un Survivant – Entrée 02/18

Jeudi 5 Juin 2001

La nuit dernière, je n'ai pas dormis. D'étranges cris et battements d'ailes m'ont tenu éveillé.
Depuis hier la situation s'est dégradée et frise le chaos. On prétend qu'un virus s'est échappé de l'usine, on empêche les gens de quitter la ville. Par mesure de sécurité je me suis procuré une arme chez l'armurerie de Robert Kendo. C'est un simple pistolet mais d'une grande précision: un Beretta 9mm.
Des cadavres ont disparus du cimetière et les rues grouillent de vermines comme des rates ou des insectes à taille imposante. Les flics ne savent pas où donner de la tête, c'est la panique totale !
Maria est venue chez moi avec ses affaires, elle m'a dit que des types étranges rôdaient dans la ville, marchant bizarrement. L'hôpital est envahi par la population suite à une vieille affaire de meurtres dans les montagnes, aux limites de la ville...
Avant de rentre chez moi ce soir, j'ai aperçu plusieurs hommes tout en noir avec des masques à gaz et des mitraillettes. Ils n'avaient pas l'air de flics...
A l'heure où j'écris, Maria dors. Dehors on entend des bruits bizarres mais surtout des gémissements humains. Comme des râles graves...
J'ai mon arme à portée de main. Je crois que je vais barricader la porte et les fenêtres avant de me coucher.

lundi 4 juin 2001

Journal d'un Survivant – Entrée 01/18

Les textes qui vont suivre sont le résultat d'une sorte de projet de vacance, conçu par pur hasard suite à d'innombrables conversation sur les films d'Horreur et les jeux vidéos violent. Le fait est que nous étions en vacance, que Resident Evil représentait un gros morceau de notre jeunesse et que nous cherchions de nouveaux moyens de nous divertir.
C'est donc avec mon ami Fabien, qui comme moi lisait et écrivait beaucoup (disposant chacun d'une vieille machine à écrire, nous étions d'accord sur l'idée qu'il y a un rapport presque physique entre l'appareil et l'écrivain que l'on ne retrouve pas avec un ordinateur et qui donne l'impression de se "battre" littéralement avec son texte), que je me suis lancé dans le concept d'un journal fictif écrit par le survivant d'une apocalypse zombie / mutante.
En nous inspirant des documents des jeux Resident Evil, qui narrent des tranches de vie dépressives au cours d'invasion de monstres, nous avons écrit – chacun de notre côté et sans nous concerter – le compte-rendu d'un survivant, du début de l'épidémie à son éventuel décès. En nous réunissant quelques temps plus tard, nous avons découvert de nombreuses similarité dans le déroulement de notre apocalypse: coupure d'Internet de de téléphonie bien avant que les attaques ne deviennent incontrôlable, problème psychologique se développant suite à des morts violentes, et beaucoup d'idioties par rapport aux morts-vivants.

Il s'agit ni plus ni moins de ce que l'on appel de la "fanfiction", encore que nous ne réutilisons pour ainsi dire aucun personnage ou évènement des jeux autres que la contamination de Raccoon City, mais à l'époque ce terme (et le concept même) nous était totalement inconnu.
Il n'y a strictement aucune qualité dans ce que vous allez lire, toutefois j'ai décidé de repartager mes textes par souvenir. Je ne dispose malheureusement pas de ceux de Fabien, que j'aurai bien voulu montrer en parallèle afin de vous faire profiter de l'expérience, et je tiens à préciser qu'à ce jour (2016) je n'ai encore jamais relu ce journal depuis son écriture ! Cela fait donc 15 ans que ces archives croupissent dans un coin et je n'ai plus aucune idée de ce qui s'y trouvent hormis de brefs détails et la présence d'une Natasha, prototype d'une héroïne régulière dans mes écrits suivants...


Mercredi 4 Juin 2001

Aujourd'hui il y a eu des coupures de communication. Le téléphone et les radios dans un premier temps, ensuite le bureau de poste a été fermé et les E-mails furent bloqués je ne sais comment. En allant en ville j'ai remarqué un grand nombre de véhicules militaires qui n'avaient pas l'air d'être en coordination avec la police. J'ai a peine le temps de me demander s'il y a eu un problème à l'usine que je tombe sur une déclaration de notre maire, Michael Warren, qui vient d'instaurer un couvre-feu qui prend effet à 22h et jusqu'à une période indéterminé. Qu'est-ce qui se passe ?
Les employés de la Umbrella Corporation ont tous l'air préoccupés. Bob, un pote de travail, m'a dit de ne pas m'en mêler et qu'il n'y a aucun problème, mais j'ai des doutes...
Sinon, en-dehors de ces histoires de labo, j'ai remarqué un phénomène étrange: alors que j'étais au parc avec Maria, je me suis aperçu qu'il n'y avait aucun oiseau dans le ciel. Ils étaient tous perchés en hauteur et dévisageaient silencieusement les promeneurs. C'était inquiétant car ils ne semblaient pas effrayés par les enfants qui gesticulaient vers eux en criant. Comme l'a dit Maria, c'était pareil à une séquence des Oiseaux de Hitchcock.
A part ça j'ai passé l'après-midi avec Maria et je sens que notre relation va devenir plus intime.

mercredi 14 mars 2001

[Ciné] L'Exorciste – Version Intégrale


L'ExorcisteVersion Intégrale
The Exorcist – The Version You've Never Seen (1973 / 2001)
Cap Cinéma, Blois (41)


mercredi 21 février 2001