dimanche 22 janvier 2006

Fangs, la Revanche des Chauves-Souris (Fangs)


FANGS, LA REVANCHE DES CHAUVES-SOURIS
FANGS
(2002)

Pas grand chose à dire sur ce petit produit dans la lignée des Nu Image et autres UFO. Marchant sur les traces du déjà bof Bats, Fangs n’est qu’un petit téléfilm ridicule calibré pour les soirées en famille sur les chaînes câblés.



L’histoire se déroule dans le petit bled de Scottsville où une horde de chauve-souris génétiquement modifiées s’échappent de leur laboratoire (situé en pleine université) pour s’en aller faire quelques victimes. L’affaire intéresse un vétérinaire veuf ainsi qu’une criminologue célibataire qui bien entendu vont faire équipe pour enquêter sur cette histoire, tandis qu’un entrepreneur immobilier, une ordure finie, souhaite se débarrasser de cette affaire au plus vite pour ne pas annuler une petite festivité locale et ainsi perdre ses clients et son argent…



Une petite ville, une menace étouffée pour ne pas nuire à une fête locale… Et oui, c’est bien le scénario des Dents de la Mer ! Fangs ose nous refaire le coup de ce qui est désormais devenu l’un des plus grands clichés de tous les temps dans le domaine du film d’horreur animalier et le combine même à une affaire policière dont la révélation finale est particulièrement stupide. Car comme le souligne plusieurs fois le film, les chauves-souris n’attaquent pas à l’aveuglette (mais au sonar, haha) et sont guidées par de petits appareils placés à divers endroits de la ville. Une sous-intrigue totalement inutile puisque jamais exploitée sauf en toute fin de métrage, tombant complètement à plat dans ce genre de film et nanti par ailleurs d’un twist navrant essayant de nous fournir une grosse surprise avec l’un des principes les plus usités dans ce genre de cas (le coup du type qui se fait passer pour mort, ça vous dit quelque chose ?).



Court, ridiculement prévisible, Fangs ne peut pas compter sur son histoire mais encore moins sur le traitement de celle-ci. Complètement aseptisée, il n’y aura ni séquences sanglantes, ni insultes, ni actes de violence de la part de quiconque, et le film passe plus de temps à montrer des scènes pseudo-comiques que des agressions animales. Un humour bien souvent au ras des pâquerettes même s’il lui arrive de faire mouche de temps en temps (le parcmètre indiquant « time expired » lors de la mort du chef de police par exemple), peu aidé il est vrai par une prestation pas des plus réussies de la part des acteurs, même si on a connu bien plus affligeant. D’ailleurs il faut quand même compter sur la (petite) participation d’un Corbin Bernsen (le dentiste dans Le Dentiste) qui cabotine comme un sagouin en attendant son chèque de fin de tournage. Le bougre a beau cachetonner, il sauve néanmoins le film du néant abyssal et on s’attend à tout moment à le voir péter un plomb et massacrer tout le monde avec un instrument de chirurgie dentaire… A noter également le caméo du regretté Dennis Fimple pour l’une de ses toutes dernières fois à l’écran, lequel ne fait là malheureusement que de la simple figuration. Navrant. Heureusement le bougre aura su se rattraper avec ses histoires salaces dans le House of 1000 Corpses de Rob Zombie !




Et les chauves-souris alors ? Supposées être une centaine (en fait une bonne trentaine à tout casser), elles sont le fruit de mutations génétiques: leurs crocs sont deux fois plus longs que la normal et leur salive possède un anticoagulant. Pas d’ambiance malsaine cependant, les braves bêtes possèdent un anesthésiant qui évite à la victime de ressentir toute douleur lors des agressions. C’est beau la volonté de ne pas choquer son public. Leur mutation leur permet également de grogner comme des petits chiens et apparemment de ressusciter comme le témoigne cette chauve-souris revenant à elle dans le labo du vétérinaire, bien que cet élément n’est réemployé en cours de métrage ! Leur rendu à l’écran ? Et bien surprise ! Elles sont très bien réussies ! Entièrement conçues en CGI, elles sont très bien intégrées au film, possèdent une apparence soignée et très réaliste (on est loin des mutants à tête de pitbull de Bats) et des mouvements travaillés, ce qui surprend énormément vu la qualité du métrage.



Film minimaliste et non-violent, Fangs n’a absolument rien qui puisse lui donner un soupçon d’intérêt, à moins d’être un fan absolu de Corbin Bernsen ou de séries B au rabais. Tant qu’à faire autant se revoir Bats, pas folichon non plus mais tellement plus réussi.


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